Faut-il hausser le salaire minimum ?

Voilà ce que je déteste d’une campagne électorale : trois chefs en quête d’appuis prêts à tout pour séduire l’électorat. Les trois leaders n’ont pas ménagé leurs effets hier : Jean Charest veut hausser le salaire minimum de un dollar, Pauline Marois veut détrousser la Caisse de dépôt et Mario Dumont veut délester une partie d’Hydro-Québec.

Commençons avec le premier ministre. Hausser le salaire minimum à 10,25 dollars l’heure est une idée séduisante. Qui ne veut pas d’une augmentation salariale pour ceux qui gagnent peu ? Il faudrait être un sacré sans coeur pour s’opposer à une démarche si vertueuse.

En fait, tout le monde a intérêt à une hausse du salaire minimum, sauf ceux qui sont au salaire minimum et les entreprises forcées d’embaucher des travailleurs au salaire minimum. Les entreprises qui doivent leur survie à de faibles coûts de main-d’œuvre risquent de ne plus être concurrentielles. Pas toutes, évidemment, mais plusieurs. Elles devront peut-être sabrer dans leur personnel ou cesser toute embauche. Qui perdra le plus ? Les travailleurs non qualifiés qui ne peuvent postuler que pour ce genre d’emploi. Au lieu de « protéger le pouvoir d’achat », on risque de créer des chômeurs.

Ceci dit, je n’ai rien contre une hausse du salaire minimum. Mais une telle décision doit se prendre en tenant compte de plusieurs facteurs, notamment de la compétitivité de notre économie et de la santé de nos PME. Or, on apprend ce matin une hausse de 37 % du nombre de faillites dans les restaurants du Québec depuis le début de l’année. Statistique Canada affirme ce matin qu’à peine 7 000 emplois ont été créés au Québec de janvier à octobre, soit en moyenne 700 par mois. C’est extraordinairement peu. Manifestement, nos entreprises n’ont pas les moyens d’embaucher en ces temps difficiles et je crains qu’une hausse du salaire minimum soit carrément contre-productive.

Je peux me tromper, mais regardons ce qui se passe aux États-Unis. Le taux de chômage est à son niveau le plus élevé depuis 1994 et l’économie américaine a perdu 1,18 million d’emplois depuis le début de l’année. Pensez-vous que la conjoncture favorise les augmentations de salaire ?

Laisser un commentaire

Charest est mal informé: il promet la création de 100 000 emplois nouveaux, alors qu’il va manquer environ 400 000 travailleurs d’ici deux ans environ.

Faudrait lui dire qu’il serait mieux de former des travailleurs au lieu de promettre des emplois que personne ne pourra occuper.

Le règne de Patapouf, le clown.

A Québec, y’a plein d’affiches sur les vitrines des commerces: NOUS EMBAUCHONS. Ils embauchent tous au salaire minimum…


Bizarre que personne ne parle pas plutot d’hausser les vacances à 3 semaines minimum par année. Les Français sont à 5 et les Allemands, champions de la productivité, sont à 6!
—–
Ca fait 10 ans que Mario et sa droite nous cassent les oreilles avec la $%?&?% dette de 125 milliards laissée par la bande de fêtards de boomers aux pauvres petits X et Y.
Hier Mario nous a appris qu’Hydro valait 130 milliards. Pouf la dette! Y’en a plus
——–

Si vous avez deux minutes pourriez-vs nous éclairer sur le déficit du Québec? Monique dit qu’elle a 2,3 milliards dans sa saccoche et le vérificateur lui dit qu’elle est dans le rouge de 5,6 milliards. Qui dit vrai?

À moins que je me trompe, l’augmentation du salaire minimum ne signifie pas une augmentation du niveau de vie. Elle signifie suivre l’évolution du coût de la vie. Le but est d’éviter que plusieurs personnes se retrouvent plus dans le jus qu’elles ne le sont déjà.
Pour ce qui est des restos, il me semble que c’est comme ça chaque année. Le domaine de la restauration est très difficile. En effet, sur les dizaines de restaurants qui ouvrent chaque années, plusieurs auront fermé dans les trois années qui suivent.
Concernant les 7000 emplois créés, il faut remettre le tout en perspective. C’est pas comme s’il s’en était créé des millions dans le reste du Canada; c’est malheureusement le fruit d’une mauvaise conjoncture économique qui se voit partout dans le monde.
Augmenter le salaire minimum permettra à plusieurs personnes de conserver un certain pouvoir d’achat, ce qui devrait permettre à l’économie de continuer à rouler, ce dont elle a grandement besoin.

Je partage entièrement votre opinion sur les conséquences possibles d’une augmentation du salaire minimum, cependant au niveau de l’augmentation des fermetures dans le domaine de la restauration, je serais plutôt d’avis qu’actuellement, il devait peut-être avoir un moratoire sur le nombre d’ouverture de restaurant, il y a trop de restaurants qui s’ouvrent et pourtant il n’y a pas plus de consommateur pour tous les restaurants ouverts.

De plus certains restaurants connaissent des problèmes de main-d’oeuvre, juste à Québec cette année, il y a eu des restaurants qui ont dû fermer leurs portes pour quelques jours à cause qu’il manquait de cuisinier, tandis que d’autres étaient contraints de fermer leurs portes plus tôt que l’heure habituelle de fermeture pour ne pas « mettre à terre » les employés qu’ils avaient.

Il arrive quoi quand le prix de l’essence augmente ? Les gens utilise moins d’essence (offre & demande).

Il va arriver quoi avec la hausse du salaire minimum: les entreprises vont moins embaucher (offre & demande).

Et quand cette décision est prise en période de ralentissement économique, on court vers le désastre.

À propos de la suggestion de monsieur Dumont de privatiser une parti d’Hydro-Québec et que seul des Québécois auraient le droit d’acheter des actions, est-ce permis par l’ALENA?

J’ai déjà lu qu’on ne pourrait empêcher les entreprises américaines de s’approprier notre eau si on en permettait la commercialisation, en vertu de l’ALENA, elles y auraient droit. Ça doit être pareil pour Hydro-Québec?

Moi j’ai été dans le commerce pendant 11 ans, et jamais on n’avais de telles hausses de salaire. On voyais même les gens au minimum nous rattraper ou presque. Ça met une pression énorme et rapide sur les détaillants et les hausses pour les autres employés sont plus timides, puis les prix augmentent encore plus, les gens trouvent que le coût des biens augmente et réclâment d’autres hausses et ainsi de suite.

De 8$ en avril 2008 à 8,50$ en mai, puis ensuite 9,00$ et 9,50$. C’est le genre de hausse qui prennait des annés à avoir normalement.

Tant mieux pour ces gens-là car ils le méritent, mais je doute que ce soit la solution parfaite.

Faudrait tenir les élections aujourd’hui le 8 novembre; ne pas attendre au 8 décembre. Ce mois de campagne ne va rien donner de positif : juste des promesses farfelues et une perte de temps pour tout le monde !
Le parti porté au pouvoir pourra alors décider s’il augmente, ou non, le salaire minimum.
Quant au rôle de la Caisse, laissons le Conseil d’administration faire sa job.
Mais, de grâce ! ne privatisons pas l’Hydro-Québec ! privatiser la SAQ ou Loto-Québec ? peut-être, mais avec parcimonie, pas plus de 5%

En principe augmenter le salaire minimum n’est pas un mal. Mais il faut voir si le fait de le faire nous laisse compétitif avec l’Ontario et US. On ne peut pas augmenter plus vite que l’inflation.
En parlant des promesses, je trouve « cute » que Mme Marois fait des boutons parce que Charest cache la vraie situation financière et qu’il nous cache un « énorme trou » mais du même souffle promet de dépenser 1 milliard et quelques.
Privatiser Hydro en nous vendant des actions? Je croyais que nous en étions déjà propriétaire? Belle façon, qu’Hydro passe dans des mains étrangères, les prête noms sa existent, et des Desmarais et cie aussi!
Hydro est trop stratégiquement important, par contre vendre la SAQ, who cares. Si ça « foire », on paieras pas plus cher au contraire, mais si Hydro était vendu, oui, et on ne serais pas plus riche! Loto Québec… je m’en fouterais, mais le risque de voir arriver des gens « bizarres » me dérangent, je préfère que ça reste gérer par l’État.
De toute façon, je trouve étrange que Super Mario qui est supposément de droite ne parle que d’Hydro quant on sait que le gouvernement est encore propriétaire/gérant de plein de business ou un gouvernement n’a pas d’affaire. Qu’il laisse Hydro tranquille.

Moins de 150K personnes travaillent au salaire minimum au Québec.

Elles sont presque toutes dans le commerce au détail pour environ 90%.

En fait ce sont la restauration qui se plaignent du manque de main d’oeuvre et les

magasins style all-mard qui écoperont.

Je suis convaincu que si les Wall Mart devient en dificultée ils seront vite remplacés, les employés embauché ailleurs et personne ne versera de larme.

Enfin de compte aucun danger pour la compétition avec les autres provinces ou les autres pays si quelques restaurants payent 1 piasse de plus.

Très important. J’ai lu plusieurs fois que presque la moitiée des travailleurs au salaire minimum sont à temps partiel.

Selon le journal de la FTQ « Le monde ouvrier » dans son édition de mai-juin 2006:

Au Québec ce sont 188 000 personnes qui travaillent au salaire minimum (3,8% de tous les salariés);
Près de 60% des salariés au salaire minimum travaillent à temps partiel;
67% des travailleurs oeuvrent dans le secteur des services;

Et voilà! On s’en va en récession. On déclenche une campagne électorale afin de supposément pouvoir mieux diriger le navire en temps de crise. Et tout ce qu’on trouve à faire, ce sont des promesses à coup de milliards de dollars. Et vous trouvez que c’est sérieux, vous, le monde de la politique? Nous avons besoin de réforme sérieuse et ça presse.

Merci M Griffin pour vos précisions, sa remet un peu plus en perspective l’affirmation du 90% de M. Fleurent qui comme d’habitude « exagère toujours un petit peu ». Comme l’affirmation, non fondé que c’est les « all-mard qui écoperont ». Évidemment qu’il ne peu pas imaginer une seule seconde que les Sears, La Baie, WallMart paie plus que le salaire minimum.
Il a évidemment pas pensé que la hausse du salaire minimum, à toujours un effet d’entraînement sur tout les salaires, et en bout de ligne l’inflation.
Il n’a évidemment pas pensé non plus que si « si les Wall Mart devient en dificultée ils seront vite remplacés et les employés embauché ailleurs »
Si c’était le cas, les employés serait engagés par qui? Quel chaîne prendrait la place? Les chaînes existantes, engageraient PEUT ÊTRE un peu plus de monde pour faire face à la nouvelle affluence. Dans la plupart des cas, M. Fleurent peut il seulement imaginer que les rares employés seraient engagés probablement au salaire minimum (A part la Baie et Sears) Mais la suite, serait qu’immédiatement les prix à la consommation augmenteraient suite à la disparition de Wallmart, parce qu’évidemment M. Fleurent ne sait pas que Wally fait baisser les prix. (Ce n’est pas moi qui le dit, c’est les spécialistes en commerce)
Toute une amélioration, mais pour M. Fleurent c’est normal, étant donné qu’au Québec les victoires à la Pirus on aime sa!

Avant que vous sautiez au plafond, c’est bizarre que du côté des économistes ou des journalistes spécialisés en économie, le consensus tend vers le fait que les promesses de Mario et de Pauline sont les deux, pas au pas avec ce qui ce passe actuellement, au contraire.

Très heureux de me prendre en défaut M. Captjack?

Il faut dire que tous ces chiffres sont des estimés et varient souvent dans le temps.

Il y a un Wall Mart qui a fermé au Saguenay et tout le monde se porte bien et tous les employés se sont trouvé un job, et mieux payé paraît-il. Les autres chaînes s’arrachaient ces employés.

Vous pouvez toujours penser que Wall Mart et Cie disparaîtront mais je crois plutôt qu’ils vont s’adapter en faisant payer l’augmentation à M. Captjack.

Au Canada 1,5% des travailleurs au salaire minimum, étaient dans la fabrication en Octobre 2008.

« Actuellement, près de 6 % des salariés sont rémunérés au taux du salaire minimum au Québec. Ces derniers évoluent surtout dans le secteur des services, soit le commerce de détail, l’hébergement et la restauration. Les femmes et les jeunes de moins de 24 ans sont proportionnellement plus représentés dans ce groupe de travailleurs que dans l’ensemble des salariés.” (Portail du gouv du Québec 13 des. 2007)

http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Decembre2007/13/c2692.html

Dans un rapport qu’il remettait en octobre 2006 au gouvernement conservateur, au terme de deux ans d’études, d’audiences publiques et de tables rondes, le Commissaire Harry Arthurs recommandait lui aussi d’établir le salaire minimum en fonction du seuil de faible revenu. «Aucun travailleur ne devrait avoir une rémunération si faible qu’après avoir travaillé à temps plein dans un poste régulier pendant une année entière, il lui resterait moins d’argent que ce qu’il nécessite pour vivre au niveau du seuil de la pauvreté ou juste au-dessus de ce seuil», écrivait-il. (Le Devoir)

Alors en gros vous n’avez rien contre une hausse du salaire minimum mis à part le fait qu’il risque de mettre plein d’entreprises en faillite et qu’il va NUIRE à ceux qui touchent le salaire minimum?

Il n’y a aucune correlation démontrée entre une hausse du salaire minimum et la fermeture d’usines ou d’entreprises. Cela est conforme à l’intuition : il y a des pas mal plus gros postes budgétaires que les employés au salaire minimum, et ce dans toutes les entreprises.

Votre argumentaire, de même que votre plaidoyer en sous-main contre l’augmentation du salaire minimum, repose entièrement sur la peur. La peur de l’inconnu. L’argument ultime des économistes vaincus sur le fond de l’argumentaire : oui mais cela va amener le chaos social. Paf. Fin de l’argument, début de l’appel au sentiment (la peur).

Aux États-Unis, ils tiennent le même langage…pour justifier un salaire minimum à 5$ de l’heure!

Matière à réflexion.

Moi ce que je trouve comique c’est qu’on pense le salaire minimum nécessaire………..

David a touché un point important, en embauchant moins, on crée des chomeurs. De ce fait, il y a plus de personnes pour postuler pour les différents emplois et les entreprises se permettent donc de discriminer sur des facteurs ridicule comme la nationalité, le sexe ou l’apparence. En même temps, les personnes qui gagnent un peu plus que le salaire minimum se retrouvent moins compétitifs parce qu’ils y a plus de candidats pour postuler à leur remplaçant, ils ont donc un pouvoir de négociation plus limité.

Pas besoin d’un bac en économie pour comprendre que la hausse du salaire minimum détruit certains emplois à faible productivité, augmente légèrement ceux qui gardent leurs emplois mais normalise beaucoup d’emploi qui seraient plus haut pour rejoindre le salaire minimum. Encore pire!! Ça permet d’exclure certaines personnes du marché du travail puisqu’ils ont une productivité faible (un analphabète par exemple ou une personne qui travaille simplement.. mal) et de les maintenir dans la pauvreté puisque cette exclusion les empêche d’améliorer leurs productivité par l’emploi. La seule solution dans ce contexte est de créer des emploi subventionné et d’impliquer l’état de plus en plus… sauf qu’on augmente la masse monétaire de cette façon et crée donc de l’inflation… ce qui annule la hausse… En bout de ligne, on a payé des fonctionnaires pour une solution qui s’annule d’elle même. La magie n’existe pas dans ce monde et on ne peut créer de la richesse par une loi.

En fait la même chose arrive dans la location de logements, la régie a créé une pénurie (ah pardon, c’est les sales propriétaires capitalistes!! hahaha) et rendu les locataires à la merci des propriétaires qui ont le courage de rester sur le marché. De ce fait, les plus arnaqueurs restent sur le marché alors que les propriétaires qui ne veulent pas se casser la tête avec de l’administration à pu finir abandonnent!

C’est VRAIMENT mais VRAIMENT comique de lire sur un blogue d’économie des hésitations aussi fortes sur des mesures qui changent les incitatifs et créent des effets pervers. Moi qui croyait que l’économie c’est JUSTEMENT voir ce qu’on voit… mais surtout ce qu’on ne voit pas, les effets directs à court termes mais SURTOUT les effets indirects à long terme.

Ptit truc pour savoir ce que sa change… mettez vous à la place de chaque acteur du domaine économique : l’employé, l’employeur, le financier, etc.

«Aucun travailleur ne devrait avoir une rémunération si faible qu’après avoir travaillé à temps plein dans un poste régulier pendant une année entière, il lui resterait moins d’argent que ce qu’il nécessite pour vivre au niveau du seuil de la pauvreté ou juste au-dessus de ce seuil»

Traduction :

«Aucun travailleur ne devrait avoir le droit d’avoir une rémunération à travailler à temps plein dans un poste régulier pendant une année entière sous un certain seuil, il lui resterait moins d’argent que ce qu’il nécessite pour vivre au niveau du seuil de la pauvreté ou juste au-dessus de ce seuil. Nous devons donc rendre cet emploi illégal et l’envoyer sur l’aide sociale où il pourra vivre toute sa vie sur un revenu pour lequel il n’a pas travailler et le faire sombrer dans une dépression et un dégoût de la vie par le manque de buts et de défis. Nous devons le maintenir dans la pauvreté pour nous donner bonne conscience d’avoir « aidé le peuple » même si les effets pervers de cette mesurent contribuent à rendre dépendant et irresponsable une partie de la société qui n’a pas dès maintenant la productivité nécessaire pour notre seuil « X » et l’empêcher d’améliorer lui-même son sort par le travail et la persévérance.»

C’est le fait que je vous ai dénoncé ou le fait que j’avais raison qui vous a poussé à ne pas publier mon commentaire? Il ne contenait pourtant aucun propos injurieux.

Parions que vous publierez celui-ci sans autre forme de contexte pour me faire avoir l’air fou.

@ Maurice Lavoie

Votre commentaire a été publié à ce que je vois… remarquez que M. Duhamel doit les approuver avant qu’ils ne soient visible..

Je crois que vous vous méprenez, la hausse du salaire minimum n’entraîne pas la fermeture d’entreprise… elle augmente la masse salariale de faible productivité. Il faut d’abord comprendre comment marche l’emploi, ce n’est pas un cadeau divin ni une bonté de coeur d’un entrepreneur. Lorsque nous devons produire un bien, il y a une multitude de tâches, la méthode la plus efficace pour produire celui-ci est la spécialisation. Dans certains cas, on vas sous-traiter une partie de la production puisque sa gestion à petite échelle est trop coûteuse. Dans la vie de tous les jours, vous sous-traitez la fabrication de votre pain, la culture de vos légumes et la production de votre viande parce que ça vous coûterait beaucoup trop cher (en coût monétaire et d’opportunité) à vous seul.

Bon à l’intérieur de la même entreprise, la spécialisation est toujours plus efficace, chacun ayant une tâche précise permet de l’éxécuter au mieux. De ce fait, une entreprise vas engager diverses personnes, de la gestion de l’entreprise jusqu’aux travaux manuels simples. La valeur d’un emploi est déterminée par les responsabilités, le stress, la charge de travail, la complexité et les connaissances requises pour l’exercer. Par dessus tout, il y a un facteur qui vient totalement influencer cette valeur : la rareté. Si tout le monde était capable de gérer efficacement une entreprise, la rénumération des directeurs générals serait très faible.

Pour revenir à nos tâches manuelles simples, la productivité est très faible et beaucoup de personnes sont capable de l’éxécuter. Il y a un phénomène nouveau actuellement : la rareté de la main d’oeuvre encourage les employeurs à offrir un salaire plus élevé pour une personne sans scolarité pour effectuer des tâches répétitives. Ce qui est intéressant avec ce système, c’est que le montant des salaires vient influencer l’attrait du travail et orienter les employés vers des tâches qui utiliseront les ressources à leur maximum, ça permet d’équilibrer l’offre et la demande, c’est ce qu’on appelle l’ordre spontané ; personne ne le dirige directement mais ça s’équilibre tout seul.

Dans le cadre du salaire minimum, vous venez modifier cet équilibre, c’est une des raison pour laquelle nous avons autant de chomeurs, autant de décrocheurs et surtout autant d’emploi au salaire minimum (puisque celui-ci normalise la valeur des emploi par une forte hausse de chomeurs). Ne venez pas jouer au comique en disant que je me contredis sur ce point, il y a effectivement une forte demande de travailleurs en manoeuvre à cause de la réalité économique actuelle (scolarité en hausse et spécialisation des emploi en dep, dec, bac, etc.), mais certaines personnes n’ont pas la productivité requise pour exercer un emploi qui mérite le salaire minimum (au sens que si le travail rapporte 6$, ne vous attendez pas à voir l’employeur engager à 8$, il vas simplement sous-traiter dans d’autres pays ou fermer la production).

L’économie c’est quelquechose de complexe, vous devriez vous intéresser à ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. Je ne prétends pas comprendre l’économie d’un bout à l’autre mais je comprend le fonctionnement général du système… ce qui est déjà largement supérieur à certaines personnes qui se contentent de suivre des statistiques et des études sur des données précises auquelles on peut faire dire n’importe quoi. Dans tout système, l’important c’est de comprendre les règles qui le régissent pour trouver les problèmes et lorsqu’on est assez imbécile pour dire « les loi économiques (offre et demande) ne sont pas plus importantes que les lois sociales (salaire minimum) », on confond les loi observables (physique, économique, etc.) et les loi des hommes (législation), on ne peut dire qu’on comprends quoi que ce soit de l’économie (ça ne vous vise pas bien sûr, c’est une personne qui a perdu toute crédibilité). Remarquez, c’est aussi pire qu’une personne qui essaie de se servir des propos d’une autre personne d’il y a quelques années pour discréditer son argumentation actuelle, on appelle ça un sophisme, du character killing. Au lieu d’attaquer l’argumentation d’une personne, on attaque la personne elle-même, c’est une forme de paresse intellectuelle. Vous connaissez probablement le phénomène, il n’y avait QUE ça aux dernières élections, on appelle ça aussi des enfantillages.

En 2007 il y avait 3 225 650 travailleurs inscrits sur les listes de paye au Québec selon statistique Canada.

Donc à 6% au salaire minimum, cela nous donne 193 539 emplois salariés.

Si on compte qu’environ 50% plus ou moins de ces emplois sont à demi temps, cela équivaut à,1,1% de salaire payés en plus sur le PIB total du Québec. Rien à se jeter par terre.

De plus ces salaires sont en très grande majeure partie dans la restauration, hôtellerie, les services et l’agriculture. Donc c’est le consommateur québécois qui payera la note et la compétitivité à l’exportation ne sera pas touché.

Donc M. Maurice Lavoie à bien raison, il y a bien plus de peur que de raison.

Un dépanneur ou un restaurant qui n’est pas capable de payer ses 3 employés 142$ de plus par semaine n’est absolument pas viable.

Évidemment il s’agit, à l’intérieur du Québec, d’un transfert d’argent des plus riches vers les plus démunis. Il est sûr que les libertariens, les libéralistes et les exrêmmes droitistes vont grimper dans les poteaux de téléphones.

Comme nous allons manquer de main d’oeuvre, je trouve normal que l’on paie davantage la main d’oeuvre quitte à ce que les entreprises qui ne peuvent payer leurs employés laissent la main d’oeuvre pour les autres.

Privatisation d’Hydro-Québec : je crois cette entreprise très bien gérée et que la cupidité démontrée par les capitalistes de Wall Street pourrait être plus négative que positive sur ce fleuron du Québec.

Pour les fonds publics au service du développement économique, je crois que c’est le rôle de la SGF et que l’on doive en tenir compte dans l’évaluation de sa performance et dans les fonds alloués. Ce n’est pas le rôle de la Caisse de dépôt et on pourrait se mordre les doigts de mêler ces 2 vocations.

Une petite précision pour M. Fleurent, vu que vous ne vous relisez jamais je reproduis ce que vous écriviez: « Je suis convaincu que si les Wall Mart devient en dificultée ils seront vite remplacés, les employés embauché ailleurs et personne ne versera de larme » Donc celui qui envisage des Wallmart en difficulté c’est bien vous.
Quant à dire que je suis heureux de vous prendre en défaut, je ne fait que ça, alors une fois de plus, change rien dans ma vie. Quant à des estimés et des variations, il y a toute une marge entre 60% et 90%.
Cedi dit, je répète (vu que vous ne semblez pas avoir compris) que une augmentation du salaire minimum n’est pas un mal en soi, en autant qu’elle ne déclenche pas un mouvement général vers le haut, because inflation.
Quant au resto, c’est un monde qui est sujet à tellement de variation causé par des facteurs qui ont souvent rien à voir avec l’économie, que ce n’est pas nécessairement une augmentation du salaire minimum qui fait que certains « plongent ». J’ai connu plusieurs gérants de restos, chefs et maîtres d’hôtels, et tous s’accordaient à dire que le plus grand responsable des faillites de restos est tout simplement la gestion.
M. Fleurent, vous avez raison quand vous dites que c’est le consommateur qui payera la note, de toute façon dans le commerce, c’est toujours la règle.

que le gouvernement donne une réduction d’impot aux employeurs qui sont pret a augmenter le salaire des employés a faible revenu et qu’il prennent cet argent chez les riches compagnies ou banques de ce monde qui gratifie grassement leur dirigeant. Il me semble que ce ne soit pas si mal comme idée car les personnes et société visés devraient participer a la relance de ce pays en partageant leur profit avec leur vache a lait.Investir aujourd’hui au lieu de couler demain

merci

@ Raymond

Euh… c’est moi qui a écrit le 20. Je ne comprends pas, j’ai copié une citation de M. Fleurent et j’ai « traduit » (ce qui veut dire que j’ai simplement caricaturé le message) en gardant la même base…

Je vois pas trop ce que je manipule faussement, si c’était une mauvaise citation, elle venait de Fleurent.

Vous tous qui êtes pour ou contre l’augmentation du salaire minimum, savez-vous ce que c’est que de ne jamais gagner plus que le salaire minimum…et si on ose demander une augmentation, se faire dire par le patron : tu peux partir, il y en a plein qui veule travailler.. et il ne faut pas oublier les pauvres conditions de travail..! aucune sécurité, ni de jours maladie, les vacances de 2 sem., même après 10 ans à travailler au même endroit, etc., et cela c’est le lot des femmes en très grande majorité.. je suis presque certaine que vous n’êtes pas dans cette catégorie.. vous êtes peut-être de la génération des boomers.. ?!! qu’en pensez-vous ?

@ Jacques Noël (message #3)

Vous dites qu’aucun parti ne propose 3 semaines de vacances payées ? C’est faux…

Regardez le point 2.3.1 du programme de Québec solidaire
Ici, environ au tiers de la page :
http://quebecsolidaire.net/engagements_2008

C’est 3 semaines de vacances après un an de travail, qui passent
à 4 semaines après deux ans de travail et
à 5 semaines après 5 ans de travail.

Le parti propose aussi de hausser le salaire minimum à 10,20$ (moins que ce que propose Charest !) afin que le salaire annuel en travaillant 40h par semaine égalise le seuil de faible revenu en fin d’année.

Sincèrement, quand on regarde tout ce qui grimpe autour de nous y compris l’alimentation…selon moi le salaire minimum aurait intérêt à être augmenté pour améliorer la pauvreté….Ça pas d’allure que les trucs augmentent et que le gouvernement ne fasse rien!! L’électricité doit monter quand le salaire minimum doit rester pareil, non non non, c’est pas acceptable!! L’argent c’est une nécessité et un caprice…Réfléchissez là-dessus M. le gouvernement. Je sais de quoi je parle. Vous voulez faire crever le »pauvre monde », non merci on a assez de nos soucis financiers!! L’important c’est d’être bien, le reste n’est que futilité!!

@kevin

La présentation de vos arguments prêtait à confusion à cause de l’ambiguïté de la valeur des signes de référence.

C’est tout.

«Je peux me tromper, mais regardons ce qui se passe aux États-Unis. Le taux de chômage est à son niveau le plus élevé depuis 1994 et l’économie américaine a perdu 1,18 million d’emplois depuis le début de l’année. Pensez-vous que la conjoncture favorise les augmentations de salaire ?»

Ce n’est sûrement pas un salaire minimum élevé et un filet social important qui ont nuit à l’économie américaine!

« Quant à des estimés et des variations, il y a toute une marge entre 60% et 90%. » (Captjack)

Renseignez vous donc au lieu de tatawouiner sur les écrits des autres.

Selon le journal de la FTQ (# 14), il y aurait 5 millions de travailleurs au Québec. Or il n’y a que 7 millions en population au Québec.

En 2007 il y avait 3 225 650 travailleurs inscrits sur les listes de paye.

Le gouv du Québec donne 6% d’emplois au salaire minimum, statistique Canada donne 4,6%.

Alors choisissez la variation que vous voulez M. Captjack.

Hahhahahahahahahahahahahah Laissez faire!!!!!!!!!!

Bin oui le salaire minimum aide les gens!!! C’est une mesure magique qui ne change absolument rien aux incitatifs! Ça ne crée aucun effet pervers et réduit la pauvreté!!!

Osti que jperds mon temps.. le salaire minimum c’est un truc de politicien pour vous faire croire qu’ils aident les pauvres! C’est une mesure de paupérisation coliss!!

@ Kapucina

Mme les boomers ont goûtés au bienfait du salaire minimum autant que les autres.

Il y avait légèrement plus de 60% de femmes en emploi au salaire minimum au Canada en 2005. La majorité d’entre elles avaient 25 ans et moins.

Vous avez bien raison Mme, les gens ne veulent pas y penser. C’est presque une honte de maintenir ces gens dans la pauvreté pour économiser quelques sous.

« Osti que jperds mon temps.. » (Kevin)

Tu te prends pour qui? Le summum de la connaissance? La vérité incarnée?

Tu es incapable de vivre en société?

Donc c’est simple va jouer ailleurs tout seul avec tes bébelles.

“Osti que jperds mon temps..” (Kevin)

Il a raison.

Il travaille trop, mais il ne produit pas assez, comme le dit « la main invisible ».

@ Fleurent

« Tu te prends pour qui? Le summum de la connaissance? La vérité incarnée? » Absolument pas mais j’ai l’impression d’essayer de prouver que la terre n’est pas plate… M. Duhamel lui remarque bien que la hausse du salaire minimum semble trop facile et trop magique pour fonctionner.

@ M. Campagna

La main invisible est un concept qui n’a aucun rapport avec ce que vous dites…..

C’est vrai.

La « main invisible » n’a rapport avec à peu près rien, si ce n’est la foi.

« La main invisible est un concept qui n’a aucun rapport avec ce que vous dites….. » -> Kevin

Et ce que je dis, alors?

« Absolument pas mais j’ai l’impression d’essayer de prouver que la terre n’est pas plate… » (Kevin)

C’est exactement ce que Kevin tente de faire mais n’a jamais eu de preuve à ce qu’il écrit.

Les autres eux n’ont pas essayé de prouver qu’elle n’était pas plate la terre, ils ont prouvé qu’elle est ronde.

Tout d’abord, une compagnie X que ses salaires à 8.5$ représente une bonne partie de ces dépenses, l’augmenter à 10.22$ de l’heure va augmenter leur couts de production c’est impossible de contredire cela.

Lorsqu’une entreprise est soumis à la concurrence comme c’est le cas ici au Québec/ Canada ces profits à long terme va être nulle, car il doit garder son niveau de prix le plus bas possible. Ici encore, si vous avez une base en économie je crois qu’il est difficile de contredire cette affirmation.

Le problème est le suivant: » Comment une compagnie qui défraie tout juste ces coûts de production peux réussir à arriver à long terme avec un salaire minimum qui augmenter à 10,22$ (de 1,72$)
REVENU=COUT DE PRODUCTION
REVENU

« Tout d’abord, une compagnie X que ses salaires à 8.5$ représente une bonne partie de ces dépenses, »

1,4% de salaire minimum dans la production au Canada selon statistique Canada.

Donc 6% d’augmentation de 1,4% des salariés au salaire minimum.

Pour une entreprise de mille employés c’est 14 employés.

14 employés à 40$ plus bénéfices marginaux environ 45$

45$ x 14 = 630$ par semaine, une moyenne de .63 cenne par employé par semaine.

Dans un tel cas si les profits deviennent nuls, l’entreprise est nulle.

REVENU BRUT-COÛT DES VENTES=REVENU NET

Une augmentation du salaire minimum ne rendra pas les entreprises concernées moins concurrentielles. Les entreprises qui paient ce salaire se retrouvent, en général, surtout dans le secteur des services ou de production à faible valeur ajoutée et offrent des produits de peu de valeur; leurs profits viennent du volume. Les petits commerces ne sont pas en concurrence avec les autres pays ni les autres provinces; combien de personnes vont traverser la frontière pour acheter une paire de bas ou un hamburger? La concurrence est locale et les entreprises seront à égalité avec le même salaire minimum.
Il n’y aurait pas non plus d’effet négatif sur l’économie. Aucune hausse du salaire minimum n’a jamais entraîné une augmentation des faillites dans les secteurs d’activités concernés. Les travailleurs qui gagnent ce salaire ne sont pas en mesure de laisser une augmentation de salaire dans leur compte de banque. L’argent supplémentaire que gagneraient ces travailleurs se retrouverait aussitôt dans l’économie, pour beaucoup dans des commerces qui paient le salaire minimum. Ces travailleurs amélioreraient leur niveau de vie (un peu) et les entreprises y trouveraient aussi leur compte.
Les grandes théories économiques concernent peu ou pas du tout le salaire minimum. Certains pourront chicaner sur des détails et des nuances, mais dans la vraie vie, ça se passe tel que décrit plus haut.