Devrait-on privatiser la SAQ ?

Ce débat, aussi tenace qu’une tache de vin rouge, refait surface périodiquement. Le pour et le contre, expliqués en trois minutes.

Le débat sur la privatisation de la Société des alcools du Québec (SAQ) refait surface périodiquement, et il serait étonnant, alors que le gouvernement se lance dans de grandes réformes, qu’il ne se pointe pas le bout du nez bientôt.

Qu’adviendrait-il si on mettait fin au monopole de cette société d’État, comme l’a fait l’Alberta en 1993 ? Notre bouteille de vin serait-elle moins chère ? Aurions-nous plus de choix ? Mathilde Roy et Mathieu Charlebois examinent la question.

À voir aussi :

Le milliard de la SAQ >>
Internationaliser nos sociétés d’État ? >>
Les vidéos L’actualité 101 >>

Les commentaires sont fermés.

Vous avez bien raison, l’idée de privatiser les « vaches à lait » du Québec (SAQ, LotoQuébec, Hydro_Québec) revient tout le temps, j’imagine que ceux qui poussent dans cette direction là ont une stratégie : Avoir le monde à l’usure, parce que j’imagine aussi que ceux qui préconisent cette option veulent notre bien et qu’ils sont prêts à y mettre le temps et les efforts nécessaires pour… « amener le corbeau à lâcher le fromage ».

Cmme vous le faites ici, sachant que le morse au est gros à passer sans véritables arguments, un aspect de leur stratégie c’est de proposer des privatisations « partielles », en espérant certainement qu’un coup entrée dans la maison il sera facile de mettre la main sur la totalité… toujours juste une question de temps, surtout si on est devant des politiciens qui ont plus d’intérêt pour le pouvoir que pour les intérêts des collectivités qui les élisent.

Je peux comprendre la frustration de l’amateur de vin très sérieux qui veut expérimenter les vins les plus rares qui ne se retrouvent jamais à la SAQ, lui doit rêver d’une boutique spécialisée au coin de la rue qui lui offrirait ce service, peut-être à bon prix, peut-être pas; mais nous pouvons très bien imaginer ce genre de boutiques n’aurait pas pignon sur rue dans toutes les villes du Québec. Là-dessus je crois qu’il serait beaucoup plus utile de dépoussiérer les lois existantes qui limitent le commerce du vin entre les provinces, considérant entre autre qu’il y a de très bons vins de Colombie Britannique et maintenant de l’Ontario.

Pour la majorité des québécois et je me compte parmi eux, l’offre de la SAQ dépasse largement nos attentes, très peu de détaillants offriraient autant de choix à travers le monde, j’ai souvent lu des commentaires positifs de fins connaisseurs sur la qualité des produits offerts par la SAQ, la qualité du service, la qualité de l’environnement, la qualité et facilité d’usage de leur site WEB et de leurs services en ligne. Lorsqu’on fait des comparaisons entre la SAQ et le secteur privé il faut s’assurer de comparer « des pompes avec des pommes ».

Il serait intéressant de creuser un peu plus loin les raisons du virage à 360 degré fait en Alberta. Pourquoi le scénario qui a fait un fiasco là-bas donnerait de meilleurs résultats s’il était appliqué ici ?

L’efficacité du secteur privé p/r au secteur public est constamment ramené comme argument pour justifier la privatisation, mais encore là il faut bien voir comment le privé y arrive, soit essentiellement en payant au salaire minimum des employés qui reçoivent actuellement un salaire décent (Wall Martiser la SAQ), pour le reste le privé nous le chante dans les oreilles continuellement : faire des économies d’échelle en devenant de plus en plus gros est un excellent moyen pour arriver à concurrencer. Mais la SAQ est déjà là !

Quant à moi, entre un monopole d’État (SAQ) qui paye très bien ses employés et qui nous versent année après année la presque totalité de ses bénéfices (près de 1 millard $ en dividende) à nous ses propriétaires, ou l’autre monopole ou de multiples proprios privés qui versent eux des dividendes à leurs actionnaires privés, je préfère la SAQ.

«Devrait-on privatiser la SAQ ?»

Bien sûr. Imaginez l’argent que peuvent perdre quelques gros investisseurs privés !

Sans la SAQ, nous pourrions avoir encore de meilleures raisons pour réduire nos pensions
pour augmenter nos frais personnels de santé pour payer plus cher l’éducation de nos enfants.

La SAQ rapporte des milliards au gouvernement du Québec (c’est nous le gouvernement du Québec)
C’est du vrai gaspillage, n’est-ce pas ?

http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201306/14/01-4661337-saq-profit-de-103-milliard-en-2012-2013.php

Il faut bien sûr tout privatiser.
Les Pays doivent toujours laisser les profits au secteur privé
et les citoyens doivent contribuer par des subventions gouvernementales (nos impôts)
à aider ces missionnaires du privé à rentabiliser leurs pauvres petits profits.

Pour ceux qui ne saisissent pas l’ironie, je vais être clair:
Il est totalement ridicule de parler de privatiser la SAQ, tout comme Hydro-Québec
http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/05/09/-hydro-quebec-29-milliards–de-profit-video_n_5298727.html

Tout comme Loto-Québec.
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/gouvernement/loto-quebec-profit-de-128-g/558799

On devrait aussi nationaliser les mines et le pétrole.
Si Anticosti flotte sur du pétrole aussi bien que ce soit nous qui ayons les profits et non seulement la pollution en laissant le pactole au privé.

Et de dire que nous (le gouvernement) n’avons pas les moyens, c’est totalement ridicule.
Comme si on ne pouvait pas avoir les moyens de faire des gros profits !

La privatisation ravage les Pays partout.

Serge Charbonneau
Québec

On nous fait une belle promo vidéo pour la privatisation !
C’est toujours l’éternel même appât.
Ça va nous coûter « moins cher » !
Et c’est totalement FAUX.

Le privé est là uniquement pour faire du profit.
Le public est là pour rapporter à tous.
Le public est là pour offrir avant tout des services de qualité et non faire du profit. Du profit qui, de toute façon, lorsqu’il y en a, comme c’est le cas, nous rapporte à tous.

Serge Charbonneau
Québec

«Le privé est là uniquement pour faire du profit.»

Péché véniel ou mortel?

Dans ce cas pourquoi pas tout nationaliser, la laitue, les vêtements et les banques?

Un prix uniforme et un choix sans précédent. Par internet, j’ai accès à une dizaine de succursales pour me procurer le vin qui n’est pas offert chez moi, et je demeure en région! Et je suis tanné du mythe que le privé fait nécessairement mieux. Prenez-vous en compte le manque à gagner en impôts et dépenses des employés dont les salaires seront abaissés? Et c’est certain, mais alors vraiment certain que, s’il y a effectivement une baisse des coûts, ce ne sera qu’une infime partie qui sera refilée aux consommateurs.

La Maison des Futailles ça vous dit quelque chose ? Créée sous la SAQ dans les années 1990 elle offrait d’abord du vin en vrac aux québécois, elle était impliquée dans la vinification, embouileillage et mise en marché des vins au Québec, en 2006 le Gouv Charest l’a venu à la famille Krüger et je suppose qu’à l’époque le Giuv disait que cette division de la SAQ ferait mieux si elle était privatisée.

La dernière fois que je suis allé sur le site web de cette compagnie privée qu’est devenue la Maison des Futailles ils se disaient fiers de cette acquisition et de la qualité de la main-d’oeuvre héritée de la SAQ, ils ne laissaient planer aucun doute sur la rentabilité, pour eux, de cette compagnie.

En fait dans le choix fait par le Gouv Charest il a laissé à la Maison des Futailles le marché des vins des dépanneurs et épiceries du Québec, un autre choix de produits, d’avis général on retrouve des vins de meilleure qualité à la SAQ que dans les dépanneurs (choix d’affaires pour les dépanneurs) et je serais bien curieux de voir une comparaison des prix (après les taxes) pour des vins comparables de la SAQ et des dépanneurs / épiceries, pas certain que les résultats viendraient appuyer votre thèse.

Nous avons là à mon avis un bel exemple de privatisation partielle de la SAQ, on a refilé au secteur privé une bonne partie du réseau de distribution des vins au Québec, on a décidé en fait de privatiser une partie des bénéfices de la SAQ; il serait intéressant qu’on fasse une analyse du PLUS que ça a donné au Québec s’il y en a une.

Privatiser la SAQ??? AB-SU-LU-MENT!!!

Cet organisme VOLE et PILLE les Québécois et les Québécoises depuis trop longtemps.

La SAQ est un vestige du Moyen-Âge religieux québécois dont l’origine remonte au régime sec des années 1920. La prise en charge par l’État
visait alors à contrôler la consommation d’alcool. Nous sommes maintenant en 2015 et les intégristes fondamentalistes syndicaleux voudraient nous emprisonner dans une mentalité du tout début du XXe siècle. Il y a 100 ans!

N’importe qui qui voyage un peu ailleurs que dans l’enclos captif de la SAQ peut se rendre compte à quel point nous sommes dépouillés de NOTRE argent par ces parasites qui, en plus, bénéficient d’un monopole absolument incompréhensible et…se paient des bonis pour avoir « atteint leur cible ». Sacram… qu’on est épais…

Expliquez-moi logiquement ce que fait l’État dans la vente de boissons alcoolisées. En quoi ceci sert-il son rôle? La réponse? En aucune façon!

Pourquoi pas monopoliser la vente de bobettes tant qu’à y être?

Il n’y a aucun argument logique pour continuer de réfléchir comme en 1920 sauf si vous voulez protéger des privilèges à des 1% de la fonction publique aux frais des autres 99%.

La SAQ est 401 succursales, mais aussi plus de 400 agences et des milliers de points de vente dans les dépanneurs. Donc, la fonction vente au détail de la SAQ est déjà en grande partie privatisée. Cependant, cette société d’État ne publie pas quel pourcentage de ses ventes viennent du privé ou du public. Donc impossible d’avoir un débat éclairé sur l’efficacité de ce monopole.

Oui si
1) On nous donne 5 milliards cash qu’on met dans le fonds des générations
2) Si on impose une taxe de 4 piasses sur les bouteilles vendues moins de 15$; 5$ sur celles entre 15$ et 25$; 6$ sur celles de plus de 25$

Très mauvais calcul, vendre sa vache à lait à rabais ( équivalent à privatiser pour toujours une grande partie des dividendes autrement versés par la SAQ ) et en même temps le niveau de taxes que vous suggérez rendrait les produits hors de prix après la majoration que l’entreprise privée prendrait, comme la SAQ actuellement, pour être rentable

Partout ailleurs dans le monde, le coût des boissons est MOINS cher qu’à la SAQ!!!

Le privé ne prendrait certainement pas 100% de profit car il y aurait de la compétition ce qui ferait diminuer (de beaucoup!!!) les prix actuels ET fournirait aux clients les produits qu’ils désirent.

De plus, en quoi le monopole de la la vente de boissons alcoolisées représente-t-elle le rôle de l’État dans la vie des citoyens?

La compétition serait où à Matane, Ste-Marie de Beauce, Alma, La Tuque, Amos, Montmagny, Sept-Iles… et la gamme de produits se comparerait comment aux quatre coins du Québec.

Pourquoi l’Alberta qui avait privatisé a finalement fait le chemin inverse ?

La SAQ n’a aucune valeur qui pourrait être vendue autre que son monopole qui lui vaut son pesant d’or car il permet à la SAQ de camoufler ses coûts de distribution complètement hors normes sous le prétexte de remettre un milliard p.a. au gouvernement.

Toutes les comparaisons avec le secteur alimentaire sont très défavorable à la SAQ. Prenons le tabac qui est encore plus taxé que l’alcool. Il n’y a pas de STQ ( société des tabacs du Québec) pour collecter les taxes , mais vous continuer à nous argumenter avec votre « vache à lait ». Les grandes chaînes et les dépanneurs vendent déjà des vins, il pourraient juste augmenter leur rayon et les contribuables n’auraient pas à supporter un système lourd et coûteux qu’est devenu le monopole.

Pourquoi existe-t-il un délai de 14 ans pour devenir un commis-caissier permanent à la SAQ ? Parce que les gouvernements successifs n’ont pas été capable de résister à une fermeture totale du système et les conditions d’emploi sont incomparables aux autres commis-caissiers du secteur du détail. Ce sont les contribuables qui financent sous forme de profits diminués. Jusqu’à récemment, quand le gouvernement exigeait un plus gros dividende de la SAQ, celle-ci n’avait qu’à bêtement augmenter ses prix . Mais le demande n’est pas élastique et les augmentations de prix ne font que réduire les ventes et les profits.

Quiconque est allé en Europe et a magasiner dans les boutiques de vins privés savent très bien que la SAQ est un immense supercherie qui existe surtout pour protéger les emplois bien rémunérés de ses employés.

Enfin ! ce qui vous dérange le plus c’est que les employés de la SAQ soient bien rémunérés, mieux par exemple que les employés des épiceries et des dépanneurs. Mais le but principal de la SAQ n’est pas de créer de bons emplois bien rémunérés, c’est d’offrir de très bons produits, le plus grand choix et le meilleur service possible à sa clientèle (à tous les québécois peu importe où ils sont) à un prix raisonnable.

Avez vous déjà tenté de comparer les prix de la SAQ et ceux du secteur privé (les épiceries et dépanneurs) pour des bouteilles de vins comparables ? Ça donnait quoi ?

Ce qui me dérange c’est que le gouvernement finit toujours par payer plus cher que les sociétés privées. Mais enfin la société privée peut faire ce qu’elle veut avec son argent, je suis libre d’acheter ses actions, mais le gouvernement dépense mon argent. Dire que la SAQ est rentable est une véritable supercherie. On ouvrirait le marché à la concurrence ( comme pour le tabac ou les concombres) et la SAQ ferait faillite dans les 12 mois suivants.
Tant qu’à avoir un monopole pourquoi pas nationaliser le secteur alimentaire, secteur encore bien plus vital pour la population que l’alcool. Mais non car ça coûterait plus cher, il n’y aurait pas autant de choix et les seuls qui en profiteraient seraient les employés syndiqués de Alimentation Québec.

Vendre ce qui est rentable?

Est-ce là, la meilleure façon d’augmenter les revenus du Québec? Vite, réveillez notre gouvernement!

Si personne n’y arrive…beaucoup sont intéressés à l’achat d’une succursale, toi , moi…

Mais, vendus dans leurs ensembles la SAQ, l’Hydro ou Loto Québec…les acheteurs sont moins nombreux…on peut presque les montrer du doigt!

Sauf qu’il n’a aucune valeur à la SAQ , une fois ses stocks écoulés que reste-il ? Des conventions collectives et des baux commerciaux . Le privé peut distribuer et vendre l’alcool bien plus efficacement que la SAQ, le gouvernement n’aurait qu’à imposer les taxes de ventes ( comme pour le tabac) afin de garantir son revenu. En plus les profits des vendeurs privés seraient aussi imposés.

Tant et aussi longtemps que la SAQ exercera son monopole en faisant fi des tendances du marché et ne faisant qu’à sa tête, on réclamera sa privatisation. La SAQ ne fait montre de sa bonne foi et se fout éperdument du consommateur encore plus des producteurs locaux qui gagnent en visibilité mais pas trop à la SAQ.

À ma connaissance la SAQ essaie de faire plus de place au producteurs locaux (devrait le faire en tout cas), mais elle est peut-être limitée par les règles de jeu qu’elle s’est données avec les producteurs internationaux. Dites moi, est-ce que vous considérez que les producteurs locaux ont plus de visibilité en épiceries et dépanneurs, sinon pourquoi ?

À nos apôtres de la privatisation à tout crin, la réponse d’un ex-dragon, ancien dirigeant de la SAQ (qui doit bien connaître le commerce de l’alcool), pas un gauchiste non plus qui va surement freiner les ardeurs du tout au privé :

La SAQ et le mythe du privé (http://www.lapresse.ca/le-droit/opinions/votre-opinion/201411/06/01-4816328-la-saq-et-le-mythe-du-prive.php)

La privatisation de la SAQ? Non merci ! (http://gaetanfrigon.com/la-privatisation-de-la-saq-non-merci/)

La France, l’Italie, l’Allemagne, l’Angleterre et la plupart des états américains doivent se gourer royalement en permettant la libre vente de l’alcool sur leur territoire, ou est-ce que c’est juste au Québec qu’un monopole d’état est la bonne solution ?

Vous mettez enfin le doigt sur le point sensible. Les politiciens de plusieurs pays, l’Angeterre étant un de ceux-ci, sont d’une idéologie de droite et s’ils le pouvaient ils privatiseraient et déréglementeraient tout. Mais dans bien des cas ces privatisations ne sont pas dans l’intérêt commun, pas le meilleur choix dans l’intérêt des citoyens.

J’ai fait des suggestions de lecture, il fallait les lire avant de me répondre. Puisque vous étiez trop occupé à semer des commentaires, je dois donc citer G. Frigon :

« Aux États-Unis, il y a encore une vingtaine de monopoles d’État. Or, plus de 25% des vins vendus par la Pennsylvania Control Board le sont à des clients d’états avoisinants. Pourquoi? Leurs succursales ont une bien meilleure sélection, un meilleur service, et des prix similaires d’une succursale à l’autre. Même phénomène au New Hampshire. Et pourtant, personne ne parle de privatiser le commerce de l’alcool en Pennsylvanie ou au New Hampshire. Les consommateurs voient la différence et réalisent qu’ils sont mieux servis par le secteur public. »

Le New Hampshire scotch Laphroag 44 $ Saq 92 $ l’an passé.Si la SAQ vendait à bon prix les Ontariens y viendraient, LCBO Hawksbury 80% de plaques du Québec

Et les apôtres de la nationalisations eux ils ne se sentent pas un peu isolé quand presque tous les autres pays permettre la vente d’alcool dans les épicerie?

Il n’y a rien à privatiser, juste à permettre la concurrence, si la SAQ est si formidable elle survivra, sinon c’est qu’elle n’est plus dans le coup

J’aimerais beaucoup que l’on permette la concurrence dans la vente d’alcool.

Je ne vois vraiment rien qui justifie la mainmise de l’état sur cette activité. Si l’état désire s’investir de cette «mission» soit qu’il le fasse mais de quel droit empêche t’il les autres, qu’ils soient épiciers ou simplement passionnés de vin de se lancer en affaire?

Possible en effet que la SAQ ne fasse pas long feu devant la concurrence du privé, mais ne serait-ce pas là justement la preuve irréfutable que la SAQ est inefficace et son existence force la population Québécoise a gaspiller de précieux revenus?

Mais bon je rêve évidemment, au Québec jamais rien ne change et les vaches sacrées sont immuables, même quand elles ne servent strictement à rien.

Sauf pour une raison, la SAQ sert à protéger les cotisation syndicales de ses employés et c’est le lobby syndical qui rue dans les brancards à chaque fois que le mot privatisation est répété. Mais il n’y a rien à privatiser, il ne suffit que de lever le monopole.

La SAQ s’ajuste encore une fois aux besoins et façons de faire des affaires de ses clients en améliorant son service de vente en ligne:
http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/consommation/201503/03/01-4849178-saq-nouveau-service-de-vente-en-ligne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_affaires_3004_section_POS1

Cette amélioration devrait satisfaire beaucoup de vrais amateurs de vins, ils auront dorénavant un accès plus facile à des gammes de vins qui ne le sont pas dans toutes les succursales de la SAQ.

Toujours la même vielle rengaine, sous couvert de promotion de l’intérêt du consommateur, on nous raconte n’importe quoi espérant que nous tombions dans le panneau du leurre d’économies hypothétiques puisque les quelques sous ou dollars ainsi économiser nous seront réclamés en impôts et/ou taxes pour compenser la perte des revenus de la SAQ perçus par l’état sans compter les baisses de revenus des centaines d’employés pour lesquels les impôts disparaîtront, alors que les profits engrangés par les nouveaux acquéreurs seront eux réduits par l’ensemble des échappatoires fiscaux.

Payer du monde trop cher pour faire un travail inutile ne contribue rien à i’économie.Si vos arguments sont justes il s’en suit que nous serions mieux comme société si tous les commerces étaient des monopoles d’état. Un seul magasin pour acheter faire notre épicerie, appellons le Aliquébec, un seul concessionnaire d’auto, une seule chaîne pour les souliers, et pourquoi pas rien ne pourra échapper au fisc.
Me semble que ça déjà été essayé en URSS , non ?

À part pour protéger les employés et cadres de la SAQ il n’existe aucune raison valable de conserver la SAQ, ce sont eux les SEULS gagnants.

Certains ajouteront que la SAQ rend disponible des produits en région qui ne le seraient pas sinon, à mon avis cela ne fait que démontrer son inefficacité car en aucun cas assurer une variété de l’offre des alcools n’est une mission de l’état qui peut se justifier.

Certes la SAQ verse une partie de ses profits à l’état, mais comme il s’agit d’un monopole public syndiqué qui coûte cher à opérer la SAQ doit vendre plus cher pour faire un profit. En d’autres mots comme le client est captif le dividende n’est rien d’autre qu’une taxe prélevée chez le consommateur, ce que la SAQ donne en plus au gouvernement elle le prend au consommateur qui n’a pas réellement d’autres options.

Si l’objectif du gouvernement est de faire de l’argent il serait évidemment plus efficace de laisser les épiceries faire le travail de distribution et de collecter les taxes sans avoir à subventionner les conditions hors norme de son monopole dans le commerce de détail.

Pour ce qui est de l’offre je suis convaincu qu’elle serait formidable sans la SAQ, les comparaisons avec l’Alberta sont absurdes, le Québec est un marché complètement différent qui adore le vin et découvrir de nouveaux produits. Il n’y a aucun doute que cette demande serait naturellement comblée par le marché, les épiceries, chaines spécialisées et même par des passionnées qui ouvriraient de nouveaux commerce un peu partout. Ce serait franchement passionnant de les suivre et de profiter de cette variété.

Bien trop logique vos arguments! Et dire qu’il existe encore des gens qui défendent la SAQ

En plus des quelques bonnes raisons données par M.Frigon pour laisser à la SAQ le contrôle de alcools et vins, vous avez raison la SAQ comme Société d’État est un choix des québécois, taxer ces produits au niveau où ils le sont est un choix de Société c’est une source de revenus qui contribue à assurer les autres services publics, à coté de ces revenus en taxes la SAQ remet une grosse part de ses bénéfices aux Gouv et elle arrive à le faire en prenant un marge importante sur le coût des produits (mais les entreprises privées en font autant.. quelle différence de prix après taxes entre une bouteille de vin des épiceries et une vraiment équivente de la SAQ ?), en payant bien ses employés (on ne fait pas le choix de la Wal Martisation des emplois), ce dividende de SAQ au Gouv serait tout bonnement privatisés si on vendant la SAQ.

Pourquoi privatiser ce qui constitue une vache à lait du Gouvernement. Par contre, pour satisfaire la demande, une plus grande sélection pourrait être disponible dans les grandes surfaces comme Costco en privilégiant les vins québécois. Ce qui donnerait un coup de pouce à nos producteurs.