Faut-il subventionner la culture ? – Ma réplique à Vincent Geloso

Voici ma réplique au texte publié sur le site de Vincent Geloso. Vous y trouverez également son commentaire sur le texte que j’ai publié le 22 juillet.

Très bonne idée, Vincent, d’apporter une dimension historique à cette question. J’aime particulièrement le concept de libre marché des arts. Personne ne veut en effet d’une culture sclérosée et coupée du reste du monde. Nous avons tant à apprendre les uns des autres et rien n’est plus gratifiant et stimulant que la découverte de nouvelles œuvres littéraires, théâtrales et musicales ou la rencontre avec de nouveaux artistes en arts visuels.

Par contre, opposer les « politiques publiques qui protègent nos artistes » à ce « libre marché des arts » m’apparaît plutôt rapide et réducteur. En quoi les subventions aux organismes et institutions culturelles peuvent-elle être associées à la fermeture des frontières et des horizons ? Au cours des derniers mois, le Musée des beaux-arts de Montréal – organisme subventionné s’il en est un – nous a fait découvrir les œuvres d’artistes cubains et les créations du designer français Yves Saint Laurent. Quant au Musée National des Beaux-Arts du Québec, il nous présente cet été des collections du Louvre. Comment peut-on y voir le signe d’un repli sur soi ou d’une culture qui devient plus « rigide » ?

En fait, c’est précisément pour nous permettre de goûter à ce qu’il y a de mieux que l’État subventionne les arts. L’Opéra de Montréal nous a présenté ce printemps une magnifique Madame Butterfly, interprétée par une merveilleuse chanteuse japonaise, Hiromi Omura, et produite par une compagnie australienne. N’est-ce pas la preuve d’une société ouverte ? Plus important encore, comment la présentation d’un tel spectacle aurait-elle pu s’autofinancer en six représentations à Montréal ? Impossible. J’aimerais que certains de mes lecteurs très versés en idéologie suivent quelques cours de comptabilité. Cela les ramènerait sur le plancher des vaches…

Certains décrivent les subventions octroyées aux grands festivals populaires. Ils ont pourtant permis aux Québécois d’apprécier des artistes en provenance de tous les continents et c’est un grand concert gratuit du guinéen Mory Kanté qui a clôturé le Festival de Jazz. Le festival Juste pour rire a nous offert – à perte – la Comédie française dans une représentation du Malade imaginaire. N’était-ce pas là une véritable manifestation des « échanges culturels » que tu souhaites tant ? Et comment peut-on raisonnablement penser que les subventions qui ont permis d’offrir gratuitement à des centaines de milliers de Québécois des spectacles comme ceux de Charles Aznavour et de Paul McCartney expriment la volonté de se couper du reste du monde ? En quoi les subventions à la culture sont-elles l’expression du « protectionnisme culturel » que tu fustiges avec fougue ?

Revenons au vif du sujet. L’État doit-il subventionner les événements, les musées, les orchestres, les films et les séries de télévision ?

Je prétends que les pouvoirs publics ont joué depuis toujours un rôle prépondérant dans la création et la propagation de la culture. Les grandes œuvres de la Renaissance italienne ont été financées par les Médicis qui gouvernaient Florence ou les papes qui exerçaient leur pouvoir temporel. Pas de Michel-Ange sans Laurent de Médicis ou sans Jules II. Pas de Raphaël sans Léon X. Je ne suis pas capable de nommer un seul musicien célèbre, avant le XXe siècle, qui n’était pas le protégé d’un roi, d’un prince, d’un duc ou d’un évêque. Les œuvres de ces peintres, sculpteurs et musiciens « subventionnés » sont-elles pour autant dépourvues d’intérêt ? Bien sûr que non.

On donne constamment l’exemple américain où il n’y a pas de ministère de la Culture. Encore faut-il savoir comment fonctionne le fédéralisme américain. Ce sont les États (un peu) et surtout les villes qui subventionnent directement les institutions culturelles. Par exemple, l’État de New York consacre 49 millions de dollars à la culture et la ville de New York 167 millions de dollars. 11 % des fonds des organismes culturels américains proviennent des pouvoirs publics. C’est sans compter les milliards de dollars en déductions fiscales accordées aux individus et aux fondations qui soutiennent les organismes culturels. Et puisque tu parles de « protectionnisme culturel », peut-on trouver plus corporatifs et plus repliés sur eux-mêmes que les syndicats d’acteurs, de réalisateurs, d’auteurs et de techniciens qui ont érigé des barricades imprenables autour d’Hollywood ?

Je lis dans ton texte que les œuvres des artistes qui reçoivent des subventions de l’État seraient « normalisées et aseptisées ». Tu ajoutes que seules « les œuvres qui ne défient pas la majorité de leur époque » seraient appuyées. Voilà un autre argument qui a bien du mal à s’accommoder de la réalité. Les œuvres d’Armand Vaillancourt payées par les fonds publics seraient « aseptisées » ? Le Conseil des Arts du Canada et le ministère du Patrimoine canadien défendraient les intérêts du gouvernement fédéral en subventionnant la maison d’édition de Victor Lévy-Beaulieu ? Pierre Falardeau est-il devenu plus fédéraliste parce que Téléfilm Canada a subventionné La Vengeance d’Elvis Wong (Elvis Gratton) ?

Tu affirmes aussi que l’élargissement des marchés permet dorénavant aux créateurs de survivre de leur art et de se détacher de ce qui est « populaire ». Je note en passant le mépris à peine voilé pour ce qui est populaire. Cela est un sujet en soi. Sur le fond de la question, je crois que tu rêves en couleur.

D’abord, c’est bien joli de parler du marché comme s’il n’y en avait qu’un seul et que tous y jouaient à armes égales. Il est impossible de comparer le marché indien du cinéma (Bollywood) avec son milliard de clients potentiels et le marché du cinéma québécois. Il est tout aussi ridicule de croire qu’une production québécoise peut concurrencer les blockbusters hollywoodiens… même au Québec ! Est-ce propre au Canada ? Sommes-nous à ce point ignares et peu doués et les seuls à subir la concurrence massive et impitoyable du cinéma américain ? Pas du tout. Le cinéma anglais vivote, le cinéma italien n’est pas l’ombre de ce qu’il était et seul le cinéma français résiste tant bien que mal… grâce aux contributions directes et indirectes (l’apport exigé de Canal Plus) de l’État.

Nos réalisateurs les plus doués n’ont pas accès aux budgets et aux réseaux de distribution des majors. Seul l’apport financier de Téléfilm Canada et des fondations créées pour remplir les conditions de licence des diffuseurs ou télédistributeurs leur permet de créer et explique l’existence d’une véritable industrie locale. Ce n’est pas l’aide gouvernementale qui tue l’art. En fait, c’est l’intervention des gouvernements qui permet à nos auteurs et artistes de talent d’exercer leur art et d’espérer une reconnaissance internationale. Sans cette aide, Denys Arcand ou Atom Egoyan ne pourraient pas vivre de leur art et participer à ce vaste marché international de la culture que tu louanges tant.

Car pour vivre le « libre marché des arts », il faut déjà exister. C’est ce que permet l’aide à la culture.

P.S.

Enfin, un mot sur le vilain procès intenté par certains aux entrepreneurs culturels qui seraient trop riches. Toujours le même vieil argument voulant que la réussite soit louche et inexcusable. Ce que nous aimons la pauvreté…

Oui, un type comme Gilbert Rozon fait plus d’argent que vous et moi. Mais nous ne sommes pas l’agent personnel de la moitié des humoristes français, nous ne produisons pas les spectacles de quelques-unes des plus grandes vedettes de notre showbiz (Rousseau, Parent…) et nous ne vendons pas des capsules humoristiques à presque toutes les compagnies aériennes du monde et à des dizaines de réseaux de télévision.

Et ce n’est pas parce qu’il gagne fort bien sa vie grâce à ses autres activités que Gilbert Rozon doit payer de sa poche les centaines de présentations de rue offertes gratuitement dans le cadre de son festival.

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Mais M. Duhamel Z’avez pas peur de passer pour un comunisse au près de vos 5 ou 6 intervenants libérasinonnisses?

Je suis assez d’accord avec votre point de vue fait que je n’en rajouterai pas. Mais un mot sur Rozon, Ménard, Simard et cie.

Leur mécénat est suspect. La façon dont ils marient public et privé, dont ils se vantent d’en donner gratis au bon peuple affamé de culture tout en empochant des tonnes de subventions de l’État, me laisse dubitatif.

Petite anecdote personnelle. Dans une autre vie j’étais en politique avec un tout petit peu de pouvoir. La femme de Rozon se présente à mon bureau avec une autre dame. Elle voulait une subvention pour amener une poignée d’handicapés en Europe voir une exposition, en Autriche je crois, où des aveugles servaient de guide dans une chambre noire. On était en pleines coupures dans la Santé, ça faisait la manchette quotidinnement, et la madame voulait un beau 25,000$ pour le trip, le tout soutenu par un ancien PM du Québec!

Sous mes conseils, le ministre s’était tenu debout et avait refusé la subvention. Ca n’a pas empêché le Musée Juste pour rire de faire ladite exposition avec des guides aveugles, dont le gros du salaire était subventionné par l’État!!!
Je parle souvent de Bombardier comme la BS de Valcourt. Que dire de Rozon et cie?

Très bon texte M. Duhamel. L’exemple de l’opéra de Montréal est très bon. Comment peut-on invoquer le principe « d’utilisateur-payeur » dans le cas de la culture? Comme vous le dites, ce serait réduire l’humain à un portefeuille et nier la profondeur de l’âme. Le financement privé demande toujours une « garantie », le produit culturel doit donc être certain de percer pour être financé. C’est une forme de censure de refuser un financement pour une raison de « non-rentabilité ». Est-ce qu’on exige une rentabilité aux programmes d’assurance parentale? Au système de santé? Non parce que son objectif n’est pas bassement commercial, il est humain.

De cette façon, nous avons bâti une structure pour gérer la culture nationale et notre ouverture avec le monde. Par nos politiques fiscales, nous imposons nos citoyens (bien sur, de façon progressive, pour fin de redistribution) et établissons un comité national chargé du financement de la culture. Les gens seuls seraient incapable de choisir correctement ce qui nous défini et ce qui est culturellement intéressant. Par leur travail, nos administrateurs investissent dans notre culture pour nous faire rayonner et exprimer notre unicité à travers le monde (par exemple le show de Paul Mc Cartney qui a mis le Québec sur la mappe).

De toute manière comme je l’ai lu récemment sur un commentaire dont j’ai oublié l’auteur : « pourquoi les loi du marché seraient-elles plus importantes que les loi sociales? ». Puisqu’elles sont érigées par le peuple, elles sont donc une volonté collective. Nous serions fous de nous livrer à plat ventre à des règles qui favorisent les riches et créent une redistribution des plus perverse.

Donc nous avons besoin d’une élite grassement payée pour décider de ce qui sera encouragé en musique/film/télévision/radio/etc. Parce que la population est trop niaise pour acheter un album qui lui plait, le gouvernement se charge de prendre ce montant et de l’investir en fonction des priorités choisies par des bureaucrates.

Dites-moi, qu’est-ce qu’on fait pour la culture un peu plus underground? Si mon ami a un punk band et ne reçois pas de financement mais doit payer un impôt, est-ce juste ou alors les goûts de ses fans ne font pas partie de ceux de la nation donc doivent être négligé?

Mme Turmel m’a attaqué en déclarant que les arts corporels ne sont pas de la culture, simplement une mutilation sans fondement. Ça prouve que selon votre point de vue, il existe UNE BONNE CULTURE et pour les autre… get lost. Les arts corporels sont un bien culturels, c’est la somme des traditions de chaque communauté depuis environs 10 000 ans (depuis l’homme comme nous le connaissons), ils étaient déjà présent avant les premières peintures (par des scarifications de guerriers). En l’an 700, le pape Grégoire XIII a interdit toute modification corporelle, de l’Europe à la Chine (pour les chrétiens). L’interdiction a été levée en l’an 1700 par le clergé parce qu’elle n’était pas fondée. La polynésie colonisée a été sévèrement réprimée pour ses modifications corporelles (surtout du tatouage) qui sont une tradition depuis des millénaires.

Actuellement, c’est un mélange d’un peu de tout ce qui s’est fait dans le monde (implants, stretch, piercing, tatouage, scarifications) mais dans un contexte para-médical, avec des instruments stérilisés et effectué par des spécialistes bien informé. Il y a une absence totale de réglementation mais pourtant, 90% des shop travaillent très bien. Les 10% qui reste sont surtout des gars qui travaillent chez eux, dans un environnement douteux et souvent sans expertise. C’est la responsabilité du client de s’assurer de la qualité du travail qui s’y fait mais les shop s’organisent pour prouver leur professionalisme et rassurer leurs clients sur la qualité des opérations. Leur travail est aussi hautement plus artistique que nos ancètres

En passant, Hollywood n’est pas le « cinéma américain ». Les acteurs, les producteurs et bon, tout le monde qui y travaillent proviennent de partout dans le monde. C’est beaucoup plus un centre du cinéma qui attire la production de films d’investisseurs de partout dans le monde que le cinéma américain en tant que tel.

Au fait, si la subvention de la culture est ouverte et un mélange de tout ce qui se fait dans le monde, pourquoi parle-t-on de culture québécoise/américaine/indienne. Si les frontières ne sont pas rigides, pourquoi dites-vous qu’il y a plusieurs marché.

Si le « combat de la culture » (osti de niaisage) n’est pas à arme égale et que les plus gros pays écrasent les petit, est-ce la même chose dans le domaine de l’innovation technologique? En toute logique, seuls les gros pays devraient avoir des innovations technologiques. Est-ce choquant que si il y a 9 fois plus d’américains, qu’il y ait 9 fois plus de produits en provenance des États-Unis? Est-ce un complot pour nous assimiler? Devrions-nous établir des règles pour un ratio de 300 pays, 300 points de culture (le vatican aurait autant de pouvoir culturel que le Canada par exemple)? Qu’est-ce qui détermine la ségrégation culturelle (qui fait la frontière entre culture canadienne/québécoise/américaine)? Est-ce que la fusion de 2 pays entraine la fusion de 2 cultures?

« 11 % des fonds des organismes culturels américains proviennent des pouvoirs publics » Vous ne justifiez pas le financement public, vous dites simplement que les USA sont subventionné, nous pouvons donc subventionner la nôtre. Lorsqu’ils esclavageaient les noir nous devions faire de même? Le financement public américain n’est pas justifié, surtout que selon M. Noel (ou Fleurent je ne sais plus), il faut 15 millions d’habitants pour faire vivre une culture. Ils sont 300, ça devrais être suffisant! À moins qu’on considère qu’il n’y a pas de culture américaine mais bien une culture de chaque état. Dans ce cas on tombe dans un dédale argumentatif incohérent qui revient à considérer comme un tout homogène un groupe de gens qui vivent sur le même territoire.

La culture ne peut être délimitée que par les goûts de chacun. Dans mon cas on peut parler de « body modification culture » et de « metal culture ». Pour certains ce sera l’art impressionniste, le jazz, l’opéra, la photographie, la poésie, whatever what. La seule chose qui peut regrouper les gens en culture est un intérêt commun. De délimiter des culture nationales d’après les frontières géopolitique n’avance pas beaucoup..

« …surtout que selon M. Noel (ou Fleurent je ne sais plus),…” (kevin)

Vois-tu kevin tu n’as même pas eu la vaillance de vérifier qui. Dans ce monde, vois-tu kevin y en a qui sont beaucoup plus vaillants que toi et ce à de très petits salaires, le minimum.

Vois-tu kevin, je suis photographe amateur, je dirais pour des photos haut de gamme. Je n’ai pas besoins de cela pour vivre, quoique je sois équipé avec tout ce qu’il y a de Hi Tech mieux que la plupart des professionnels, mais si quelqu’un désire une de mes photos, il la paye. Plusieurs ont été déçus du prix, mais ce prix est le respect que j’ai pour ceux qui en ont besoin pour gagner leur vie.

Ta “body modification culture” n’intéresse à peu près personne et c’est là que le gouvernement est moins cave que tu le pense. Le gouvernement s’applique à donner des subventions là où il croit que le peuple est intéressé.

« La seule chose qui peut regrouper les gens en culture est un intérêt commun.” (kevin)

Ne viens surtout pas me dire que ton « body culture » intéresse autant de gens que le festival Western de St-Tite ou le festival du cochon de St-Perpétue ou que c’est un intérêt commun au Québec.

Donne-nous le % des personnes au Québec intéressé par le “body modification culture”.

Moi, j’en ai contre le laxisme des fonctionnaires qui attribuent des subventions, sans trop savoir ce qui arrive avec les sommes versées, en fin de compte.
J’ai entendu parler d’une subvention de 10,000$ accordée à un jeune pour qu’il produise un court métrage. Or, le mec s’est d’abord payé un voyage en Europe, avec sa blonde, au coût de 9500$, sans aucun rapport avec son projet…
À son retour, il ne lui restait que 500$ pour faire son documentaire…
Vous comprendrez que ledit documentaire n’a pas été fameux… faute de sous !
Il faut éviter ce genre de faux pas; car c’est l’argent des contribuables qui paie pour tout ça…

Somme-nous si bas que nous devons compter le nombre de personnes pour juger la validité d’une culture? C’est ça votre réponse? Pour votre information, les arts corporels intéressent plusieurs millions de personne sur terre. Il y a environs une trentaine de studio à Montréal, beaucoup plus d’une centaine au Québec.

Peu importe, who cares? Il y a probablement moins de fan d’Isabelle Boulay ou la bottine souriante si ça se trouve! Vous savez que certaines personnes collectionnent des timbres, des objets de collection, peu importe quoi et créent même des communautés? Mon argument est que le gouvernement n’a pas à encourager X ou X intérêt à la place des gens. Si il multipliait mon argent par 5 en le prenant, je n’aurais rien contre, mais il en gaspille même! (banane volante)

Quelqu’un a quelquechose de plus posé?

J’adore Madame Butterfly – je le connais depuis ma tendre enfance. Si les groupies courraient apres MacCartney dans Hard Days Night, moi je revais de Carlo Bergonzi. Pourquoi? Mon pere, un ouvrier de l’est de Montreal, etait lui-meme un grand amateur d’opera qui avait vu tous les grands succes du repertoire au Her’s Majesty sur la rue Guy a Montreal.

http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=Q1ARTQ0001602

Alors, je me pose la question : comment se fait-il que des entrepreneurs des annees 20 et trente (en pleine depression) pouvaient reussir la ou, selon vous, seul l’etat peut le faire de nos jours?

Ce qui est encore plus frappant c’est que mon pere a aussi connu l’epoque de l’art subventionne par l’Etat. Nous avons vu plusieurs operas ensemble a la Place des Arts et il a toujours soutenu – peut-etre par nostalgie, je l’admets – que ces productions n’arrivaient pas a la cheville de celles du Her’s Majesty.

Je ne suis pas contre l’implication de l’etat dans la diffusion de la culture. J’ai travaille moi-meme a organiser des tournees dans des regions isolees, subventionnees par le Conseil des arts. Mais je crois que la culture n’a pas besoin de la gestion de l’etat pour s’epanouir, pour briller. Je ne crois pas que l’etat ait a ‘gerer’ une culture nationale. Meme sans le financement de l’etat, les Quebecois sont des gens trop cultives pour vivre sans culture. Sans le financement de l’etat, on reconstruirait peut-etre un Her’s Majesty a Montreal – je suis convaincue qu’on lui donnerait un autre nom – hi, hi, hi.

Alors explique moi la différence entre culture et art/passe-temp (qui peut inclure beaucoup de choses). C’est vraiment ça ton meilleur point Campagna? Jouer sur les mots? Une peinture c’est de l’art mais un album CD n’en est pas, c’est de la musique? Pour le body art, j’imagine que puisque le médium est de la peau, ça ne peut pas compter?

Par chez nous on appelle ça de l’enculage de mouche. Vous avez encore beaucoup à faire pour justifier l’intervention gouvernementale dans quelquechose d’aussi personnel que la culture. GO FOR IT!

J’aimerais aussi ajoute que je ne connais pas le Festival de Jazz de Montreal, ayant quitte cette ville depuis bien des annees. Par contre, jeune, trop jeune aux yeux de la loi en fait!, j’allais a l’Esquire Show Bar m’asseoir autour du stage. Jamais je n’oublierai ces grands du jazz qu’on pouvait entendre jusqu’aux petites heures de la nuit. Allez verifier l’histoire de l’Esquire et vous verrai que les grands du jazz ont tous passe par Montreal. Et il y en a eu d’autres, beaucoup d’autres, bars montrealais ou l’on jouait du jazz. La venue du Festival de Jazz n’a pas fait connaitre le jazz au Montrealais, voyons donc!

J’ai entendu Aznavour dans un bar pres de la porte Saint-Jean a Quebec; Felix dans une boite a chanson – j’ai vu l’Ostidshow.

S’il me faut accepter votre conclusion, Monsieur Duhamel, et celle de plusieurs de vos lecteurs, que sans le concours de l’etat les Quebecois n’auraient plus le meme acces a une culture de qualite, je vous pose la question: qu’avez-vous perdu, Quebecois du debut du XXIe siecles, que vos ancetres avaient? Autrefois, vos ancetres pouvaient convaincre Rachmaninoff de venir jouer au Her’s Majesty et les plus grands du jazz a l’Esquire. Eux ils etaient capables de le faire et vous ne l’etes plus. Ca vous prend l’etat. Je l’accepte. Mais je me demande pourquoi.

Mme King, vos tournées dans des régions isolées seraient-elles possibles sans les subventions du Conseil des arts?

Très bon commentaire de Mme King! J’aime beaucoup votre position de personne qui refuse de trop s’avancer et semble analyser de très loin, avec une vue d’ensemble. Je comprends que vous n’avez pas ma jeunesse et j’ai beaucoup de respect pour ceux qui comme vous ont du vécu mais aussi une vision positive de la vie.

Vous cernez le détail qui choque l’interventionnisme : l’innovation privée a toujours été meilleur diffuseur que la planification centralisée étatique. J’aimerais beaucoup mieux voir des organisations volontaires qui regrouperaient des gens ayant à coeur le jazz ou l’opéra dans les exemple que vous citez et qui demandent aux citoyens de contribuer pour financer un festival. De cette façon, l’organisation suivrait les intérêts réels des gens au lieu d’être arbitraire et aurait une responsabilité avec les fonds qui lui sont confié.

« Je ne suis pas contre l’implication de l’etat dans la diffusion de la culture. J’ai travaille moi-meme a organiser des tournees dans des regions isolees, subventionnees par le Conseil des arts. » Et si votre implication avait été dans une entreprise privée (qui appartient à quelqu’un ou un groupe de personne et non à l’état)? Les plus belles réalisations communautaires ont été fait par des citoyens qui voulaient s’impliquer volontairement. Le gouvernement n’a pas d’argent, il le prend aux contribuables pour se substituer à leurs choix. De cette façon, les gens sont totalement déresponsabilisé et s’intéressent peu au sorts de ceux en difficulté, au financement d’entreprises de charité ou alors de la culture. Ironiquement, l’individualisme et l’égocentrisme est le fruit… de la compassion gauchiste et l’interventionnisme.

@Mme King

La Porte St-Jean c’est les années 50 et 60!Les plus grands y ont chanté: Piaf, Bécaud, Aznavour (que le Québec a découvert avant la France), Oscar Peterson, Trénet, Vigneault. A l’époque les cachets étaient si bas qu’ils se finançaient par la vente de boisson. Essayez ça aujourd’hui avec Aznavour?

Kevin les droitistes font intervenir l’état beaucoup plus que les gauchistes dans le monde.

la grande différance, est qu’ils le font pour leurs poches et non pas pour la société.

La droite est aussi biaisé que la gauche. Les deux extrêmes sont marginaux. C’est le centre qui est important, la masse, influencée de la droite et de la gauche.

Les deux billets de M. Duhamel sont de centre et très rationnels.

Voilà pourquoi ils sont populaires.

« Vous savez que certaines personnes collectionnent des timbres, des objets de collection, peu importe quoi et créent même des communautés? Mon argument est que le gouvernement n’a pas à encourager X ou X intérêt à la place des gens. » –Kevin #9

« Alors explique moi la différence entre culture et art/passe-temp » –Kevin

Comme je disais: confusion.

Nostalgie Mme King, oui.

C’était le bon temps, on dira, mais c’était aussi au temps ou les artistes les plus populaires du Québec crevaient de faim dont plusieurs ont été obligés de voler de la nourriture ou de fouiller dans les poubelles pour avoir de quoi à manger pour survivre. On pouvait les avoirs pour une bouchée de pain.

Si vous avez œuvré dans les arts et la musique vous devez certainement au courant de ces histoires. Par contre, René Angeline à fait fortune dans les années 60. À cette époque, il était pratiquement impossible de voler les disques des auteurs en les copiant.

Qu’avons-nous perdu?

Ce que seule la bottine souriante reproduit à l’international aujourd’hui avec succès.

Mme King qui a payé la place des arts?

C’est votre père Mme King avec le fric de sa poche via les taxes. Vous avez peu être même été privée de quelques gâteries pour cela. Voilà probablement pourquoi aujourd’hui vous êtes très cultivée comme la majeure partie des Québécois et Québécoises Mme.

Mme King, votre culture (et vous l’êtes) est certainement le fruit que vous avez récolté du labeur de votre père et de votre mère.

Nos vieux artistes, nos pères et mères, presque tous décédés aujourd’hui, nous ont remis en héritage une culture qui maintenant nous serait impossible de financer pour les acquérir.

Voilà pourquoi j’estime important de payer quelques sous en taxes pour la culture, afin que nous aussi remettions l’héritage de notre culture aux générations qui nous suivrons.

Ouf, une chance que vous avez un lien vers le QL M. Duhamel

http://www.quebecoislibre.org/990911-4.htm

« Il faut être un peu déconnectés de la réalité pour prétendre que la culture se porte mal. Comme il faut ignorer tout du marché pour croire que dans l’éventualité d’un retrait de l’État du secteur culturel, cette industrie s’effondrerait. » (vers la fin)

Vous pourriez le remplacer par un liens vers Québec Solidaire! (je blague :))

« l’innovation privée a toujours été meilleur diffuseur que la planification centralisée étatique. »

Quelle foutaise!

« Ironiquement, l’individualisme et l’égocentrisme est le fruit… de la compassion gauchiste et l’interventionnisme. » (kevin)

L’individualisme et l’égocentrisme, c’est exactement et pricisément ton cas.

Le gouvernement du Québec a alloué 1 660 000$ au Festival de Jazz.

Compte tenu de la proportion de cette somme sur l’ensemble du budget du Québec, et compte tenu des impôts que je verse à ce même gouvernement, les 19 spectacles gratuits auxquels j’ai assisté m’ont coûté chacun(à + ou – 12% d’erreur) la somme mirobolante de 0.048$! Pas 48 cennes! Mais bien 4.8 cennes!!!

Comme payeur d’impôt, j’en ai eu pour mon argent.

Oups, voici les liens:

« «Dédiée au regretté Oscar Peterson, cette 29e édition est à l’image de ce
grand pianiste et de la passion qu’il a su transmettre au-delà de nos
frontières. Le Festival, c’est dix jours de découvertes et de rencontres
inédites avec les plus grands, mais c’est surtout une expérience culturelle
qui nous habite longtemps», a ajouté la ministre St-Pierre.
Le gouvernement du Québec est fier d’appuyer cet événement. L’aide
financière accordée se répartit comme suit : 1 M$ proviennent du Programme de
soutien au développement et à la promotion touristiques – volet aide
financière aux festivals et aux événements du ministère du Tourisme,
375 000 $ du Fonds de développement de la métropole du ministère des Affaires
municipales et des Régions, soit le premier versement d’une aide triennale
totale de 1 125 000 $, et 285 000 $ du programme Aide à la promotion et à la
diffusion de la Société de développement des entreprises culturelles.»

http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Juin2008/26/c4136.html
——————–

Liste et horaire des spectacles gratuits.

http://www.montrealjazzfest.com/Fijm2008/programmation/prog_print_fr.aspx?progType=gratuit

« Comme payeur d’impôt, j’en ai eu pour mon argent. »

Et ça c’est altruiste? Le reste a été payé par qui? Le Saint-Esprit? Même chose pour l’opéra, une gang de gens refilent la facture aux autres sans leur demander leur avis, selon la décision arbitraire d’un fonctionnaire. Sachant que le gouvernement ne produit pas de richesses, comment finance-t-il? Par ceux que ça n’intéresse pas? C’est votre version de l’altruisme, à l’opposé de l’égoïsme bien sur.

« Comme je disais: confusion. » Quelle confusion??? Explique! Le mot culture est tellement élastique! Mon père est un biker, sa passion c’est la moto, c’est aussi une forme de culture. Le gouvernement devrait favoriser les biker par des insfrastructures ou des rabais sur l’essence? Favoriser tout comme les amateurs d’opéra? De définir des passions précises pour tout le monde relève du fascisme, de l’imposition d’une culture à tous.

Mon premier point est que le gouvernement n’est pas mieux placé que ses citoyens pour décider des intérêts culturels (surtout de les rendre faussement homogènes). Mon second est que l’état n’a jamais été habilité à gérer des ressources efficacements. Il ne génère aucun incitatif par sa nature même. Il est élitiste, favoritiste, et nécessairement discriminatoire puisque favorise : les groupes les plus pleurnichards (groupe de défense des « … »), les plus menaçant (entreprises parasite comme Bombardier qui ne fait assumer ses risques par les contribuables) et ceux qui font du chantage par leur monopole (syndicats). Rien n’est égal, tous ne sont pas égaux devant la loi, tous n’ont pas les mêmes privilèges fiscaux, avantages sociaux, etc. Les différences de revenu sont innévitable mais immorales lorsque déterminées par un organisme arbitraire qui base son autorité sur l’oppression de la minorité sur une (véritable ou fausse) majoritée.

« la grande différance, est qu’ils le font pour leurs poches et non pas pour la société. » Et non je ne suis pas de droite et non les gauchistes ne sont pas plus pour la vertu, la plupart le font par besoin de reconnaissance et pour s’auto-admirer ou alors certains par naïveté, souvent dans la jeunesse « Si on est pas gauche à 20 ans, on a pas de coeur. Si on est toujours à gauche à 40 ans, on a pas de tête » 😀

Nah le gouvernement est pas le ciment de la société, il est un organisme qui par l’entremise de ses membres, corrompts par le pouvoir facile et l’appât du gain. Il est le seul à proposer le paradis, la solution à tout (culture, économie, connaissance, santé, richesses). Le libéralisme ne promet rien de précis, simplement des relations humaines basées sur la répression d’agression, le respect des droits de propriété et l’équité de chacun devant la loi (pas parce que je suis noir/gay/femme/chevreuil/eeeuh… que je mérite un traitement spécial.

La discrimination positive et négative c’est les 2 faces d’une même médaille et lorsqu’on laisse l’état en prendre le contrôle, ça donne les Nazi, l’URSS, la Corée du Nord, Cuba, l’Irak. Le massacre de la minorité par la majorité… la xénophobie à l’état pur… le NATIONAL et SOCIALISME

La société tiens sa cohésion par les échanges, économiques et culturels. Autant par la discussion que le commerce. L’homme n’est pas une menace constante pour l’homme et ceux qui choisissent de jouer les prédateurs (voleurs/violeurs/meurtriers/agresseurs) se font exclure de celle-ci.

J’ai beaucoup plus confiance en mon voisin qu’à un organisme tout puissant, qui me prends 50% de mon revenu, le gaspille et m’impose des choix, m’infantilise et me déresponsabilise. J’ai pas peur de mon voisin parce que si il se risque de me causer un moindre tort, il perd ma confiance et de tous le reste de la société, par la communication. Si il tente de m’agresser, il sera puni et exclu, simplement par des règles sociales qui donnent des droits universels et égaux à tous. À ne pas confondre avec les milliers d’interventions de l’état. Les droits individuels et de propriété sont la seule chose dont il devrait se préoccuper.. chose qu’il fais très mal.

“l’innovation privée a toujours été meilleur diffuseur que la planification centralisée étatique.” ET JE LE RÉPÈTE! Toutes les innovations ont été faites par des individu, pas des états. Les politiciens ont AU MIEUX pris aux citoyens pour investir à leur place, selon leurs intérêts (nucléaire, militaire, communication-internet)(internet qui aurait été inventé de toute façon, c’était l’aboutissement logique de la création de réseaux locaux). J’imagine le « oui mais le militaire a amené beaucoup d’inventions » non j’y croyais aussi mais ce n’est pas nécessaire d’abattre des humains pour créer, on peut le faire en échangeant.

« Ta “body modification culture” n’intéresse à peu près personne et c’est là que le gouvernement est moins cave que tu le pense. Le gouvernement s’applique à donner des subventions là où il croit que le peuple est intéressé. »
JE sais ce qui est bon pour vous! Merci Fleurent de cette sagesse et d’altruisme, je comprend la portée de tes arguments.

*J’entend déjà l’autre fatiguant avec ses histoires de préjugé.

Non je ne hais pas les gauchistes, je comprend l’émotion et tout mais je ne base pas mes raisonnement sur mes émotions mais bien l’inverse : les émotions sur le raisonnement.

« Et ça c’est altruiste? Le reste a été payé par qui? » –Kevin

Par les commanditaires privés qui ont obtenu des déductions d’impôt ce faisant.

« mais je ne base pas mes raisonnement sur mes émotions mais bien l’inverse : les émotions sur le raisonnement. » –Kevin

C’est sûr!

On raisonne, puis après, on aime une femme!

On raisonne, puis après, on aime la musique, la moto, le tatouage, l’horticulture etc.

N’importe quoi.

Kevin

Il est impossible parce que trop laborieux et surtout inutile de répondre à tous tes propos.

“Ta “body modification culture” n’intéresse à peu près personne et c’est là que le gouvernement est moins cave que tu le pense. Le gouvernement s’applique à donner des subventions là où il croit que le peuple est intéressé.”_

===« JE sais ce qui est bon pour vous! Merci Fleurent de cette sagesse et d’altruisme, je comprend la portée de tes arguments. » (kevin)===

Vois-tu kevin c’est une affirmation gratuite et sans fondement, comme presque toutes celles que tu fais IGNORANT QUI JE SUIS.

NON TU NE SAIS PAS ce qui est bon pour moi.

C’est une fausseté comme tu le fais régulièrement sur ce blogue.

Kevin ici sur ce blogue tu fais l’étalage de ton manque d’expérience, de ton manque de culture, de tes préjugés, finalement de ton manque de savoir et ta révolte.
Finalement tu le fais devant des milliers de lecteurs qui ont plus d’expérience, de culture et d’instruction que toi.

« Si on est toujours à gauche à 40 ans, on a pas de tête” »

De la façon dont tu es parti kevin à 40 ans (et ce n’est que dans 18 ans) tu te regarderas encore les tatous de façon égocentrique en pensant que ceux qui ont 40 ans sans avoir changé d’opinion, n’ont pas de tête.

Tu récolte exactement le contraire de ce dont tu fais la promotion.

Ce n’est pas long 18 ans, c’est même très court. Relis cette phrase dans 5 petites années et tu comprendras.

Kevin, si on t’offrait une subvention pour un spectacle de démonstration de tatouage et perçage, la refuserait tu?

« C’est sûr!

On raisonne, puis après, on aime une femme!

On raisonne, puis après, on aime la musique, la moto, le tatouage, l’horticulture etc. »

Vraiment vous devriez devenir un pro de la démagogie… Je dois toujours détailler pour éviter que vous ne compreniez en simpliste (même si les autres comprennent). Mon point est que de mélanger émotion et raison finit par corrompre le second. Réagir seulement avec ses émotions sans analyser amène des réactions excessives et souvent agressives (par exemple le lynchage). Ça n’a strictement aucun rapport avec l’amour ou les goûts culturels.

« Vois-tu kevin c’est une affirmation gratuite et sans fondement, comme presque toutes celles que tu fais IGNORANT QUI JE SUIS.

NON TU NE SAIS PAS ce qui est bon pour moi. »

Oh seigneur je ne dois vraiment pas être assez clair. le « E sais ce qui est bon pour vous! » Était pour éclaircir le sens de votre dernier commentaire. J’illustre que votre définition de culture doit s’appliquer à tous. Vous suggérez un fascime de la culture, dont l’état se veut le gardien. Je n’ai aucune idée ce qui est bon pour vous, ça ne m’intéresse pas et surtout ne me concerne pas. Par contre de déclarer que les arts corporels n’intéressent personne et sont une chose décadente ou égocentrique, ça c’est un préjugé assez solide merci. Au fait, si c’est le cas, alors tout aspect esthétique est égocentrique (belle maison, beau terrain, beaux vêtements, bijoux, etc.).

« Si on est toujours à gauche à 40 ans, on a pas de tête” »

C’était juste une petite niaiserie que j’ai déjà entendu, je la trouvais simplement drôle… Les nerf.. vous êtes beaucoup plus méprisant envers moi et M. David ou Martin

« tu te regarderas encore les tatous de façon égocentrique » une chance que c’est moi qui a les préjugés… Le tatouage est d’abord un art d’expression et de symbolique. En passant, 17 ans, j’ai eu 23 avant hier :D.

« Kevin ici sur ce blogue tu fais l’étalage de ton manque d’expérience, de ton manque de culture, de tes préjugés, finalement de ton manque de savoir et ta révolte.
Finalement tu le fais devant des milliers de lecteurs qui ont plus d’expérience, de culture et d’instruction que toi. »

Oh mais bravo, vous voulez que je fasse une compilation des stupidités que vous avez sorti? « Pourquoi les loi sociales seraient-elles plus importantes que les loi économiques » – « rien ne se perd et rien ne se crée » (comme si c’était applicable en économie..)(oui c’est possible de créer de la richesse et ce n’est pas impossible de la gaspiller ou de la détruire).

L’égocentrisme ne veut pas dire vouloir diriger sa vie, prendre ses propres choix, prendre ses responsabilités et donner à ceux qui en ont besoins selon NOS propres priorités. L’égocentrisme c’est considérer sa personne comme le centre de l’univers, que nos choix et nos goûts sont supérieurs et doivent s’appliquer aux autres. C’est refuser de donner quoi que ce soit à qui que ce soit (mais ça c’est plus de l’égoïsme).

Avez vous vraiment quelquechose de sérieux et d’appuyé à dire? (surtout C.Perron qui ne fait que de petit commentaires sans contenu)

Ben pour dire M. Campagna, il y en a pour tous les goûts.

Moi j’aime mieux sentir les émotions et raisonner ou réfléchir après.

Mais, certains sont comme un carillon.

Ils raisonnent pour faire sentir des émotions.

Juste pour vous rappeler que le gouvernement du Canada a déposé un projet de loi (C-10) qui donnerait au ministre du Patrimoine canadien le pouvoir de refuser des crédits d’impôt à une production jugée contraire à l’ordre public. Qui definira l’ordre public? Quand c’est l’état qui finance, il est inévitable que l’état tente d’imposer ses choix culturels. Les créateurs perdent de leur liberté. Lorsque l’état contrôle la culture, les entrepreneurs privés ne peuvent plus compétitionner avec l’état.

Monsieur Fleurent, il y a encore de gens qui fouillent dans les poubelles, certains sont peut-être des artistes. Il y a encore de nos jours des artistes qui crèvent de faim. Les vedettes des années 50, 60 et 70 ne crevaient pas de faim, voyons donc! Si l’état n’était pas là pour les aider, vous croyez que Pierre Lalonde, Tony Roman, René Simard, Michel Pagliaro, Claude Léveillé, Gilles Vigneault, Félix Leclerc, Robert Charlebois seraient morts de faim? Tous ces artistes ont établit leur carrière sans le concours de l’état.

Ce que je trouve de triste dans ce que je lis c’est que plusieurs personnes plus jeune que moi semblent penser qu’avant que l’état n’intervienne dans le financement de la culture, celle-ci n’existait pas. Rien de plus faux. Montréal était une ville de jazz des décennies avant la venue du Festival; Montréal était une ville des grands concerts et d’opéra bien avant que l’on construise la Place des Arts. Les grands noms de la chanson québécoise ont donné des spectacles dans des boîtes à chansons propriétés d’entrepreneurs privés.

Kevin: mon détachement vient du fait que je vis en Ontario. Le sujet ici est large : on parle du financement de la culture par l’état – provincial ou fédéral.

Mais je vais rentrer dans une zone qui ne me regarde pas. Je voyageais jeudi passé sur la 401 direction Montréal quand vers 11 heures, dans les environs de Cornwall, j’entends sur la RC-française ontarienne que Cannon et Flaherty venaient d’annoncer qu’une somme du 6 milliards du fédéral sera versée au gouvernement de l’Ontario dans le cadre d’un programme d’infrastructure. L’annonceur-radio poursuivit en expliquant que cette somme pourrait servir à refaire la route 17, qui relie le nord de l’Ontario à la frontière manitobaine, les réseaux d’eau potable dans la région de London, etc. Une heure plus tard je suis rendue à Montréal et je capte les nouvelles de la RC-française québécoise, en même temps que je passe par l’échangeur Turcot. Que dit l’annonceur-radio ? Que le Québec recevra 4 milliards du programme d’infrastruture qui pourraient aller à une reconstruction du Musée des Beaux-Arts de Montréal, construction d’un centre sportif à l’Université Laval, etc. L’annonceur spécule peut-être. Mais laissez-moi vous dire que si la culture québécoise est forte de par ses propres moyens, les infrastructures routières, l’échangeur Turcot en particulier, font peur.

Par contre, je me suis rendue à Laval en Métro : bravo. Je crois que ce genre de projet contribuera grandement au rayonnement culturel de la métropole québécoise – et pour plusieurs générations.

Ton contenu Kevin c’est des préjugés à la tonne sans intérêts. Du déjà lu, des platitudes de petit droitiste en mal d’être lu. Tu dois être terriblement pédant.

Y ont l’air à te déranger mes petits commentaires Kevin. Tu ne rates jamais une occasion de les dénoncer. Serais-ce parce qu’ils te vont bien?

« Plus important encore, comment la présentation d’un tel spectacle aurait-elle pu s’autofinancer en six représentations à Montréal ? Impossible. J’aimerais que certains de mes lecteurs très versés en idéologie suivent quelques cours de comptabilité. Cela les ramènerait sur le plancher des vaches… » –Pierre Duhamel

Personne n’a encore réfuté cette assertion.

Effectivement M. Camagna ce billet de M. Duhamel est très terre à terre.

Oui il est sur le plancher des vaches, la réalité, dure pour certains, mais bien réelle.

Nommez- moi une entreprise privée qui aurait eu le culot et le fric pour inviter le Sir Paul sur les plaines (de toutes façons il aurait refusé le risque) pour faire un spectacle au coût de 4 millions.

Cette entreprise aurait « clairée » un million cash à seulement 20$ le billet. Imaginez à 500$ à 200$ pour les 5000 qui sont près de la scène, 1,5 million de plus.

Facile à dire après que c’est fait.

Vous avez raison, Monsieur Campagna, on ne peut réfuter qu’un spectacle tel que ce Madama Butterfly de Puccini ne peut plus s’autofinancer en six représentations à Montréal. Mais on ne peut réfuter qu’il était possible de le faire à l’époque de mes parents et grands-parents. L’histoire de Montréal est riche des grands noms de la scène internationale comme Pinza et Rachmaninoff, des grandes troupes comme The Metropolitan Opera (New York) qui se sont produits au Her Majesty’s, et The Opera Guild of Montreal y a monté des opéras pendant trente saisons, jusqu’à l’ouverture de la Place des Arts. Il faut noter que le Her Majesty’s avait de la concurrence à Montréal : le Théâtre St-Denis montait aussi des opéras. Et le Québec de l’époque produisait en grand nombre des chanteurs de réputation mondiale, notamment Léopold Simoneau, natif de St-Flavien, reconnu encore aujourd’hui partout dans le monde comme ayant été le plus grand interprète de Mozart du XXe siècle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Leopold_Simoneau

Raoul Jobin, Richard Verreau, Maureen Forrester, Louis Quilico, Joseph Rouleau, André Trup et on pourrait continuer.

On ne peut réfuter que vous ne pouvez plus faire aujourd’hui ce que vos parents et grands-parents étaient capables de faire.

@ Mme King : Par détachement je voulais dire que vous semblez analyser de façon très posée, par un regard externe et plus rationnel. Vous n’êtes pas guidée par vos émotions sans raison. Pour ce qui est du métro de Laval, c’était nécessaire depuis longtemps mais les coûts ont explosé au point où le projet est devenu ridiculement cher pour les bénéfice que ça rapporte. J’ai aussi entendu que ça augmente la criminalité de Laval mais j’en doute fort.

« Y ont l’air à te déranger mes petits commentaires Kevin. Tu ne rates jamais une occasion de les dénoncer. Serais-ce parce qu’ils te vont bien? » Non c’est parce qu’ils sont pitoyable, vous ne faites que des attaques gratuites sans jamais rien argumenter. Vous semblez être le petit chialeux dans le coin de la soirée qui se permet de critiquer tout sans jamais rien proposer. En passant, je le répète, je ne suis pas de droite : la droite désire l’intervention de l’état dans l’économie, pas moi. De plus, si c’est du déjà lu, tu devrais alors avoir des réponses facile pour me contredire non? Allez exprime ton point de vue et argumente espèce de vieux grincheux.

« “Plus important encore, comment la présentation d’un tel spectacle aurait-elle pu s’autofinancer en six représentations à Montréal ? Impossible. J’aimerais que certains de mes lecteurs très versés en idéologie suivent quelques cours de comptabilité. Cela les ramènerait sur le plancher des vaches…” –Pierre Duhamel

Personne n’a encore réfuté cette assertion. »

Facile…. si un projet n’est pas rentable, pourquoi le faire? Si personne n’est prêt à contribuer pour la production de quelquechose, au nom de quel principe pouvons nous le produire en forçant les gens à payer? Si mes conventions de tatouages ne sont pas rentables, pourquoi devrais-je demander au reste de la population de payer (pourtant elles le sont et n’ont pas besoin de fonds publics)?

Vous osez parler de comptabilité alors que vous déclarez dans le même paragraphe que ce n’est pas rentable (que les amateurs ne sont pas prêt à payer le prix et que le privé ne veut pas investir). Si un organisme privé veut investir et se tromper (produit dérivé des têtes à claques par exemple)(qui a complètement foiré), ça n’implique QUE lui. Il gaspille alors SON argent. Lorsque le gouvernement investi, personne n’a de compte à rendre et on ignore totalement l’intérêt des gens dans le calcul, le seul calcul qui compte est politique : est-ce que les lobby vont me donner des votes?

J’ai hâte de voir des imbécile argumenter pour justifier qu’on finance tous les loisirs de quelques uns.

Peut-on me dire si le Rideau Vert ou Michel Tremblay avaient reçu une subvention pour monter Les Belles Sœurs en 1968 ? Au fait, combien en subvention avait-on donné à Yvette Brind’Amour pour fonder le Théâtre du Rideau Vert ?

Combien Marie-Claire Blais a-t-elle a reçu en subvention pour écrire et publier dans les années ’60 Une Saison dans la vie d’Emmanuelle ?

Combien l’état a-t-il versé à Gratien Gélinas au temps de ses Fridolinons ? Gélinas a-t-il bénéficié de subventions de l’état pour monter Ti-Coq ? Gratien Gélinas n’était pas seulement un grand acteur et un grand auteur/dramaturge, il était un grand entrepreneur !

Tiens c’est amusant, j’ai trouvé quelquechose qui résume très bien mes propos :

« J’en ai assez de l’histoire misérabiliste de porteurs d’eau colonisés que certains n’arrêtent pas de véhiculer. Les Québécois ne sont pas un peuple faible et fragile, menacé d’être converti contre son gré à l’islam ou assimilé à l’anglais en deux générations. Mon Québec n’est pas né avec la Révolution tranquille et il n’a pas besoin de son gros État interventionniste pour s’émanciper. » – Pierre Duhamel, L’Actualité.com, le 26 octobre 2007

Celui là aussi est bien (mais pas daté)
« J’en ai assez du discours des puissants syndicats de la fonction publique, ceux qui aiment se représenter comme les garants du service public et les protecteurs de la population contre le vaste complot des nantis contre le pauvre monde. Leur débrayage quasi automatique à la fin de chaque contrat de travail a miné la confiance du public et a tout fait pour décourager l’achalandage. » -Pierre Duhamel, L’Actualité

Vivre et laisser vivre! Vous aimez les boys? Et bien pas moi. De quel droit venez-vous me voler mon argent pour en produire une suite? Les subventions sont par définition une béquille pour un produit que peu de gens valorisent. L’idée selon laquelle la «culture» serait différente d’un bien de consommation quelconque est un des derniers mythes qui persistent en notre société. Un mythe entretenu par la gauche économiquement illetrée et anti-américaine, et par des démagogues à temps partiel comme Pierre Duhamel, qui doivent se placer au centre à l’occasion pour préserver son lectorat. Les hyperboles et les références au coeur, poumons ou je-ne-sais-quoi de notre société n’ajoutent rien a vos arguments.

« est-ce que les lobby vont me donner des votes? » (kevin)

Le seul lobby qui donne des votes c’est kevin et tous les autres citoyens.

Il y en a pas d’autre.

Tu devrais peut-être t’en tenir aux petits commentaires Kevin. Tes théories, tu est pratiquement le seule à y croire.
C’est vraie que quand ton mentor c’est Gagnon!!!!!!

Je t’ai déjà invité à les soumettre au peuple tes fumantes théories, seule juge de son destin (à moins que tu ne fasse pas confiance au peuple). Tu verrais que le succès de tes thèses s’approcherait du zéro absolue. Tu écris bien, mais ça sonne faux. Ça sonne comme si tu voulait épater ton prof. ou la petite étudiante d’à coté.

Pourquoi il n’y a pas d’homme politique avec un peu de jugeotte QUI adhère à tes belles thèses?. À cette question, Dieu que j’aimerais entendre tes explications. Parce que c’est de l’UTOPIE.

En passant as-tu fais la démonstration que la loi 101 est une loi fasciste. Bien beau de dire que tout ce que tu écris est argumenté. Celle-là tu l’a « moppé ».

À ton propos que je suis un vieux grincheux, je te réponds que tu est un jeune blanc bec au nombril vert.

« Le seul lobby qui donne des votes c’est kevin et tous les autres citoyens. »

Donc les lobby n’existent pas. Les syndicats, les groupes de femmes, les associations d’assisté sociaux, les regroupement de compagnies, les écologistes et les investisseurs parasites n’existent pas. Le gouvernement est élu par le peuple et n’écoute absolument pas les gérémiades de groupes organisés qui font des manifestations ou bloquent des rues, menacent de s’établir ailleur ou de crier à tout le monde qu’ils sont inactifs et irresponsables. Le gouvernement travaille POUR LE PEUPLE et fait tout ce qu’il peut pour la majorité et défendre la veuve et l’orphelin le tout par un altruisme désintéressé. Il est efficace et gère très bien ses ressources, ne fait face à aucun déficit et aucune corruption. Nous pouvons lui faire confiance pour nous représenter, il n’a jamais opprimé les gay (par des loi contre la sodomie ou les relations homosexuelles), les noir (par les lois ségrégationistes qui interdisaient les noir à l’avant des autobus)(oui c’était des loi d’état américains) ou alors refusé le droit de vote aux femmes. Une chance que c’est moi qui vie dans une utopie.

« Je t’ai déjà invité à les soumettre au peuple tes fumantes théories, seule juge de son destin (à moins que tu ne fasse pas confiance au peuple) » À ce que je sache vous êtes du peuple? Je ne vais pas en politique parce que ça demande du « politicaly correct » et du tétage de ministre. On doit suivre la ligne du parti et toute la bullshit du genre. J’aime beaucoup mieux avoir les idées claires et les partager. En passant, des tonnes de gens partagent mon point de vue, de différentes manières.

@C. Perron : Tu ne dis rien encore, tu ne fais que cracher.

Si on avait une loi qui interdit toute personne d’envoyer son enfant dans une école qui ne serait pas catholique, est-ce que ça serait fasciste? Si on rendait illégal un certain style de musique ou de livres? Mon point est que le français n’est pas en danger tant que ceux qui le parlent veulent le garder. Mon point est que nous n’avons pas le droit d’exiger aux autres de parler notre langue, tout comme ils n’ont pas le droit d’exiger que nous parlions la leur. Il est utile de parler anglais puisque c’est un moyen de communication avec le reste du continent… mais c’est tout et ça ne menace pas le français.

Maintenant explique moi comment l’anglais te menace.

Maintenant que j’y pense, vous me dites que je répète ce que vous avez entendu des milliers de fois…. mais aussi que je suis le seul à y croire..

C’est pas un peu incohérent de dire que tout le monde dit ce que je dis mais que personne n’y croit?

« Tu ne fais que cracher » écrit Kevin, faire un commentaire sur un sujet donné n’est pas cracher. Comment tes parents t’on éduqué pour être si impoli? En tout cas, l’instruction dans ton cas te ne donne pas l’éducation. Enfin, passons!

L’Anglais ne me menace pas personnellement.

Une société d’acceuil A parfaitement le droit d’exiger de ceux que nous acceuillons le devoir de parler notre langue.
Autant que la société d’acceuil n’a pas le devoir de parler la langue de ceux que nous acceuillons (sinon que par courtoisie).

Quant à parler ou non l’anglais. Y-a-t-il un gouvernement provincial qui l’ait jamais interdit?

La défense de notre langue est un devoir pour moi, toi, le Grec en Grèce, l’Allemand en Allemagne, l’Italien… et le Québécois au Québec. Il y a beaucoup de pays qui adoptent des lois pour protéger leur culture et leur langue et ils ne sont pas fascistes pour ça.

Tu as écrit que la loi 101 était une loi fasciste et ça, je ne le prends pas.

Si tu ne comprends pas ça, je n’y puis rien. Passe ton chemin.

Perron, tu ne fais pas de commentaires sur un sujet en général! C’est ton premier commentaire moindrement structuré.

« Une société d’acceuil A parfaitement le droit d’exiger de ceux que nous acceuillons le devoir de parler notre langue. » (accueil en passant)

Non, même pas! Une société n’accueille pas d’immigrants, seul les gens accueillent. Si mon voisin achète son terrain, sa maison, ça lui appartient et je n’ai pas à exiger qu’il parle ma langue. Qu’on se comprenne : c’est certain qu’un immigrant a intérêt à apprendre la langue locale, ne serais-ce que pour jaser avec son voisin. Par contre, de mettre des loi qui interdisent les citoyens d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise, c’est FASCISTE. D’obliger les résident d’une ville majoritairement anglophone mais sur le territoire québécois à afficher 2/3 en français, c’est FASCISTE. Si un commerçant veut afficher en grec, c’est bien ses affaires, il ne doit rien à personne puisque c’est SON COMMERCE et il vit avec les conséquences de SES ACTES.

« Comment tes parents t’on éduqué pour être si impoli? En tout cas, l’instruction dans ton cas te ne donne pas l’éducation. Enfin, passons! » Mes parents m’ont appris à respecter les choix des autres et de ne pas imposer mes décisions à ceux ci. Interdire un comportement qui ne nuit à personne, au nom d’une vision puritaine de la société et terriblement ségrégationiste (les Italiens chez eux, les français chez eux, les anglais chez eux).

Au fait, une société n’a pas de droits, seul les gens qui la composent ont des droits. Ce n’est pas parce qu’un groupe est majoritaire dans une région qu’il a le droit d’imposer sa langue, sa culture ou sa religion aux autres de la même région (anyway c’est tellement subjectif : Québec=français majoritaire – Canada=français minoritaire….). Je ne l’ai pas dit assez de fois : la culture appartient aux individus, pas aux « société ». Vous pouvez vous regrouper avec ceux qui partagent vos intérêts, votre langue, votre culture, votre nationalité, mais faites le de vous même.

Et oui vous ne faites que cracher, vos commentaires sont seulement des attaques personnelles.

Kevin a écrit : « si un projet n’est pas rentable, pourquoi le faire? »

Mais parce qu’on y croit ! Quand Yvette Brind’Amour monte Les Belles-Sœurs de Tremblay en 1968 au Rideau-Vert, elle ne peut savoir d’avance si le projet sera rentable ou non. Mais elle croit au produit – elle prend un RISQUE. Les créateurs de produits, artistiques ou autres, sont des gens qui aiment et comprennent le risque. Risquer c’est ôser – et pour créer il faut ôser. C’est pour cela que l’on retrouve souvent d’excellents promoteurs chez les artistes, comme Yvette Brind’Amour et Gratien Gélinas : les gens de la génération de mes parents se bousculaient pour voir Fridolin au Monument National.

La question que l’on devrait se poser au sujet du financement de la culture par l’état c’est celle de Sheila Frazer : en a-t-on pour notre argent ? L’augmentation du financement public de la culture conduit-il vers une amélioration de la qualité du produit culturel ? Selon moi, non ; et si l’on dépasse un certain point, on décourage la création en décourageant la concurrence. Est-ce que le financement public aide à faire connaître les arts et les artistes dans les régions éloignées, chez les plus pauvres ? Définitivement ; jamais les Inuit de l’Arctique n’auraient pu se payer la visite de l’Orchestre symphonique de Toronto sans l’apport du gouvernement.

« Maintenant explique moi comment l’anglais te menace. » -Kevin

Gros trou dans sa connaissance de l’Histoire du Québec jusqu’à l’adoption de la loi 101.

Du vent et de la bravade qui trahit l’ignorance.

Une société n’acceuille pas les immigrants seul les,,,
Une société n’a pas de droit seul…

La société d’acceuil (la société québécoise) n’acceuills pas les imigrants seul…, elle n’a pas de droit la société québécoise seul….

OK mon Kevin reste dans ton verbiage. Tu t’y sens bien, je n’ai pas de problême avec ça.

« Mes parents m’on appris à respecter le choix des autres. » Permet moi d’en rire. Tu n’arrêtes de de vilipender ceux qui ne penses comme toi. Impécile, idiots et j’en passe. Tu est mal élevé. À ta place je prendrais une action contre tes parents qui t’ont mal élevé.

Je termine en disant que si tu trouve nos lois trop fascistes, libre à toi de les changer, et tu sais comment.

Moi j’accepte ces lois. Si un jour je n’aimes plus ces lois, j’espères, même à mon âge que j’aurai le courage de les combattres, pas juste ergoter sur elles comme tu le fait si bien.

@Mme King :

Je crois que jvous avez mal interprété. Je suis totalement pour l’initiative privée (ou personnelle pour les puristes qui détestent le mot). J’applaudit les initiatives et je m’émerveille de voir la volonté et la détermination d’un entrepreneur qui prend des risques, les assumes, en vis les conséquence et qui est autonome. Ce que je me demande, c’est lorsque nous savons qu’un projet n’intéresse pas suffisamment de monde pour que les amateurs assument le prix de leurs sorties, pourquoi le faire payer aux autres? Votre deuxième paragraphe l’exprime très bien.

J’ai l’impression que tout ce qui peut être subventionné est rendu envahi de parasites et de victimes qui ont besoin qu’on les finance. Pour un artiste, au lieu de rechercher la reconnaissance par des amateurs d’art et donc se financer avec ceux qui apprécient leur travail, ils deviennent des quêteux de subventions, créent un cercle fermé et hermétique qui tue l’innovation et la différence (et pourtant la différence c’est ÇA la culture). Même chose pour les organisme communautaire ou les entreprises (Bombardier, Alcan).

J’en profite pour souligner votre façon de discuter Mme King. Vous reprenez un commentaire pour y ajouter quelquechose ou le préciser. Au lieu de cracher et d’attaquer personnellement, au lieu de juger les propos selon l’auteur, vous ajoutez. Personnellement, en tant que petit jeune, je suis assez facile à piquer lorsqu’on argumente avec des sophisme, qu’on utilise des attaques personnelles ou des faux jugements. Pour ceux qui savent communiquer et exprimer leur opinion, j’ai beaucoup de respect, surtout quand cette personne est très ouverte.

Pour ce qui est du financement public pour les régions éloignées, ce n’est pas grand chose et je ne m’y opposerais pas vraiment, par contre je crois que des organismes pourraient très bien faire une levée de fond pour le financer, de manière autonome, responsable et véritablement communautaire.

« Gros trou dans sa connaissance de l’Histoire du Québec jusqu’à l’adoption de la loi 101. »

.. J’ai fait un cour « histoire nationale du Québec » au cegep, merci…. Les canadiens-français on été opprimé par l’état, beaucoup plus que par les citoyens. Je me répète : la discrimination, le racisme ou juger selon une personne selon une langue sont des problèmes individuels, qui peuvent provenir d’une ignorance ou de préjugés ridicules. Peu importe puisqu’ils ne sont pas une menace pour ceux qui en sont les victimes parce que celui qui discrimine est impuissant à refiler le coût de sa ségrégation à ses victimes. Par contre, lorsque « au nom de la majorité » l’état utilise la force politique pour opprimer les citoyens non pas en fonction d’un crime mais simplement d’une couleur de peau, une langue, une culture ou une religion, alors là c’est grave.

Tous sont égaux devant la loi, tous ont le droit d’utiliser leur langue, comme ils veulent et où ils le veulent. Two wrong don’t make a right et la loi 101 est plus une vengeance que d’autre chose.

La loi 101 est plus une vengeance que d’autre chose.

C’est ta vision, pas la mienne.

Pour le financement populaire comment pourrais-tu t’y opposer, à part d’ergoter sur tout et sur rien, tu n’as aucun pouvoir seul dans ta tour d’ivoire.

« Je ne m’y opposerais pas » Non mais quelle farce. Tu fais
du prosélytisme seul dans un désert.

« J’ai fait un cour “histoire nationale du Québec” au cegep, merci »–Kevin

» la loi 101 est plus une vengeance que d’autre chose. » –Kevin

Un gros cours de cegep fort à la brasserie!

Avez vous un problème à discuter ou devez vous toujours cracher sur les gens sans même argumenter? Il n’y a rien de solide.

” la loi 101 est plus une vengeance que d’autre chose.” –Kevin

« Un gros cours de cegep fort à la brasserie! » (Raymond Campagna)

Ça ce n’est pas cracher, sa veut simplement dire que le cour d’histoire à été « mopé » parce que M. kevin ne passe pas le test ici.

Il y a ici des lecteurs qui ont un Bach ou une maîtrise en histoire.

Je viens de lire un texte, je vous soumet 3 citations :

« Tenir à ce que les immigrants adoptent le français ou en faire la promotion auprès de ses locuteurs naturels n’a rien de répréhensible. Afficher sa fierté est légitime. Se servir du pouvoir de l’État pour imposer sa hiérarchie de valeurs à tous, voilà qui est différent. »

« Même que l’amalgame entre l’État et la langue qu’il prétend défendre nuit sans doute à l’avenir du français. La vitalité et l’attrait d’une langue dépendent d’abord de ceux qui la parlent. Un État interventionniste tue l’environnement dans lequel entrepreneurship et créativité s’épanouissent. Il condamne une société à la médiocrité. Les immigrants souhaiteront participer pleinement à un milieu de vie stimulant et prospère, quelle que soit la langue qu’on y parle. L’existence d’un État boulimique ne saurait garantir la survie d’une langue; c’est plutôt en prenant le risque de la liberté que l’on servira le mieux le français que l’on prétend aimer. »

« Les politiciens (incluant le Parti pseudo-libéral) se sont arrogés le droit de parler au nom de tous les habitants de la province sous prétexte qu’ils partagent une langue et qu’ils habitent un territoire déterminé. La sauvegarde du français est constamment invoquée pour justifier un État envahissant et centralisateur. Dans les discours des politiciens et d’autres indigènes, cette entité, le grand « Nous », est affublé d’une mémoire, d’une voix, d’un portefeuille collectif. Elle a même des aspirations. On tombe en plein animisme. »

« Se servir du pouvoir de l’Etat pour imposer sa hiérarchie de valeurs à tous, voilà qui est différent. » C’est ça la démocratie bonhomme.

« C’est plutôt en prenant la risque de la liberté que l’on servira le mieux le français que l’on prétend aimer » À une certaine époque, que manifestement tu ne connais pas, la majorité des immigrants envoyaient leurs enfants à l’école anglaise instruit en anglais avec les taxes d’une majorité de francophones. Tu veux revenir à cette époque Kevin? Pas moi.

« Les politiciens se sont arrogés le droit de parler au nom de tous les habitants » C’est encore la démocratie. Au bout de quatrea ans. on peut les changer.

Franchement, c’est pas fort ton affaire.

Les citations de Kevin sont une opinion émises par la prosélyte libertarienne Claire Joly en 2001.

Elle a droit à ses opinions.

D’autres ont des opinions contraires.

« Il y a ici des lecteurs qui ont un Bach ou une maîtrise en histoire. » Et toi c’est ton cour de français que tu a moppé? On dit un Bac pour baccalauréat… Bach c’est un compositeur.

Pour ce qui est de l’histoire, vous ne prouvez toujours rien. En quoi l’existence des autres anglophones sont une menace au français (puisqu’un pourcentage n’est qu’une comparaison). De plus, si nous somme minoritaire sur le continent, nous le sommes moins dans le pays et nous sommes majoritaire au Québec. Pour ce qui est des anglophones, ils sont une minorité sur la planète (tout comme la plupart des langues quand on y pense…). D’essayer de faire une proportion avec les autres langues n’a rien de constructif. Les langues ne s’opposent pas les une aux autres. Pourquoi l’anglais est la langue dominante dans le commerce? Parce que les sociétés les plus prospères et les plus productives sont majoritairement anglophone, que l’anglais est une langue très facile à apprendre pour communiquer dans le commerce, tout simplement. Pas parce que les États-Unis ou whoever else l’a décidé.

Interdire à un francophone d’envoyer son enfant à l’école anglaise sous prétexte que ça assimilera son enfant est ridicule et xénophobe. Les gens aiment leur langue et veulent la conserver, je pense aller m’établir ailleur (probablement dans une région anglophone) mais ça ne m’empêchera pas de continuer à parler français avec qui je peux (et les anglophones qui le maîtrisent adorent parler français et adorent la langue)(surtout les femmes qui trouvent ça très romantique ;)). La loi ne protège strictement rien.

À vous de me prouver ce qu’elle protège et comment. Ah et par pitié, épargnez moi le pourcentage de francophones et l’affichage en anglais il y a une trentaine d’année. Ce n’était pas un complot fait par le gouvernement canadien (ou américain?) pour assimiler les francophones, c’était la décision des propriétaires de commerce qui étaient majoritairement anglophone.

Le « combat de la langue » se fait individuellement, en refusant d’encourager une entreprise qui néglige d’être bilingue pour satisfaire sa clientèle. Ce n’est pas par la coercition et par des loi qu’on forcera le bon service. Le « combat de la langue » va trop loin lorsqu’il est rendu dans l’étiquetage des produits qui doivent être en français. Ça implique que les produits importés d’Italie ou de Pologne sont non-conforme aux réglementations puisque souvent écrit en italien ou en polonais (boucherie polonaise que je connais et une épicerie d’italiens). La langue n’est pas une affaire d’état, elle est une affaire de société, donc d’individu. Les canadiens n’ont pas le droit de nous imposer l’anglais par des loi, pas plus que l’inverse.

Intéressantes citations, Kevin, mais peut-on savoir qui est l’auteur?

A lire les blogues du Québec, il y a pleins de gens et de groupes qui prétendent parler au nom de tous les Québécois : le gouvernement et les nationalistes en sont deux. A ma connaissance, il n’y a qu’une personne au Québec qui peut légitimement dire parler au nom de tous les Québécois : le Lieutenant-gouverneur. Le premier ministre dans un système parlementaire parle toujours et seulement au nom de son gouvernement.

http://www.quebecoislibre.org/010331-13.htm
http://www.quebecoislibre.org/980606-7.htm

L’auteure est Claire Joly, ça n’avait aucune importance, les phrase que j’ai pris était simplement très claires et simples. Ce n’est pas une étude spécialisée et tout. Comme le dit le site « Claire Joly est diplômée en anthropologie de l’Université de Montréal. ».

« “Se servir du pouvoir de l’Etat pour imposer sa hiérarchie de valeurs à tous, voilà qui est différent.” C’est ça la démocratie bonhomme. » !!!!!!!! Donc le gouvernement canadien serait dans son « droit démocratique » de déclarer que la majorité du Canada est anglophone et donc de créer une loi 101 anglaise?!?!?!?!? Le pourquoi n’a pas d’importance, en autant que la majorité soit d’accord.

« Imaginez un gouvernement mondial, démocratiquement élu à l’échelle mondiale en suivant le principe un homme-une-voix. Que serait le résultat probable d’une telle élection? Le plus vraisemblable est que nous aurions un gouvernement de coalition sino-indien. Et qu’est-ce que ce gouvernement serait le plus enclin à faire pour complaire à ses électeurs et se faire réélire? Il découvrirait probablement que l’Occident a beaucoup trop de richesses et que le reste du monde, particulièrement l’Inde et la Chine, bien trop peu, et par conséquent mettrait en oeuvre une redistribution systématique du revenu du riche Occident vers le pauvre Orient. Ou alors, imaginez qu’aux États-Unis on étende le droit de vote aux enfants de sept ans. Le gouvernement ne serait peut-être pas composé d’enfants, mais ses politiques, selon toute probabilité, refléteraient le «souci légitime» des enfants de disposer d’un accès «suffisant» voire «égal» à des hamburgers, des limonades et des vidéocassettes «gratuits» »
– Hans-Hermann Hoppe, «À bas la démocratie», 17 novembre 2000 (traduction de «Down With Democracy» de François Guillaumat)

La « démocratie » n’excuse pas les massacres et ne peuvent annuler le droit égal à tous et chacun (ne pas privilégier les uns au détriment des autres par des subventions ou des privilèges étatiques. Si c’est votre définition des rapports sociaux, si pour vous l’humanité n’est que le combat de tous contre tous, où on doit s’organiser en groupe pour obtenir ce que les autres n’ont pas (ou le leur prendre), que la notion de majorité excuse la destruction des libertés individuelles… vous êtes bien triste.

« À une certaine époque, que manifestement tu ne connais pas, la majorité des immigrants envoyaient leurs enfants à l’école anglaise instruit en anglais avec les taxes d’une majorité de francophones. Tu veux revenir à cette époque Kevin? Pas moi. » Ouais la raison était surtout que les immigrants non-catholiques ne pouvaient envoyer leurs enfants dans les écoles catholiques francophones… alors que les protestantes les acceptaient… De toute manière je n’ai strictement rien à dire sur un parent qui veut envoyer son enfant dans une école anglaise/italienne/juive tout simplement parce que c’est son choix. Pour ce qui est du financement public de l’éducation, il n’est pas nécessaire puisque l’éducation est un service comme les autre (comme la distribution de l’alimentation, pourtant on a pas nationalisé les épiceries) donc le fait que des francophones paient pour des institutions anglaise n’existerait pas dans une société libre. Les gens choisieraient l’école de leur enfants en fonction de leurs intérêts, de leur culture ou de leur langue, tout en assumant eux même le coût de l’éducation ou alors par des organisations caritatives privées (comme les juifs ont développé beaucoup de structures d’entraide du genre).

Cessez de prendre vos airs de vierge offensée et de vous habiller d’une toge de belles intentions altruistes. Votre définition de la démocratie est totalitaire (majorité a le pouvoir sur la minorité) et vos commentaires ne sont que des attaques. Grandissez un peu.

En veux tu des citations en vla :

» Des initiatives gouvernementales de cet acabit ne parviendront pas à promouvoir une langue auprès de qui que ce soit. Tout au plus, elles réussissent à braquer les anglophones et les allophones contre un gouvernement qui les considère dans les faits comme des étrangers, contrairement à ce qu’il prétend. Chaque langue vit à travers les gens qui l’emploient: elle évolue, se réinvente, s’enrichit d’emprunts, en influence d’autres à son tour. En fin de compte, l’état du français au Québec dépend d’abord de la vitalité de la société qui l’utilise, cette langue. Une société véritablement dynamique n’est cependant possible que si ses citoyens se rallient, non pas à un État envahissant et paternaliste, mais plutôt à cette valeur fondamentale qu’est la liberté. Entraver l’expression des libertés individuelles, c’est empêcher l’entrepreneurship, la créativité ou la solidarité réelle de se développer pleinement. » – Claire Joly, 21 mars 1998

Dieu que tu en as du temps dans ta besace pour nous entretenir de la sorte mon Kevin. J’en suis heureux pour toi. J’espère jste que toute ces citations t’apporte à manger.

« Dieu que tu en as du temps dans ta besace pour nous entretenir de la sorte mon Kevin. J’en suis heureux pour toi. J’espère jste que toute ces citations t’apporte à manger. »

Ferme ta gueule au lieu de dire absolument rien. Si vous voulez discuter et échanger des opinions, faites le comme Mme King ou Etienne.

Si j’écris beaucoup c’est parce que je tape vite (60 mots minute), que des explications courtes ne suffisent pas à vous expliquer et que vous intervenez simplement pour compliquer le débat.

« Ferme ta gueule », une autre impolitesse à ajouter à ta longue liste d’arguments solides Kevin.

60 mots minutes, tu travaille comme secrétaire dit donc. En espérant que ton patron de t’attrape pas.

C’est pas un débat que tu nous offres, c’est un cour magistral que tu nous donnes sur le libertaire.

Libertaire synonime de anarchiste.

Je ne suis pas intéressé par ton dogme Kevin. Retourne sur ton blogue QL rejoindre tes semblables. Je te parie que tu n’auras pas beaucoup de succès sur ce blogue-ci. Tourlou

« Ferme ta gueule au lieu de dire absolument rien. »- Kevin

Ça, monsieur Kevin, c’est du fascisme!

« Libertaire synonime de anarchiste. » Libertarien synonyme de liberté et donc de responsablitié indiviuelle.

Le ferme ta gueule était fondé parce que vous ne faites rien. Prend donc la partie constructive de mon commentaire, pauvre démagogue.

Oui 60 mots minutes, je suis technicien de préimpressionet infographe. Votre commentaire sur « ne suis pas intéressé par ton dogme Kevin. Retourne sur ton blogue QL rejoindre tes semblables. Je te parie que tu n’auras pas beaucoup de succès sur ce blogue-ci. » Ne prouve pas la validié de vos interventions, il ne fait qu’attaquer mes propos. Ce qui est vrai sur le QL est aussi vrai ici. Tentez de contredire les libertariens sur le QL si vous êtes si brillant et omniscient.

« “Ferme ta gueule au lieu de dire absolument rien.”- Kevin

Ça, monsieur Kevin, c’est du fascisme! »

Aucun rapport, le fascime, c’est imposer une mentalité à un groupe de citoyens, par la force de l’état : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme De remettre à sa place un imbécile comme M. Perron qui se contente de cracher sur les gens sans jamais poser de commentaire constructif ce n’est pas du fascime, c’est juste méchant hahaha et je l’assume pour des crétins dans son genre.

« Je ne suis pas intéressé par ton dogme Kevin. Retourne sur ton blogue QL rejoindre tes semblables. » Je ne veux pas « rejoindre mes semblables », je veux partager ma vision des choses et la confronter pour raffermir mes positions et mon argumentation.

Expliquez-moi vos positions et exprimez votre intelligence supérieure.

Tu disais dans un autre billet que si tu étais impoli c’était que tu étais jeune. La jeunesse n’explique pas l’impolitesse. J’ai deux gars et je les ai éduqués dans la politesse.

Je remarque que mes interventions te font de la peine. Tu devras t’y habituer car je ne peux lire les élucubrations d’un dogmatique sans que ça me donne des boutons.

Contrairement à toi, je n’essaye de convaincre personne et surtout pas un libert à rien. Peine perdue.

« imbécile comme Perron »
« crétin dans son genre »

J’additionne tes arguments mon Kevin.

Je n’ai pas l’intelligence supérieure, je suis un citoyen, payeur de taxes et impôts, qui vote aux élections provinciale et fédérale et qui pense avoir le droit de s’exprimer sur le blogue de M. Duhamel sans donner des cours magistraux sur l’anarchie et les libertaires. Je pense avoir une petite idée sur le genre de société que je désire et ce n’est pas l’anarchie.

Bonne journée Kevin et tente donc de réprimer ta colère bien juvénile, sinon je te prédis des ulcères avant la trentaine.

Dans les commentaires sur le site du QL, Kevin a écrit ceci:

«PEUT ÊTRE PARCE QUE LES LOI ÉCONOMIQUE SONT COMME LES LOI DE LA PHYSIQUE, PERSONNE NE LES A ÉCRIT.»

Et j’ai proposé ceci:

«Aucun des grands économistes n’a prétendu cela. Et pour cause. Qu’est-ce qui décide en dernier ressort de la valeur d’une entreprise ? Sa valeur boursière. Que voit-on à la bourse ? Des entreprises surévaluées, et d’autres sous-évalués. D’autant plus que l’on doit considérer le comportement irrationnel des investisseurs. Donc l’économie avec ses principes comme étant aussi fiable que des lois de la physique, c’est un dogme et non une certitude. »

Les libertariens prétendent toujours que l’intervention de l’État serait motivée par des conceptions erronées qui puisent au marxisme, et que ce sont des renaissances de la triste expérience soviétique léniniste.

Pour eux, le socialisme est basé sur des dogmes, alors que leur vision de la science économique est la seule qui soit juste. Ils ne voient pas que leur conception de la société est, elle aussi, construite à partir de dogmes.

« PEUT ÊTRE PARCE QUE LES LOI ÉCONOMIQUE SONT COMME… » (kevin)

Oui, M. Carl des peut être, des si, des hypothèses, des principes, des conceptions et des affirmations qui n’ont jamais existé ou qui n’ont jamais fait leurs preuves.

Par contre le socialisme lui, qui n’a RIEN à voir avec le marxisme et dans lequel est inclus le capitalisme, à fait ses preuves en Amérique en Europe et émerge en Chine, en Russie et en Inde, en fait partout.

Enfin pour ceux qui peuvent comprendre, les libertariens c’est exactement comme le maxiste et les raéliens; Raël fait de l’argent mais pas les raéliens.

LE SOCIALISME N’A PAS ÉTÉ ÉCRIT. Il est inné chez l’être humain, comme chez les chiens et les éléphants qui sont de bons compagnons pour l’humain.

Mais ils ont de beaux rêves dont la propagande profite à plusieurs fortunés en capital.

C. Perron

Libertaire, Libertarien et Libertin sont trois termes completement différent. Libertaire est un archaniste de Gauche. Comme vous vous êtes un socialisme et on s’amuse à dire que vous êtes un communiste. Faut faire les différences.

J’ai lu avec un certain plaisir les interventions très habiles de Kevin. Je trouve qu’il défend bien son point de vu. Mais il me semble entendre Martin masse, du Québecois libre, lorsqu’il pose sa rhétorique. Même si je ne partage aucune des conceptions des libertariens, de Hayek ou de Von Mises, je me fais un devoir de les lire et de tenter de comprendre leurs points de vu. Je respecte particulièrement leur cohérence et l’ardeur qu’ils mettent à tenter de convaincre et de démontrer leur doctrine. Parce que c’est effectivement une doctrine et des dogmes qui caractérisent l’ensemble de leurs conceptions de la société utopique libertarienne. Si la société fonctionnait comme il pense qu’elle devrait fonctionner ça ferait longtemps que nous l’aurions établi, car leurs propositions sont tellement simplistes et simplificatrices. Mais la société dans laquelle nous vivons est beaucoup plus complexe qu’ils ne le croient. Puisque l’on parle de la culture et de la création artistique ou de la pensée, il faut bien s’avouer que pour pouvoir créer il faut avoir beaucoup de temps pour l’exercice, la pratique, l’exécution et la production. En ce sens, beaucoup de créateurs pourraient fournir un meilleur travail de création s’il n’avait pas à se soucier constamment de subvenir à leur besoin au début de leur période de gestation. Il faut avoir une certaine tranquillité d’esprit et ne pas être pris par les tracas quotidiens pour pouvoir créer (être originale). Par la suite lorsqu’ils offrent le fruit de leur travail et qu’ils deviennent connus, qu’ils sortent de l’ombre, alors là ils peuvent trouver des lecteurs, des auditeurs et des spectateurs pour pouvoir enfin vivre de leur labeur et devenir autonome et surtout rentable. Les bourses et les subventions sont distribuées pour faciliter la période de décollage. Par la suite le marché entérinera le talent de l’artiste, évidemment s’il y a talent. Le plus bel exemple de ce que j’avance est Jean Zin. Un Français. Il vit de l’aide sociale. Mais son travail est absolument phénoménal. Je crois que s’il pouvait bénéficier d’une bourse d’environ 20 000 euros, il pourrait produire davantage, bien se positionner, et enfin vendre ses nombreux ouvrages à venir. Voici l’adresse de son blogue : http://jeanzin.fr/

Pour continuer mon intervention – je m’excuse de ne pas être bref-, je dois revenir aux grands principes des libertariens. La doctrine qu’ils promeuvent est la résultante d’un choix qu’ils ont le droit de faire. C’est-à-dire que pour simplifier, on peut dire qu’en Occident, dans nos sociétés assez opulentes, il y a deux types d’individus : ceux qui acceptent de payer des impôts et ceux qui refusent catégoriquement. Les premiers ont compris que si tout va bien en ce moment, la santé, le travaille, la famille, la consommation pour vivre relativement heureux, il se peut que demain ou dans quelques années la vie deviennent plus durs. Que la situation se retourne. Que l’on perde son emploi, que l’on tombe malade, etc. Une des plus grandes réalisations dans l’histoire de l’humanité est la découverte du calcul qui permet l’épargne capitalisée. C’est sous le régime prussien de Bismarck. Il instaura le premier régime de pension et la première assurance-chômage. Évidemment, c’était l’épargne des travailleurs qui permettait de leur offrir une retraite décente.

Et maintenant il y a les autres, ceux qui élaborent une théorie du fonctionnement de la société et de la psychologie humaine qui tend à préconiser les libertés individuelles sacrées au détriment de l’intervention étatique. Pour eux il n’y a que l’individu qui compte. Ce qui va arbitrer tout ce fouillis anarchique du chacun-pour-soi, c’est évidemment le marché. L’économie de marché et le libéralisme va donc permettre que chacun échange selon le produit de leur labeur et de leur compétence, et ainsi la richesse va se créer, etc. Il leur manque quelques données. Mais bon ce sera pour une autre fois.

M. Carl, votre #75 est un excellent résumé des libertariens et même du libéralisme qui finissent tous par se ressembler.

Très intelligent ce kevin oui, mais il y a dans ses propos et ceux des autres beaucoup de naïveté. Or j’ai appris à l’université ces dernières années que la naïveté, la perspicacité et la culture font partie de l’évaluation du QI.

Pour les artistes, je crois que vous avez parfaitement raison. Si ma mémoire est bonne, Mozart a pu produire à profusion parce qu’il a eu l’appui financier.

Dans la même voie, selon ce que j’ai lu, c’est exactement ce que HP, le géant de l’informatique, fait avec les jeunes génies qu’il déniche. On lui demande la liste de ce qu’il a besoin et on le lâche « loose ».

Parlant du blogue Q libre je suis aller voir ce matin pour la première fois. Je ne savais pas que j’étais populaire là.

Que de baux compliments, ils me font.

Jean-François Revel au sujet de l’état et de la culture:

En pratique, exception ou diversité culturelles sont en Europe et surtout en France des noms de code désignant les aides et les quotas. Sériner que « les biens culturels ne sont pas de simples marchandises », c’est se vautrer dans la platitude. Qui a jamais prétendu qu’ils le fussent ? Mais ils ne sont pas non plus de simples produits du financement de l’Etat ou alors la peinture soviétique aurait été la plus belle du monde. Les avocats du protectionnisme et du subventionnisme se contredisent. Ils font tout ce tintamarre, disent-ils, contre l’argent. Et, en même temps, ils plaident que la création est conditionnée par l’argent à condition qu’il s’agisse d’argent public. Or, si le talent a parfois besoin d’aide, l’aide ne fait pas le talent. « Regardez le cinéma italien, nous explique-t-on. Faute d’aides, il a quasiment disparu. Mais dans les années d’après-guerre, la cause de son éclat ne s’appelait pas subvention : elle s’appelait Rossellini et De Sica, Blasetti et Castellani, Visconti et Fellini ». C’est également à l’imagination des créateurs et non aux chèques des ministres que le cinéma espagnol doit son essor des années 1980. Et si le cinéma français a reconquis en 2001 la première part du marché dans ses frontières et des succès au dehors, ce n’est pas pour avoir été plus subventionné que naguère, c’est pour avoir produit une poignée de films dont la qualité est perceptible par le public, et pas seulement par les auteurs.

P.S.: à Calgary, la culture ne passe pas par les subventions de l’état mais par le mécénat.

Said Arrata, businessman albertain: un don de plusieurs millions de dollars à l’Opéra de Calgary. La survie de l’institution est garantie pour au moins une décennie.

Jill Rawlinson, businessman albertain: un don d’un millions de dollars au Alberta College of Art and Design.

James Kinnear, businessman albertain: Un don de 10 millions de dollars au centre culturel de Banff.

La richesse à Calgary est-elle que certains prédisent déjà que cette ville pourrait se transformer en « Florence du 21e siècle ». Lors de la Renaissance italienne, la ville de Florence s’était démarquée grâce aux dons de la riche famille Medici.

Voilà un des usages de la croissance économique. Au Québec, quand les musiciens ont besoins d’une salle de concert, ils harcellent le gouvernement pendant 20 ans. À Calgary, quand les musiciens ont besoins d’une salle de concert, ils n’ont pas besoins d’achaler le gouvernement, ils vont voir les businessmen.

http://www.macleans.ca/canada/national/article.jsp?content=20080109_99166_99166

J’ai lu Revel. Il est impayable pour son anticommunisme et son antiétatiste, bref c’est un homme de droite qui a vanté les succès du Chili, sous Pinochet. Mais ce supposé succès économique, ce modèle de libéralisme est remis en question. Les années Pinochet ont été un succès par des manipulations de taux d’intérêt et d’argent qui sont venu de la finance internationale. Pour ce qui en ait des PME, des petites entreprises, sous ce régime cela n’a pas été un très grand succès. Et les pauvres sont restés pauvres. Bref, les riches ont fusionné leurs entreprises, ont grossis leurs revenus, mais n’ont pas fait évoluer la question des travailleurs ou de la classe moyenne.

«Or, si le talent a parfois besoin d’aide, l’aide ne fait pas le talent.» Tout le monde le sait. Disons que l’on donne de l’aide à dix nouveaux créateurs. Mais que seulement un seul devient vendable. Je m’excuse d’employer ce terme que j’abhorre. Qu’un seul sorte de l’anonymat et devient connu, ou encore, se fait connaître internationalement. Qu’il fasse en sorte que son pays d’origine soit pris en compte lorsque vient le temps d’expliquer sa création et ses origines, je crois qu’alors on peut dire que l’investissement en vaut la peine. Pourquoi ?

Je voudrais vous donner un exemple tout à fait probant.

Une jeune femme de vingt ans décide de quitter momentanément la France pour venir au Québec. Elle n’a pas vraiment d’avenir en poésie en France. Mais elle s’informe sur la situation de cette discipline, au Québec, et elle constate que la poésie est quand même valorisée ici. Elle commence ses cours, et seulement après deux mois ses professeurs lui disent qu’elle est publiable. Elle ne le croit pas, sur le coup. Mais, peu après, ils lui annoncent qu’un poste comme enseignante est disponible pour elle, car elle est qualifiée. Pourquoi elle a choisi le Québec ? Parce qu’elle a entendu Céline Dion chanter, un certain soir à la télévision, et qu’elle a aimé. À partir de ce moment, elle a su que le Québec existait. Nous avons donc recruté une personne très talentueuse qui aime notre système légèrement interventionniste. L’université va lui fournir un salaire décent, et elle va pouvoir se consacrer à son œuvre. Chose que la France ne pouvait lui donner.

Pour ce qui en est du mécénat, au Canada, je pense, du moins, que ce sont des anglophones qui donnent une partie de leur fortune aux autres anglophones ou que les juifs donnent leurs fortunes aux hôpitaux juifs. Je ne pense pas que cela encourage vraiment les arts. Mais bon, rêvons que des artistes de l’Ouest, de l’Alberta, deviennent vraiment pertinents et créatifs.

Vous n’avez pas compris qu’au Québec nous sommes pas assez nombreux de population pour assurer une quelconque rentabilité de nos projets. Et on s’en balance de «Voilà un des usages de la croissance économique». Nous sommes une petite société avec un certain niveau de créativité. Mais cela n’est pas rentable, car nous n’avons pas le bassin rentabilisable pour nos artistes. Nous devons donc leur donner, leur fournir une assistance. Un peu, mais très peu d’argent, pour qu’il puisse continuer à créer. Et ce n’est pas une question d’argent.

Car quand vient le temps de penser, de parler de création, il n’est absolument pas question d’argent ou de mécénat capitaliste d’entrepreneur richissime, qui sente une certaine culpabilité de s’être enrichi si facilement et si injustement.

Carl…

Selon les chiffres du Fraser Institute, sous Pinochet l’indice moyen de liberté économique a été de 5,4/10. Depuis la prise de pouvoir par les socialistes chiliens, l’indice moyen de liberté économique a été de 7,4/10.

De plus, Revel n’a jamais vanté Pinochet. Pour reprendre intégralement ses propos, Revel a dit: « Quand Pinochet a tué la démocratie elle était déjà morte ».

Carl, Je vous invite à visiter le site du géant mondial de l’enregistrement sonore, Universal, section France :

http://www.universalmusic.fr/genres/

Vous trouverez un bon nombre de vedettes sur la liste mais vous trouverez aussi dix fois plus d’inconnus. Quand une compagnie investit dans dix produits, elle se compte bien chanceuse si un seul devient un gros succès commercial. C’est comme ça dans le monde des affaires. Des individus investissent leur argent sachant qu’ils prennent un risque. Vous pensez que c’est le rôle de l’état de prendre de tels risques avec l’argent des contribuables ? Pas moi. L’histoire prouve que l’entreprise privée a toujours bien réussit dans le domaine artistique au Québec, et ce même quand la population n’était que de 5 millions. L’art au Québec a toujours été rentable.

Il m’est difficile de penser à un exemple plus frappant de succès commercial et d’entreprise privée que Céline Dion. Si votre poète en France a entendu Céline Dion chanter à la télé, c’est parce que Dion, René Angélil et Ben Kaye avaient décroché des gros contrats bien payants chez Drucker – ou peut-être était-ce lors de la soirée des Oscars. Si l’entourage de Dion avait couru après les subventions plutôt que de chercher à décrocher des gros contrats bien capitalistes, votre poète serait probablement restée en France !

Mon expérience est que les riches aiment donner de l’argent aux arts principalement pour deux raisons : ils obtiennent une importante déduction fiscale ; ils fréquentent des gens qui leur ressemblent, car les richissimes hommes et femmes d’affaires sont toujours des grands talents créateurs. Il n’y a rien d’injuste à connaître du succès, artistique et commercial, mais dans les deux cas, ce n’est pas facile.

Dommage quand même que vous voyez le Québec comme n’étant qu’une « petite société avec un certain niveau de créativité ».

« À Calgary, quand les musiciens ont besoins d’une salle de concert, ils n’ont pas besoins d’achaler le gouvernement, ils vont voir les businessmen. »

Finalement ils sont pognée pour téter, comme au Québec.

J’ai été un peu trop expéditif dans mon dernier commentaire. J’en conviens. Pour revenir sur la question du mécénat, c’est en fait une tradition qui s’est surtout implantée dans les pays anglo-saxons depuis un siècle environ. Par ailleurs, les donateurs ont tendance à être conservateurs, c’est-à-dire à préconiser des projets standard et assurés de réussite, en participant aux activités d’un orchestre symphonique qui va jouer les habituelles pièces musicales du répertoire éprouvé. L’avant garde est assez souvent peu concerné. Si on prend l’exemple de la belle province, il existe ce que l’on appelle des compositeurs en résidence. Ceux-ci viennent s’installer quelques mois dans une résidence fournie par l’orchestre et vont composer une nouvelle sonate pour orchestre ou quelque chose d’autre de vraiment avant-gardiste et contemporain. Évidemment, le nombre d’auditeurs qui se rendra à la première représentation est assez peu nombreux : 1 ou 2 centaines. Il est presque assuré que ceci ne donnera pas lieu à un enregistrement. Mais il se peut que dans l’avenir le compositeur soit invité à jouer à l’extérieur, et dans ce cas il peut arriver qu’il choisisse de faire interpréter sa composition qui a vu le jour lorsqu’il fut en résidence. On n’est donc pas dans la musique populaire. Ce type d’œuvre s’adresse à un public ouvert sur la musique contemporaine. Je ne crois pas qu’un mécène aurait pris le risque d’investir dans une œuvre qui concerne un public aussi restreint.

Pour ce qui en est de la jeune femme qui va pouvoir écrire ses recueils de poésie, encore là c’est très délicat à juger, car elle ne pourra pas vendre plus qu’un millier d’exemplaires. Il va sans dire que cela ne touche pas un lectorat de masse. Si la poésie classique se vend assez bien, il en va tout autrement de la poésie actuelle. Mais je crois que cela en vaut tout de même la peine.

Pour les lecteurs de Jean-François Revel, il est assez respecté pour son histoire de la Philosophie, mais pour ses jugements politiques, il s’avère que son jugement est assez biaisé par ses positions idéologiques.

http://mathieudemers.blogspot.com/2008/09/au-tour-du-priv-de-se-faire-11-dollars.html

Si la culture rapporte 11 dollars pour 1 dollar investi, pourquoi les artistes et l’industrie de 80 milliards $ n’investissent pas pour financer eux-mêmes des spectacles, des oeuvres et des festivals qui sont hautement lucratifs (alors que le gouvernement y perd financièrement) ?

Retroussez vos manches et assumez pleinement déboires ET échecs, comme dans toutes entreprises humaines normales.