Forfaits Internet : deux logiques

La réalité n’est jamais simple. La polémique sur la suppression des forfaits illimités offerts aux internautes canadiens nous le rappelle de belle façon.
Rappelons les faits. Le CRTC vient d’autoriser les grandes entreprises de télécommunications à facturer selon leur utilisation l’ensemble de leurs clients internet. En apparence, cela ne change pas grand chose car les grands joueurs n’offrent pas de forfaits illimités à leurs clients ordinaires comme vous et moi. Ils ont par ailleurs comme clients des petits fournisseurs d’accès à internet qui leur achètent une partie de leur bande passante pour la revendre à leurs propres clients.

Ces petits fournisseurs jouissent jusqu’à maintenant d’un accès illimité à la bande passante pour le même prix de base. Si vous êtes un très grand consommateur, vous avez intérêt à utiliser ces plus petits joueurs parce qu’ils ne limitent pas votre propre utilisation.

Les grandes entreprises de télécommunications se plaignent parce que les revendeurs consomment énormément de bande passante, ralentissent la bande passante de leurs propres clients et les forcent à investir davantage pour maintenir leur réseau à la hauteur.

Le CRTC veut mettre fin à cela. Pour l’organisme fédéral, le service internet n’est pas différent des autres services publics et tous les usagers devraient payer en fonction de leur utilisation. Sinon, cela revient à faire payer par les petits la consommation des gros.

Le chroniqueur Éric Duhaime résume parfaitement le point de vue des grandes entreprises de télécommunication et du CRTC dans ce dossier.

Le désaccord exprimé par le gouvernement Harper a forcé le CRTC à réexaminer sa politique. L’intervention du gouvernement est peut-être motivée par des considérations électoralistes et populistes, mais elle montre qu’il y a d’autres dimensions dont il faut tenir compte. Des questions de transparence, de concurrence et de prix, notamment.

1. La transparence d’abord. Internet est-il un service public au même titre que l’électricité ou le gaz naturel ? On connaît le coût de production de l’électricité au Québec et celui du gaz est en partie déterminé par sa valeur sur le marché. Mais nous n’avons pas la moindre idée du coût de la bande passante. Des experts interviewés par le National Post évaluent ce coût dans une fourchette allant de un cent le gigaoctet (Go) à 15 cents au maximum. Selon un revendeur cité par ce journal, les grandes sociétés auraient avec ce changement de règle la permission de facturer les consommateurs plus de 2 dollars le Go.

Bref, cela ne serait que la nouvelle trouvaille des grandes sociétés de télécommunications pour saigner davantage les consommateurs canadiens. Ces entreprises soutiennent, avec raison, qu’elles doivent investir des milliards de dollars chaque année pour moderniser leur réseau et offrir un meilleur service aux Canadiens. Ces investissements ne semblent néanmoins pas avoir beaucoup d’impact sur leur rentabilité. La marge bénéficiaire avant intérêts et impôts des câblodistributeurs canadiens atteignait 25,9 % en 2008.

2. En forçant la hausse des tarifs chez les clients des revendeurs, les entreprises de télécommunications protègent leur oligopole de deux façons.

Ils rendent d’abord ces services moins attrayants. Surtout, elles viennent de limiter la croissance de tous les services accessibles par Internet qui risquent de rendre désuètes les entreprises de télédistribution. Leurs vrais concurrents s’appellent dorénavant Netflix, Apple TV, tou.tv ou Google.tv. Des services qui permettent l’accès à des émissions et à des films en court-circuitant les services de télédistribution. Un internet plus cher et modulé selon l’utilisation va aider les entreprises existantes à limiter la progression de ces empêcheurs de tourner en rond.

3. Dans n’importe quel ville ou village, vous avez une entrerise de câblodistribution et une compagnie téléphonique qui se disputent vos dollars pour internet, le téléphone et la télévision. La concurrence est limitée et cela nous coûte cher. Une étude de l’OCDE indiquait que les Canadiens payaient 55 fois plus cher en moyenne que les Japonais pour l’accès à internet haute vitesse, 16 fois plus cher que les Français ou quatre fois plus cher que les Danois.

Dans les 30 pays membres de l’OCDE, il n’y en a que deux où les prix sont plus élevés qu’au Canada, soit la Turquie et le Mexique. Et il n’y en a que quatre où on limite la consommation de bande passante. Cela a forcément un impact sur l’innovation au pays, opine Michael Geist, de l’Université d’Ottawa.

En limitant la concurrence et en renforçant l’oligopole, favorise-t-on vraiment le libre marché et l’innovation ?

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Les cablos jouent sur l’ignorance, la complaisance ou la complicité des membres du CRTC pour emprisonner les consommateurs dans des forfaits exorbitants.

La bande passante c’est la quantité d’information qui passent à un moment donné par le canal (le fil ou les ondes) et aucunement la quantité totale transmise. Donc si un client consomme 30g par mois à raison d’un 1Ko par seconde il aura impact négligeable sur les performances de l’ensemble. Par contre si un autre consommateur consomme 60Go à raison de 100Mo par seconde il aura un impact plus significatif durant les heures de téléchargement.

Que font les fournisseurs avec l’étagement de leur forfaits? En augmentant les limites de téléchargement total en données, ils augmentent la bande passante: un forfait de 30Go est associé à une bande passante de 10Mbits/s alors que le forfait à 100Go lui vient avec une bande passante de 35Mbits/s.

Donc si une famille s’abonne à seul un forfait qu’elle partage entre les membres de la famille, elle aura un impact sur le réseau moindre que si la même famille s’abonnait à plusieurs forfait.

Par exemple un forfait à 30$ pour 30Go à 10Mo/s avec des frais de 2$ le Go excédentaire. Donc pour une famille ayant 2 ordinateurs deux options s’offrent à eux : une connexion partagée et une connexion par ordinateur. La solution de 2 connexions avec une bande passante totale de 20Mo/s (2 fois 10Mo/s) et ayant un impact supérieur pour le réseau couterait 60$ pour 60Go. La solution d’une connexion partagée de 10M/s couterait elle 30$ + 60$ (2$X30Go) soit 90$… Je vous laisse conclure.

J’habite la France depuis deux ans où cinq grandes entreprises se battent pour offrir le « Triple-Play »: Free, SFR, Orange, Bouygues et Numéricable. Pour moins de 45 Euros par mois, un client obtient ainsi la télé numérique HD avec 180+ chaines, l’Internet ADSL illimité, une ligne téléphonique avec appels internationaux illimités et une multitude d’autres petits services.

Le Canada est très loin de ce standard. En 2008, pour un service minimalement comparable, il m’en coûtait plus de $150 par mois à Montréal.

C’est l’arrivé d’un super compétiteur, Free, qui a changé la donne en France. À quand notre « Free » canadien?

Canada:
-Pas de compétition en communication
-Pas de compétition entre les banques
-Pas de compétition entre les pétrolières.

C’est monopole, monopole, monopole. Le consommateur n’a pas le choix puisqu’il fait face à des monopoles qui lui imposent son prix.

Rappelons que les cies ne paient que 27 miliards d’impot fédéral sur un budget de 280 milliards
Or, les seules banques font 20 milliards de profits par année!

Si c’est le cas, ceci limiterait le droit de parole et éliminerait presque tous les forums de discussions et même les blogues très fréquentés
Ce service du Web – internet est déjà trop cher n’étant pas de la matière mais un service .
Donc au lieu de 100$ par mois 10$ serait équitable c’est ce qui se passe dans la téléphonie longues distances

Ça me désole de voir à quel point les journalistes n’ont rien compris de l’enjeu. Le CRTC ne vient pas d’autorisé la facturation selon l’utilisation à l’ensemble de leur clients. Il vient de l’autoriser pour les revendeurs d’un fournisseur en particulier : Bell. La décision ne s’applique ni aux clients de Bell ni à ceux de Vidéotron. Elle s’applique aux revendeurs de Bell, c’est à dire les fournisseurs internet indépendants qui utilisent le réseau de Bell pour rejoindre leurs clients.
Ensuite, ces revendeurs payent DÉJÀ Bell en fonction de leur utilisation. C’est 1750$/mois/Gbps. Le CRTC vient d’autoriser Bell à charger, en plus, ces revendeurs pour chaque client qui dépasse 60 Go/mois. Cette décision n’est motivée par aucun principe économique ou en tout cas certainement pas celui de l’utilisateur-payeur. C’est une simple augmentation de prix.

À mon avis, la facturation à la quantité de téléchargement est plutôt un incitatif contre les voraces du pair-à-pair (téléchargement illicite, etc.), qui n’était pas autant critiqué que maintenant, alors que les Youtube prennent de plus en plus de place…

Mais quelle est donc le défaut de l’infrastructure de ces quatre pays qui chargent pour la quantité de données téléchargée? Trop peu de fournisseurs de gros en amont? Une architecture en arbre plutôt qu’en réseau? Fait à noter intéressant: l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont des pays assez géographiquement isosés…

Je peux vous dire en tout cas que pour avoir vécu au Japon, on pense tout à fait différemment l’utilisation de l’internet ici et là-bas…

Nous avons largué Bell. Pour Cogéco.
Tout le systéme, Internet, Téléphonie, Télévision.
Depuis ce temps, un vice-président de Bell nous écrit régulièrement afin de nous ramener dans son giron. Il n’a pa compris que nous les avons quittés par le cout mais pour le service. Aujourd’hui, il nous offre Internet pour 14.95 par mois (1). Je vais lire les petites lettres en bas de page : 14.95$ pour 1 (UN) gig par mois et 2.50$ par gig additionnel. Peut-on nous prendre pour aussi stupide Monsieur le vice-président?

C’est désolant, et pas nouveau. Il y a 31 ans, les Canadiens payaient 2 fois plus cher qu’un Suédois pour un appel interurbain d’égale distance. Au moment même où Bell faisait des publicités vantant les bas couts des appels interurbains au Canada!

Exemples de tarifs pour un appel de 3 minutes:

Montréal-St-Jean (environ 38 km): 65 cents.
Enkoping-Eskilstuna (environ 44 km): 19 cents!

Montréal-Halifax (environ 1200 km): $2,23
Malmo-Kiruna (environ 1200 km): 83 cents!

Exemple d’abonement au service téléphonique en 1980:

$10,43 par mois à Montréal;
$5,93 (taxes incluses) à Stockholm ( + 5 cents l’appel)!

Source: Le Devoir, 5 nov. 1980

Si vous additionnez ce que ca vous coute pour brancher votre télé, votre ordi et votre téléphone sur un an, la somme va être supérieure au cout d’achat de votre télé (600$), de votre ordi (500$) et de votre téléphone (50$)!!! Incroyable mais vrai.

On a là toute la beauté de la mondialisation (l’accès à des produits de qualité à des prix ridiculement bas) et toute la bêtise de notre appartenance au Canada (un pays toute l’industrie des coms appartient à quelques grands qui ne font aucune compétition).

@Yukimi

Aujourd’hui, avec la télévision sur le net, plus besoin d’être un pirate pour défoncer la limite… et le besoin de bande passante va en grossissant!

@ rod (# 3):

Monopole! Monopole! Monopole!

Pas mal comme rectitude rationnelle pour un interventioniste à go-go qui défend énergiquement l’invasion des monopoles étatiques dans tous les domaines de notre vie depuis longtemps…

Les banques font des profits? Youppi! Bravo!

Ainsi, les petits actionnaires-investisseurs des banques, dont plusieurs Québécois soit dit en passant, ainsi que la Caisse de dépôt qui détient aussi des actions des grnades banques canadiennes et qui paie nos pensions en profitent grandement. En plus, ils paient à leur tour des impôts sur les généreux dividendes qu’ils reçoivent des banques et également sur les gains en capital lorsqu’ils vendent leurs actions.

L’impôt des compagnies est affreusement toxique et nuit grandement à la création d’emploi. Une compagnie n’utilise AUCUN service étatique, Seuls les individus les utilisent. De plus, toute augmentation d’impôt aux sociétés se traduit par une augmentation des prix qui seront ipso-facto transférés aux consommateurs, y compris les plus pauvres; et Dieu sait que des pauvres, il en pleut au Québec!

Vous voulez vraiment que les Québécois paient PLUS CHER pour des mêmes produits? Eh ben…

Si vous avez 2 ou 3 minutes:

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/201102/04/01-4367184-le-derapage-de-michael-ignatieff.php

Ça s’appelle « Économie 101 »!!!

Bonjour,
je suis vraiment étonné de ces informations ! Étant Français j’ai vu les forfaits internet rapidement passer à l’illimité, et même avant l’ADSL sur les connexion bas debit 56k. Je ne croyais pas que des problèmes de ce genre pouvaient se produire dans de grand pays. (Mais c’est vrai que coté réseau la France à ses particularités et que les fournisseurs font se qu’ils veulent dans chaque pays)
Dans mon esprit (de français) c’est une évolution technologique normale et aujourd’hui les opérateurs se battent surtout pour offrir des services autour d’internet : Téléphonie fixe gratuite vers 160 pays, télévision, replayTv et VOD, enregistrement et média center intégré à la « box » TV, et le dernier arrivé : Téléphonie gratuite depuis le téléphone fixe vers les téléphones portables.
Et surtout, l’ensemble pour 30 Euros environ.(~40$).
Ici personne ne parle du cout des débits. Mais on a aussi un des 4 gros opérateurs qui est moteur en prix et sur les technologie et fait baisser les autres.
Je pense que si demain on me mettait des quotas ça serait comme me fixer un nombre d’heure par mois pour regarder la télé ou pour l’électricité… On pourrait vivre avec mais c’est pour l’instant impensable.

Voila pour mon point de vue. Bon courage pour la dure lutte contre les gros opérateurs!

@François 1

Votre commentaire est d’une stupidité déconcertante!!

Allez voir dans les pays où il y a de la concurence au lieu de 2-3 monopoles et vous verrez qu’ils font des profits quand même…

Quand vous dite « Les banques font des profits? Youppi! Bravo! »

Ça profite à qui? Vous le dites vous-même aux investisseurs, sur le dos de qui? Les usagés… qui eux n’ont pas les moyens d’investir et en profiter…

François 1 détourne le sujet.

Il ici question d’entreprises privées qui se liguent pour nous charger un prix extravagant et nous priver de services.

Les prix les plus cher et les installations non performante.

Ce qui est incroyable est qu’une certaine Cie de tel à tout fait pour écoeurer le peuple et elle est encore là.

Collecter deux fois le même compte directement dans le compte bancaire. Les étudiants y on t goûté pas à peu près.

Déploguer le router trois fois par jour et encore aujourd’hui.

Ralentir la bande aux heures de pointe.

Envoyer promener les clients au téléphone quand ils ont des problèmes techniques.

Je pourrais en raconter des pages.

========

55 fois plus cher que les très gauchistes Japonais.

Dire que c’est privé et en compétition.

Bien pour dire comment les ronds de cuir du privés sont inefficace.

C’est facile la collusion quand on est seulement quatre à table.

Bien sûr que la corruption est inexistante pour les com.

Moi, je n’ai pas trop de problème avec l’idée de facturer à l’utilisation, tant que c’est fait de manière sensée. Force est d’admettre, pour l’instant les frais à l’utilisation des gros fournisseurs et ceux que le CRTC a avalisé sont excessifs, VRAIMENT excessifs, sans comparaison avec les coûts réels de ces systèmes. Le gigaoctet coûte environ 3 à 15 cents, ils nous chargent de 1,50 à 5 $ selon les forfaits! Des frais entre 15 et 25 cents seraient sensés, mais là, c’est absurde.

L’argument est qu’il faut faire ça pour protéger la bande passante… Mais c’est un argument qui tombe à l’eau si on y pense un peu. La bande passante, c’est une capacité de vitesse instantanée, pas une capacité de téléchargement par jour ou par mois. C’est comme les routes, si on regarde la capacité théorique d’une route vis-à-vis la demande effective de véhicules voulant l’emprunter dans une journée, alors toutes nos routes ont des excès de capacité, même les artères de Montréal. Le problème de congestion survient lorsque trop de véhicules veulent utiliser la route au même moment. C’est exactement comme l’internet, le problème survient quand trop de monde veulent télécharger en même temps trop rapidement, ce n’est pas la quantité brute qu’ils téléchargent.

Imposer des frais pour la quantité de données téléchargées au nom de la lutte contre le ralentissement, c’est comme faire payer un péage à un conducteur utilisant l’autoroute Ville-Marie à 3 heures du matin quand il n’y a pas un chat au nom de la lutte contre la congestion à 7 heures le matin. C’est absurde.

Non seulement ça, mais les frais actuels sont contre-productifs, voici un exemple:

Imaginons deux colocs dans un appartement utilisant un forfait V de 15 Mbps à 56$ par mois, limite de 70 Go, 1,50$ le Go supplémentaire, sans limite de frais. Si ces deux colocs utilisent chacun 70 Go, donc 140 au total, alors leur facture totale est de 161 $ par mois.

Si au contraire ils avaient deux lignes différentes, chacune avec le même forfait, alors leur facture respective ne serait que 112 $ au total, car chacun de son côté ne paierait pas de frais pour utilisation.

Question, des deux situations, quelle est la préférable pour le réseau? Réponse: la première, car la vitesse combinée des deux colocs est limitée à 15 Mbps plutôt que les 30 combinés s’ils ont deux lignes. Et pourtant, quelle est la plus chère, et de loin? La première. Si le fournisseur se souciait vraiment de la bande passante au lieu de simplement vouloir gonfler les factures, alors sa tarification encouragerait la première option, pas la deuxième.

Les chiffres que j’utilise sont véridiques d’un fournisseur bien connu du Québec.

À court terme, il faut protéger la compétition des gros fournisseurs, mais à long terme il faut une politique industrielle pour forcer les tarifs de tous les fournisseurs à chuter. L’internet est devenue une infrastructure pratiquement aussi importante pour l’économie que les routes. Si nous ne voulons pas manquer le bateau, alors il faut s’assurer que les Canadiens aient un accès abordable à internet qui leur permettent de participer aux nouvelles initiatives dans ce domaine.

Si les gros fournisseurs ne veulent rien savoir, alors c’est le temps de sortir le gourdin nommé « ÉTAT » pour les rappeler à l’ordre.

Maxime

Jusqu’aux années 80, le Canada était à la fin pointe des communications. Nortel était l’une des firmes les plus avancées au monde.

Je me rappelle encore la première fois que j’avais cherché un téléphone en France? Y’avait pas de cabines téléphoniques en 1974! Fallait aller dans un kiosque à journaux et acheter un jeton! La télé câblée n’existait pas.

Hélas, le Canada a complètement raté la révolution du sans-fil et de l’internet.
La raison? Le monopole de Bell. Alors que la France a ouvert la porte à la compétition, au Canada on a gardé les portes fermées

Rod, les télécommunications ont été un monopole public en France jusqu’en 1988, il n’y avait même pas de société d’État, les budgets de télécommunication faisaient partie du budget de l’État. En 1988, ils ont créé une entreprise détenue majoritairement par l’État, la concurrence n’est arrivée que faire la fin des années 90s et l’État n’a perdu sa majorité de parts de France Telecom qu’en 2004.

La concurrence en France implique que France Telecom, qui détient le réseau Français, ouvre la porte à ses compétiteurs sur son réseau. La différence, c’est qu’il y a tellement de gros compétiteurs en Europe que France Telecom utilise des prix prédateurs pour conserver sa domination du marché français, en espoir de chasser ses compétiteurs et de hausser les tarifs plus tard.

Le problème ici, c’est le manque de compétition qui peut utiliser les réseaux existants des gros fournisseurs. La compétition pour la plupart est petite, localisée et n’a pas les moyens de se battre contre les gros.

Je tiens à remercier Simon pour ses commentaires que j’apprécie beaucoup. J’y perd mon latin dans ce domaine. Il me semble que von Finkenstein est complètement dans les patates : aucune comparaison n’est possible entre les distributeurs de gaz naturel ou d’électricité puisque ces distributeurs achètent des producteurs pour revendre aux consommateurs. La comparaison que fait Simon au système routier me parait beaucoup plus juste.

Ce que l’on ne mentionne pas c’est que les grands comme Rogers pour la cablodistribution et Bell pour la distribution par satellite sont en conflit d’intérêt. Ils savent que ces secteurs de leurs entreprises, jusqu’ici très profitables, seront en chute libre dans les prochains cinq ans.

Enfin, je prendrai le temps de regarder Rocky Gaudrault, le président de TekSavvy Solutions Inc., mon fournisseur, qui se présentera cet après-midi devant le comité de l’industrie. Quel beau nom, Rocky Gaudrault !

Une faveur demandée à leurs ex collègues fonctionnaires par Bell ces abuseurs rétrogrades et vendeurs de pacotille! Ils n’ont pas modernisé suffisamment pour donner le véritable service compétitif.
Ils cherchent maintenant ces grands stratèges du siècle dernier à retaper la population qui maintenant les délaisse quand c’est possible.
Donnez leur votre réponse. Sans délai. Et faites comme moi allez ailleurs pour tous vos abonnements.

La question n’est pas de savoir qui a tord ou qui a raison. La question n’est pas non plus de savoir si les petits consomateurs paieront pour les grands. La vraie question est de savoir si télécharger sur Internet est équivalent à consommer une ressource tarissable tel que l’eau ou productible tel que l’electricité. L’internet ne peut être classé dans une de ces catégories mais plutôt dans la même catégorie que le téléphone ou la cablodiffusion… Est-on limités à un certain nombre d’heures télé par mois ou encore à un certain nombre de minutes de téléphone fixe. Pourtant ce sont des moyens de communication ou de diffusion qui nécessitent de constants investissments sans que pour autant on nous sorte ces histoires de facturation à la consommation… Ce débat est ridicule et est mené par une bande de faucons financiers qui veulenet s’en mettre plein les poches sur notre dos… Tout simplement ras le bol! Libérez l’Internet!!!

@ Liberez Internet

Je crois que vous avez écrit se qui se rapproche de la vérité.

Si C’est 55 fois moins cher au Japon, les entreprises qui fournissent internet supposément excellentes administratrices sont de piètres administratrices.

Ce sont des voleurs, pas des entrepreneurs.

@ Sylverfox (# 13):

Si vous vous étiez donné la peine de lire mon intervention, vous auriez la réponse et cela vous aurait évité d’avoir l’air d’un ignare.

Les profits des banques profitent à TOUS les actionnaires, y compris les petits investisseurs québécois et permettent entre autres, à NOTRE Caisse de Dépôt à payer NOS pensions québécoises.

N’importe qui peut acheter des actions des grandes banques canadiennes via un courtier à escompte ou via un fonds mutuel et ce, à très peu de frais. Pas besoin d’être millionnaire. Juste intelligent!

Pour ce qui est de la concurrence, sachez que les banques font face à beaucoup de concurrence (il existe une trentaine de banques et trusts actifs au Canada qui se battent pour nos épargnes et ils se classent très bien merci!) et il serait bien que Loto-Québec, que la SAQ, que la SAAQ, qu’Hydro-Québec etc. aient autant de concurrence mais ces sociétés sont malheureusement des monopoles étatiques qui nous coûtent les yeux de la tête comme vous le soulignez!!!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_banques_canadiennes

@ Youlle (# 14):

Vous décrivez ici exactement la même situation qui prévaut chez Hydro-Québec, la SAQ, la SAAQ, Loto-Québec, l’UPA et j’en passe des centaines.

Ce sont toutes des créations étatiques qui ont le MONOPOLE dans leurs sphères d’activité (elles n’ont nullement besoin de se liguer avec un concurrent car elles n’en ont PAS!!!) et si j’en juge d’après votre commentaire, faudrait briser ces monopoles étatiques.

Sur ce, je vous appuie!!

@ François 1

Au moins la taxe de la machine à taxe SAQ va dans les coffra du gouvernement c’-à-dire de tous, pas l’Internet.

Si le pays devenait libertarien ce serait la faillite en quelques mois pour tous.

Faut savoir compter et lire dans le vie et en affaires ce dont les libertariens semblent dépourvus.

Mais sa les fait rêver.

@ Youlle (# 26):

WOW! Quel raisonnement;;;

TOUS savent que les prix pratiqués par la SAQ étatique sont exhorbitants au Québec. C’est d’ailleurs un des endroits où les prix sont les plus élevés en Amérique-du-Nord et où les dépenses et les bonis sont les plus scandaleux sans compter que la gamme de choix est plutôt restreinte.

La SAQ volent aux Québécois pour distribuer aux syndicats et aux politiciens.

Encore une fois, BRAVO pour votre logique!

On voit très bien ici le Résonnement des libertariens rêveur.

Si une entreprise charge 100$ de trop pour emplir les poches de quelques uns c’est parfait et ils se ferment le clapet et payent. Ils félicitent alors l’entreprise d’être prospère.

Mais si l’état charge 100$ de taxe pour le remettre en service aux citoyens c’est du vol.

C’est bien normal, dans leur stupide dogme irréalisable de rêveur ils veulent faite disparaître le gouvernement.

Alors ils mentent et déforment les faits tous les jours pour protéger leur dogme.

On en a un bel exemple avec l’insignifiant politicien de la Beauce.

@ Youlle (# 28):

Malheureusement, votre raisonnement est une fois encore biaisé ET faux !

Avec la SAQ, les Québécois n’ont PAS le choix! Ils DOIVENT s’approvisionner à ce monopole étatique car l’État a fabriqué des lois coercitives pour ÉLIMINER toute forme de compétition (idem pour Loto-Québec, etc.). Donc, si la SAQ a besoin de revenus supplémentaires, alez hop! elle hausse ses prix et le tour est joué (elle a même été prise en flagrant délit de VOL l’année dernière!!!). Les Québécois paieront car ils n’ont AUCUN AUTRE CHOIX!. Pire: l’argent supplémentaire ne sert en fait qu’à payer les trop généreux salaires et les pharaoniques bonis aux employés ultra-syndiqués. Pas un seul iota de service de plus pour les clients captifs de ce système d’extorsion légalisé!!!

Si le privé, qui fait face, LUI, à la compétition, facture $100.00 de plus que son compétiteur pour un même service, il perdra ses clients (sont pas captifs, EUX!) et la faillite le guettera. Le système capitaliste fait en sorte qu’une entreprise doit faire preuve d’efficacité et de créativité pour survrivre. Pas le monopole public.

On a déjà dit que si le Sahara était géré par des fpnctionnaires étatiques, on manquerait de sable en 5 ans!!!

François 1, votre théorie ne vaut que pour les milieux où il y a une forte et saine concurrence. Ce que nous observons en général, c’est qu’avec le temps la tendance dans le libre marché est à la monopolisation ou à l’oligopolisation. Même en oligopole, les grosses compagnies comprennent qu’il n’est pas dans leur avantage de mener des guerres de prix et alors ils montent les prix ensemble. Votre théorie dit en général qu’alors des nouvelles compagnies vont venir compétitionner les grosses, mais cela demande beaucoup de capital de départs et les grosses pourraient réagir avec des prix prédateurs question de se débarrasser des petits, pour finalement revenir aux prix antérieurs.

La raison pour laquelle la concurrence marche mieux en Europe dans la télécommunication, c’est parce que le marché s’est ouvert alors qu’il y avait plein d’anciens monopoles nationaux, cela a mis des dizaines de compagnies bien établies en compétition. C’est pour ça que ça marche.

Ceci étant dit, étant donné que les monopoles publics sont redevables au gouvernement qui est redevable à la population, leur logique de fonctionnement est différente des monopoles privés. C’est pourquoi, malgré leur rôle de monopole, des compagnies comme la SAQ et Hydro-Québec offrent de bons services pareil. Les SAQ sont des magasins très conviviaux et plaisants à fréquenter, par exemple, et si le prix des vins est plus élevé qu’en Ontario (dans la LCBO, société d’État), la dernière comparaison faite en 2010 indique que les prix des vins dans la SAQ sont dans la moyenne canadienne, meilleurs même qu’en Alberta, lieu où la vente d’alcool a été complètement privatisé. De plus, le prix des alcools forts dans la SAQ est le plus bas au Canada.

La raison est plutôt que les Québécois préfèrent le vin aux alcools forts, ce qui augmentent leur prix, alors que les Ontariens ont la préférence inverse, donc les alcools forts coûtent plus cher et les vins, moins. Quant aux salaires des employés de la SAQ, je ne leur veux pas du tout, je suis heureux que les compagnies qui nous appartiennent à tous soient des employeurs modèles.

Françoi 1 #29 c’est exprimé à sa satisfaction pour faire sa propagande.

Quant à moi je ne désire pas discuter de dogme avec un seul libertarien, c’est pour moi une perte de temps vu qu’il n’y a plus de lecteurs sur ce billet.

C’est aussi ce que je recommande à mon fils.

Ce sera pour une autre.

Bye!

@ Simon # 30

Il est à remarquer qu’en l’Alberta l’équivalent de la SAQ a été privatisé.

Depuis les prix ont augmenté et la qualité et le choix en ont souffert.

L’entreprise surtout si elle est grande, n’a qu’un seul but, vendre le plus cher possible.

C’est malheureusement une chose hors de porté de la compréhension des libertariens et des privatiseux dogmatiques et chialeux, enfants roi du Québec.

@ Youlle # 32):

FAUX!!!

En Alberta, les prix des spiritueux sont beaucoup moins chers qu’au Québec ET ils ont plus de choix!

François 1 n’a jamais de chiffres seulement des affirmations gratuites.

“Le gouvernement albertain avait formulé l’objectif que sa politique de privatisation ne causerait pas d’instabilité au niveau des prix de détail des produits de l’alcool. ==== Or, les données sur les prix de l’alcool obtenues de Statistique Canada nous indiquent que cet objectif a connu un retentissant échec.===

« @ Youlle # 32):

FAUX!!!

En Alberta, les prix des spiritueux sont beaucoup moins chers qu’au Québec ET ils ont plus de choix! » (François 1)

Entre les mois de janvier et de février 1994, soit en plein processus de privatisation, les prix des produits alcoolisés ont == fortement augmenté en Alberta. === Les prix des vins ont augmenté de 13,3% en un mois seulement, les spiritueux de 10,4% et les bières de 8,7%. L’augmentation de l’ensemble des produits alcoolisés en Alberta pour ce mois est de 10,3%. De janvier 1992 à décembre 1997, les prix des boissons alcoolisées en Alberta ont augmenté plus rapidement que la moyenne canadienne.
0. Entre janvier 1993 et mai 2002, période au début de laquelle le gouvernement a privatisé la vente au détail, les hausses de prix sont éloquentes :
0. dans la catégorie boissons alcoolisées vendues en magasins, les hausses des IPC ont totalisé 33,80 % en Alberta, 16,04 % au Québec, 17,65 % au Canada (incluant la hausse de l’Alberta) et 15,42 % pour la moyenne du Manitoba, de la Saskatchewan et de la Colombie- Britannique ;
0. dans la catégorie vins vendus en magasins, les hausses des IPC ont totalisé 31,52 % en Alberta, 18,67 % au Québec, 15,72 % au Canada (incluant la hausse de l’Alberta) et 9,92 % pour la moyenne du Manitoba, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique ;
0. dans la catégorie bière vendue en magasins, les hausses des IPC ont totalisé 44,80 % en Alberta, 16,52 % au Québec, 23,73 % au Canada (incluant la hausse de l’Alberta) et 24,16 % pour la moyenne du Manitoba, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique ;
0. dans la catégorie spiritueux vendus en magasins, les hausses des IPC ont totalisé 19,90 % en Alberta, 6,84 % au Québec, 8,01 % au Canada (incluant la hausse de l’Alberta) et 7,69 % pour la moyenne du Manitoba, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique.
Un système privatisé plus coûteux
Les hausses de prix sur le marché albertain ont été observées malgré les baisses de taxes successives consenties par le gouvernement albertain et une baisse marquée des salaires des employé(e)s de magasins d’alcool. Plusieurs facteurs ont contribué à rendre le système privé beaucoup plus coûteux que l’ancien système public et à occasionner une hausse des coûts. Notons, entre autres, la fragmentation du marché en raison du nombre croissant de magasins, l’augmentation des coûts d’entreposage et des frais de livraison plus élevés.

Déclaration libertarienne sans fondement.
« @ Youlle # 32):

FAUX!!!

En Alberta, les prix des spiritueux sont beaucoup moins chers qu’au Québec ET ils ont plus de choix! » (François 1)

La sélection
Le gouvernement prévoyait une hausse du nombre de produits en succursale dû, en grande partie selon ce qui a été avancé, à l’élimination des exigences de l’ALCB à l’entrée de nouveaux produits sur le marché. Bien qu’un nombre plus important de produits soient désormais disponibles à l’entrepôt de l’ALCB, divers documents et sondages sont venu confirmer une baisse de la sélection disponible dans la majorité des magasins privés de vente au détail des produits de l’alcool. Il est clair que les nouvelles règles de gestion de l’entrepôt ont permis un accroissement important du nombre de produits en entrepôt mais que le consommateur n’en a aucunement profité puisque ces produits ne se retrouvent pas sur les tablettes des succursales.” (IRIS)

L’IÉDM est un institut qui manipule les chiffres et ment pour arriver à une conclusion pré-déterminée. Les citer n’a aucun poids pour quiconque sait ce qu’il est.

Par exemple, dans le deuxième lien, ils disent qu’il y a bien plus de magasins en Alberta qu’au Québec par habitant et prétendent que ça veut dire que les produits sont plus accessibles. Ce n’est pas vrai, bien sûr, car les magasins pullulent à certains endroits et sont rares dans d’autres endroits. Il peut y avoir plusieurs points de vente dans un rayon d’un kilomètre, car ceux-ci sont en compétition.

Ils disent que le nombre de produit disponible à augmenter en faisant l’inventaire de ceux-ci… mais ça ne dit rien par rapport à la distribution de ces dits produits. Si la majorité des points de vente ne se stockent qu’avec un nombre limité de produit, alors pour la majorité de la population la diversité diminue.

Leurs chiffres sur l’augmentation des ventes d’alcool ne dit pas non plus si l’alcoolisme a empiré. Quand ils parlent d’augmentation des ventes, on ne sait pas si c’est une augmentation du volume ou de la valeur vendue. On sait que les Québécois achètent de plus en plus de vins de qualité depuis le début des années 90, ce qui peut facilement augmenter la valeur des ventes d’alcool sans indiquer une aggravation de l’alcoolisme.

Bref, cette étude, comme toutes leurs études, ne vaut pas le papier sur lequel elle est imprimée, ou l’espace disque qu’elle occupe. Juste en se basant sur l’étude et leurs chiffres, rien ne permet d’affirmer que la privatisation améliore les services. S’ils étaient des chercheurs sérieux, ils auraient tenu compte des facteurs que j’ai énumérés, mais ils les ont ignoré pour leur conclusion désirée « Privatisez/dérèglementez! », la même qu’ils poussent toujours.

@ François 1 #35

Encore la farce de l’institut économique financé par des intérêts qui veulent notre chemise.

Pour avoir du choix en Alberta il faut se déplacer dans les grands centres et il y en a que quelques uns pour la province.

La vérité est au no 34 avec les chiffres et ce n’est pas moi qui le dit et il y en a plusieurs autres. Tout cela à fait les manchettes.

Plus que cela.

Ici la SAQ voulait privatiser ses magasins. Un de mes cousin avec 20 ans d’expérience était le premier sur la liste pour acheter la SAQ.

Il a fait une étude et en est arrivé à la conclusion qu’il fallait réduire le choix des vins et hausser les prix dans le magasin. Il a abandonné le risque était trop grand.

C’est ce qui s’est passé en Alberta. Le nombre de magasins a augmenté et les proprio ont du baisser les salaires augmenter les prix de façon drastique vu que leur volume diminuait.

La privatisation en Alberta est une privation de choix pour les clients. Par contre ces clients s’enfargent dans tous ces magasins qui ont tous les mêmes bouteilles, celles qui reviennent les moins cher.

Mais il y aura toujours un farceur pour nous faire croire que la privation à meilleur choix et meilleur goût.

Le privé a sa place le public aussi.

Et internet du privé coûte toujours 55 fois plus cher qu’au Japon et sans service.

@ Youlle :

Le privé et le public ont leur place d’accord mais que fait l’État dans la vente de spiritueux?

Pourquoi pas également dans la vente de steak haché? De meubles? De chemises et de soutient-gorges?

L’État n’a rien, absolument RIEN à foutre dans le domaine des spititueux (vieux réflexe judéo-chrétien?) qui est bien mieux servi par le privé comme le prouvent les 2 articles dont je vous ai fourni les liens et qui sont plus récents et plus précis que vos références.

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François 1: ton nouvel argument est strictement idéologique. « Le gouvernement ne doit pas être dans la vente de spiritueux car le gouvernement ne doit pas être dans la vente de spiritueux. » C’est un argument qui tourne en rond, si quelqu’un n’est pas déjà d’accord avec ta conclusion dès le départ, l’argument n’a pas de poids.

Ceci étant dit, je crois être plus pragmatique. Si la vente de spiritueux était privée, est-ce que je voudrais nationaliser? Pas vraiment, si ça marchait, je ne verrais pas pourquoi mettre nos efforts là-dedans. Mais la réalité est que, actuellement, la vente est sous un monopole public qui offre de bons services, avec un bon choix de produits dans un réseau bien distribué dans la province avec des prix dans la moyenne canadienne.

Bref, la SAQ marche et je ne vois pas de raison de faire des efforts pour la privatiser. La remplacer par des institutions privées impliqueraient de détourner des millions en capitaux privés pour créer de nouvelles chaînes de vente d’alcool, avec des résultats égaux ou inférieurs pour le niveau des services pour la population. Il vaut mieux que cet argent soit investi ailleurs, dans des entreprises qui profiteraient réellement à la société et aux consommateurs.

Ceci étant dit, le sujet principal, c’était les télécommunications. Force est d’avouer que nous sommes bien mal servis par le secteur privé dans ce domaine. Sans parler nécessairement de nationalisation, il vaudrait mieux changer la donne en contrôlant mieux le secteur.

@ Simon (# 40):

La SAQ nous offre une grande variété de produits à des prix compétitifs et servis par des employés modèles?

Comparé à quoi Simon? Hein?

Y a rien avec lequel nous pouvons comparer la SAQ au Québec… Elle jouit d’un monopole étatique qui, je crois, nous coûte une fortune à NOUS, payeurs de taxes.

Allez pas loin, aux USA ou en Ontario, et vous trouverez des milliers de produits IDENTIQUES pour beaucoup MOINS cher! Et z’ont pas besoin d’étiquettes avec des petits points de couleurs là-bas pour nous renseigner sur la teneur des vins. Leurs employés sont compétents, EUX

@ Simon (# 40):

Ah…j’oubliais. Pour les télécommunications, si vous n’êtes pas content, vous avez le choix entre plusieurs fournuisseurs mais pas avec la SAQ!

Y en a rien qu’un.

Je préfère avoir un seul fournisseur de qualité qu’une demi-douzaine qui me fourrent.

Je trouve drôle que tu compares les prix de la SAQ à ceux de la LCBO dans un argument anti-monopole public. Si je voulais parodier ceux qui veulent la privatisation de la SAQ, je ne ferais pas mieux!

Je suis allé voir les échos des touristes américains sur les sites de tourisme au sujet de la SAQ, et la critique est universellement positive au sujet de la sélection et du service.

Je ne vois pas non plus en quoi la SAQ, qui est profitable, nous coûte cher. Les prix ne sont pas excessifs (pour les vins, dans la moyenne canadienne, moins qu’en Alberta où il y a compétition) et les profits de la SAQ retournent au gouvernement.

Tu as droit à tes opinions… mais pas à tes propres faits. Tu insinues que la SAQ coûte cher aux contribuables, que la sélection est mauvaise, que le service est mauvais et que les prix sont élevés, or toutes les sources indiquent que tes affirmations sont fausses, quand ce n’est pas complètement l’inverse qui est vrai.

« Tu as droit à tes opinions… mais pas à tes propres faits. »(Simon)

Je la retiendrai celle-là.

Souvent « des faux faits » comme l’a dit l’autre son complice libertarien ».