France et Québec : des similitudes troublantes

Le Parti socialiste a mangé toute une raclée, dimanche, en France. François Hollande est piégé, et le filet dans lequel il est empêtré ressemble beaucoup à celui tissé par le gouvernement Marois au Québec, compare le blogueur Pierre Duhamel.

Le Parti socialiste a mangé toute une raclée, dimanche, en France. Il a perdu les mairies de 155 villes, capturées par ses adversaires de droite et le Front national, ce dernier en nette remontée et élu à la tête d’une quinzaine de villes.

PolitiqueFrançois Hollande est piégé, et le filet dans lequel il est empêtré ressemble beaucoup à celui tissé par le gouvernement Marois au Québec.

Cela n’est pas étonnant, compte tenu des connivences idéologiques et des sympathies mutuelles entre les deux partis.

Au-delà de la proximité entre les deux partis, il y a de nombreuses ressemblances entre les deux situations économiques et même politiques.

Ces élections survenaient en effet dans les jours qui suivaient la divulgation de conversations téléphoniques compromettantes enregistrées à l’insu de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. Ce scandale potentiel ne semble pas avoir affecté le parti de l’ex-président, l’UMP (Union pour un mouvement populaire), grand gagnant des élections de dimanche.

Pourquoi les Français n’aiment-ils pas leur actuel président de la République, dont la cote de popularité atteint les bas-fonds ?

Parce que le bilan économique est médiocre. La croissance est poussive avec une augmentation du PIB de 0,3 % en 2013. La Grande-Bretagne, dont on a dit que les mesures d’austérité budgétaires étaient pour plomber l’économie, a affiché une hausse de 1,9 %.

Les Français apprenaient la semaine dernière que le nombre de demandeurs d’emplois étaient en forte hausse en février. La consommation des ménages accuse aussi un fort recul. Les promesses de réduire le déficit public à 3 % du PIB n’ont pas été respectées, puisqu’il a atteint 4,3 % du PIB en 2013. La dette publique est en hausse de 90,2 % du PIB en 2012 à 93,5 % en 2013. L’endettement continue de croître même si les dépenses publiques atteignent 57 % du PIB et que le fardeau fiscal des Français est l’un des plus élevés au monde, à 46 % du PIB.

Comment le gouvernement français explique-t-il son incapacité à respecter sa cible budgétaire ? Parce que les recettes de l’État ne sont pas au rendez-vous, la même raison invoquée chez nous par Nicolas Marceau.

Les socialistes français pensent qu’ils ont tout bon, sauf qu’ils arriveraient mal à bien communiquer avec les Français. Il faudrait dès lors — et cela ne s’invente pas — «adopter la posture de détermination» pour vendre leur politique et leur bilan. Retenons le mot «déterminé».

Le président Hollande est dans une vilaine posture. Il a d’abord promis de couper les dépenses publiques de 50 milliards d’euros, mais sans rien dévoiler au préalable des coupures qui seront effectuées. J’ai déjà entendu cette chanson quelque part.

François Hollande devait aussi aussi choisir un premier ministre. Il a opté pour Manuel Valls, l’ancien ministre de l’Intérieur. Il est très à droite sur ce que nous appelons ici les questions identitaires, qui concernent là aussi la politique d’immigration et la place de l’islam.

Le hic, c’est que la majorité présidentielle dépend de l’appui de l’extrême gauche et des écologistes qui n’aiment pas Valls, précisément pour les raisons qui le rendent populaires.

Voilà le dilemme de François Hollande : son électorat veut plus de mesures sociales et plus de politiques de redistribution, alors qu’une majorité de Français revendiquent un allègement fiscal pour consommer et investir.

Prisonnier d’une dynamique politique complexe où il faut à la fois plaire à la gauche de la gauche et à un électorat de plus en plus à droite ; contraint à adopter une politique de restrictions budgétaires contre nature et lié par un engagement à baisser les impôts dès 2015, François Hollande se cherche une ligne de vie pour assurer le succès de son mandat. Sa marge de manœuvre est étroite.

Voilà ce qui arrive quand on courtise plusieurs clientèles en leur faisant miroiter aux uns le progrès social et aux autres la relance économique. Je ne suis pas sûr que c’est en enrobant le tout d’un puissant discours identitaire qu’on peut résoudre l’équation.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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— Les « connivences idéologiques et des sympathies mutuelles entre les deux partis »… Parti Socialiste Français et Parti Québécois ne sont que de pure apparences. Les socialistes sont internationalistes, résolument tournés vers l’Europe et le monde, c’est dans leur ADN. François Holland est économiste, a pendant longtemps été collaborateur de Jacques Delors et s’inscrit définitivement dans la tradition économique libérale qu’était celle de John Meynard Keynes.

Aussi les seuls points réels d’articulation entre le PQ et le PS, c’est au niveau de la diplomatie. Et parce que la France souhaite garder le Québec dans sa zone d’influence. Après tout, certaines grosses compagnies d’origines françaises sont déjà bien implantées au Québec en partie d’ailleurs avec le concours de l’empire Desmarais.

Bien sûr la culture et la préservation de la langue sont bien réelles, si ce n’est que les relations américano-françaises n’ont jamais été aussi bonnes qu’avec François Holland qui est un atlantiste convaincu. D’ailleurs la langue française n’a jamais été aussi populaire aux USA et l’État français subventionne actuellement des écoles françaises bien plus qu’elles ne sont subventionnées au Québec.

Donc, la priorité actuelle de la France pour le continent nord-américain, ce sont les USA et accessoirement le Canada avec en premier chef l’Alberta.

— Autre point, L’UMP n’a qu’une unité de principe puisqu’elle s’est associée aux autres partis de droite (hors Front-National), en particulier aux centristes pour gagner ces élections municipales. Historiquement on n’a jamais vu autant de triangulaires (3 candidats en lice), de quadrangulaires (4 candidats) et même du jamais vu des quintangulaires (5 candidats) et des sexangulaires (6 candidats) qui restent présents au second tour, lorsque la tradition républicaine est qu’il ne reste en principe que deux candidats.

Ce qui signifie surtout que la France n’a jamais été aussi divisée. Ce qui signifie encore que les français ont le choix des partis, d’où fragmentation du vote, ce qui n’est pas réellement le cas des québécois.

— Autre point, le Royaume-Uni à une croissance supérieure en 2013, toutefois cette croissance s’est faite en grande partie grâce aux facilités de crédit.

— Encore un point : la hausse du chômage (France) était en février de 0.9% par rapport à janvier, soit exactement de 31.500 ; le nombre total de demandeurs d’emplois est de 3.347.700 ce qui représente une hausse annualisée de 4.7%.

Tout le monde comprend que c’est beaucoup trop, mais l’emploi des jeunes est sur la bonne voie, baisse du chômage de 1,5% sur un an. Finalement, la confiance des ménages était en forte progression en mars.

— Un point de plus. D’après les informations que j’ai relevées, la France n’explique pas le manque de ses cibles en matière de déficit public par : « Parce que les recettes de l’État ne sont pas au rendez-vous (…). » Mais plutôt : parce qu’« il n’est pas question de « fragiliser » la croissance » (François Hollande dixit).

— De plus : « Les socialistes français pensent qu’ils ont tout bon, sauf qu’ils arriveraient mal à bien communiquer avec les Français » (sic) Je me demande vraiment d’où sort une pareille assertion. À ma connaissance, c’était surtout l’ex-président Sarkozy qui était aussi infaillible que la Justice.

— Relativement à : « adopter la posture de la détermination » est une déclaration qui n’est pas de François Holland lui-même mais d’un proche de l’Élysée (qui préfère garder l’anonymat) et qui ajoute : « Le maître mot de François Hollande pour les jours à venir, c’est la force. »

Ceci bien sûr est en référence au nouveau premier ministre Manuel Valls à qui le président des français a confié le mandat de former un gouvernement de « Combat ». En outre manuel Valls est membre du PS depuis plus de 30 ans, je ne dirais pas qu’il soit : « très à droite », le PS a toujours depuis sa création été un parti de courants qui sait contrairement au PQ établir des synthèses.

— « Le Front de gauche » est une coalition de partis politiques de gauche, pas à proprement parler un : « appui de l’extrême gauche. »

Conclusion : Bin j’dirais pas vraiment qu’il y ait communion comme à l’église ou similitudes, entre le PQ et le PS et quant à moi, je pense qu’un bon changement de Premier ministre au Québec pourrait aussi faire toute la différence. Je suis prêt à gager un gros deux dollars que les relations entre Couillard et Valls seront les meilleures du monde.

— Jacques Attali écrivait récemment sur son blogue : « S’il est une qualité rare et plus que jamais nécessaire en politique, c’est l’héroïsme, forme extrême du sacrifice de ses intérêts personnels, pour le service d’autrui. Manifestation absolue d’altruisme. »

Un point quand même sur l’atlantisme de François Hollande. Il est revenu à la formule traditionnelle de «non-indifférence et non-ingérence» si chère aux péquistes et abandonnée sous Sarkozy. En 18 mois, Pauline Marois s’est rendue en France deux fois, en octobre 2012 et en décembre 2013, alors que Jean-Marc Ayrault est venu au Québec en mars 2013. Ajoutons au moins deux visites de Jean-François Lisée à Paris.

Cher monsieur Duhamel,

Merci pour votre réaction. La formule : « Non-ingérence, non-indifférence » dans cet ordre-ci et non dans l’ordre où vous l’écrivez a été inventée par François Mitterrand si je ne m’abuse. Vous ne voudriez pas que François Hollande abandonne cette formulation tout de même et qu’il refuse l’accès de son palais aux Québécois qui désirent le rencontrer !

Monsieur Hollande aime bien les journalistes. Je suis assez certain que si vous sollicitiez une entrevue pour l’interviewer, il se ferait un plaisir de vous voir 🙂

Autant que je sache monsieur Jean Charest a été reçu quelquefois à l’Élysée sous le temps de Sarkozy. En février 2009, il était honoré à Paris par le président Sarkozy, qui lui a décerné le grade de Commandeur de la Légion d’honneur. Est-ce que vous savez ce qui signifie un tel grade dans la hiérarchie française ?

Alain Juppé — un grand ami du Québec — a estimé utile de préciser que les positions ambiguës adoptées par l’ancien président étaient désormais chose passée et que la position française adoptée depuis longtemps était également endossée par l’UMP.

Aussi comme je l’écrivais précédemment : « la France souhaite garder le Québec dans sa zone d’influence. » — Est-ce que vous y voyez en cela un quelconque problème ?

Pour ce qui est de l’atlantisme, le président Hollande a depuis son entrée en poste resserré les liens avec les États-Unis. C’est encore récemment le président Obama qui relevait les liens indéfectibles qui unissent la France avec ce pays (ce qui est on ne peut plus vrai historiquement) et je suppose que les visites effectuées à Paris tant par le Vice-président Biden que celles multipliées par le Secrétaire d’État Kerry établissent l’entente qui existe entre ces deux pays sur plusieurs dossiers qui relèvent entre autre de la diplomatie.

Le temps où en France sous de Gaulle, les français scandaient : « US go home » m’apparait comme somme toute plutôt révolu. Devrait-on s’en plaindre et devrais-je interpréter, cher monsieur Duhamel que vous seriez opposé à la concordance des peuples et des nations ?

« Holland (sic) est économiste, a pendant longtemps été collaborateur de Jacques Delors et s’inscrit définitivement dans la tradition économique libérale qu’était celle de John Meynard Keynes. »

« Le temps est venu de régler le principal problème de la France : sa production. Oui, je dis bien sa production. Il nous faut produire plus, il nous faut produire mieux. C’est donc sur l’offre qu’il faut agir. Sur l’offre ! Ce n’est pas contradictoire avec la demande. L’offre crée même la demande. »( François Hollande à propos du pacte de responsabilité) C’est keynésien ça ? Il s’en éloigne, on dirait.

@ Marc Sauvageau,

Vous faites référence si je ne m’abuse au discours adressé à la nation du président Hollande pas plus tard qu’hier. Sauf erreur de ma part, il s’agissait d’un discours destiné à annoncer le choix d’un nouveau Premier ministre pour donner suite à cette débâcle historique de la gauche en son entier (et pas seulement des socialistes) du jamais vu depuis des lustres, laquelle défaite électorale risque de faire des traces, y compris la perte de la majorité ces prochains mois au Sénat par le renouvellement de moitié de ses sénateurs.

Ces mots adressés aux français n’étaient pas à proprement parler une causerie économique. Il s’agissait en premier chef d’un discours politique. De combat.

Vous faites en parallèle référence à une politique initiée ces dernier mois par l’ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault relativement au « pacte de responsabilité » que vous devriez dans un souci de clarté, exposer si possible brièvement aux internautes canadiens qui ne sont nullement tenus de savoir de quoi il s’agit.

Le texte exact de l’allocution du président Hollande en rapport avec le « pacte de responsabilité » est le suivant : « Ce sont les entreprises qui créent les emplois et nous devons tout faire pour qu’elles y parviennent. Car la première des injustices, c’est le chômage. C’est le sens du « pacte de responsabilité ». Moins de charges sur les entreprises, en particulier sur les bas salaires et, en contrepartie, plus d’embauches et plus d’investissement. » — Source : Présidence de la République.

— Et cela oui ! C’est keynésien. Comme toujours à votre usage, vous plaidez le faux pour tenter de connaître le vrai ; puis vous dites que ce sont les autres qui sont dans l’erreur. Très honnêtement Marc, je vous trouve assez décevant ! Reprenez-vous !

J’ai cité François Hollande lors de son allocution officielle du 14 janvier 2014 qui introduisait le pacte de responsabilité, dont je ne me suis pas efforcé à décrire, puisque les paroles de François Hollande suffisaient à la compréhension du commentaire.

Comme vous croyez que je n’ai aucune crédibilité, rien de mieux qu’un partisan de la théorie classique de la loi de Say, un anti-keynésien, pour expliquer Keynes ainsi que sa contrepartie et de constater encore une autre fois, hélas, que vous êtes dans les patates :

«Or, pour celui qui a une culture économique, politique et historique, cette citation est en vérité UN TOURNANT IDÉOLOGIQUE MAJEUR [sans majuscule dans le texte original]. En effet, la France est un pays dont les structures économiques, politiques et sociales sont profondément marquées par les théories économiques keynésiennes (en référence à l’auteur britannique John Maynard Keynes) selon lesquelles en substance la stimulation de la demande (la consommation) permet d’accroître les richesses produites et le bien-être collectif. Inversement, la politique de l’offre est d’inspiration libérale et vise à libérer au préalable la production. En d’autres termes, et pour faire très simple, la politique de la demande distribue des richesses en s’endettant en espérant que la consommation générée permettra d’enclencher un cercle vertueux de création de richesses, alors qu’inversement la politique de l’Offre préconise qu’il est nécessaire de produire des richesses dans un premier temps avant d’envisager de distribuer, sous-entendant ainsi que les entreprises sont à la source des créations de richesses. » http://www.contrepoints.org/2014/03/20/160158-comprendre-la-politique-economique-dite-de-loffre

P.S. La prochaine fois que vous répliquerez à mes commentaires, tâchez d’être mieux renseigné, comme cela vous ne perdrez plus la face.

@ Marc Sauvageau :

— Votre texte : « rien de mieux qu’un partisan de la théorie classique de la loi de Say, un anti-keynésien (…) »

— Ma réponse :
*** Jean-Baptiste Say (1767-1832)
*** John Maynard Keynes (1843-1946)

*** Sylvain Fontan, l’auteur du texte que vous mentionnez, regardez une petite notice à son sujet par le lien suivant : http://www.leconomiste.eu/presentation.html

Où avez-vous vu dans le texte de monsieur Fontan qu’il s’inscrit dans le classicisme de Jean-Baptiste Say ? La pensée de monsieur Fontan s’inscrit essentiellement dans la mouvance de la pensée ultralibérale. En d’autres termes monsieur Fontan estime que la pression fiscale est le principal obstacle à la croissance de l’économie et non pas l’offre versus la demande.

Monsieur Fontan produit bien un lien :
http://www.wikiberal.org/wiki/Jean-Baptiste_Say

Pour expliquer la « Loi des débouchés » de Jean-Baptiste Say. Pour votre information le site de « wikiliberal » se présente lui-même comme : « Projet collaboratif d’encyclopédie libérale et libertarienne en ligne et gratuite. »

Vous concluez de la façon suivante : « La prochaine fois que vous répliquerez à mes commentaires, tâchez d’être mieux renseigné, comme cela vous ne perdrez plus la face. »

— J’ai suivi votre conseil, je suis désormais bien renseigné sur « vos » sources libertariennes — ce qui est votre droit d’ailleurs, ce que je respecte –, si vous vous sentez mieux en pensant que j’ai perdu la face, tant mieux pour vous. Je me regarde dans la glace et somme toute, il me semble que ma face soit encore bien là !

Bref, vous citez un texte assez long que vous n’avez pas lu en entier. Et vous vous livrez à des conclusions qui sont sans queue ni tête.

Erratum :
Pour John Maynard Keynes, il faut noter 1883 et non pas 1843, le reste de mon texte est correct.

@ Serge Drouginsky

Vous me questionnez en me demandant « Où avez-vous vu dans le texte de monsieur Fontan qu’il s’inscrit dans le classicisme de Jean-Baptiste Say ? » D’abord par le titre : « Comprendre la politique économique dite de « l’offre »» et ensuite par ce sous-titre : « L’offre de facteur de production est plus élastique que ne le pense la théorie keynésienne ». Ce dernier sous-titre et ce qui suit en dit long sur la pensée de cet auteur qui ne croit pas à la théorie de Keynes.

Est-ce ma faute si vous ne comprenez rien aux théories économiques et que je me sens dans l’obligation de vous corriger à chaque fois ?

@ Marc Sauvageau,

— Vos mots : « Est-ce ma faute si vous ne comprenez rien aux théories économiques (…) ? »

Depuis que j’ai l’insigne honneur de vous lire sur les blogues, grâce à vous j’en ai pas mal pris pour mon rhume. Je ne comprends rien aux théories économiques, je ne comprends rien au droit en particulier le projet de loi 60, je ne comprends rien aux règles électorales, je ne comprends rien à la fluctuation des monnaies, je ne comprends rien aux statistiques et je ne sais pas non plus lire les graphes…. J’en oublie peut-être ???

En résumé : je ne comprends rien à rien.

Je remarque que vous reprenez souvent des erreurs à d’autres internautes, même dans plusieurs cas les journalistes, incluant d’ailleurs monsieur Duhamel.

Je remarque que le sujet de ce billet était relatif aux similitudes ou non similitudes qui existent entre le PQ et le PS. Je me suis exprimé librement sur ce sujet et vous pas !

À la place, vous préférez détourner tout le débat sur une simple phrase : « François Holland est économiste, a pendant longtemps été collaborateur de Jacques Delors et s’inscrit définitivement dans la tradition économique libérale qu’était celle de John Meynard Keynes. » ; pour en plus aborder une question de politique intérieure française qui est celle du « pacte de responsabilité » initié non pas par le président Hollande mais pas Jean-Marc Ayrault. Et en plus si ça marche où est le problème ?

Ma phrase relève de l’ordre général et de la rédaction. Mais vous vous préférez entrer dans le détail et dans un cas spécifique, comme s’il était d’intérêt public québécois que de se mêler de la politique qui se trame en France à l’Hôtel Matignon.

Relisez le texte écrit par Sylvain Fontan que vous prenez pour modèle : « En effet, la France est un pays dont les structures économiques, politiques et sociales sont profondément marquées par les théories économiques keynésiennes », le « profondément » est selon moi superflu, mais passons…

— En quoi ce que dit Fontan est recevable et en quoi mon propos établit-il que je ne comprends rien à rien aux théories économiques ? — En quoi êtes-vous qualifié pour me reprendre sur tout ? — Sur quoi dois-je me fonder pour établir que ce que vous dites à mon égard soit réellement impartial ? — N’estimez-vous pas à bien vous lire qu’il y a désormais urgence que ma voix se taise à jamais ?

En conclusion : Je vois que vous voulez avoir toujours raison en tout et pour tout. Voilà qui est parfait. Inutile dans ce cas de débattre à l’avenir. Vous devriez vous lancer en politique active. J’entrevois un bel avenir pour vous.

Monsieur Serge cerne bien le problème. Son analyse fait vraiment mal paraître monsieur le journaliste. Cela n’a rien à voir avec la méchanceté, mais simplement avec la différence du niveau de connaissance de la politique entre les deux personnes. Enfin, ce qui compte c’est que les lecteurs soient plus éclairés. Juste pour cela, ça vaut la peine de lire les commentaires des abonnés.

M. Duhamel, C’est ce qui se produit lorsque l’on ne possède pas bien son sujet et que l’on désirait SURTOUT faire un lien « foireux » entre les mots socialiste et péquiste… Un autre petit épouvantail…. Décidément, c’est du grand journalisme.. qui pourrait même être sous-traité en Inde…. ( 😉

« Le journaliste est TENU de chercher la vérité dans les faits, il va tenter de les expliciter tout en laissant, idéalement ses OPINIONS au VESTIARE »

par M. Jacques Godbout , dans Le Tour du Jardin…

Le parti socialiste, sous Manuel Walls, aurait quelque chance de devenir enfin, cinquante ans après tous les autres membres de la grande famille socialiste européenne, social-démocrate! Une véritable révolutions de la pensée côté « rive gauche »! Bienvenue au XXe siècle! Quand à rejoindre le siècle actuel, il y a encore de l’espoir, puisque le parti socialiste pourrait, afin de contrer le maraudage électoral par l’extrême droite de Marine Le Pen, s’inspirer du PQ en recrutant quelques oligarques médiatiques mais surtout, en soufflant sur les braises identitaires, mais de manière furtive et discrète, bien sûr, comme le fait « dignement » Pauline Marois. Il n’y a pas maldonne dans mon propos: Les français désormais se dressent, comme Bernard Drainville, devant les terribles menaces de l’immigration à l’identité française: ces africains venus d’on ne sait où, ou ces Roms mal lavés venus des pays de la Communauté européenne (frontières ouvertes – il faut sortir de l’Europe!). Ils pourraient ensuite s’inspirer du PQ pour s’en prendre aux autochtones, aux ennemis de l’intérieur, comme ces gens d’origine maghrébine aux pratiques halal infectieuses, ou comme ces « gens du voyage » (gitans, tsiganes, français depuis des siècles, bien avant les Niçois), tout comme les péquistes se dressent aujourd’hui avec un incommensurable courage contre les anglophones de Montréal, cette cinquième colonne anglo-saxonne, mais surtout, avec détermination et résilience, contre les étudiants de McGill reluquant nos piscines, quelques femmes voilées menaçant l’intégrité visuelle de nos policiers, ou quelque barbu déguisé en fonctionnaire péquiste.
Le PQ montre la voie au parti sot-cialiste! Quelle sottise!

Pas pareil du tout ,
Les socialiste sont contres toute forme de charte ce que le PQ veut régler , ce qui peut être semblable c’est les deux sont la depuis peut et ne peuvent donc avoir eu un impact sur l’économie ce qui prend normalement 3 a 4 ans .En plus le PQ est minoritaire ce qui rend la tâche qu’asi impossible
Les libéraux d’ici sont aussi social que les socialiste des deux coté de l’océan autre similitude

Les socialistes, au contraire, avec leur glissement à droite de l’échiquier, comme le PQ, sont de plus en plus en faveur, comme l’UMP devenue de plus en plus « identitaire », d’une laïcité coercitive, dont Manuel Walls se fait le champion. Les français, comme les québécois, s’ils respectent les libertés individuelles et veulent s’intégrer au monde moderne, devraient plutôt se faire libéraux-démocrates, comme le sont ici le parti libéral ou même la CAQ. Mais les français, comme les baby-boomers péquistes d’ici, sont trop attachés aux vieux dogmes de l’État entreprise pour s’ouvrir à tout changement. Vous voyez où se trouve aujourd’hui la France, devenue le wagon de queue de l’Europe.

Effectivement, outre le volet nationaliste spécifique au Québec, idéologiquement ils se ressemblent beaucoup, ne croient pas ou peu au libre marché et pensent que le gouvenement doit tout gérer, de plus tous les deux sont les partis dont la base est la grande fonction publique syndiquée.

Quand on voit à quel marasme ont mené les politiques socialistes française il y a de quoi s’inquiéter.

Ne pas oublier toutefois qu’ici comme là bas les autres partis sont aussi très interventionistes et de gauche.

Pbrasseur,

Le LIBRE MARCHÉ n’ a de libre que dans l’imaginaire d’une théorie économique libertaire avec le concept de l’HOMO OECONOMICUS.Une maro-économie à la mode: celle de Milton Friedman et de ses disciples (Ecole de Chigago). Les champions du fondamentalisme du marché (marché sans entrave) = minimisation de l’importance des externalités + Ignorer les imperfections de l’information et autres problèmes d’ « AGENT » .

Passionnant à lire: LE PRIX DE L’INÉGALITÉ » par Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie
Plus près de nous, au Canada… :LES MILLIARDAIRES: Comment les ultra-riches nuisent à l’économie. Par Linda McQuaid et Neil Brook.

Simiitudes? Mets-en!

La Frônce est de gauche et dans la me… jusqu’à la racine des cheveux.

Le Québec? Pareil!