Gestion de l’offre: un système condamné

Malheureusement, la gestion de l’offre rend nos fermes moins productives et nos produits trop chers pour l’exportation.

Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne
Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne

Blogue EconomieC’est le principe d’une entente commerciale: en échange de l’ouverture de leurs propres marchés aux produits canadiens, nos partenaires veulent avoir accès au nôtre, et cela inclut le marché des produits laitiers. À chaque négociation, le gouvernement canadien tente de fermer la porte au maximum, mais ne pas la rouvrir compromet la signature des traités et la possibilité de débouchés plus nombreux et de meilleure qualité pour d’autres secteurs économiques.

L’Accord économique et commercial global avec l’Union européenne et le Partenariat TransPacifique ouvrent des brèches dans la gestion de l’offre, ce mécanisme qui assure la stabilité des revenus des producteurs laitiers en contingentant la production et en levant des droits élevés sur les produits importés.

Avec les deux ententes, nous cédons aux importations 5 % du marché laitier canadien. Il appert que cela est suffisant pour mettre en péril certains producteurs laitiers. C’est dire comment cet échafaudage est fragile, accords de libre-échange ou pas.

Les producteurs laitiers sont prisonniers d’un système qui les protège théoriquement en limitant la production et en fermant les frontières. Le mécanisme est conçu pour que les plus petites installations puissent survivre à la concurrence, car leurs quotas leur garantissent qu’ils pourront vendre leur lait, et à un prix qui couvre leurs frais.

Ils n’ont pas besoin d’être meilleurs que les autres, pas besoin d’être plus efficaces, pas besoin de réaliser des économies d’échelle et ils n’ont pas à craindre qu’un concurrent d’un autre village, d’une autre province ou d’un autre pays leur vole leurs clients. C’est un système parfait, pour eux.

Parfait jusqu’au jour où l’on se rend compte que la population vieillit et boit moins de lait, que certains immigrants en boivent peu et que les prix élevés de vos produits, rendus nécessaires par votre beau système, les rendent moins attrayants pour les consommateurs.

La consommation de lait au Québec a diminué de 25 % depuis 20 ans. Cette diminution a été notamment contrebalancée par une faible augmentation de la consommation de fromage et d’une hausse plus substantielle des ventes de yogourt. Résultat net: la production laitière au Québec recule depuis trois ans.

Que fait-on dans une industrie «normale» quand vos ventes et votre production sont en recul? D’abord, on essaie de réajuster les prix pour que le produit soit plus attractif face à d’autres boissons ou produits alimentaires. Inutile d’y penser, une baisse du prix du lait au Canada, ça n’existe pas.

Une autre solution, c’est d’ouvrir de nouveaux marchés, dans d’autre pays. Cela tombe bien, car la demande mondiale pour les produits laitiers est en hausse. Le marché est en pleine croissance en Asie et en Afrique, où la production de lait est insuffisante, moins fiable en qualité, et chère.

Malheureusement, la gestion de l’offre rend nos fermes moins productives et nos produits trop chers pour l’exportation. Pour ainsi dire, nous ne vendons à peu près rien à l’extérieur du pays.

Voilà donc le piège. Nous avons créé un environnement à l’abri du marché extérieur, mais qui ne dépend à terme que du marché intérieur, qui lui est en recul. Comme la production est établie en fonction de la consommation, les revenus des fermes laitières ont tendance à baisser et leur nombre à diminuer.

La gestion de l’offre n’a pas empêché une baisse de presque 40 % du nombre de fermes laitières au Québec depuis 2001. On en compte 5 766 au Québec en 2015, contre 8 891 en 2001.

Une troisième solution observée dans tous les secteurs, c’est la concentration autour des producteurs les plus performants et les plus ambitieux. La taille moyenne des troupeaux au Québec était de 86 vaches en 2014. Le Conference Board estime que pour pouvoir se tailler une place sur les marchés mondiaux, les fermes laitières devraient avoir en moyenne 187 têtes de bétail, un chiffre comparable à la moyenne américaine.

Juste pour obtenir les quotas supplémentaires sur 100 vaches (en présumant qu’ils soient disponibles), il en coûterait 2,5 millions de dollars, dans l’environnement actuel, à l’entrepreneur agricole audacieux. Ce qui aurait la fâcheuse conséquence d’augmenter d’autant les coûts de production et rendre sa compétitivité plus problématique.

Pour toutes ces raisons, je pense que la gestion de l’offre n’est plus viable, indépendamment même des ententes commerciales que signe le Canada.

Le mot clé aujourd’hui dans l’économie mondiale est la compétitivité. Si le litre de lait canadien est plus cher qu’un litre américain malgré un taux de change extrêmement favorable et si une livre de beurre de Nouvelle-Zélande s’avérait moins chère que le beurre canadien malgré les coûts de transport, c’est que le système est absurde et que nous le payons cher comme consommateur.

Comme contribuable, le coût sera prohibitif pour s’en défaire. Le gouvernement fédéral a promis 4,3 milliards de dollars pour dédommager les producteurs de lait, de volailles et d’oeufs, tous soumis à la gestion de l’offre et qui ont vu une infime partie de leur marché cédé aux importations.

Imaginez la facture totale si le marché était complètement libéralisé !

Enfin, un petit mot pour ceux qui reprochent au gouvernement fédéral d’avoir sacrifié les agriculteurs du Québec. Le Québec, qui compte 23 % de la population canadienne, accapare 40 % des quotas laitiers. Le retrait du Québec de la fédération aurait des conséquences beaucoup plus lourdes pour les producteurs laitiers québécois que les ententes négociées avec l’Europe et l’Asie.

Par ailleurs, il est évident que le Québec ne ferait pas partie du Partenariat TransPacifique pour des raisons platement géographiques.

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23 commentaires
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5% donc de lait étranger
Ils vont le vendre combien?
Comme notre lait, fait que les marchands vont se remplir les poches?
Comme aux États-Unis: fait qu’on va faire la queue pour en acheter?

La queue pour acheter du lait aux USA???

Vous confondez plutôt avec l’URSS communiste qui, eux également, avaient un système de quotas…lorsqu’ils en avaient, du lait…

Ce système de cartel archaïque qui date de plus de 40 ans est complètement dépassé et coûte aux consommateurs, INCLUANT les plus pauvres, une véritable fortune.

Peut-être ce système est-il bénéfique sur une base TEMPORAIRE, histoire de donner le temps à une industrie en particulier de s’adapter à un marché, encore que j’aie mes doutes car je crois qu’il a plutôt té créé pour acheter des votes en région, mais d’en faire une manière permanente de procéder relève de l’irresponsabilité économique et financière la plus totale.

Comme dans le cas des permis de taxis et autres, à chaque fois que l’État tentaculaire s’impose massivement et gauchement dans un dossier, ça devient vite onéreux pour tous et ça se fait TOUJOURS au détriment de ceux qui sont efficaces.

À ceux qui s’empourprent à force de crier que les Américains subventionnent leur agriculture alors que nous ne le faisons pas, bien que les prix élevés sont une forme de subvention, je leur réponds: BRAVO! On pourra bénéficier de plus plus bas subventionnés par les Américains et ce, sans que nous ne déboursions un seul sou.

Laissons-les subventionner NOTRE consommation!

La gestion de l’offre consiste simplement à empêcher que la concurrence se pointe, qu’elle soit locale ou extérieure. C’est un système archaïque, improductif et pour tout dire simplement absurde : Produire coûte de plus en plus cher, les prix montent, la consommation diminue, les prix doivent montrer encore, etc…

Pour produire il faut acheter des quotas qui coûtent très cher, ce qui rend la chose inaccessible à la pluparts des nouveaux venus, surtout si ce sont des petits producteurs. Ceux qui ont eu leur quotas très tôt sont maintenant millionnaires, les autres sont souvent très endettés pour avoir payé très cher leur quotas et bien sûr ne veulent pas voir la valeur de cet actif fondre. Pas étonnant que tout ce beau monde milite si fort pour que le système reste en place. C’est pour ça qu’ils se battent, essentiellement pour conserver la valeur de leur quotas et le privilège de faire partie d’un monopole où le prix est fixé, les revenus assurés. Rien à voir avec le mode de vie ou la qualité du produit. Pendant ce temps les barrières à l’importation et les prix très élevé coûtent cher au consommateurs qui doivent au bout du compte financer ces dispendieux quotas, la faible productivité de ce système sans concurrence fait aussi grimper les prix ce qui fait baisser la consommation, un vrai cercle vicieux.

Non seulement ce système ne protège pas la ferme familiale il contribue à la tuer, d’abord en rendant l’accès à cette industrie impossible pour la plupart. Aussi me dit-on (cas vécu) parce qu’un producteur préférera souvent vendre ses quotas plutôt que les léguer à ses enfants qui pourraient alors devoir payer un montant considérable d’impôt sur le gain en capital.

Le gouvernement a protégé la gestion de l’offre pour des raisons politiques, surtout en pleine campagne électorale personne ne veut avoir sur le dos le puissant lobby du lait, économiquement par contre ce système ne fait aucun sens et il faudrait l’éliminer, le plus tôt sera le mieux. Sauf qu’éliminer le système coûtera très cher car il faudra compenser les participants et ça va coûter des milliards, sans parler des conséquences politiques d’affronter ces puissant lobbys agricoles. Absurde ou pas je ne serais donc pas surpris si ce système existe toujours dans 20 ans…

Un exemple classique de socialisme : On crée une dépendance dont on devient ensuite prisonnier même si elle nous fait mal économiquement.

Bonjour m. Duhamel,
en tant que producteur de lait québécois, je suis plus que déçu du genre de texte que vous venez de publier a grande échelle. Malgré vos connaissances économiques, vous devriez reviser celles qui concerne le sujet auquel vous vous attaquez aujourd’hui. Votre article est complétement faux et manque de réalisme, vous démontrez un seul aspect du topo alors que vous oubliez les plus important. Le prix du lait canadien versé aux producteurs est en baisse depuis près d’un an et il est faux que la consommation globale laitière est à la baisse. Veuillez svp revérifiez vos sources ..!

Le prix du lait versé aux producteurs a effectivement baissé récemment. Mais le prix cible, celui payé par le consommateur continue d’augmenter.

De plus à long terme la tendance à la baisse de la consommation de lait ne fait aucun doute.

Selon vous pourquoi la commission du lait baisse-t ’elle le prix payé aux producteurs, le prix n’était plus viable? Complot pour amener plus de producteurs à disparaitre pour ensuite se débarrasser de la gestion de l’offre?

@Sébastien Vaillancourt, svp pourriez-vous apporter des chiffres, des référence, quelque chose de plus factuel ? Des mots sans références sont une opinion, et une opinion, par sa nature abondante, a peu de valeur 🙁

oui le nombre de ferme diminue mais les autres prennent de l`expention donc au total le nombre de vache reste le meme , j`ai aucun probleme avec les opinion mais je trouve que votre texte a plus de partisanerie que de vérité

La logique mon ami! Une entreprise qui pend de l’ ampleur c’ est mieux qu’ une entreprise que nous devons financé à grand prix!

Bonjour,
J’ai lit votre article et j’aimerais que vous retourné à votre réflexion et revoir certain fait sa fait près d’un ans que les payes de chaque producteur de lait basse, est -ce que vous avez remarqué un changement dans les supermarchés ?? Je vous invite à faire l’exercice de vérifier la qualité des produits américain vs les produits canadiens. Je suis certaine que de mettre les même réglementation alimentaire de 1 pour 1 le résultat serai toute autrement.
C’est entreprise se paye une sécurité de pouvoir produire, comme n’importe quel entreprise qui se paye un assurance en cas que cela tourne mal. Mais malheureusement ils sont prise avec le fait d’être oblige de vivre avec les décisions du gouvernent sans même être consulté et n’on aucun recourt contre cela on dit qu’on n’est un pays démocratique. Aussi pour la basse de prix personnellement je ne croie pas à sa parce que moi même j’ai fait l’exercice lord d’une visite au États-Unis le prix du lait américain dont les normes sont très faible, que de resserre c’est norme à un coup pour avoir le même produit au Canada. Le prix d’un litre de lait canadien en moyen et de 1.26 $ / le Litre et au États-Unis le prix moyen et de 1.20 $ ajouté le transport vers le canada il y a t’il des économies qui vont compense les subventionne que tout les contribuable devront payé pour les remettre au agriculteur, qui s’autogérais tout seul s’en l’aide de personne.

Autre chose à Fédération des producteur laitière du Québec il ne sont pas au prise avec du quota en trop chaque vente de quota à trouve un acheteur certaine ferme on grossie et d’autre un disparu c’est le cycle de la vie ce n’est pas un métier facile non plus c’est 365 jours par année.
Mais il n’y jamais de pénuries et non plus de produit de trop, donc est -ce que ce système fonction ou non ??

Merci de votre Attention !!
Amélie

À ma connaissance, les négociations sur le PTS, ne devaient pas porter sur les politiques nationales des signataires et donc pas sur la gestion de l’offre du Canada. Il me semble que ceci ne peut en aucune façon compromettre une quelconque signature définitive des traités. Aussi, ce sont deux impératifs différents qui doivent être traités indépendamment.

Ce qui me fait un peu rire, c’est lorsque des internautes présentent cette pratique des quotas comme des archaïsmes. S’il est un archaïsme au Canada, c’est bien sa Constitution. Même le Parti libertarien du Canada est d’accord avec ça !

J’ai eu le bonheur de visiter quelques fermes laitières, peut-être que j’ai eu de la chance, je dois dire que j’ai remarqué le professionnalisme des producteurs d’ici qui produisent un lait d’excellente qualité bien adapté à la transformation, donc également à la production de fromages fins. En termes d’efficacité, je dois dire que j’ai été impressionné et bien des entreprises devraient prendre exemple sur ces fermiers en matière de gestion impeccable.

Je relève encore que peu de personnes ne comprennent que ce qui détermine le prix de vente d’un produit, c’est un ensemble de paramètres qui n’ont rien à voir avec l’adoption ou non de quotas. Un produit importé peut très bien être plus taxé par des droits de douane plus élevés et malgré tout être vendu moins cher sur le marché qu’un produit moins taxé. Ce qui fait la différence à l’importation ce ne sont pas les coûts de productions. Ce sont les subventions à l’exportation. Si on devait acheter les fromages suisses à leur vraie valeur, ils seraient chez-nous hors de prix.

Il est tout-à-fait normal de protéger son agriculture d’une manière ou d’une autre. Les quotas laitiers sont un peu comme les permis de taxis. Ils coûtent effectivement un certain prix. On peut aussi dire cela pour les œufs, la volaille et même pour une part de la production céréalière achetée à un prix minimum garanti.

Ici, le terme de « compétitivité » est à prendre avec des pincettes. En matière de production agricole, les appellations et les labels de qualité notamment, ont une valeur commerciale ajoutée très importante. Cela existe pour les produits laitiers, le vin, les produits d’élevage et j’en passe. Si un beurre de Nouvelle-Zélande est offert moins cher sur le marché, c’est seulement parce que l’exportation est soutenue financièrement. En d’autres termes c’est l’État néozélandais qui nous offre une ristourne. Pourquoi ? Parce que c’est bon pour la balance commerciale.

Si on souhaite être cohérent dans une démarche, il faudrait abolir tous les quotas et toutes sortes de licences d’exploitation ou permis, pour mettre tout le monde à armes égales. — Pourquoi pas ! Mais qui va payer ? Je cite ici Pierre Duhamel : « Imaginez la facture totale si le marché était complètement libéralisé ! » — Exact.

Ça va coûter cher et ce sont les consommateurs qui devront payer. Qu’on ne nous dise pas que si les prix augmentent (donc l’inflation) pour libéraliser tous les échanges ; qu’après amortissement, les produits comme par magie vont se mettre à baisser. Au besoin et si nécessaire, on limitera la production pour accroitre les marges bénéficiaires. Cette pratique a été très bien comprise par les raffineurs de pétrole notamment.

— L’idéal c’est être très très très compétitif et vendre très cher en même temps.

Ah! bon ! Lorsqu’on parle d’ économie internationales; on doit parler seulement de ce quoi l’ on pense mais laisser de côté le reste du monde !

Il faut aussi se comparer et aussi se positionner!

@ Beauly2,

Je viens de prendre connaissance de ce commentaire seulement maintenant et je regrette de ne pas y avoir répondu plus tôt. Force est de constater qu’il est plutôt mal rédigé. Difficile de comprendre ce que vous voulez dire.

Si par bonheur il vous vient de lire ce message. S’il vous plait, pourriez-vous préciser votre point de vue. Car ce que vous écrivez n’a ni queue ni tête. D’autant que le Canada qui plus est, se compare très bien avec ses partenaires.

Toute personne qui comprend les données macro-économiques est capable de comparer les choses entre elles dans l’ordre et dans la méthode. La gestion de l’offre n’était pas un des enjeux du PTS, les traités de libre-échange ne se substituent pas aux choix de gouvernance des États.

Sans être complètement faux ce texte exprime plus une idéologie libérale qu’autre chose. Premièrement, il attribue le coût du litre de lait à un manque de productivité des producteurs dû à un manque d’innovation causé par le système de gestion de l’offre. Sa raison, parce qu’on a pas besoin d’être meilleurs parce qu’on aura tous le même prix. Cette partie est une fausse prémisse car plus la ferme innove, plus elle peut faire du profit par rapport au prix donné. Y’a un gros incitatif à innover et si Duhamel était sorti de son bureau, il verrait que nos fermes innovent continuellement. La partie de son texte qui est vraie c’est celle où il dit que les fermes étrangères sont plus productives que les fermes québécoises. Malheureusement, il faut savoir pourquoi elles sont moins productives. C’est bien plus intéressant. Elles le sont parce qu’il existe des règlements sur les hormones de croissance, les antibiotiques, pesticides, des normes d’hygiène et environnementales plus strictes. Effectivement, collectivement, on s’est donné toutes ces normes pour ne pas consommer toutes sortes de contaminants pour obtenir un produit de basse qualité mais très peu cher. D’ailleurs un bon exemple pour devenir aussi productif que les américains seraient d’engager des immigrants illégaux à la moitié du prix des travailleurs locaux qu’on logerait dans des taudis sur nos fermes et on les nourrirait une fois par jour. Si c’est ça l’innovation du libre marché, vous conviendrez que ce n’est pas rose. La réalité c’est qu’il y a une bonne raison pour laquelle les producteurs de lait sont moins productif, ils sont honnêtes avec leur clients.

«Sans être complètement faux ce texte exprime plus une idéologie libérale qu’autre chose.»

Ce n’est pas plutôt la gestion de l’offre qui est bâtie sur une idéologie dirigiste dépassée? Ce système est né dans les années 70 alors que la mode était pour l’état de tout contrôler. Devant les multiples échecs on a reculé depuis dans la plupart des secteurs, mais la gestion de l’offre demeure à cause du lobby.

Si j’ai bien compris la stratégie pour défendre vos quotas est de dénigrer se qui se fait ailleurs. Désolé mais ça ne prend pas avec moi.

Comparaison entre le prix payé par les consommateurs Québécois de la région 1 le 4 août 2015 pour 4 litres de Coca-Cola et 4 litres de lait écrémé à 0%.

5,76$ pour 4 litres à 0% de matière grasse prix minimum prix région 1.
3,32$ pour 4 litres de Coca-Cola au prix minimum chez IGA.
Compte tenu de la chaîne de froid qu’il faut respecter tout le long du processus de production du lait de consommation, de la durée maximale de la fraîcheur et de son contrôle régulier à l’épicerie, de la qualité nutritive du produit et de toute l’énergie humaine, animale et matériel impliqué je considère que la gestion de l’offre de la mise en marché du lait de consommation accompli jour après jour un véritable tour de force. Les producteurs de lait ont raison d’être fiers, surtout avec leurs entreprises à dimension humaine, d’occuper et de mettre en valeur les territoires agricoles du Québec et leurs paysages. Il suffit de traverser l’État du Maine pour comprendre toute l’effet structurante qu’a la gestion canadienne de l’offre sur l’occupation harmonieuse du territoire agricole. Et tout ça avec un cheptel animal de classe mondial car une des façons qui restent pour augmenter la rentabilité de la production c’est d’avoir des animaux plus productifs ….sans tricher avec les hormones!

Les producteurs de lait devraient aller visiter la Nouvelle-Zélande. Il y a trente ans, ce pays avait le même système que le Canada et ne vendait pas un demiard de crème à l’étranger. On s’est entendu pour abolir ce système, et aujourd’hui la Nouvelle-Zélande fournit toute l’Asie et frappe à nos portes.
D’autre part, je trouve révélateur d’entendre un producteur parler de sa « paie » au lieu de ses « ventes ». Comme chez Brejnev…
J.Paré

Je suis parfaitement en accord avec toi, c’est un système depasse depuis déjà longtemps. Cest les consommateurs qui en paie le prix, c’est inacceptable dans une économie mondialisé ! Bravo pour ton article, tu as du courage continue !

Pour les producteurs québecois de fermes laitières ne n’ est pas la panacé! Mais pour l’UPA syndicaliste c’ est un gros problème! On leur enlève à plus ou moins leur monopole et par ricochet leur monopole et c’ est là que le bas blesse!

C’ est un peu comme enlever à un fonctionnaire de l’ état provincial, municipal et fédéral sa sacro – sainte sécurité d’ emploie et sa retraite avec prestation déterminé!! Oh ! la la! Je comprends très bien leur périnigrations face à cette nouvelle compétition !

Le Québec n’ est vraiment pas préparé À prendre la relève surtout avec nos syndicaleux improductifs qui regorge dans notre population!

La gestion de l’offre est une vache sacrée, intouchable politiquement, encore cette semaine dans notre journal régionale il y avait un «reportage» d’une page complète intitulé «A la défense de la gestion de l’offre»…

Bref on va continuer à payer trop cher pour supporter cette industrie stagnante condamnée à ne jamais exporter..

Parlant de la gestion de l’offre: Pour qui travaillent les politiciens:

http://www.antagoniste.net/2015/10/07/pour-qui-travaillent-les-politiciens/

Extrait:

« Au Québec, il y a 585 fois plus de consommateurs de lait qu’il y a de propriétaire de fermes laitières…

Pourtant, quand les politicos parlent de libre-échange et de gestion de l’offre, pas un seul mot sur les 8 088 869 consommateurs qui payent leur lait trop cher, on parle uniquement des 13 823 propriétaires de fermes laitières.

Pourquoi les politiciens préfèrent défendre les intérêts de 13 823 fermiers plutôt que les intérêts de 8 088 869 payeurs de taxes ? »