La classe moyenne québécoise écope

Les plus hauts salariés de cette classe paieront plus cher pour les frais de garde, et plus cher pour l’immatriculation de leur grosse bagnole. Quant à la déduction fiscale pour leur ordre professionnel (ou syndical), elle sera diminuée, explique Pierre Duhamel.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Blogue EconomieLa mise à jour économique et financière du Québec confirme les grandes orientations du budget du printemps dernier et la détermination du gouvernement à équilibrer le budget de l’État dès l’exercice 2015-2016.

Il ne reculera pas, cela m’apparaît certain. Non, ce qui m’étonne c’est de voir comment le gouvernement compte s’y prendre pour y arriver. Ce qui me surprend encore plus, c’est de lire et entendre certains commentateurs, étonnés de voir que ce sont encore les contribuables qui devront payer l’addition.

Au risque de les déconcerter, je leur ferais remarquer qu’il s’agit de notre facture et qu’il n’y a malheureusement personne d’autre qui va la payer à notre place.

Quel est le montant inscrit sur cette facture ? Il est, cette année, de 97 milliards de dollars — le coût total des engagements du gouvernement. Cette somme comprend un montant de 10,6 milliards de dollars pour payer les intérêts sur la dette que nous avons accumulée au fil des ans parce que nous avons la mauvaise habitude de rarement payer la facture au complet.

Nous avons accumulé les déficits parce que cela nous épargnait certains choix difficiles, comme établir quels programmes nous tiennent le plus à cœur, déterminer ceux qui ont le plus de portée, vérifier de temps à autre leur efficacité et leur utilité réelle et assurer leur plein financement.

Nous ne l’avons pas fait. Le gouvernement a entrepris un tel exercice, mais on n’a qu’à voir la levée de boucliers des clients et abonnés de chacun des services pour se rendre compte que ce sera un processus laborieux.

Dans notre vie privée, quand on se retrouve devant une grosse facture, nous avons deux choix : gagner plus ou dépenser moins. On peut décider de travailler davantage, d’accepter plus de contrats ou de faire des heures supplémentaires pour augmenter nos revenus. C’est un peu plus compliqué pour un gouvernement, car son contrôle sur l’activité économique est relativement faible.

Il peut certes compliquer la vie des investisseurs et des entreprises, mais il est tributaire des grands cycles économiques mondiaux, du prix des matières premières et de la vigueur de nos partenaires commerciaux — sans oublier les tendances économiques et démographiques propres au Québec, comme le vieillissement plus rapide de la population à l’origine d’une diminution du bassin de main-d’œuvre et d’une poussée du travail à temps partiel.

Certains voudraient que le gouvernement fasse plus de développement économique. Au Québec, cela veut dire multiplier les programmes d’aide, les crédits d’impôt et autres conditions préférentielles. Je pense qu’il vaudrait la peine de résumer l’ampleur de ce qui est déjà fait avant de s’indigner et de demander quelques centaines de millions de dollars de plus, qui s’ajouteront à la facture.

Le gouvernement injecte cette année 11,5 milliards de dollars dans son programme d’infrastructures, et ses sociétés d’État, surtout Hydro-Québec, en ajoutent 4,3 milliards. Cela fait donc près de 16 milliards de dollars en immobilisations, qui s’ajouteront presque entièrement à la dette de l’État ou d’Hydro-Québec.

Ajoutons à cette somme 1 milliard de dollars sur trois ans en «initiatives pour la relance économique», 2,2 milliards de dollars de crédits d’impôt, et des tarifs hydroélectriques très alléchants. Par ailleurs, et il faut s’en réjouir, les PME manufacturières verront leur taux d’imposition diminuer de moitié, tandis que leur taux de contribution aux fonds de santé passera de 2,7 % à 1,6 % de leur masse salariale.

L’autre choix pour payer notre facture de 97 milliards, c’est de sabrer dans les dépenses. Sur ce front, le gouvernement entre en collision frontale avec les puissants syndicats du secteur public et les défenseurs acharnés du «modèle québécois», pour qui toute réduction du rythme des dépenses publiques est vue comme un saccage et une remise en question brutale des «acquis sociaux».

Le gouvernement semble vouloir jouer de prudence sur ce front, préférant diminuer le coût de livraison des services offerts à la population plutôt que de remettre en cause le panier de services lui-même.

Plutôt que de s’attaquer à des organismes ou des programmes, il veut réduire de 689 millions de dollars les dépenses de rémunération de ses employés grâce à un gel des effectifs qui devrait permettre d’économiser à lui seul 500 millions de dollars. Il veut obliger les villes à mieux gérer leurs dépenses en diminuant les paiements de transferts de 300 millions, et il espère économiser 55 millions en santé en réorganisant les structures du réseau, sans oublier une rémunération moins forte que prévue pour les médecins et une meilleure productivité de leur part.

Ces efforts ne suffisent pas. Il faut aller chercher encore plus d’argent pour payer la facture de 97 milliards. En plus d’espérer percevoir plus de recettes grâce à la croissance économique et couper ses dépenses, le gouvernement a une troisième option. Il peut prélever plus de taxes, de frais et de droits et impôts chez les contribuables.

Chez les pauvres ? Ils ne paient pas d’impôt, n’ont souvent pas de véhicule, ils consomment peu et ne subiront pas de hausse pour les frais de garde. Chez les riches ? Hélas ! ils sont peu nombreux au Québec, comme nous l’indiquait, la semaine dernière, le professeur Stephen Gordon, de l’Université Laval. Le taux de hauts revenus au Québec est semblable à celui des provinces atlantiques et inférieur à celui de toutes les autres régions du Canada.

Reste donc la classe moyenne, et particulièrement les plus hauts salariés de cette classe. Le gouvernement ne les manque pas. Ils paieront plus cher pour les frais de garde et plus cher pour l’immatriculation de leur grosse bagnole. La déduction fiscale pour leur ordre professionnel (ou syndical) sera diminuée et, s’ils ont le bonheur d’être médecin, leur augmentation de revenus négociée sera étalée sur un plus grand nombre d’années.

On peut aussi prédire sans trop de risque que les membres de cette classe de hauts salariés (relativement à la moyenne québécoise, évidemment) feront les frais, à titre de propriétaires, de la hausse anticipée des taxes municipales causée par la baisse des paiements de transferts aux villes, et qu’ils subiront une bonne partie des hausses d’électricité et de l’essence.

Comment peuvent-ils échapper au joug du gouvernement ? En le forçant à diminuer non seulement son train de vie, mais aussi la panoplie de services et de programmes offerts à tout un chacun.

Bonne chance, car ces hauts salariés sont vus comme les privilégiés du système. Et comme un malheur ne vient jamais seul, ils risquent aussi de se retrouver dans la même situation qu’avec les hausses de tarifs dans les CPE ou la contribution santé : ils seront les premiers pénalisés quand il faudra hausser les contributions des usagers ou des contribuables pour financer un service, un programme ou un ministère.

On peut enfin aller piger dans les poches des entreprises. Le gouvernement veut couper dans les crédits d’impôt aux entreprises et les ramener au niveau canadien. L’aide fiscale aux entreprises devrait s’établir à 1,7 milliard de dollars en 2016-2017, soit une diminution de 31 % par rapport à 2012-2013. Il impose aussi une surtaxe sur la masse salariale aux institutions financières, qui lui rapportera 125 millions de dollars en 2015-2016.

Il y a un danger inhérent à l’imposition ou à la taxation des entreprises. C’est de les rendre moins compétitives, ou que le Québec se rende lui-même moins concurrentiel comparé à d’autres juridictions. Francis Vailles mesurait bien l’enjeu dans sa chronique de ce matin :

«Un emploi payé 75 000 $ au Québec coûte à une banque environ 5 100 $ de plus qu’en Ontario en taxes sur la masse salariale. Où croyez-vous que la Banque Royale choisira de créer un emploi, toutes choses égales par ailleurs ?»

Si la situation est difficile pour tous, il y a un groupe de personnes qui joue admirablement bien ses cartes avec le gouvernement Couillard et qui obtient presque tout ce qu’il veut : ce sont les écologistes. On dirait même que le site d’Équiterre est devenu une section du site du Parti libéral tellement les témoignages d’appréciation sont nombreux. (Oui, j’exagère quand même un peu !)

Les félicitations fusent pour la hausse de deux cents le litre du prix de l’essence ; pour les nouvelles sommes consacrées au transport en commun ; pour les sommes supplémentaires consacrées à l’efficacité énergétique des PME (145 millions) et l’électrification et les technologies vertes (198 millions) ; pour applaudir les sept conditions posées à l’acceptation du projet d’oléoduc Énergie Est ; pour saluer le nouvel accord Québec-Ontario sur les échanges d’électricité. On soulignait, mardi, «les actions concrètes du gouvernement dans la lutte contre les changements climatiques».

Les nouvelles règles sur la Bourse de carbone se traduiront en janvier par une hausse de 2 cents le litre d’essence. Ces deux cents vont nuire à notre compétitivité en ajoutant à des frais de transport déjà plus élevés et vont diminuer notre pouvoir d’achat. C’est une taxe de plus, même si elle se veut verte et vertueuse.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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Ce que certaines personnes attendaient, c’est que le gouvernement fasse suivant ses moyens. Quitte à transformer le modèle québécois pour le mieux. Quitte à apprendre ensembles, comment donner du temps au temps.

Ce que je remarque, c’est une affirmation sans cesse renouvelée, que ce modèle est bon, que c’est sa pérennité qu’on cherche en bon gestionnaire à assurer. Pas question de changer le modèle ou de le transformer. Pas question de s’attaquer à la moindre petite vache devenue sacrée. On entend même bonifier le système. Il suffit de voir avec les garderies.

Pour ce qui est du système de santé notamment. Ce mastodonte ingérable. D’une part bien des québécois prennent trop de médicaments, d’autre part nous payons une part non négligeable de ces médicaments à très bon prix aux fournisseurs.

— Est-ce qu’on pourrait concevoir un système de santé en santé ?

Pour moi un système qui ne guérit pas son monde ou bien pas assez. Un système qui contribue à maintenir dans le meilleur des cas les gens dans leurs états apparents de normalité. Que vaut-il réellement ? C’est un système plutôt mal en point. Combien de milliards dépensés pour rien ?

Que vaut un système lorsque les personnes vieillissantes sont pour un trop grand nombre prises en charge par l’Institution, lorsque cette prise en charge institutionnalisée est : soit faible, soit inadéquate, soit insuffisante ? Quand les emplois se multiplient pour des préposés qui dans certains cas pourraient exercer un tout autre métier ou qui exercent un métier qu’ils n’aiment pas.

Est-ce comme cela qu’on fait avancer les forces vives de la nation ? Ou entraine-t-on toute une société à subir les affres de la régression, laquelle favorise toutes les formes de transgressions ?

La question n’est donc pas de savoir comment et dans les poches de qui trouver ces 97 milliards. Elle demeure encore et toujours de savoir qu’est-ce qu’on fait avec cet argent ? La question est de savoir si cet argent ruisselle ou bien toujours pas ? Si cet argent perçu contribue à créer de l’abondance ou bien pas ? Si l’argent dépensé fait des heureux ou autant d’éternels frustrés ?

Si cet argent rend les gens forts, satisfaits de vivre, d’exister et des gens en santé ; ou bien si au contraire cet argent contribue à maintenir les gens dans une sorte d’enfer seulement très partiellement climatisé.

Quelle chance un jeune qui nait aujourd’hui au Québec aura-t-il de devenir un nouveau Jean Béliveau dans 20 ans ? Une nation qui n’est plus capable de produire de héros, devient une nation exsangue, désorientée, incapable de quelque forme que ce soit de renouvellement.

Qu’on ne nous dise pas que ce gouvernement travaille aujourd’hui de tout cœur pour léguer toute forme de bien-être à des générations futures. Quand c’est l’acceptation du déclin et de la décadence qui pend actuellement au nez de toutes ces générations. Nous passons notre temps à nous laisser leurrer. Lorsque quant à moi, je commence sérieusement à m’en sentir quelque peu lassé.

Quant à cette vision comptable qui nous est imposée, elle ne fait que traduire l’absence de créativité et d’imagination. Être imaginatif consiste à savoir faire beaucoup avec peu. Et non à faire un peu moins avec toujours pareil. Ma génération se laissait bercer par « Imagine » de John Lennon quand désormais le « motto » et la nouvelle devise du Québec, c’est plutôt : « Forget all of it anyway » !

Il ne faut pas oublier que nous sommes dans ce merdier a cause des Liberaux qui ont été au pouvoir depuis plus de 10 ans de suite et qui n’ont pas trop ménager les dépenses et ce n’est pas seulement le PQ qui nous a mis d’en cet état de crise monétaire. Bien de petits cadeaux aux ti amis et allons chercher l’argent dans les poches des plus pauvres car les plus riches (et non le haut salarié de la classe moyenne)pour récupérer les sommes investies dans les paradis fiscaux ainsi que dans tous les programmes de réductions d’impôt qui leur est attribué et que nous n’avons pas.
Pour ce qui est d’hydro Québec nous payons toujours plus pour les déboursés des projets qui ne fonctionnent pas, si ce derait une entreprise privé qui ferait cela est ce que ce serait au contribuale de payer les erreurs……..

Comme toujours on s’een fait passer une ptite vite mais cette elle est bien difficile a la faire passer dans tous les secteurs.

Je crois qu’il vous faut enlever vos œillères partisanes qui vous empêche de voir la réalité. Avant le long passage des Libéraux au pouvoir, le Québec n’allait pas mieux pour autant, tout n’était pas rose pour autant. Il y a eu une succession de bonnet-blanc et de blanc-bonnet de toute saveur politique qui ont créer la réalité sociale et économique dans laquelle on vit.

Ce n’est pas seulement la troupe de Jean Charest qui a tout massacré. Les gens qui ont « administré » le Québec pendant au moins les 50 années précédant l’arrivé de Johnny Boy n’ont pas de leçon à donner.

Aussi, il ne faudrait pas oublier la crise financière de 2008, qui a malmené l’économie mondiale. Cette crise contrairement à ce que plusieurs pensent, n’est pas la faute des Libéraux de Jean Charest.

Bien dit M.Gaston,Et, qu’à fait M.Bouchard au pouvoir pour atteindre son déficit zéro il a mis les infirmières à la retraite et réengagée par la suite ainsi que les médecins.Et M.Lévesque qui est allé à Paris dire que la fonction publique était grassement payée et le salaire a été amputé de 20%….Oui, je l’aurai dans la mémoire longtemps……

Vous avez mis le doigt sur notre gros bobos, les groupes de pression écologistes qui préfèrent vivre dans un monde imaginaire et qui nous entraînent collectivement dans la fausse. On gage combien que l’on va trouver une espèce rare de quelque chose à protéger à Baie-Des-Sables? Vous ne connaissez pas Baie-Des-Sables? Pas grave, dans les prochains mois, cela va devenir l’épicentre d’une nouvelle bataille contre le développement économique. Nos groupes de pressions vont descendre de Montréal et se liguer à quelques hippies nostalgiques de la région pour s’assurer de freiner tout développement en ce sens. Et après? On va laisser la région avec son taux de chômage et sa jeunesse qui fuie pour les grands centres. C’est la version moderne de la stratégie de la terre brûlée.

Et s’il fallait indemniser les élus pour leur créativité, il faudrait alors les amputer de 90 % de leurs prestations. Et encore plus, aucun de ces élus n’a pensé ponctionner les précédents élus qui sont toujours toujours sur le payroll de 10% pour travail baclé, la société ne s’en porterait que mieux; pourquoi ne sont-ils pas redevables. Ça donnerait vraiment un « break » à la classe moyenne, après tout c’est grâce à eux si on est si profond dans le trou….

Pas de surprise, encore un « tax grab » et plus de rationnement!

Comme d’habitude à Québec on croit pouvoir régler les problèmes en prélevant plus d’impôt.

Et comme d’habitude on se trompe. L’économie privée et les entreprises, pourtant notre seul espoir de remonter la pente, seront affaiblies.

La triste saga de l’étatisme Québécois continue et ça ne risque pas de bien finir…

“Ce qui me surprend encore plus, c’est de lire et entendre certains commentateurs, étonnés de voir que ce sont encore les contribuables qui devront payer l’addition.” Dites-vous ! Mais qui devrait payer la note selon vous. Les programmes de subventions aux entreprises ont subit une baisse drastique pour remplacer certains par des prêts à court terme sans intérêt de façon à aider des PME qui sont viable et ne font pas que vivre qu’au seul crochet des contribuables. De plus ils refont leurs devoirs en terme de crédits d’impôts.

Les mieux nantis paient de plus en plus de taux plus élevés que les personnes qui ont de plus faibles revenus, ce qui est plus équitable que tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant.

Le gouvernement dépense 11$ milliards en dépenses d’infrastructures, faux, il dépense 11$ milliards en réparation d’infrastructures qui nous tombent sur la tête (autoroutes) ou sont insalubres (hôpitaux) etc, avons-nous vraiment le choix après avoir laissé tout se décrépiter durant 50 ans ?

Le “un saccage et une remise en question brutale des «acquis sociaux»” est plutôt la fin des programmes universels qui s’appliquaient à tous les citoyens sans tenir compte de leurs revenus.

L’article de monsieur Vaille est biaisé et ne comprends pas tous les éléments nécessaires à une étude sérieuse. Si les salaires, compte tenu des avantages sociaux au Québec sont plus élevés, les taxes municipales et bien d’autres le sont beaucoup moins. Lorsque l’on achète une automobile il ne faut pas juger ce véhicule que par le prix de ses pneus.

C’est le prix qu’il faut payer pour les abus passés et c’est exactement ce que les citoyens crient haut et fort depuis belle lurette et ce n’est pas encore assez, ah bon.

Le plus rapidement le Québec ou tout autre province atteindront le déficit zéro et mieux ils se porteront. Si l’Ontario persiste à augmenter ses déficits et donc sa dette, elle devra bien tôt ou tard en venir aux même résultats mais avec un prix plus élevé.

Compte tenu de la période d’inflation qui s’installe lentement, il est mieux de payer tout de suite à un taux d’intérêt de 2% que de payer la même note salée à 5%, 7%, 10% en intérêts voire encore plus élevé dans un avenir proche car ceux qui attendent courront après leurs queues que pour payer les intérêts.

@ Roger Wentworth,

À quelle date d’après vous les taux d’intérêts vont passer de 2 à 5, 7 et 10 % ?

Si les taux d’intérêts pour l’État québécois passe à 5, 7 et 10 %, dites-vous bien que les taux pour les entreprises et les particuliers passeront à minimum 7, 9 et 12 %. Ce qui serait insoutenable.

Pour quel raison les prêteurs appliqueraient-ils de tels taux d’intérêts à l’État québécois seulement et pas simultanément aux autres États quand après tout de nombreux États dans le monde, ont une dette autrement plus volumineuse que la notre ?

Pensez-vous que l’économie mondiale aurait la moindre chance de survie si brutalement tous les taux d’intérêts se trouvaient propulsés à 10 %. Si tel devait être le cas, les États du monde s’entendraient pour forcer des taux d’intérêts plus bas auprès de leurs créanciers qui à toutes fins pratiques prêtent plus d’argent à des tiers qu’ils ne possèdent de fonds propres.

Il y a donc des marges de manœuvres. Plus de liquidités pour leurs opérations de prêts, implique des taux d’intérêts plus bas. Pensez-vous qu’on va réduire du jour au lendemain toute la masse monétaire. Ce qui par le fait même paralyserait l’activité des prêteurs ?

— Vous connaissez sûrement le dicton : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette…. Etcetera ! » — Ainsi va la vie.

PS 1 : Dites-vous bien que ces 11 milliards de dépenses pour « réparer » des infrastructures. Ce sont des immobilisations, donc de la dette ajoutée « anyway » ! Alors l’équilibre fiscale zéro se fera essentiellement grâce à une comptabilité créative. — Comme d’habitude.

PS 2 : Il n’y a qu’une seule façon pour réduire ses dettes, c’est de créer plus de richesses que ce que vous n’en dépensez. C’est à l’origine le fonds de la pensée luthérienne, initialement mère du capitalisme. Et c’est de cette façon dont fonctionnent ces entreprises qui nous font rêver qui réinvestissent environ 80 % de leurs profits dans leurs entreprises. Je vous laisse le soin de trouver les noms de ces entreprises qui nous font rêver.

On paie dix milliards d’intérets et les taux sont faibles. Imaginons ce qu’on paierait si les taux étaient élevés. Les véritables entrepreneurs qui réinvestissent et qui « trippent » sur leur entreprises sont plutôt rares. C’est ce que ça prend pour avoir une économie forte.

J’ai de la difficulté à comprendre votre raisonnement. Pour atteindre 10 % d’intérêts, il faut connaître un taux d’inflation élevé, ce qui aurait pour conséquence une diminution du poids de la dette, puisque le dollar perd de sa valeur.

Ce 10 %, ne s’appliquerait qu’aux nouveaux emprunts et à cela, il faut enlever le taux actuel au nouveau taux, pour obtenir le coût supplémentaire que cela donnerait. À vue d’oeil, sans avoir fait des calculs précis, ce ne serait pas la fin du monde comme vous nous le prédisez.

Misère… À ce compte là, on se demande bien pourquoi les autorités monétaires MONDIALES tiennent mordicus à garder les taux bas. Ils devraient vous consulter. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent à ne pas suivre vos précieux conseils.

Rapportez-vous à la fin des années ’70, début des années ’80 et aussi au début des années ’90 au Canada (et ailleurs dans le monde) où les taux d’intérêts étaient élevés (mais qui, à vu d’œil, ne représenteraient pas la fin du monde comme vous le soulignez si inconsidérément): chômage autour de 15%, reprise des dizaines de milliers de maisons par les banques, fermetures d’usines à répétition, détresse et dépression dans la population, diminution sensible de salaire et des conditions de travail pour des milliers d’employés et j’en passe. Bref, l’enfer! Mais, pas la fin du monde…

N’importe quoi.

« Compte tenu de la période d’inflation qui s’installe lentement, il est mieux de payer tout de suite à un taux d’intérêt de 2% que de payer la même note salée à 5%, 7%, 10% en intérêts voire encore plus élevé dans un avenir proche… »

Allez-vous rembourser votre maison et votre auto dans un avenir proche pour sauver de l’intrêt? Je suis sûr que non. Les gens de l’Amérique du nord n’en ont pas les moyens

L’état du Québec est parmi les états les moins endettés du monde.

La PROVINCE de Québec est l’endroit le PLUS endetté en Amérique:

http://www.antagoniste.net/2012/04/16/lisee-prise-12-la-dette-du-quebec/

Extrait:

« N’en déplaise à Lisée et à sa secte gauchiste, peu importe la méthode de calcul, le Québec est toujours la province la plus endettée.

La gauche oublie aussi de mentionner l’effet le plus pervers de notre haut taux d’endettement: le service de la dette (qui se calcule, rappelons-le, sur la dette brute). L’endettement du Québec est comparable à une personne qui aurait une carte de crédit, mais qui ne rembourserait que les intérêts. L’argent ainsi dépensé est pour ainsi dire « gaspillé », car l’on n’obtient strictement rien en retour. À quoi bon avoir des actifs si l’on ne rembourse pas sa carte de crédit ! »

ET:

http://www.antagoniste.net/2014/03/17/lheritage-de-la-revolution-tranquille/

Extrait:

« Le Québec est très confortablement installé en première position avec un endettement plus de 2 fois supérieur à l’Alaska, le plus proche poursuivant.

Si nous avons une dette, nous avons aussi des frais d’intérêt à payer. Le meilleur investissement qu’une personne peut faire est de payer sa carte de crédit, puisque chaque dollar utilisé pour payer des frais d’intérêt est jeté au feu. C’est de l’argent qui sort de votre portefeuille et qui ne peut augmenter votre niveau de vie. »

Bref, de quelque façon que l’on veuille évaluer la position du Québec par rapport à ses voisins qui vivent dans la même Amérique que nous, nous sommes les plus endettés (et les plus taxés!!!) ici et l’un des endroits les plus endettés et des plus taxés AU MONDE!

Référence mensongère d’un pauvre type qui croyait qu’il y avait Huit mille vache dans une étable.
***
Les libéraux que tu supporte donnent SIX MILLIARDS de cadeaux par ANNÉE à des entreprises qui n’en ont généralement pas besoin.

Donc pendant dix ans les libéraux ont donné SOIXANTE MILLIARDS et l’ont mis sur la carte de crédit.

Apparemment que tu sais compter.

Fin des émissions pour ta tite politique à la Duplessis pour ce billet.

TOUTES les références que je vous ai soumises sont claires et vérifiables, contrairement à vos malheureux propos empreints d’une ignorance des affaires publiques qui laisse pantois.

Pierre Duhamel et le gouvernement Couillard viennent de se faire jouer un tour par Statistique Canada, elle s’est récemment jointe aux normes du FMI pour étudier les finances publiques des administrations. On y découvre une nouvelle mesure analytique, le solde brut de gestion, défini ainsi : « Le solde brut de gestion est égal aux recettes moins les charges (autres que la consommation de capital fixe) et est utilisé pour mesurer la viabilité des opérations des administrations publiques. Plus le solde brut de gestion est élevé, moins l’administration publique devra emprunter pour financer ses acquisitions d’actifs non financiers et plus elle aura de souplesse pour fournir les services courants au public. »

En ce qui concerne les provinces, Statistique Canada nous avise : « Au cours de la période de cinq ans allant de 2008 à 2012, l’administration publique provinciale de l’Ontario (qui comprend l’administration publique générale centrale ainsi que les fonds et organismes autonomes, tels que les commissions des accidents du travail) a accumulé un déficit brut de gestion de plus de 80 milliards de dollars. Terre-Neuve-et-Labrador, le Québec, la Saskatchewan et les trois administrations publiques territoriales ont déclaré un excédent brut de gestion durant la même période de cinq ans. » Le Québec a connu un excédent de 1 446 M sur cette période.

Devant ces résultats, l’économiste Pierre Beaulne écrivait dans son blogue : « On peut inférer de ces données que les déséquilibres budgétaires évoqués par le gouvernement Couillard sont davantage en rapport avec les programmes d’investissements, notamment le Plan québécois des infrastructures (PQI), qu’avec les charges courantes, puisque de ce côté les revenus couvrent les dépenses. De 2008 à 2012, les recettes ont augmenté de 15,6 %, comparativement à 15,1 % pour les charges courantes (dépenses pour la santé, l’éducation, les services sociaux, les intérêts, etc). Cela correspond, pour les dépenses, à un taux annuel moyen de croissance de 3,6 %, un rythme en ligne avec la croissance du PIB. On ne peut donc pas prétendre qu’il y ait eu croissance excessive des dépenses. Même en 2012, où l’on observe une réduction de l’excédent, la croissance des charges n’est pas en cause, celle-ci ayant été limitée à 3,1 %. C’est plutôt une réduction des transferts du fédéral, conjuguée à une baisse ponctuelle des revenus tirés des versements de dividendes, qui a provoqué un tassement des revenus de 0,6 % cette année-là.

Les indications fournies par Statistique Canada sur les finances du Québec laissent à penser que ce sont les charges liées aux investissements (dépenses d’amortissement et intérêts) qui pèsent de plus en plus lourdement sur les équilibres budgétaires. Selon les récents Plans budgétaires, les investissements en infrastructures ont presque doublé depuis 2007 pour atteindre 11,5 milliards cette année. Ces investissements cumulatifs entraînent maintenant des dépenses annuelles d’amortissement et d’intérêts totalisant plus de 7 milliards.

Faut-il dès lors démanteler l’État social comme le gouvernement Couillard s’acharne à le faire en sabrant dans les services publics et les programmes sociaux, tout en amplifiant la tarification ? Cherchez l’erreur. » (http://iris-recherche.qc.ca/blogue/pas-si-deficitaire-le-quebec)

De plus,

« En effet, bien qu’il soit difficile de savoir exactement à qui appartient la dette du Québec, on estime que seulement 15 % de la dette au Québec est possédée par des étrangers. Le reste (85 %) appartient à des Québécois ou des Canadiens et 30 % de la dette est directement contrôlé par le gouvernement du Québec. » (IRIS)

Donc la dette du Québec est due en majeure partie aux Québécois. Hé! Je me dois de l’argent je me prête de l’argent; on est pas sorti de l’auberge.

« Les deux-tiers de la dette québécoise ont été contractés pour la construction d’infrastructures: des écoles, des nouvelles routes ou des hôpitaux. Ces investissements sont généralement considérés comme de la bonne dette. Nous n’avons pas contracté notre dette pour payer l’épicerie. » (IRIS)

85% de la dette québécoise est détenue par des Québécois? Pis? Ça veut dire quoi exactement? Z’avez l’intention de ne pas la rembourser parce qu’elle est détenue par nos citoyens?

Pour ce qui est de la « bonne dette », c’est n’importe quoi. Ça me fait penser au zigoto qui gagne $30,000.00 par année mais qui se fait construire une maison de $900,000.00. Il n’en a pas les moyens mais apparemment, selon vous, ce serait une « bonne dette »…

N’importe quoi.

Accuserez-vous le ministère des Finances d’être un zigoto, lorsqu’il mentionne dans ses documents : « Le concept de dette représentant les déficits cumulés correspond à la différence entre les passifs et les actifs du gouvernement. Il représente la « mauvaise dette » du gouvernement, c’est-à-dire celle qui ne correspond à aucun actif ou celle qui est encourue lorsqu’un ralentissement économique amène un gouvernement à enregistrer un déficit. On dit souvent que c’est la dette qui a servi à financer des « dépenses d’épicerie »[…]

La dette nette est égale aux passifs du gouvernement moins ses actifs financiers. Elle représente la dette qui a servi à financer les investissements en immobilisations ainsi que la « mauvaise dette » qui a servi à financer des dépenses courantes. » Comme les dépenses courantes constituent la « mauvaise dette », les investissements en immobilisations sont donc de la « bonne dette ». (La dette du gouvernement du Québec, février 2010)

La dette, qu’elle soit bonne ou mauvaise est une dette et elle AUGMENTE à une vitesse vertigineuse au Québec pendant qu’elle DIMINUE à Ottawa.

En plus, elle nous COÛTE la modique somme de $11 MILLIARDS PAR ANNÉE en INTÉRÊTS seulement.

Pour ce qui est de la dette « nette », c’est une farce. Combien vaut une école? un CEGEP? un pont? une route? lorsqu’un état veut les vendre et dans quelles circonstances veut-il les vendre?

Allez à un encan et vous verrez bien combien ça veut, un « actif » de seconde main dont on veut se débarrasser parce que l’on est à 2 doigts de la faillite.

Une bonne dette sert à l’achat de bons outils qui feront que l’état ou l’entreprise seront plus efficaces.Une mauvaise dette ce sont des constructions pharanoïques qui seront peut-être admirées dans 100 ans mais qui ne servent à rien. Une dette pour des infrastructures utililes est une bonne dette alors qu’un maison de 900 000$ est une dépense inutile pour qui que ce soit.

« 85% de la dette québécoise est détenue par des Québécois? Pis?

——–Ça veut dire quoi exactement——–?

Ce n’est pas de ma faute si tu es ignorant de la chose.
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« Ça me fait penser au zigoto qui gagne $30,000.00 par année mais qui se fait construire une maison de $900,000.00. Il n’en a pas les moyens mais apparemment, selon vous, ce serait une « bonne dette »… »

T’en connais tu beaucoup des gens qui gagnent 30 000$ et qui empruntent d’une institution financière pour construire une maison de 900 000$? Tout un raisonnement! Tu l’as l’affaire.

De toute façon ce serait une « bonne dette » pour tous comme tu dis.

Mais comprendre ça c’est hors de ta portée.

Pourtant Francois valorise BEAUCOUP les maths car Et il doit sûrement les maitriser beaucoup, Hi HI HI !!!!

C’était une figure de style dont la subtilité vous a manifestement échappée… Mais…bon…l’intellect n’a pas été distribué équitablement dans le monde. Certains en ont beaucoup; d’autres non…

TOUS les économistes qui ont un minimum de crédibilité s’accordent pour affirmer que la situation du Québec est très…très sérieuse et qu’il vit nettement au-dessus de ses moyens, comme dans l’exemple que je vous ai donné ci-dessus mais que vous avez choisi de railler.

Nous payons $11 MILLIARDS PAR ANNÉE d’intérêts SEULEMENT sur nos emprunts (nous ne remboursons aucun capital!) ce qui en fait le troisième poste de dépenses en importance de notre budget et il AUGMENTE à une vitesse FOLLE vous trouvez ça normal?

Expliquez-nous donc clairement et en évitant les phases creuses habituelles (dette nette, dette brute, bonne dette, mauvaise dette, etc…) qui servent de prétexte aux diplômés en sciences molles pas de maths pour continuer de creuser notre trou financier national, comment vous en êtes arrivé à cette position.

Les libéraux nous prouvent qu`ils sont gogauche mur à mur. C`est les contribuables déjà les plus plumés d`Amérique du Nord qui se font encore vidés les poches. J`ai lu aussi dernièrement que les libéraux voulaient fermer Radio-Québec, mais ils ont reculer. Et aujourd`hui, dans la foulé du 6 décembre, j`apprend que Couillard réitère son engagement de construire un registre des armes à feu incluant les armes d`épaules. Rien a changé au Québec. Les libéraux continuent le modèle médiocre de surtaxage, de bureaucratie, à la solde des syndicats et des écologistes. Pareil comme Charest, pareil comme Marois. Rien ne change au Québec. Demandez-vous pas pourquoi le Québec a une des plus faibles croissance économique au Canada, que les saisies de maison sont à la hausse et que la misère humaine est en augmentation. La preuve, il y avait des manisfestants contre la hausse des tarifs de transport en commun cette semaine qui scandaient « l`autobus ou se nourrir ». Faut tu vraiment être rendu au bout du rouleau scander ça ? Et le pire, le gouvernement a pas fini nous plumer avec les augmentions qui s`en viennent et la fameuse taxe carbone qui va TOUT faire augmenter. Décidément, le Québec devient de plus en plus une terre de désolation et de misère humaine.

Qu’en est-il des démarches faites pour arrêter la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux. J’ai l’impression que rien n’est fait pour décourager les ultras riches qui ne veulent pas participer au partage de leur richesse qu’ils accumulent pourtant ici, au Québec. Pauvre classe du 1% !

…et il en reste combien de « riches » au Québec qui n’ont pas encore fui devant les socialistes et les péquistes? Hein?

votre prémisse de départ est fausse. Vous indiquez que comme contribuable c’est nous qui profitons et qu’en l’occurence nous devons payer. Le problème de cela est que la moitié de la population ne pait pas de taxe et beaucoup d’autres très peu. Ce sont donc ces lobbys qui militient pour conserver TOUS les programmes tout en demandant à d’autres de payer pour. Il est grand temps que cela cesse.

C’est drôle qu’il n’y a jamais personne pour dire qu’il faudrait commencer par revoir la fiscalité dans son ensemble. Il y a de l’argent en quantité. La reprise économique consécutive à la crise de 2008 a profité à peu de monde, en fait 1% de la population, les plus riches. Alors que pour les autres, le monde ordinaire, les salaires stagnent depuis 30 ans et le pouvoir d’achat s’érode d’une année à l’autre.

L’argent, il est dans les abris fiscaux, dans les paradis fiscaux, dans tous ces cadeaux fiscaux que les gouvernements font aux grandes entreprises. Au nom de quel principe sacro-saint est-ce que les gains en capital et les dividendes ne sont pas taxés au même niveau que les salaires? En passant, il y a 300 000 entreprises qui ne paient pas un cent d’impôt au Québec, leur fameuse « juste part ». Quand Stephen Harper, au fédéral, a baissé l’impôt des entreprises, il y a 2 ou 3 ans, faisant passer le taux de 23 à 15% (33% aux États-Unis), ce sont des milliards de dollars qui ont ainsi échappé au fisc. En fait, pour chaque point de pourcentage, c’est 2 milliards en moins, par année. On pourrait continuer longtemps… Pourquoi c’est comme cela?

Renseignez-vous adéquatement au lieu de faire la pompom girl des gauchistes diplômés en sciences molles pas de maths.

Si le Québec était la terre d’accueil des « riches », on se demande bien où est la vague d’immigration; d’ailleurs, voici qui devrait vous informer à ce sujet:

http://www.lactualite.com/actualites/quebec-canada/la-population-du-quebec-atteint-821-millions-elle-croit-mais-moins-vite/

Extrait:

« C’est au profit de l’Ontario et de l’Alberta que le Québec a perdu le plus d’habitants. Son déficit migratoire est de 7100 face à l’Ontario et de 4700 face à l’Alberta.

L’Institut précise que si les données finales confirment les données cumulées à ce jour, le Québec aura vécu son plus important déficit migratoire interprovincial depuis 1998. Globalement, ce déficit migratoire interprovincial a atteint 13 100 personnes en 2013 comparativement à un déficit de 8700 personnes en 2012. »

Maintenant, avez-vous besoin de plus d’éclaircissements ou est-ce suffisant?