Gratis !

Le paradoxe est saisissant. Alors que Chinois, Européens et Américains craignent l’inflation comme la peste et subissent une importante hausse des prix des matières premières et des aliments et alors que le baril de pétrole atteint les 109 dollars, une autre tendance bouscule tous les modèles économiques : la gratuité !

Chris Anderson, le rédacteur en chef du magazine Wired et auteur, affirme que la gratuité est la tendance incontournable en affaires. Elle se manifeste surtout dans ce qu’il convient d’appeler l’économie numérique. Les internautes ne veulent pas payer pour l’information et les sites de presque tous les médias sont maintenant gratuits. Les entreprises de presse devront récolter des revenus publicitaires suffisants pour absorber leurs coûts et dégager des profits.

Vous vous souvenez de la chanson On veut pas payer du groupe Madame ? Cela n’a jamais été aussi vrai. Les internautes veulent aussi télécharger logiciels, musiques, livres et films gratuitement et le prix des appels téléphoniques a fondu ces dernières années grâce à Internet.

Le journal le plus lu sur l’île de Montréal est le quotidien gratuit Métro. Le quotidien britannique Daily Mail a donné 2,8 millions d’exemplaires du dernier CD du chanteur Prince, qui a compris que les billets supplémentaires vendus pour ses concerts londoniens compenseraient amplement le manque à gagner pour les ventes de disques. C’est le même type de raisonnement que fait Gillette en vendant à petit prix ses rasoirs pour vendre des lames à fort prix.

Ce phénomène touche plusieurs domaines. Air Transat offre des billets d’avion moins chers que les autres, mais Transat A.T. se reprend avec les achats de forfaits et la location de chambres d’hôtels ou d’autos. La plupart des lignes aériennes ont d’ailleurs tendance à abaisser les prix de base du billet, mais nous font payer le moindre soda, la moindre croustille ou l’immense privilège d’accepter nos valises !

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On pense que c’est gratuit mais on se trompe ! On se fait toujours avoir dans le détour, d’une manière ou d’une autre.
Prenez les imprimantes d’ordinateur; j’en ai vues à 40$ ! la «catch» c’est, bien sûr, les cartouches d’encre vendues à des prix exorbitants et qu’on jette avant qu’elles soient vraiment vidées.

Le mot GRATIS un rêve qui « pogne » aux près des rêveurs de la consommation.

Deux paires de lunettes vendues pour le prix d’une, donc une gratis. Vendez la première pour 250% du prix des deux et vous aurez du succès.

Le même principe s’applique aux lost leaders dans le détail. On vous fait miroiter un prix en bas du « cost » et l’on vous vend autre chose disant que c’est bien mieux que le lost leader mal présenté dans le fin fond du magasin pour être sûr que vous avez vu tout l’étalage.

Ce principe, c’est souvent tourné contre son promoteur, les « lost » se vendant mieux et à perte.

On vous vend une batterie de cuisine 250$, mais en plus vous avez un couteau magique qui tranche tout, d’une valeur de 50$, mais ce n’est pas tout, vous avez en plus un gant anti-chaleur Hi Tech, d’une valeur de 30$, et pour couronner le tout, vous obtenez un bond d’achat de 100$ pour le robot de cuisine le plus avancé au monde. Finalement une multitude de caves se garochent sur l’aubaine du siècle à 250$ qui ne vaut en fait que 178$.

Il en est de même avec les impôts. Le parti vous offre une baisse d’impôts spectaculaire, et les électeurs se garochent sur l’aubaine. Une fois élu, on vous donne in extremis une petite baisse d’impôt. Comme les électeurs sont satisfaits, ils acceptent une hausse d’électricité 50% supérieure à la baisse d’impôts.

Électeur content, content, contents.

Je crois que cette vielle mode atteint présentement son apogée, certaines entreprises essaieront de nouvelles voies.

L’heure n’est certainement pas lointaine ou va vous vendre une imprimante de qualité supérieure à gros prix avec une grosse provision de cartouches pas chères

M. Garamond,

Le prix pour les cartouches d’encre pour imprimantes que nos grandes entreprises nous vendent pas cher: 1200,00$ le litre.

Quel est le nombres de sortes champagnes qui sont plus cher?

Les journeaux dans le métro ne sont pas gratuits. Ils sont payés par quelqu’un ( les annonceurs )qui refilleront la facture à leurs clients. Personne n’est peut-être pas lésé mais c’est pour démontrer que la gratuité, ça n’existe pas.

Oui ils refilent la facture en anoncant des rabais.

Une entreprise n’est une oeuvre de charité et n’ont de cadeau à faire à personne.

Rien n’est gratis, rien.

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