Leaders de la croissance 2022

Groupe Konex : Dépanner le dépanneur

Les présentoirs de câbles USB, de crème pour les mains ou de lunettes de soleil, c’est l’affaire de ce distributeur et grossiste de Shawinigan, qui en installe des centaines dans les dépanneurs, pharmacies et quincailleries du Québec.

Illustration : Pauline Stive pour L’actualité (à partir d'une photo de Geneviève Trudel)

Groupe Konex

Grossiste et distributeur de produits électroniques
Croissance 301 %
Chiffre d’affaires entre 2 et 5 millions
Employés 18
Siège social Shawinigan

Après deux heures de route, l’arrêt à la station-service est bien mérité. À la caisse, vous déposez ce café dont vous rêviez depuis 30 minutes, puis votre œil est attiré par des lunettes de soleil et des écouteurs sans fil, près du comptoir. Si vous repartez les mains pleines ce jour-là, c’est peut-être à cause de l’effet Konex.

L’entreprise de Shawinigan est derrière les présentoirs placés à proximité des caisses de près de 3 000 pharmacies, quincailleries ou dépanneurs québécois : des produits électroniques (câbles USB, chargeurs, écouteurs, adaptateurs, etc.), des lunettes de soleil, mais aussi des désodorisants pour la voiture (en forme de sapin, un classique), des tasses réutilisables ou encore des sacs-surprises. Seize employés sillonnent les routes du Québec à temps plein pour les remplir.

Les produits de la marque Konex proviennent principalement d’Asie, de Vancouver ou des États-Unis. Certains sont conçus spécialement pour le distributeur et grossiste québécois, d’autres non. « On cible des clients qui cherchent des produits abordables, et ils en ont pour leur argent », affirme Kevin Arbour, copropriétaire de l’entreprise avec Pierre-Hugues Lavergne.

De grandes enseignes font affaire avec Groupe Konex, comme IGA ou Jean Coutu. Selon les dirigeants, les marges de profit peuvent se situer entre 30 % et 40 % en moyenne si le client signe une entente d’exclusivité.

Kevin Arbour demeure cependant discret sur ses ambitions de croissance, ne voulant pas dévoiler son jeu aux concurrents. La lutte pour obtenir de la visibilité près des caisses est manifestement féroce.

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Je suis sceptique concernant leur distribution chez IGA et Jean Coutu.

Étant dans le domaine, cette compagnie nest pas listé chez IGA et Jean Coutu ,ils vendent « back door ».

Il y a une énorme différence entre vendre backdoor et être listé autorisé par une bannière.

Ayant moi-même un IGA jai deja fait affaire avec cette compagnie ils promettent la terre et une fois qu’on les prends, le service nest pas ce qui a été promis et beaucoup de retour de câbles qui ne fonctionnent pas.

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Ah bon, je me suis toujours demandé d’où venaient ces emmerdeurs de la clientèle ! Ces idées de mettre des embuches dans le passage des clients dans les épiceries ne pouvaient pas venir seulement des visions des gérants de commerces.
Quand c’est rendu que tu fais trois ou quatre fois le tour d’une épicerie pour trouver un produit de base régulier, mais que tu es forcé de contourner un étal ici, un présentoir là, une étagère à côté tout en essayant de ne pas entrer dans un autre client entre deux pyramides de produits; il y a de quoi sacrer contre le gérant qui encourage ces obstacles à un magasinage tranquille où tu peux retrouver ce que tu cherches au même endroit d’une semaine à l’autre.
C’est peut-être une entreprise en croissance ce genre là, mais c’est aussi un casse-tête et un emmerdement pour ceux qui veulent juste acheter ce qu’ils ont vraiment besoin au lieu de pacotilles jetables après trois jours.
Désolé, mais je ne les encouragerai pas.

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