Histoire de bière

Inbev, premier brasseur mondial, veut avaler Anheuser-Busch, le géant américain de la bière, une transaction de 46 milliards de dollars. Le PDG du brasseur belge – un Brésilien comme presque tous les dirigeants d’Inbev – tentait hier d’amadouer les législateurs américains, effarouchés de voir ce fleuron national emporté par la mondialisation.

Si les actionnaires d’Anheuser-Busch acceptent l’offre de 65 dollars par action, la Budweiser deviendra belge. Voilà tout un symbole, mais ce ne sera pas une première car la Miller est maintenant sud-africaine et la Coors est à moitié canadienne (Molson). Autre temps, autre bière. Il y a 50 ans, c’étaient les Américains qui achetaient tout, c’est à leur tour aujourd’hui d’être gobés.

Cette histoire de 46 milliards de dollars en cache d’autres. Pour ne pas se laisser embouteiller, les dirigeants d’Anheuser-Busch reluqueraient le brasseur mexicain Modelo, qui produit l’insipide ou la sublime, c’est selon, Corona. Les Mexicains n’ont jamais demandé à faire partie de ce feuilleton, mais les Américains feraient une offre pétillante pour augmenter leur propre valeur et se sauver du joug belge. La Bud s’en sortira-t-elle ? Qui viendra à la rescousse de la Corona ? Ça va jouer fort cet été dans les dépanneurs !

Je ne suis pas sûr qu’en matière de bière la mondialisation a toujours meilleur goût. Parlant de dépanneurs, vous aurez sans doute remarqué que la Labatt Bleue est devenue de plus en plus discrète. La quasi-totalité des budgets publicitaires et promotionnels de Labatt (Inbev) est axée sur… la Budweiser – brassée sous licence au Canada – et la Stella Artois. Car, même si Inbev se targue de posséder plus de 200 marques de bière à travers la planète, elle pousse ses champions dans tous les pays.

Les Canadiens et les Québécois qui se distinguaient par des bières plus fortes et plus amères que celles de nos voisins du sud, boivent maintenant beaucoup de Bud et de Coors. La mondialisation a rattrapé toutes les brasseries importantes (Sleeman et Unibroue sont… japonaises), j’espère qu’elle ne gommera pas toutes nos marques. Santé!

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Les marques et les étiquettes ne veulent plus rien dire et s’affadissent…

Comme l’amalgame de substances laitières nommé «Le p’tit Québec», fabriqué en Ontario et vendu uniquement au Québec sous cette appellation.

Ce même amalgame « fromageux » se vend sous d’autres noms au Québec et au Canada…

Le nom, c’est le goût? 😉

Dans le temps qu’on étudiait le marxisme dans les universités (c’était bien avant la naissance de Gagnon…) on apprenait que selon le père fondateur de la théorie à la fin des temps il ne restera plus qu’un seul capitaliste qui aura bouffé tous les autres…
Vs avez raison pour la Corona: bien insipide. Quand je vois les jeunes dans les bars branchés enfiler pareille pisse fade! C’est là qu’on voit la puissance de la pub
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Je vous ai déjà dit tout le mal que je pensais des prévisions démographiques. On apprenait hier que le programme de maternité est lourdement déficitaire. Ils avaient prévu, il y a 3 ans à peine, 76,000 naissances pour 2007. On en a eu 84,000!!! Avez-vous idée comment leurs prévisions sur 20 ans annonçant une baisse de la population ou 30% de p’tits vieux peuvent être loufoques?

On apprenait que l’an dernier on a fait 84,400 enfants mais que 181,000 parents avaient été indemmnisés. Vous avez bien lu: 2,14 parents par enfant! Pas un seul média ne s’est encore étonné de la chose. Où est passé la curiosité journalistique?

Pour bien boire, il faut se tourner vers les micro brasseries. Mais comme le québécois n’ont pas plus de goût que d’opinions, il se contente de Corona.

@ Raymond Campagna

Si ma mémoire est bonne Le p’tit Québec est ce que l’on appelait le Craker Barrel de Kraft. Je me souviens très bien des annonces de Kraft au canal 10 du Cheez Whiz gros vendeur et du Craker Barrel qui n’a jamais pogné.

Alors on lui a donné le nom Le p’tit Québec à ce fromage (si c’est en un) et ce fut le grand succès.

Selon ma mémoire aussi, la Labatt Bleue était la Pilsener annoncée par Gilles Latulipe fabriqué dans l’Ouest, il me semble et sa ne se vendait pas. Ils l’ont alors rebaptisé la Bleue et ce fut un succès.

Le but des fusions est le pouvoir (surtout le pouvoir publicitaire), réduire de quelques sous un produit, éliminer des articles pour en avoir le moins possible, éliminer la concurrence dans le but de pouvoir vendre plus cher plus tard.

Aujourd’hui, combien coûte de moins une Molson depuis la fusion? 2 cennes de moins ou 2 de plus?

Le choix des entreprises est de vendre par le goût (semelle de bœuf haché, saucisses raides pis des pataques rondes avec beaucoup de gravy au GMS) ou la marque avec des belles couleurs et encore mieux les deux.

Sovenez-vous d’Elvis Gratton qui a commandé dans sa suite à l’hôtel un spagat avec une boîte de soupe aux tomates du pain pis du boeurre (il faut dire que la margarine, qui goûte la graisse à bearings de roue, est beaucoup plus populaire).

J’en connais une maudite gang qui en mangent.

Mon pari est que Small is beautiful reviendra à la mode avant 15 ans.

@ Yvon Fleurent

En tout cas, avec l’achat local, les légumes ont bien meilleur goût. 🙂

@ Raymond Campagna

« En tout cas, avec l’achat local, les légumes ont bien meilleur goût. »

Vrai, à condition qu’ils soient frais. Au super marché, souvent ils sont achetés en volume pour sauver quelques sous jusqu’à trois ou quatre semaines à l’avance. Souvent quand on les achète ils sont sur le bord de la pourriture.

La laitue romaine fraîche peut se garder jusqu’à 3 ou 4 semaines dans de bonnes conditions.

Quand les choux de Bruxelles sont jaunâtres. Dites vous qu’ils ont probablement 2 mois. Ils ont perdu leur goût et les gens l’achètent.
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Pour DG, c’est pas grave, pourvu que c’est inscrit « bière » sur la bouteille c’est délicieux.

@ Y Fleurent

Je faisais référence à ce que l’on peut s’offrir (seulement en région?) en « passant notre commande » chez un producteur qui nous assure un approvisionnement de qualité et régulier. 🙂

DG pense que si la bouffe local offre un bon rapport qualité prix, les gens vont l’acheter.

DG pense que les consommateurs devraient être libre d’acheter ce qu’ils veulent.

Que penser du monopole imposé par Labatt aux restaurants et autres marchands de la rue Ste-Catherine Est* ? Ils doivent acheter pour un minimum de 1000$ de Labatt, ne pas vendre d’autres marques, et ce, même s’ils ne vendent pas de bière du tout !
*Je veux parler ici de la section piétonnière (de la rue Berri à la rue Papineau), qui sera fermée à la circulation automobile tout l’été.

J’ai des amis et parents américains qui constatent, avec regret, que les bières canadiennes sont devenues presqu’aussi fades que les bières américaines.

Notre broue goûte leurs « suds », disent-ils. 😉

@ Raymond Campagna

Je voulais simplement parler de la très vieille fraîcheur de nos super marchés. L’accès aux producteurs n’est pas facile. Je suis collé sur la campagne et le producteur le plus près doit être à 20 minutes. Ici ce sont des « mers de blé d’inde » comme disait ma grand-mère.

Mais il y a en saison du maïs local. Le blé d’inde en épi commence à perdre son sucre dès qu’il est cueillis. Après 4 heures, son goût est très détérioré s’il n’est pas refroidi à l’eau glacé quelques minutes après la cueillette. Un bouilli de fèves fraîchement cueilli hmmm…

Depuis le 10 nous avons des fraises locales de Pierrville. Elles sont extraordinaires.

Tout cela nous le perdons graduellement avec les super marchés qui eux veulent avoir des produits durs comme des pétaques pour le transport qui se conservent longtemps mais qui sont sans goût.

Il arrive la même chose avec notre bière.

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Les consommateurs devraient êtres libres d’acheter ce qu’ils veulent mais ils ne le sont pas. Ils doivent se contenter de ce qu’il y a sur les tablettes.

« J’ai des amis et parents américains qui constatent, avec regret, que les bières canadiennes sont devenues presque aussi fades que les bières américaines. » (Campagna)

C’est la pub qui vend, pas le goût.

Mon frère cultive des petits pois verts pour la rotation des cultures.

Ils sont cueillis par une entreprise spécialisée, mis dans camions livrés à l’usine et l’on en fait des petits pois tendres Lesieur, Aylmer, IGA et toutes les autres marques.

Sont bien meilleurs les petits pois Lesieur hen!

« Ils sont cueillis par une entreprise spécialisée, mis dans camions livrés à l’usine et l’on en fait des petits pois tendres Lesieur, Aylmer, IGA et toutes les autres marques. »

C’est dans tout!

Il y a quelques années, je me suis acheté un souffleur à neige de marque White.

Le représentant me disait que c’est la même compagnie qui fabrique les produits White, Cub Cadet, Yard-Man, MTD.

À la fin de la chaîne de montage, les produits prennent des voies différentes pour recevoir leur peinture et le logo de la compagnie.

Ce qui peut faire une différence, c’est le service après vente.

Avec la tonne de choix maintenant disponible, le consommateur ne peut pas plaider qu’il n’a pas le choix et qu’on lui impose un produit.

Même dans les loblaws il y a un marché « organique ». Même en ville, il est possible de passer une commandes de fruits et légumes avec un agriculteurs de la campagne. Et là je ne parle pas des marchés publics.

Si le local ne prend pas, c’est que les gens veulent dépenser leur argent ailleurs.

Acheter, c’est voter.

« Ce qui peut faire une différence, c’est le service après vente.» (Raymond Campagna)

Pour les légumes au super marché y en a pas de service après vente.

Mange tes légumes, farme ta yeule pis boié ta biérre (pisse).

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