Hydro-Québec : il y aura d’autres hausses

On peut se scandaliser de la demande de hausse de tarif de 3,9 % réclamée par Hydro-Québec, surtout qu’elle fait suite à d’autres augmentations. Or, celles-ci s’expliquent facilement… et elles ont peu à avoir avec la gestion même de la société d’État, dit Pierre Duhamel.

Les Québécois sont mieux de s’y faire, car à moins de grands changements dans la politique économique du gouvernement, d’une réduction miraculeuse de la dette publique ou d’une diminution dramatique des coûts d’exploitation de la société d’État, les tarifs d’électricité vont continuer leur hausse.

Blogue EconomieOn peut se scandaliser de la demande de hausse de tarif de 3,9 % réclamée par Hydro-Québec, surtout qu’elle fait suite à des augmentations de 4,3 % cette année et de 2,4 % l’année précédente. La hausse demandée cette année est, après tout, plus de deux fois supérieure à celle de l’inflation (1,7 % de juin 2013 à juin 2014).

Ces hausses s’expliquent pourtant facilement, et elles ont peu à avoir avec la gestion même de la société d’État.

Je ne dis pas qu’Hydro-Québec est à l’abri de toute critique, mais je trouve qu’on tourne souvent les coins ronds quand on critique la gestion de la société d’État.

Elle exploite un réseau unique en son genre sur un territoire beaucoup plus grand que n’importe quelle société comparable en Amérique du Nord et, de surcroît, peu densément peuplé.

Pour maintenir un service acceptable pour tous ses clients, elle doit maintenir des bureaux, des camions, des équipements et des équipes à de nombreux endroits. Le type de barrage que nous impose la géographie (avec réservoir) coûte plus cher que des ouvrages au fil de l’eau. L’étendue du territoire implique aussi des coûts de transport et de distribution élevés.

On peut certes améliorer la gestion d’Hydro-Québec, et on sait que les conditions de travail et régimes de retraite y sont formidables. Mais ce n’est pas tant la gestion de la société d’État qui est à la source des récentes augmentations de tarifs. Cela est avant tout une affaire politique.

Le gouvernement québécois a besoin d’un solide dividende annuel de la part d’Hydro-Québec. L’an dernier, il a obtenu 2,2 milliards de dollars, ce qui n’a pas empêché le déficit gouvernemental d’atteindre 3,1 milliards de dollars.

Le gouvernement, qui entame des processus de refonte de la fiscalité et d’examen des programmes pour équilibrer ses comptes en 2015-2016, ne peut en aucun cas se contenter d’un montant moindre. Pour y arriver, Hydro-Québec doit faire un profit annuel de l’ordre de trois milliards de dollars. C’est la première commande politique.

Cette commande s’accompagne d’un cahier des charges toujours plus volumineux. Hydro-Québec doit vendre son électricité à rabais aux alumineries et autres grands consommateurs industriels. Zéro rentabilité de ce côté.

Elle doit favoriser les énergies émergentes et elle est, de ce fait, tenue d’acheter 450 MW d’énergie éolienne à fort prix — alors quelle n’en a absolument pas besoin, puisqu’elle est en situation de surplus. Voilà qu’on lui demande aussi d’acheter l’énergie des minicentrales hydrauliques privées au nom du développement économique régional.

Hydro-Québec a dû aussi devancer ses investissements et s’engager dans la construction d’une série d’ouvrages, notamment sur la rivière La Romaine. L’idée était de créer des jobs et de l’activité économique pour contrer les effets de la dernière récession.

Tout cela est bien joli, mais tout cela a aussi un coût. Plus de la moitié de l’augmentation de tarif est justifiée par le coût des nouveaux approvisionnements. Enlever ces coûts et l’augmentation demandée correspond au taux d’inflation annuel du Québec. Faites le calcul : 3,9 % moins 2,1 % = 1,8 %.

Pour la majorité des Québécois et tous leurs partis politiques, le gouvernement et ses sociétés d’État doivent jouer un rôle actif dans l’économie et celle de ses régions. Les sociétés d’État doivent aussi assurer une forte présence québécoise dans des secteurs qu’on croit névralgiques dans l’économie.

Les hausses de tarifs d’Hydro-Québec nous rappellent que cela n’est pas sans conséquences. On a beau pester contre les hausses, cela ne sert à rien si on ne critique pas aussi sévèrement les raisons qui en sont à l’origine. Et si nous croyons que ces raisons sont tout à fait valables, faisons notre part pour l’avenir du Québec et assumons joyeusement la facture. Soyons conséquents…

On pourra toujours se consoler en se disant que les frais de gestion ont substantiellement baissé à Hydro-Québec (les gains d’efficacité ont fait diminuer de 0,5 % la demande de hausse de tarifs) et que les tarifs d’électricité sont encore bien moins chers ici que chez nos voisins.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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D’après les informations entendues hier notamment sur Ici-Radio-Canada, ce qui justifierait de l’augmentation demandée, ce serait plutôt le coût de production élevé de l’énergie éolienne et d’autres sources accessoires d’approvisionnement, lesquelles justement ont un coût de transport moins élevé. Ceci compensant en partie cela.

C’est en l’occurrence, ce que vous rapportez tout pareillement dans votre chronique.

Alors, il faudrait peut-être s’entendre et se mettre d’accord. Est-ce que c’est l’État qui a besoin d’une redevance toujours plus élevée ? Ou est-ce qu’on demande aux usagers du réseau (usagers pratiquement captifs, faut-il le préciser) d’éponger la médiocre gestion du passage à l’éolien et d’autres sources annexes d’approvisionnement au Québec ?

Ou bien est-ce un peu des deux, payer plus pour augmenter la redevance et pour éponger certains manques à gagner conséquents en réalité d’une médiocre gestion de l’ensemble de nos sources de productions et donc d’approvisionnement ? — Accessoirement le fait de scinder Hydro-Québec en diverses entités était-il source supérieure de profits ou bien l’illustration d’un manque de coordination et de convergence tout bonnement au niveau de la vision ?

En conclusions :
Il n’est pas de plus grande joie dans la vie que de payer des factures, surtout lorsqu’elles sont régulièrement à la hausse. Lorsque c’est Hydro la joie est encore décuplée puisque c’est pour une très bonne cause : contribuer à financer nos généreux, tous et toujours plus utiles programmes sociaux. Aussi j’exulte déjà avec l’idée de recevoir cette nouvelle augmentation qui j’espère préfigure encore de nouvelles augmentations subséquentes qui ne sauront en toute fin qu’entretenir la flamme de ma joie de donner toujours plus pour quelquefois en échange, recevoir toujours un peu moins.

Soyons donc joyeusement conséquents avec ce que nous sommes. N’est-il pas ? Et soyons donc bien fiers d’être des québécois !

C’est clair, Hydro-Québec est une société d’État qui doit faire le jeu politique et dans ce cas-ci elle doit acheter à fort prix de l’énergie éolien (qui n’a pas la même qualité que l’énergie dérivée de ses barrages hydroélectriques – parce que pas la même disponibilité / fiabilité) et Hydro doit le faire même si elle est en surplus d’énergie pour encore plus d’une décennie. Au net ce jeu là rend Hydro-Québec moins rentable et la part de profit qu’elle perd ainsi tombe en majeure partie dans les poches d’entreprises privées souvent étrangères, ça s’appelle privatiser une partie des profits d’Hydro-Québec. C’est une partie du casse-tête, celle qui nous saute aux yeux depuis déjà plusieurs années, tout le monde.. ou presque.. comprend bien ce bout là.

Ce qui n’est pas clair et qui est affaire purement politique, c’est le raisonnement que le gouvernement fait pour arriver à se convaincre que cette façon de faire représente économiquement parlant une bonne affaire pour le Québec, pour l’ensemble des québécois. Le HIC c’est qu’à ce jour aucun politicien n’a réussi ou même tenté de vulgariser cette explication s’il y en a une qui tienne la route.

Soutenir l’économie des régions ça a du sens et tant mieux lorsque l’intervention du gouvernement peut faire la différence en facilitant le développement de nouvelles industries qui un jour deviendront autonomes; cette explication nos politiciens n’ont pas manqué de nous la servir, mais ça n’expliquait pas si au net à long terme la manoeuvre est économiquement rentable (nous savons très bien qu’elle l’est politiquement).

Développer de nouvelles sources d’énergie plus écologiques, faire un virage vert; ça aussi les politiciens ne manquent pas de nous présenter cet argument pour justifier le coup de barre vers l’éolien; mais ils oublient toujours de nous démontrer qu’au net tout ça a du sens économiquement parlant pour le Québec, c’est ce bout là qui nous manque, c’est sur ce bout là que nous avons l’impression que les politiciens improvisent, jouent à la cache-cache avec nous; pourtant si ce qu’ils laissent sous-entendre était bien vrai ce qui est un soucis / un tracas pour tout le monde pourrait bien devenir une source de fierté pour tous les québécois.

J’attends toujours le politicien qui saura nous présenter l’ensemble du casse-tête, pas juste des petits bouts, et qui saura surtout nous convaincre que les commandes du gouvernement à Hydro-Québec sont justifiées et qu’elles sont dans l’intérêt de la collectivité.

Hydro-Québec appartient « aux Québécois »??? Quelqu’un peut m’identifier un seul Québécois qui a demandé à Hydro-Québec d’augmenter ses tarifs???

Si Hydro-Québec avait été privatisée, JAMAIS cette société n’aurait écouté les Steven Guilbeault du Québec (nous leur devons un gros merci pour toutes ces augmentations soit dit en passant!) et elle ne se serait PAS précipitée stupidement tête baissée dans le développement des éoliennes. JAMAIS!

Mais naôôôn… On est au Québec ici et nos entreprises sont totalement dévouées au service des politiciens, des groupes de pression et des grosses centrales syndicales.

Même si la façon dont le gouvernement utilise Hydro-Québec pour supporter l’économie des régions nous semble très discutable et même si la gestion interne d’Hydro-Québec (gestion des contrats en particulier) est plutôt ténébreuse et que tout ça nous amène à penser qu’il doit bien y avoir des façons plus efficaces de tirer partie de cette super société d’État, il faut espérer que si des ajustements importants doivent être apportés à ces façons de faire ils le seront; mais ceci dit il faut bien avouer aussi que lorsque nous nous comparons aux provinces et États américains qui nous entourent nous nous plaignons le ventre plein : http://www.hydroquebec.com/publications/fr/comparaison_prix/pdf/comp_2013_fr.pdf
En gros et à peu près partout autour de nous les clients résidentiels paient environ le double de ce que Hydro-Québec nous facture au kw-heure, les industriels paient aussi beaucoup moins cher ici qu’ailleurs.

Malgré tout ce qui se fait qui est discutable et probablement pas optimal, nous avons une société d’État qui nous donne un excellent service aux quatre coins du Québec, une société qui paie bien ses employés, une société qui paie annuellement de généreux dividendes au gouvernement du Québec donc à la société québécoise.

Le HIc et je reviens là-dessus, c’est que nos politiciens n’arrivent pas à nous vendre l’image positive que nous devrions avoir de cette société d’État, à la place, certains testent de temps à autre l’idée de vendre une partie de ce générateur d’argent qu’est Hydro-Québec, cherchez l’erreur et/ou leur motivation.

À quand Hydro-Québec communiquera une bonne nouvelle comme la réduction des dépenses courantes. Beaux camions, employés gâtés ( bien payés, bien habillés, belle retraite dorée, belles primes, embauche d’employés post-retraite) etc., etc.,. Vive notre belle société d’État non respectueuse de ses clients.

Contrairement à ce que vous dites, Hydro-Québec a beaucoup réduit ses dépenses courantes au cours des 20 dernières années et actuellement il y a beaucoup moins d’employés qu’en 1994 alors qu’il y a beaucoup plus de clients et kw vendus.. Quant au régime de retraite, c’est maintenant du 50-50.

Comme n’importe quelle entreprise Hydro doit faire face à l’inflation mais surtout elle sert à fournir des subventions déguisées à des régions (ex. l’éolien) , à des villes (ex petites centrales) et à des entreprises (RER Hydro,)

Au fil des années Hydro-Québec est devenu un pur instrument politique. Encore aujourd’hui quand j’entend le titre de Père de la Baie James accolé à celui de Robert Bourassa, je me dis que c’est là que le mal a commencé car ce n’est pas le rôle d’un premier ministre de lancer des projets de production d’électricité. Au contraire comme représentant de l’actionnaire que nous sommes, il doit s’assurer que l’on ne construit pas pour rien. En passant le projet annoncé par Robert Bourassa ne s’est jamais réalisé car les rivières Nottaway, Broaback et Rupert n’ont pas été développées et la Société de développement de la Baie James fut une coquille presque vide. Quant à son rôle dans le financement du projet, c’est ridicule de l’évoquer avec un Roland Giroux comme président d’HQ qui possédait 1000 fois plus de contacts avec Wall Street.

Pour les québécois, il serait inconcevable que l’on privatise Hydro-Québec, qui serait alors tenue de répondre aux lois du marché nord-américain. On préfère une Société d’État, qui tiendra compte d’impératifs nationaux. Il ne faudrait donc pas se plaindre du fait que celle-ci poursuive des objectifs à caractère politico-économique, comme celui de construire des éoliennes dont le Québec n’a pas besoin. On en peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Donc, si je comprends bien, ce n’est pas une hausse de tarif, mais l’ajout d’une sorte de taxe déguisée dû à des engagements politiques du gouvernement.

C’est exact, nous pourrions qualifier ainsi la majeure partie de ce qui nous est présenté comme une hausse de tarif.

Le gouvernement exige deux choses d’H.Q : 1) qu’elle achète à fort prix de l’énergie éolienne dont elle n’a pas besoin ce qui diminue sa rentabilité et en même temps 2) réclame le maintien (sinon une hausse) du dividende annuel qu’H.Q doit verser au gouvernement.

Hydro Québec : La société Corporative gouvernementale n’appartient à aucun Québécois. Un gouvernement peut dire avec le sourire moqueur/charmeur que la corporation appartient à tous les Québécois… Si cela était le fait, combien d’individus on des parts dans la compagnie? Ou puis-je acheter des parts dans la compagnie? Et a quand le prochain ‘ meeting’ pour élire un nouveau Président et CEO ect… Dans le régime de l’entreprise.

je suis Québécois…la semaine dernière j’ai vérifié les coûts de la vie aux Îles Comores, situées au nord de Madagascar où je suis maintenant résident depuis 2011; coût de l’électricité? 0,39cents can. pour les premiers kwh. Coût à Madagascar?…pays encore plus pauvre…0,15cents can., où l’électricité est produite avec pétrole et charbon, où environ que 20% de la population en dispose, où internet à domicile n’est disponible que pour 5% de la population…car le meilleur tarif possible est de 65$/mois, pour une connexion 3G. Si j’ai quitté le Québec, cette société de consommation qui en demande toujours plus, comme dans tous les pays dits « développés »…et qui ne réalise pas la richesse de ses programmes sociaux qui ici, à Madagascar, sont inexistants, devinez pourquoi?…car il y a plus heureux ici, malgré l’extrême pauvreté, que dans les pays riches! car le bonheur n’est pas basé que sur la consommation. Il devrait n’être basé que sur la reconnaissance de ce que chaque jour se passe sans trop de problème, sans plus! Et dans mon cas, sur la la joie et la satisfaction « spirituelle » de partager et d’aider les plus démunis qui m’entourent…Au Québec, puisque le gouvernement se sert d’Hydro-Québec comme soupape à son équilibre budgétaire… tout serait en place administrativement parlant pour inclure les tarifs d’électricité dans un programme de remboursement ou de surcharge basé sur les revenus.

Peut-être serait-il temps d’envisager sereinement la privatisation de Hydro-Québec?

Nous ferions ainsi d’une pierre plusieurs coups:

1- Enlever cette arme destructrice des mains de nos politiciens.
2- Améliorer la gestion incompétente de cette institution.
3- Donner une VRAIE chance aux Québécois d’être les VRAIS propriétaires de Hydro-Québec plutôt que d’être des moutons qui se font littéralement arracher la laine du dos.
4- Donner la chance à l’éolien de prouver sa vraie valeur.
5- Ajuster les tarifs à des niveaux plus réalistes et ainsi réduire le gaspillage.
6- Mettre fin au népotisme et à la corruption qui mine cette institution.
7- Etc…

Rien de vrai dans ce que tu dis. C’est de l’appris par coeur de l’Institut de désinformation économique de Montréal.

« 3- Donner une VRAIE chance aux Québécois d’être les VRAIS propriétaires de Hydro-Québec plutôt que d’être des moutons qui se font littéralement arracher la laine du dos. »

Et pour que ces québécois revendent à des financières étrangères après Noël lorsqu’ils sont cassés et se faire raser.

Celle-la mon ti pit, Duhamel et ton amis Garcia de l’Institut ont déjà essayé de nous la passer.

Et 8-: tu as oublié de dire que ta privatisation ferait DOUBLER L’ÉLECTRICITÉ et ne rapporterait plus rien au gouvernement et les citoyens que tu prend tellement à coeur en payeraient la note.

Pour l’éolien Stéphane Guilbeau n’a rien à voir la dedans. C’est ton frisé du parti libéral qui a décidé de donner l’éolien au privé pour soigner les amis du PLQ, pour le financement du parti, pour les enveloppes brunes, pour des jobs de fin de mandat et ainsi augmenter les prix.

DOUBLER l’électricité???

Je vous fais remarquer que Hydro-Québec nage dans les surplus d’électricité et dans un monde capitaliste NORMAL, lorsqu’une entreprise non viciée par l’État veut écouler ses surplus, elle BAISSE ses prix. Mais on est au Québec ici et l’entreprise en question est la propriété de l’État, donc, aucune logique ne règne et on augmente allègrement les tarifs même s’il y a des tonnes de surplus.

Complètement débile!

Pour ce qui est de la propriété, la vente de cet éléphant blanc rapporterait des fonds que nous pourrions consacrer à réduire l’éléphantesque dette québécoise que l’État s’apprête à transférer sur le dos de nos jeunes. Que les proprios soient Québécois (via des actions) ou autre, le gouvernement continuera toujours à collecter les taxes.

5- Ajuster les tarifs à des niveaux plus réalistes et ainsi réduire le gaspillage.
Et donc augmenter les tarifs pour que la nouvelle compagnie privée fasse plus de profits à distribuer aux actionnaires, qui par tout les moyens, éviteront de payer les impôts sur ses revenus.
Tout cela, en autant que cela ne soit pas un « genre » de taxe ou d’impôt quelconque profitant d’une manière ou d’une autre aux Québécois!

Je vous méprise Francois 1.
Et tiens voilà ma chaussures…pied gauche virtuel!

Pour accepter la vente d’Hydro-Québec, comme on nous chante depuis aussi longtemps que les Québécois en sont les actionnaires, il faudrait donc avant que la vente devienne effective avoir le vote majoritaire de tous les Québécois!
Même chose pour notre société d’alcool!

Les Québécois en sont les actionnaires? Vraiment?

Alors, dites moi quand les « actionnaires québécois » ont voté pour toutes ces augmentations SVP.

À noter que ces scandaleuses augmentations ne sont pas virtuelles, elles, contrairement à votre chaussure gauche que je vous relance tout aussi virtuellement.

Si je vous comprend bien, que l’on paye notre électricité plus cher n’a pas d’importance, en autant que ceux qui font ainsi les profits soient du domaine privée!
C’est ce que font déjà les compagnies qui prennent notre eau gratuitement pour faire des breuvages alcoolisés ou non!
C’est pas grave, nous sommes tous de bons diables…cons en diable!

« …ue l’on paye notre électricité plus cher… » (sic)

Comme je l’ai déjà écrit, Hydro-Québec a des SURPLUS et dans un monde NORMAL, une entreprise BAISSE SES PRIX pour écouler ses surplus…

Mais nâââôôônnn…pas au Québec socialiste et étatisé jusqu’à l’os. Ici, on AUGMENTE les prix dans l’espoir plus ou moins évaporé et farfelu que ces hausses aideront à écouler les surplus.

Sur la planète Mars que je vous dis.

Enfin de compte, à bien y penser, tenez donc, revoilà ma chaussure droite!
Retournez-la pas, je la refuserai!
C’est un lancé sans billet de retour.
Trouvez autres choses ou je vous envoi Amir en personne!

Vous pouvez garder votre Amir tout près de vous. Vous semblez en avoir besoin beaucoup plus que quiconque ici.

Et j’oubliais ce bijou:

http://www.antagoniste.net/2014/08/11/privatiser-hydro-quebec-2/

EXTRAIT:

« Simplement parce que la semaine dernière, on a appris qu’Hydro-Québec allait demander une hausse de 3,9% des prix de l’électricité, en partie pour compenser pour le fiasco de l’aventure éolienne. Et si Hydro-Québec avait été privatisée en partie, est-ce qu’on aurait misé autant sur la ruineuse filière éolienne ?

Quand une entreprise gouvernementale est inscrite en bourse, même si la majorité des actions reste la propriété du gouvernement, le marché peut quand même réagir aux décisions qui sont prises, les investisseurs peuvent envoyer des signaux d’alarme et les actionnaires peuvent exiger qu’on leur rende des comptes. Quand une entreprise gouvernementale est inscrite en bourse, on met en place un mécanisme supplémentaire de check & balance qui rend plus difficile la prise de décisions stupides… comme l’énergie éolienne… Mais Hydro-Québec étant un joujou des politiciens, le gouvernement a pu se lancer dans l’aventure éolienne sans trop penser aux conséquences.

La gauche aime bien dire qu’Hydro-Québec est un objet de fierté et un fleuron économique. Désolé, mais une société d’État qui a appauvri les Québécois en plantant des éoliennes inutiles ne peut pas être un objet de fierté ou un fleuron. Nous devrions tous avoir honte d’Hydro-Québec et souhaiter au plus vite une privatisation dans le but d’éviter de futurs dérapages. Hydro-Québec n’appartient pas aux Québécois, Hydro-Québec appartient aux politiciens et tant qu’il en sera ainsi, les dérapages seront inévitables. »

Voilà…tout est dit.

Autre chose Sir?

Je peux généralement décider des interventions à faire sur tout ce qui m’appartient.
Évidemment que tout ce qui m’appartient par l’entremise d’intermédiaires compliquent les choses.
Quand la politique y met son nez, c’est certain que ma véritable intervention est plus hypothétique.
Et lorsque c’est le privé, trop souvent, je n’ai plus rien à faire ou à dire.

Pour régler les problèmes, détruire pour construire autre chose ou pour reconstruire est rarement aussi nécessaire qu’on veut nous le faire croire. Des hôpitaux existent en France notamment qui ont été construite il y a plusieurs siècles. Après les avoir adaptés au fil du temps, ils sont toujours fonctionnels.

Le privé me soumet à sa volonté et m’exclut de toutes décisions…à part comme vous pourriez me le répliquer sans aucun doute: vous avez la liberté de choisir de ne pas acheter de tel marchand ou de ne pas acheter du tout.
Et voilà ce que je dénonce. Et c’est le même principe que ce que j’explique dans le paragraphe précédent.
Noir ou blanc? Noir ou blanc!
Tu es satisfait ou tu n’es pas satisfait.
Tu achète ou tu n’achètes pas ou tu achètes ailleurs ou autres choses.
Ça reflète des philosophies que la droite dont vous êtes et les gens d’affaires, beaucoup de jeunes voudraient nous faire adopter. Les sondages dont les fausses conclusions sont basés sur le même principe alors que les questions offrent des choix de réponses, trop souvent opposant que les extrêmes du spectre des opinions possibles et rarement ce que j’en pense.
Hors il n’y a rien qui soit l’un ou l’autre, oui ou non, blanc ou noir.

Dans mon environnement, on refait présentement les égouts, les rues et les trottoirs depuis plusieurs années. Ça s’étire. Depuis plusieurs mois, on est rendu sur ma rue aussi. J’éviterai tout les détails fort discutables sur les façons de faire. On a finit par faire la première couche d’asphalte, et maintenant tout les travaux sont arrêtés. Pourquoi?
Pourquoi?
À cause des méthodes actuelles, dont plusieurs ont été soulignés à la commission Charbonneau.
Le maître d’oeuvre: Dessau. Le contrat accepté et signé avec la ville, a été séparé entre les mains de multiples contracteurs, qui eux les ont encore sub-divisés et distribués et redistribués et puis encore. Ce qui fait que celui qui a fait l’asphalte ici, qui n’est pas le même que sur la rue d’à côté, n’a pas encore été payé pour des travaux qu’il a fait ici et ailleurs. Il a décidé de cesser les travaux d’ici à ce qu’il voit de l’argent sonnant.
C’est entre autres ça votre privé! Et si ce n’était qu’un exemple exceptionnel! Mais voilà, les exemples de ce qui fausse et ternit le débat sont à répétition et dans tout les domaines.
Si un contrat peut avoir autant d’intervenants qui prend un profit, c’est qu’on paye encore trop cher.
À la ville, bien évidemment on a le beau jeu de dire que ce n’est pas de leur faute, qu’ils n’y peuvent rien…

Si à l’Hydro ou ailleurs dans nos sociétés d’états, dans nos gouvernements, ça ne va pas bien, le pire est de remettre le tout au privé.
Le privé serait la pire des solutions. Celle qui nous confinerait qu’au silence complet et à l’impossibilité de quelques interventions que ce soit. Le profit et le rendement des actionnaires primant pardessus tout et en tout temps.
Nos systèmes et nos philosophies sont à changer dans un premier temps, point à la ligne.
Jeter, changer, vendre, échanger, détruire pour reconstruire à neuf, et quoi d’autres ne sont pas des solutions avant de faire le ménage dans nos institutions.

Le privé n’est pas plus fiable que nos gouvernements.
En plus sur le privé je n’ai à toute fin pratique et dans la réalité plus rien à dire.

Avez-vous lu mon histoire de toilette? Elle reflète parfaitement comment le privé nous tient par les …….. ou le …. .. …!
Ma toilette coulait. Enfin je croyais que c’était le tuyau reliant le réservoir à la toilette. Coût si je le fais moi-même: – de $10.00. En fin de compte cela aurait pu être encore plus simple, car c’était une bague de fendue: coût $3.00.
Mais comme le privé a décidé il y a quelques années pour créer de la business qu’il ne fabriquait plus à l’avenir que des appareils dont le réservoir et la toilette sont reliés directement ensemble, voyant que ce n’était pas suffisant encore à leur goût et voulant créer la business en créant une fausse-nécessité, ils ont décidés de cesser de fabriquer des pièces pour le système précédent. Et donc ce qui aurait pu coûter quelques dollars en a coûté quelques centaines pour tout remplacer à cause d’une bague fendue!

Être à la merci du privé…complètement…à 100%…celui qui créé la demande selon les offres qu’il désire mettre en marché pour créer la business et remplir ses poches…et de remplacer ce qu’ils ont crées à leur guise pour augmenter le chiffre d’affaire…ce ne sera jamais mon choix.

Pour résumer, lorsque j’accepte que quelqu’un me tienne les couilles, je veux en rester en contrôle de décider quand il les relâchera et surtout ce qu’il en fera. Quand le privé prend le contrôle, c’est lui qui décide quelle pression il y mettra…et ça, jamais ça me plaira.

La rue transversale (toutes les infrastructures) ont été refaite il y a 3 ou 4 ans. Quiconque ne le sait pas, ne peut pas imaginer que ce n’est pas une rue à refaire et qui ne date pas de plusieurs dizaines d’années. Les bordures de trottoirs sont morcelées, les trottoirs craquelés et troués… Cela a pris 18 mois pour faire un bout de rue de quelques centaines de mètres, ce tronçon étant compris entre deux intersections seulement. Le même principe a été appliqué…celui des sous-contractants, du sous-contractant du sous contractant…celui ayant finit le travail n’étant pas celui qui l’avait commencé dans quoi que ce soit. Et c’est ça le privé.

APPLE le top du top dans son domaine selon sa réputation, pour qui ne s’y connait pas, vous vend maintenant aussi à fort prix un ordinateur de bureau équipé des pièces les moins performantes équipant normalement et l’an dernier ses ordinateurs portables. APPLE ce top du top est le champion de l’obsolescence programmée. Les fichiers montés sur un système avec des logiciels construits pour ce système ne sont pas pour la majorité transférable sur pc.

Le choix que la concurrence du privé m’offrirait tant qu’à vous, madame Beaulieu, Pierre Duhamel et les autres partageant votre philosophie, à toute fin pratique sont souvent inexistants.
En réalité, les choix que vous prônez comme étant des avantages certains, sont en 2014 malgré toutes les avancées technologiques, plus inexistants que jamais!
Pourquoi?
Les spécialistes engagés par les compagnies travaillant constamment à trouver les façons de faire pour attacher et retenir sa clientèle…comme…avec une corde au noeud coulant…enroulant des couilles!

Passer au privée pour mieux contrôler les salaires pourriez-vous me dire?
En cela pour plus d’efficacité sortir partout les syndicats?
Vous voulez me dire combien un député, un ministre et un premier ministre gagne annuellement?
Un cadre dans une compagnie d’assurances? Le double en moyenne de celui d’un député.
Un membre de la haute direction dans une compagnie d’assurances? Plusieurs fois celui d’un premier ministre.
Un membre de la haute direction d’une multi-nationale? Ça peut aller jusqu’à des milliers de fois celui d’un premier ministre!
Un employé dans une compagnie non-syndiqué? Le salaire minimum et un peu plus…et ce même dans des compagnies d’assurances et des compagnies financières…pour celles qui respectent les lois à ce niveau!
Ça c’est le privé que vous préconisez…la concurrence faisant tout le travail d’équité pour les employés, des bons prix pour les clients et remplaçant toutes les sortes de contrôles autrement nécessaires…les compagnies pouvant tout-à-fait s’autoréguler. On a vu ça chez Kraft et à lac Mégantic pour ne nommer que ces deux là et que dans deux différents secteurs.

Le privé pour moi c’est souvent comme la chanson: c’est d’la marde!

Le privé pour remplacer ce qui « nous appartient » déjà sous l’égide de notre province ou notre privée: jamais!
Tant qu’à moi, ce qui nous appartient, le privée ne devrait jamais pouvoir qu’en être un locataire, un exploitant dont la plus grande part des profits devrait aller à notre province, à notre pays.

Le privé: je vous le laisse.

Tout ne peux pas et ne doit pas être étatique. Mais chacun dans sa cour. Tout ce qui appartient à tous et aussi qui sont des services de bases et/ou essentiels devant appartenir et être gérer par l’état.

Ce qui reste à faire, c’est de travailler à mieux le faire et à changer de philosophie.
Ça ce n’est pas gagner j’en conviens.
Mais le pire de l’état au Québec ne sera jamais mieux avec le privé…

Le privé vous fournit le logement dans lequel vous habitez (en espérant que vous ne résidez pas dans un de ces affreux HLM construits par l’État!!!), vous habille, vous nourrit, vous fournit les médicaments, a développé toutes les technologies que vous permettent de participer à ce blogue, a construit la chaise dans laquelle vous êtes assis, fournit tous les matériaux qui ont permis la construction des écoles, des hôpitaux et autres édifices publics, a même fourni les armes utilisées par vos patriotes, etc…

Je comprends que le privé soit trop simple et direct pour certaines personnes qui carburent aux idéologies abstraites, évaporées et « songées » mais j’ai beaucoup lu sur son contraire, le communisme, et croyez-moi, le capitalisme est, et de LOIN le meilleur système que l’homme ait pu inventer. Le SEUL d’ailleurs qui ait passé le test du temps. TOUS les autres systèmes ont failli. TOUS y compris celui de votre ex-pays fétiche, la Suède idéalisée dans les années ’70 et ’80.

Sa Majesté première nous présente des références qui ont bien plus à voir avec un site d’enfouissement que le rationnel.

Dans ce cas, informez-nous CLAIREMENT en quoi les dites références sont incorrectes SVP.

C’est simple François 1, David, un gars bien paré en bijoux d’inepties n’est pas une référence, il rai(é)sonne comme une cloche. Ce n’est pas parce qu’il y a des actionnaires et une bourse (le marché) que cela empêche des mauvaises décisions d’affaires. On a qu’à regarder ce qui s’est passé chez G.M. ou plus près de nous au Canada, avec Blackberry (RIM) pour se convaincre que ce qu’il dit est faux.

Quand on rend des comptes (aux actionnaires), habituellement, c’est qu’une décision a été prise en bien ou en mal et que les actionnaires sont devant des gestes déjà posés dont ils sont impuissants.

Ah…Ah…Ah… Une farce.

Comment peuvent-ils évaluer correctement la gestion d’Hydro-Québec, l’une des organisations les plus obscures de la planète? À tel point que même notre Vérificateur Général n’y a même pas accès…

Soyez sérieux youlle…

Encore une fois comme le chaud ou le froid, le noir et le blanc, détruire et remplacer à la place d’améliorer. vous opposez ici le capitalisme au communisme.
La vie dans votre entourage si elle à l’image de votre philosophie que vous étalez ici doit-être bien difficile.
La capacité de faire des nuances est un signe d’intelligence et de respect aussi.
Les extrêmes à tout crin sont toujours des caractéristiques et des dominateurs communs auxquels adhèrent des gens violents et mentalement instables. L’incapacité de faire la part des choses en ne pouvant pas les constater facilement.

Le capitalisme est certainement le meilleur et le plus facile des systèmes auquel on peut adhérer et que l’on peut appliquer.
Mais comme avec n’importe quoi on doit s’en méfier, le modifier et l’adapter régulièrement pour le bonifier positivement autant que possible. Comme n’importe quoi, il y a les orthodoxes des extrêmes…les extrêmes à atteindre en allant toujours plus loin…sans compromis….justifiant comme dans votre cas le privé à outrance et une liberté d’actions considérable et inconsidérée, inapplicable avec justice et équité pour la majorité, excluant le partage et favorisant l’individualisme à outrance.

Dans le même sens, l’Hydro-Québec devrait être mis aux pas et à une meilleure supervision de la part de nos élus. Il n’y a aucune nécessité pour atteindre cette objectif de la privatiser. Cependant nos politiciens, y compris de tout temps des libéraux et plus souvent des libéraux parce qu’ils ont pris le pouvoir plus souvent et plus longuement, incluant ceux de l’ère des docteurs Toyota et amis des magouilleurs incarnant par l’un des plus grands le docteur Porter, nous ont élection après élection fait miroiter, voir promis de meilleurs encadrements des diverses société d’états et de quoi d’autres, mais une fois au pouvoir cela est toujours devenus que des voeux pieux!

Travaillons à réparer, modifier, améliorer à la place de tout détruire comme des Tallibans.

Quand François 1 palabre au sujet du capitalisme et du communisme, méfiez-vous, puisque selon lui, le capitalisme a été « inventé » depuis « la nuit des temps ». C’est, selon lui, ce que l’homo sapiens (!) a trouvé de mieux sinon, il aurait choisi un autre système. Avec des affirmations de la sorte, ce n’est pas étonnant de lire son aversion des « sciences molles pas de maths » parce que l’Histoire, c’est pour les autres, lui y connaît ça.

«5- Ajuster les tarifs à des niveaux plus réalistes et ainsi réduire le gaspillage. » Dans le vocabulaire de François 1, ça veut dire des tarifs plus élevés. Moi aussi, je suis pour des tarifs plus « réalistes » c’est-à- dire, qu’Hydro cesse de sur-évaluer ses dépenses et de sous-estimer ses revenus « Au total, c’est plus de 1,1 G $ en trop-perçus qu’elle a réalisé depuis 2008, soit en surestimant ses dépenses au moment des audiences de la Régie sur les augmentations de tarifs, soit en sous-estimant ses revenus » (Les erreurs d’Hydro-Québec sont payantes, Michel Morin, tva nouvelles)