« Il faut que le Québec aime ses entrepreneurs »

J’étais invité la semaine dernière au Rendez-vous des professionnel(e)s de l’entrepreneuriat, un évènement réunissant les promoteurs de l’entrepreneuriat montréalais organisé par la Conférence des élus de Montréal.

Voici une courte vidéo résumant les interventions, notamment un très court extrait de mon intervention.


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Vous dites : « Il faut que le Québec aime ses entrepreneurs » et vous avez bien raison puisque je crois que plus de 70% des emplois au Québec sont créées par nos PME, il faudrait cependant ajouter à votre commentaire : » il faudrait que les entrepreneurs d’ici aiment le Québec et le démontrent »

Plusieurs ont bien réussi et la relève est là, les québécois étaient fiers de ce qu’on a déjà appelé le Québec Inc. mais plusieurs entreprises qui étaient considérées jusqu’ici comme des fleurons québécois nous renvoient plutôt l’image d’entreprises (des firmes d’ingénierie et de construction) qui ont cherché à profiter / frauder l’État et on ne sent pas que l’ensemble des entrepreneurs désapprouvent les dissidents !

plutôt « low profile »

J’aimerai les entrepreneurs le jour où ils se soumettront aux mêmes règles que les salariés, i.e. le jour où ils cesseront de cacher une partie de leurs revenus et le jour où ils cesseront de gonfler leurs dépenses pour payer moins d’impôt.

Bref, si l’entreprenariat est nécessaire parce que nous vivons dans un monde capitaliste, la poursuite de la déréglementation, l’absence d’encadrement et le laxisme de nos lois fiscales, tant dans les lois elles-mêmes que dans leur application, faussent quotidiennement les règles du jeu. Le nier, c’est se mettre la tête dans le sable. Vivement des règles du jeu qui soient équitables pour tous.

Le malheureux message qu’envoient les Péquistes à nos « riches » ainsi qu’à nos entrepreneurs québécois est le suivant: QUITTEZ LE QUÉBEC!!!

Voici quand même une réponse qu’a fait à Pauline Marois un de nos entrepreneurs qui a trois (3) GROS défauts pour pouvoir continuer à vivre au Québec:

1- Il est entrepreneur.
2- Il dessert l’industrie des mines.
3- Il fait de l’argent.

Voir sa croustillante réponse ici:

http://www.antagoniste.net/2012/11/09/un-entrepreneur-avec-du-cran/

@ Alain Michaud (# 2):

Ah…parce que les salariés nee travaillent pas au noir?

Le travail au noir au Québec, qui se fait par des « petits salariés » est plus particulièrement actif dans les domaines de la construction, de la coiffure, de la restauration et du taxi, et il représente un manque à gagner d’environ $1 milliard par année.

Personnellement, le travail au noir est, je crois, une réponse claire et précise des contribuables québécois à l’abus de taxes et de pouvoir du gouvernement.

LA soluton? Réduire les taxes et les impôts et surtout, mettre l’État tentaculaire et obèse au régime minceur.

@François 1
J’ai vu l’entrevue que le président de Fordia a donnée à RDI et entendu son message en trois points à Pauline Marois. D’abord contrairement à ce que vous laissez entendre je crois que la majorité des québécois sont fiers de entrepreneurs comme celui là qui est devenu un leader international dans son secteur d’activité et Pauline Marois pense la même chose j’en suis sûr.

L’objectif du PQ n’est certainement pas d’empêcher nos entrepreneurs de desservir le secteur minier et d’y faire de l’argent; ce que le président de Fordia a dit à cette occasion que vous ne rapportez pas est quelque chose comme : « Jusqu’à maintenant ça allait bien dans le secteur minier et le gouvernement supportait bien le secteur, il ne faut surtout pas changer ça » et c’est ici qu’il y a un écart entre la position du PQ et le désir exprimé par le président de Fordia.

En gros l’activité du secteur minier est cyclique et le gouvernement l’a largement / généreusement supporté dans les décennies passées (leur période creuse) pour entre autre soutenir les emplois, mais la situation a changé drastiquement avec la demande qui explose depuis quelques années et tout ce que le PQ recherche en révisant la loi sur les mines et le régime de redevance c’est plus d’équité entre les retombés de l’exploitation de ces ressources pour les industriels et pour la collectivité et c’est évident que le statu quo espéré par le président de Fordia de ce coté là ne sera pas et ne devrait pas être maintenu. Ceci dit ça ne veut pas dire que Pauline en a contre les entrepreneurs qui travaillent fort et qui réussissent !