INFOGRAPHIE : Le Canada n’est pas souverain… dans son assiette !

Si le mouvement pour une alimentation « de proximité », voire l’autosuffisance alimentaire, compte de plus en plus d’adeptes, force est de constater que la marche vers la souveraineté alimentaire pourrait être longue !

Les enfants pourraient manger plus de soupe aux pois à la garderie. Et les malades, un peu moins d’ananas à l’hôpital.

C’est qu’avec le lancement de sa politique de souveraineté alimentaire, la première ministre Pauline Marois veut plus d’aliments provenant du Québec dans les établissements gérés par le gouvernement.

Si le mouvement pour une alimentation « de proximité », voire l’autosuffisance alimentaire, compte de plus en plus d’adeptes, force est de constater que la marche vers la souveraineté alimentaire pourrait être longue ! Les plus récents chiffres du bilan alimentaire du Canada (2009) offrent un portrait de la production et de la consommation d’aliments au pays. Ainsi, en soustrayant ce que l’on consomme de ce qu’on produit, on découvre pour quelles catégories d’aliments le Canada est souverain. C’est ce qu’illustre notre graphique.

Le blé, bien sûr, arrive en première place. Les producteurs canadiens en produisent environ 20 millions de tonnes de plus que ce que les Canadiens (incluant l’alimentation des animaux) consomment. En revanche, nous produisons au Canada un total de zéro tonne d’oranges et de mandarines, mais nous en consommons 1,6 million de tonnes, que nous importons des pays chauds. Il faudra donc radicalement changer notre menu pour espérer vivre dans un pays souverain… dans son assiette !

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