Innobec – Travailler avec des géants

L’essentiel du développement des affaires de cette entreprise de Montréal, qui conçoit des logiciels pour ordinateurs de bureau et appareils mobiles, s’effectue au Québec. 

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Stéphane Rouleau, PDG d’Innobec Technologies, Patrick Bergeron, vice-président et Yves Forget, vice-président exécutif – Photo : Mathieu Rivard

Stéphane Rouleau pourrait se vanter, clamer que c’est grâce à son leadership qu’Innobec Technologies réalise près de la moitié de son chiffre d’affaires à l’étranger, mais non. « C’est de la pure chance », avoue candidement le PDG de 43 ans.

L’essentiel du développement des affaires de cette entreprise de Montréal, qui conçoit des logiciels pour ordinateurs de bureau et appareils mobiles, s’effectue au Québec. Elle ne s’en est pas moins retrouvée, d’abord comme sous-traitante, puis comme consultante, à réaliser des applications pour des clients d’envergure. Dont Autodesk, multinationale reconnue pour ses logiciels de création 2D et 3D, et Acosta Sales & Marketing, société américaine de vente et marketing comptant plus de 22 000 employés en Amérique du Nord.

C’est la qualité des services rendus qui explique la durabilité de leurs relations d’affaires  : Innobec travaille avec ces deux géants depuis plus de 10 ans ! « C’est très exigeant d’aller chercher un client, puis un autre, puis un autre encore, souligne Stéphane Rouleau. Nous le faisons, mais nous préférons travailler avec nos clients à long terme. »

Et ces liens durables se révèlent payants. Récemment, Acosta a épargné Innobec au moment de réduire massivement son budget de consultants externes. « Ils nous ont dit que nous n’étions pas des consultants, mais des partenaires ! » déclare avec fierté le PDG d’Innobec.

Cette relation de confiance a permis à la société montréalaise de développer un tableau de bord mobile avec lequel Acosta peut suivre ses vendeurs sur la route en temps réel et clavarder avec eux. « Dès la période de test, notre solution a permis à Acosta d’éliminer des postes de gestion devenus superflus. Au moment de la livraison du produit fini, elle avait déjà récupéré son investissement ! »

Consciente qu’il ne faut pas tout miser sur quelques clients, Innobec a acheté récemment une entreprise de Gatineau, Dium, notamment pour accroître ses chances d’obtenir des contrats dans la région d’Ottawa. Stéphane Rouleau et ses deux associés envisagent maintenant deux acquisitions supplémentaires, dont une aux États-Unis.

Un autre marché qu’explore Innobec est le développement de logiciels « de machine à machine », qui permettent à des appareils, ceux d’une usine par exemple, de communiquer entre eux par la voie du Web afin d’optimiser leur performance.

« Notre objectif, c’est d’avoir un chiffre d’affaires de 20 millions d’ici quatre ans », affirme le PDG. Cette fois, il faudra plus que de la chance pour y parvenir !

Activité : Conçoit des logiciels et des applications sur mesure
Chiffre d’affaires en 2013 : Entre 5 et 9,9 millions
Nombre d’employés en 2013 : 75
Ventes hors du Canada en 2013 : 47 %
Croissance 2008-2013 : 412 %