Jacques Ménard s’y met

J’aurais aimé écrire ce livre. Il est pédagogique sans être pédant, concret sans être simpliste, mobilisateur plutôt que moralisateur. Que vous que soyez d’accord ou pas, ce livre doit être lu par tous ceux qui s’intéressent à l’économie du Québec.

Jacques Ménard, dont le livre Si on s’y mettait, vient d’être publié, est un citoyen engagé. À une époque où les dirigeants d’entreprise préfèrent rester discrets, il est un des seuls qui participe au débat d’idées qui façonnera le Québec de demain. Juste pour cela, il doit être félicité.

Son implication n’est pas seulement intellectuelle; je ne connais personne plus impliqué que lui dans les organisations philanthropiques et communautaires. Des Grand ballets canadiens à l’Orchestre symphonique de Montréal, de l’Institut de cardiologie à l’Hôpital Sainte-Justine, des jeunes décrocheurs (EPOC Montréal) à l’avenir des soins de santé au Québec, des Expos aux Alouettes, de Centraide aux Jeux du Québec, d’Hydro-Québec à la Bourse de Montréal : sa feuille de route est impressionnante. On en oublie presque son rôle de patron de la Banque de Montréal au Québec et sa présidence du conseil de BMO Nesbitt Burns.

Jacques Ménard dresse un bilan sans complaisance de la situation du Québec, mais il ne s’arrête pas là. Il a lui-même rencontré des dizaines de jeunes et il a commandé deux sondages auprès de la nouvelle génération pour bien comprendre leur état d’esprit et leurs aspirations. Surtout, il conclut en soumettant dix chantiers autour desquels les Québécois pourraient se mobiliser pour gagner. Les pages sur l’importance de la productivité et de l’éducation sont particulièrement engageantes.

Je retiens un court extrait qui mérite réflexion :

«Au Québec, nous nous spécialisons dans la survie – à même les fonds publics – d’industries aux soins intensifs, tout en bloquant la voie aux secteurs porteurs d’avenir, et ce, en taxant l’innovation. Cherchez l’erreur. »

Je reviendrai ce week-end sur le constat que dresse Jacques Ménard de l’économie du Québec.

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feuille de route est impressionnante?

Y s’est fait f… par un marchand de tableaux de Ny. Ca nous a couté une grande institution montréalaise!
Bronfman avait amené l’équipe à Montréal et en avait fait un objet de fierté: Nos Expos, nos Amours. Ménard a tout bousillé.
Au moins Aubut s’est rempli les poches en f… le peuple. Ménard, lui, s’est fait f…

Jacques Ménard reprend le mantra «(…)tout en bloquant la voie aux secteurs porteurs d’avenir, et ce, en taxant l’innovation.»

On cherche les secteurs porteurs d’avenir dont on a bloqué la voie au Québec et ceux dont on taxe l’innovation.

Cette complainte d’hommes d’affaires ou de banquiers n’est jamais soutenue par des cas concrets vérifiables.

Alors…?

manoeuvres de survie aux industries aux soins intensifs, effectivement c’est notre spécialité.

J’adore la citation de Ménard. Enfin un type qui a compris le principe de destruction créatrice de Joseph Schumpeter.

NY vient d’envoyer paitre le Cirque du Soleil comme Montréal l’avait fait. ET si c’était le projet qui est mauvais?

Vs en connaissez beaucoup d’hommes d’affaires qui ont réussi en politique? Labaume à Québec sera peut-être le premier depuis longtemps.

PS: Avez-vous vu la performance de la BMO récemment? C’est la pire banque canadienne!