Je radie, tu radies…

The money machine breaks down Le magazine Fortune a le titre qui tue : mais qu’est-ce que les financiers les plus malins, les plus érudits et souvent les plus expérimentés ont bien pu fumer pour investir massivement dans des véhicules financiers fragiles bâtis sur des hypothèques insolvables ?

Jusqu’à maintenant les banques américaines ont perdu des dizaines de milliards de dollars dans l’aventure. Il se pourrait que ce ne soit que la pointe de l’iceberg et que les portefeuilles des institutions financières cachent d’autres fruits empoisonnés. Fortune compare la crise actuelle à l’ouragan Katrina, sauf que c’est Wall Sreet qui est inondée !

Déjà, deux têtes ont tombé, les présidents de Citigroup (la plus importante institition financière) et du courtier Merill Lynch ont « été démissionnés » pour avoir été tenus responsables des milliards de dollars de pertes enregistrées par leur organisation. N’est-il pas normal que ceux qui trônent au sommet de la pyramide soient tenus responsables quand des décisions prises sous leur règne causent autant de dégâts ?

Hier, la Banque Nationale du Canada annonçait une radiation de 575 millions de dollars à cause du papier commercial. C’est beaucoup plus que la Banque Royale qui fait pourtant cinq fois sa taille. En proportion, aucune institution n’a péché (et écopé) autant que la BN. Il se pourrait que la Caisse de dépôt et de placement du Québec souffre davantage, mais la Caisse est sourde et muette face au public depuis le début de cette crise. Après tout, il ne s’agit que de notre argent…

Ne trouvez-vous pas étonnant que ceux qui gaffent aux États-Unis doivent en payer le prix alors que personne, mais personne au Québec, ne soulève le moindre doute, la moindre question, la moindre indignation ? J’aimerais bien me faire invisible pendant quelque temps et assister aux prochaines réunions des conseils d’administration de la Banque Nationale et de la Caisse de dépôt…

Ceci dit, je ne réclame pas nécessairement la démission de Louis Vachon et de Henri-Paul Rousseau. Je pourrais même me contenter d’une bonne explication et d’une petite contrition. Le problème du papier commercial en est d’abord un de transparence, personne ne sait ce qui se cache vraiment là-dedans. Il faudrait au moins que ceux qui en ont ramassé à la pelle soient eux-mêmes transparents.

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On pouvait lire hier (19 nov.) dans La Presse:

« UNE NOUVELLE HYPOTHÈQUE POUR LES MAUVAIS DOSSIERS DE CRÉDIT »

«La firme Street Capital Financial a lancé la semaine dernière un nouveau produit hypothécaire pour les emprunteurs aux prises avec un mauvais dossier de crédit.

La nouvelle hypothèque, dont les termes s’étendront entre 25 et 40 ans, sera d’abord offerte en Ontario, puis au Québec le printemps prochain.

Il s’agit d’un produit «alternatif», qui sera uniquement vendu par des courtiers, a mentionné la directrice du marketing Fiona Parreirinha.

Cette hypothèque permettra à des ménages refusés par les banques traditionnelles d’accéder à la propriété, indique Street Capital.»

Est-ce la version financière du «Jour de la marmotte»?

Le cauchemar continue…

Au Canada, on est beaucoup trop indulgent (ou naïf?) face aux magouilles financières. Si Conrad Black avait été jugé au Canada, il aurait été acquitté !
Que la Caisse de Dépôt se taise ne me surprend pas. C’est à la ministre responsable de rappeler M. Rousseau à l’ordre . Le fera-t-elle ? j’en doute fort…

J’allais vs en parler; vs m’arrachez les mots de la bouche.

Au début, Desjardins parlait de 100 millions de dollars, ce qui est déjà une jolie somme. Là on parle de 1,5 à 2 milliards de dollars!!! 2 milliards de dollars c’est 3 fois le cout de l’autoroute des Bleuets! Trois autoroutes disparues dans le papier commercial aux États pis rien ou presque dans les médias!!!!!!

Et que dire du terrain de l’ile Charron? Desjardins a vendu l’an passé à 6 millions. Les terrains sont rendus à 130 millions.

Mais qu’est-ce qui se passe chez mon oncle Alphonse?

@ David Gagnon

Pardon?

C’est quoi votre opinion personnelle?

(En français, si vous pouvez. Merci.)

J’ai un peu de difficulté à comprendre la notion de responsabilité personnelle par les temps qui courent. Je ne sais plus si je dois envier la situation des deux personnes « responsables des milliards de dollars de pertes enregistrées par leur organisation » alors que l’une d’elles part avec un « petit bonus’ de 95 millions et l’autre, un petit 129 millions. Vive le merveilleux monde dans lequel nous vivons!

Au Québec, il n’y a jamais personne responsable de rien. C’est toujours le «système» qui est à blâmer.

Qui plus est l’intérêt et les connaissances du Québécois moyen pour l’économie sont faibles alors des nouvelles comme celles-là ne dérangent pas trop.

M.MB,

Vous blâmez ou rabaissez toujours le Québec. C’est comme si ces affaires n’étaient possibles qu’ici.

Mais le scandale du siècle, Elron ce n’est pas au Québec.

Pas pour rien que plusieurs deviennent méchants quand on parle d’Elvis Gratton pour qui il n’y a rien de bon au Québec et que les seules vraies affaires se passent aux USA.

@ Yvon Fleurent:

Aux USA le responsable d’Enron encore vivant croupis en prison.

Ici Lacroix est libre comme l’air.

M. Fleurent: je suis de ceux qui pensent que le Québec est plus que dû pour des changements profonds. Et comme on sait la première étape pour résoudre un problème est d’admettre qu’il y en a un.

C’est pourquoi je ramène à la réalité du mieux que je peux ceux qui voient le Québec comme ce modèle, cette terre idyllique qu’il n’est pas.

Au Canada vous auriez du dire M. Gagnon.

Même s’il en prison, ça ne l’a pas empêché de le faire.

La criminalité est très élevée aux USA et ne se compare pas au Québec.

M. MB,

Il y aura toujours des problèmes au Québec comme aux USA, Canada, en Europe, Asie et partout dans le monde.

« Qui plus est l’intérêt et les connaissances du Québécois moyen pour l’économie sont faibles alors des nouvelles comme celles-là ne dérangent pas trop.”(MB)

Pourtant nos écoles pour les hautes études commerciales sont réputées dans le monde.

Avec des phrases comme la vôtre, celle-ci haut, on ne va pas loin en affaires. C’est la mentalité du petit pain dans le petit train.

Pour ce qui est du sujet de ce billet le problème vient des USA où il bien pire qu’ici.

Rappelez-vous l’histoire du cendrier plein dans le char. On ne n’envoie pas une auto à la casse parce qu’il y aune crevaison et que le cendrier est plein. Pourtant c’est ce qu’on veut faire avec la santé, l’éducation et tous les systèmes québécois qui pourtant ont été réputés pour être les meilleurs au monde.

« C’est pourquoi je ramène à la réalité du mieux que je peux ceux qui voient le Québec comme ce modèle, cette terre idyllique qu’il n’est pas.” (MB)

Il faut aussi réaliser que nous vivons dans un des pays (Québec) des plus riches au monde et où il fait le mieux-vivre.

Serai-ce la complainte du ventre plein?

Il y en a une solution simple pour couper les problèmes en deux au Québec, mais cette solution vous êtes le premier a ne pas vouloir l’envisager.

Comme quoi ceux qui se plaignent le plus sont ceux qui ont la plus grande peur du changement.

On veut du changement, mais pourvu que ça ne change pas trop.

M. Fleurent: j’ai de la difficulté à suivre vos élucubrations.

Mais bon: j’aurais peur du changement ? Seriez-vous comme moi en faveur de:
– Un taux d’imposition fixe pour tous et qui s’appliquerait à partir de 10 000 $ de revenus ?
– La fin de la sécurité d’emploi dans le secteur public ?
– La fin du droit de grève pour les monopoles du secteur public (ex. métro de Montréal) ?
– La hausse des frais d’électricité avec aide pour les démunis ?
– La hausse des frais de scolarité avec aide pour les démunis ?
– Une durée maximale d’aide sociale pour les personnes aptes au travail ?
– L’introduction du privé dans la santé ? Les assurances privées en santé ?
– La fin du système de gestion de l’offre en alimentation ?

Et on pourrait continuer… amenez-en du changement !

M. MB,

« Un taux d’imposition fixe pour tous et qui s’appliquerait à partir de 10 000 $ de revenus ? »(MB)
Faire payer les pauvres sous le seuil de la pauvreté pour soulager les riches qui s’enrichissent et moins d’argent injecté dans l’économie. Encore engager des fonctionnaires pour calculer la compensation du manque à gagner des pauvres qu’ils auront perdus en impôts.
—-
« La fin de la sécurité d’emploi dans le secteur public ? »(MB)
Oui je le veux.
—–
La fin du droit de grève pour les monopoles du secteur public (ex. métro de Montréal) ? »(MB)
Les problèmes de syndicats(employés) autant dans pour l’état comme pour le privé sont presque totalement causés par des patrons qui sont incompétents.
Quand on est pas capable de gérer des employés, peu importe les règles, on est pas capable. Vous ne viendrez pas me dire comment faire j’ai fait ça depuis l’age de 23 ans.
—–
« La hausse des frais de scolarité avec aide pour les démunis ? »(MB)
Oui on va faire payer les enfants, très responsable comme parent et adulte.
Encore une fois ça va coûter combien organiser l’aide? Encore engager des fonctionnaires.
En Scandinavie études gratos de la maternelle au doctorat lunch du midi fourni et sa paye, 2 ième meilleurs salaires au monde. De plus tous de cette façon tous les fonctionnaires de l’aide congédiés.
Ça c’est un changement payant!
——
« Une durée maximale d’aide sociale pour les personnes aptes au travail ? »(MB)
Ça c’est une niaiserie comme Bourrassa l’a déjà fait. Très original et adéquiste la girouette singe sur son ancien boss. Allez lire le billet précédent.
Encore engager des fonctionnaires « boubou macout ou Mario macout»
——
« L’introduction du privé dans la santé ? Les assurances privées en santé ? »(MB)
C’est là que je vous dis que vous voulez « scraper » le char parce que le cendrier est plein.
Vous, vous plaignez que tout coûte trop cher et la vous voulez payer encore plus, comme aux USA.
On va mettre ça un peut plus compliqué, Maintenant c’est trop simple.
Le système de santé peut être remis sur pied à peu de frais pour en faire le meilleur au monde. Ça c’est un maudit bon changement
—–
« La fin du système de gestion de l’offre en alimentation ? » (MB)

Ça c’est canadien, et vous voulez que l’agriculture DISPARAISSE simplement du pays en un ans et une bonne partie de l’économie avec. Tout un changement!
Pas sûr que vous sachiez de quoi vous parlez
——
« La hausse des frais d’électricité avec aide pour les démunis ? »(MB)
L’électricité est une des raison de la compétitivité de nos entreprises. Ce serait un massacre pour l’économie du Québec. Augmenteriez-vous aussi les tarifs des alumineries de 3 cents à 15 ou 20 cents aussi?
Ce que vous voulez c’est payer moins de taxes et plus d’électricité et encore engager des fonctionnaires pour vérifier les démunis.
Faire payer les pauvres et les entreprises pour payer moins de taxes. Encore tout un changement!

Voulez-vous la ruine de l’économie du Québec avec vos changements quoi?

Ce n’est pas vouloir du changement c’est carrément de l’irresponsabilité.

Je ne dis pas que ce qui suit est pour vous.

Moi travaille fort gagnes pas assez cher.
Moi paye trop de taxes.
Moi paye trop d’impôts veux faire payer les pauvres.
Moi veut plus de places en garderie.
Moi paye mon lait mon fromage trop cher pour acheter cinéma maison.
Moi les pauvres, pas mon problème.
Moi les étudiants qui s’arrangent.
Moi veut des meilleures routes mais pas payer.
Moi veut mon gaz moins cher trop de taxes sur le gaz pour mon 4×4.

Présentement on répare les routes. Il faudrait hausser les impôts de 3 milliards par année pendant 10 ans.
Ce serait un maudit gros changement ça!

Etes-vous d’accord ou si vous voulez faire payer les enfants?

« LE PRIVÉ DÉNATURE LA MÉDECINE, SELON LE DIRECTEUR DE L’HÔPITAL GÉNÉRAL JUIF »

«La médecine est un art dans lequel le privé ne devrait tout simplement pas avoir droit de cité. Voilà l’essentiel du message qu’a livré hier Henri Elbaz, directeur général de l’Hôpital général juif de Montréal, devant des membres attentifs de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Musclée et sans détour, sa mise en garde englobe jusqu’à certaines initiatives déjà en cours au Québec, comme le recours accru aux agences privées pour combler les quarts de travail des infirmières et l’élaboration de nouveaux partenariats entre des hôpitaux publics et des cliniques privées spécialisées.»

http://www.ledevoir.com/2007/11/23/165560.html

Enfin, un point de vue éclairé qui enlève les oeillères de l’obsession du profit sur tout!

Le Québec/Canada est le seul endroit dans les pays occidentaux a ne pas avoir de privé en santé.

Et aux dernières nouvelles, personne ne semble intéressé à copier notre modèle…

Les commentaires 17 et 18 me font penser a Elvis G. Laflaque.

Alors riez ou pleurez sur les incroyables déclarations d’Henri Elbaz directeur de l’Hopiîal général juif affilié à McGill.

Vous connaissez ça vous messieurs la santé bien plus qu’Henri Elbaz.

Il est clair que vous ne connaissez rien à l’Agriculture. Moi si et la santé aussi.

M. Gagnon,

Quand on ne sait même pas qu’il y a des lois et règlement de la commission des normes du travail concernant le prélèvement du 4% des vacances et qu’on pense que l’argent vient néant, c’est là que les gens rient.

En on se permet de donner des grands conseils aux experts que l’on est même pas capable de défendre ou d’expliquer sois même.

Le privé en santé existe au Québec.

«Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Charest, la question des partenariats public-privé, les « PPP », a défrayé régulièrement les manchettes dans les médias québécois. Le modèle des PPP, inspiré de l’Angleterre néolibérale de Margaret Thatcher, n’est toutefois pas nouveau au Québec. Plusieurs « petits partenariats » existent depuis fort longtemps, si bien que bon an mal an, plusieurs institutions et services de santé privés sont financés par l’État, parmi lesquels des centres d’accueil, des cliniques médicales et des cliniques de radiologie. Près de 40% de nos dépenses en santé s’effectuent dans le secteur privé au Québec.»

http://www.rqasf.qc.ca/SP34/sp34_16.htm

Un autre bémol…

«Studying the Swedish, French and British health care systems can certainly prove useful to us, as we seek out ways to improve the Canadian health care system. But as the examples above demonstrate, there isn’t one “European solution” that can be applied to Canadian health care problems. If the European examples prove anything, it is rather that publicly administered non-profit health care is the best way to ensure quality and timely care for patients.»

http://www.canadians.org/publications/CP/2006/summer/european.html

M. Campagna,

Sur 100 millions payés pour des infirmières provenant d’agences plus de 55 millions vont dans les poches des agences.

À titre d’exemple, 550 dollars pour une infirmière aux. pour une journée et 300$ pour l’agence.

De plus ces infirmières ne connaissant pas les lieux ou leur tâche ne peuvent faire tout le travail et dérangent les autres.

Résultat on paye 550$ pour un rendement de 125$ de travail.

C’est donc beau avoir trop d’argent et se payer le privé qui veut tellement notre bien.