Je suis Montréaliste !

J’habite à Montréal depuis presque toujours. J’aime ma ville et j’y suis bien. J’aime ses quartiers si différents, habités par des gens originaires de tant de pays. J’aime son métissage qui lui donne une couleur, une odeur, une saveur et un son particuliers. Si j’avais à me définir, je choisirais d’abord ma ville.

J’ai choisi de vivre à Montréal parce qu’elle est différente de Terrebonne, de Drummondville, de Saguenay ou de la très belle ville de Québec. Montréal n’est pas unidimensionnelle. Elle est à la fois Paul Piché et Arcade Fire, Michel Rivard et Leonard Cohen. Elle est Toqué ! et Schwartz’s. La rue qui est censée la diviser dramatiquement est depuis toujours un lieu de fête et de restauration.

Montréal se donne à la fois des airs de petit Paris et de petit New York. Elle est branchée sur le monde et elle vibre au même rythme que toutes ses grandes villes. J’aime Montréal parce qu’elle est unique et que j’y trouve les passerelles vers d’autres terrains, d’autres civilisations, d’autres cultures.

Quand Mgr de Laval et les gouverneurs de la Nouvelle-France voulaient qu’elle soit une ville pieuse et tranquille, elle a choisi de partir à la conquête du continent et d’essaimer jusqu’aux Rocheuses et au golfe du Mexique. Québec voulait qu’on produise des martyrs pour la foi, nous lui avons donné le turbulent d’Iberville !

Quand les gouverneurs anglais voulaient qu’elle parle leur langue, Montréal a encore fait à sa tête. Il s’est toujours parlé français à Montréal, malgré les prophéties des non-Montréalais, et il en sera toujours ainsi.

Le Montréal français dont semblent s’ennuyer les nationalistes n’a jamais existé. Montréal a un caractère hybride inscrit dans son ADN, c’est ce qui fait son charme et sa distinction. De 1831 à 1865, elle a même été une ville à majorité anglaise. En 1871, 45 % de ses citoyens étaient encore d’origine britannique. Les francophones de l’époque se sont-ils assimilés ? Regardez autour de vous et vous avez tout de suite la réponse.

Montréal s’est-elle anglicisée ces dernières années ? Je conseille à ceux qui font de la chasse à l’anglais leur fonds de commerce politique de regarder les photos prises il y a un siècle par le photographe William Notman ou celles plus récentes prises dans les années 1960 et 1970. Montréal est plus francophone que jamais, pour autant qu’on prenne une peu de distance historique. Quant aux Anglais, ils comptent à peine pour 12 % de la population.

Les chiffres sont alarmants ? Oui, quand on a la mauvaise foi intellectuelle d’enlever la moitié des francophones de la population, sous prétexte qu’il y a des ponts entre l’île et sa banlieue. La « Louisianisation » de Montréal est une exagération de classe mondiale. Cette idée de Pauline Marois d’obliger les dirigeants d’entreprises établies à Montréal de parler français, tout en s’inquiétant du départ des sièges sociaux, est une bêtise du même calibre.

Que le président d’Hydro-Québec ou celui de la Caisse de dépôt parlent français, cela va de soi. C’est le privilège du propriétaire de poser ses exigences. Si les actionnaires du CN, de SNC-Lavalin ou de Bell estiment qu’un Américain, un Chinois ou un Canadien anglais est le mieux qualifié pour diriger l’entreprise, cela ne concerne qu’eux. Si Madame Marois veut jouer à la police de la langue dans les comités de direction des entreprises ou au sein des conseils d’administration, je lui promets plusieurs départs de sièges sociaux.

Une grande partie du Montréal technologique vit en anglais. Ce n’est pas fait exprès pour indisposer Gilles Proulx, Pierre Curzi et leurs amis. Les dirigeants des ces entreprises sont souvent des anglophones d’ici et d’ailleurs qui ont choisi d’établir leur entreprise au Québec, contribuant à notre richesse collective.

Même quand ils sont francophones, ces entrepreneurs doivent composer avec une réalité. Leurs partenaires et leurs investisseurs viennent de Boston, Toronto ou de San Francisco. Leurs clients proviennent de l’extérieur du Québec et parlent tous anglais. Faudrait-il s’étonner que  les produits technologiques matériels ou immatériels créés à Montréal le soient souvent en anglais ? Montréal se bat contre Toronto et Boston et on voudrait en faire un Rimouski ! Beau projet.

Allez, imposons le français en toutes circonstances, nions le caractère bilingue de Montréal et blâmons les anglophones parce qu’ils ne se prêtent pas spontanément volontaires pour le bûcher !

 

 

55 commentaires
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Excellent, excellent, excellent.

J’ai toujours trouvé hypocrite d’appeler Montréal une ville francophone; c’est complètement malhonnête d’un point de vue historique. Montréal est une ville bilingue, multiculturel et c’est tout. Ce n’est une ville ni francophone, ni anglophone…bilingue! C’est ce qui la rend si vivante, si intéressante et si enrichissante. Ne faites que jeter un coup d’oeil au drapeau de la ville, que voyez-vous?

Ça correspond bien à mon opion!

Pour avoir travailler à deux reprisent de ces anglophones qui établissent leur entreprises à Montréal, ils sont fait du fait francophone et bien souvent ils ne rechignent pas à engager des québécois pure laine qui ne sont parfaitement bilingues!

Rémi

Je partage vos sentiments.

Dites-moi qu’un chose, s’il vous plait : Travaillez-vous pour un parti politique? (Parait-il que ces genres de choses ne sont plus divulgués volontairement.)

Un des meilleurs textes à vie de M. Duhamel!

Il est sérieusement temps de songer à faire de l’Île de Montréal une province bilingue au même niveau que le Nouveau-Brunswick et de la séparer du Qc. Ça se parle pour Toronto pourquoi pas ici?

Comme ça, les ultra-nationalistes comme Jacques ‘Doc’ Noel, Lisée et cie pourront déménager au Saguenay ou Québec et bâtir leur Québec blanc,socialiste, unilingue franco pis foutre la paix à MTL et le reste du pays.

Montréal: une île, une province canadienne bilingue ouverte sur le monde.

On pourrait peut-être abolir la loi 101, question que ces entreprises n’aient pas l’impression d’être dans une société distincte. Après tout, ce serait tellement mieux pour les affaires si tout le monde ne parlait pas cette satanée langue française. Vous savez, je me suis toujours demandé comment une entreprise internationale comme le Cirque du Soleil pouvait fonctionner en français. J’imagine que Guy Laliberté est un autre extrémiste de la langue membre du PQ…

L’anglais comme langue géopolitique et financière impose des limites aux autres langues, non à elle-même. Notre peur est avant tout les nôtres. C’est cette peur de l’échec économique individuellement qui s’infiltre et nous fait choisir l’anglais comme mode de réussite pour soi et qu’on transpose sur le plan collectif.

Comment se poser sans s’opposer ? Une communauté sans extérieur pour la reconnaître ou l’investir n’aurait pas lieu d’être, telle une nation seule au monde verrait s’évanouir sa culture jusqu’à sa langue. Défendre sa langue est faire aussi l’éloge des frontières. Je partage comme vous la passion de Montréal.

Un mouvement dans la ville de Vancouver aujourd’hui s’inspire de la loi 101 pour imposer l’anglais dans l’affichage. Certains quartiers vivent mal la présence de l’affichage uniquement en chinois.

Une peur collective, mais non culturelle

Si Montréal a l’air un peu plus français que durant les années 50 et 60 c’est justement grâce aux nationalistes, au PQ et à la loi 101.J’ai toujours vécu à Montréal et le plus souvent dans le sud-ouest.J’ai été témoin de ses transformations après 1976 et j’en étais fière.Cependant il faut rester vigilant et ne jamais baisser les bras.

Je ne suis pas « Monréaliste » et pour tout dire, toutes mes tentatives pour vivre dans cette ville se sont soldées par des échecs. Pour moi qui suis né parisien, cette ville ne ressemble en rien à Paris, même en plus petit et je dois dire que je ne vois rien dans cette bourgade qui soit fonctionnel, hormis l’industrie du vice qui prospère et qui est vouée sans le moindre doute encore au plus bel avenir.

Si Montréal rivalise pour toujours occuper la place de la deuxième ville francophone au monde… Eh bien ! il relève de la logique et du gros bon sens qu’on parle, qu’on écrive, qu’on communique, bref qu’on vive cette ville en français et qu’on honore la langue comme sa propre mère !

Je partage votre point de vue à 100% Monsieur Duhamel.

Je vais très souvent à l’ouest de la « Main » et j’entends parler plusieurs langues et je crois que c’est ce qui fait la richesse de Montréal la cosmopolitaine.

Une chose: lorsque je m’adresse aux personnes que je rencontre là-bas en Français, elles me répondent à 99% en Français!

Nos séparatistes en sont réduits à tenter de deviner si les gens pensent en Français ou dans une auttre langue pour mousser leur cause…

Font vraiment pitié!!!

«De 1831 à 1865, elle a même été une ville à majorité anglaise. En 1871, 45 % de ses citoyens étaient encore d’origine britannique. »

C’était la même réalité à Québec. Aujourd’hui Québec est francophone à plus de 90%. Montréal est tombée sous les 50%.

A Québec, quand les Anglos sont partis, on ne les a pas remplacés ce qui a permis à l’élément francophone d’occuper tout le terrain.

A Montréal, lorsque les Anglophones ont commencé à quitter, on les a remplacés par des juifs, des Italiens, des Allemands, des Grecs, des Portugais qui se sont assimilés aux Anglophones. Puis sont arrivés les Jamaicains, les Chinois, les Tamouls, les Indiens, les Philippins, les Coréens, les Russes, les Pakistanais qui ont pris le même chemin.

Résultat: Québec s’est québéquisée. Elle est devenue l’une des plus belles villes du continent, la plus sécuritaire, celle qui a le plus bas taux de chomage. Québec c’est un peu le Kyoto, la Florence, la Cracovie du Québec. L’âme du pays.

Montréal, elle, s’est anglicisée, multiculturalisée, tiers-mondialisée. Montréal c’est un peu la Marseile, la Birgminghan, la Miami du Québec.

@Doc. Les anglais sont parti de la ville de Québec parce qu’elle est trop isolée géographiquement pour être un grand métropole d’affaires comme Montréal. Québec est resté petit et homogène pour les mêmes raisons que Syracuse ou Albany dans l’État de New York; l’industrialisation se passait ailleurs.

Arrêtez de parler comme si Québec à fait une décision consciente de’assurer la survie du français alors que cette réalité lui a été imposé par l’histoire.

je n’ai jamais lu une si grande collection d’insanités que ce que je viens de lire ici.

Le plus comique (en fait c’est triste), c’est que la plupart de ceux qui vomissent sur le français ne sont même pas capable d’écrire correctement sans faire parfois jusqu’à deux fautes dans le même mot.

Ni bien entendu de pratiquer décemment la règle fondamentale de l’accord du participe.

Je vomis littéralement!

Arrêtez de chialer comme des gamins! Les deux langues sont extraordinaires et vous me faites l’effet de racistes dans leurs placards!! Vous voulez chier sur l’anglais? Retourner donc en France! Vous voulez chier sur le Français? Retournez donc en Angleterre! Laissez nous tranquilles avec vos histoires de langues!!

@Robert J

Les Anglais ont quitté Québec pour Ottawa en 1867. Et pour l’Angleterre en 1871, après un siècle d’occupation! Québec s’est refrancisée.

Québec a souffert de l’absence de chemin de fer (le Pont de Québec a été finalement construit seulement en 1916)

Montréal a profité de son chemin de fer qui lui ouvrait la porte de l’Ouest, de l’Ontario et des ÉU. L’arrivée de la voie maritime dans les années 50 a été mortelle pour Montréal

J’espère que ce billet représente les 80% des Montréalais qui vivent ensemble sans (trop) de problémes et non le 20% de twits des deux côtés que l’on entends ad nauseum et ad infinitum dans les médias semer la haine et la discorde…

C’est très beau être Montréaliste, juste à temps que ça ne le soit plus du tout.

J’ai grandi dans le West Island, fréquenté McGill et parle et écris l’anglais mieux que plusieurs anglophones. Je suis donc un parfait Montréaliste.

Mais une fois que je me suis fait imposer l’anglais comme langue de travail mur à mur, par des patrons qui n’ont jamais fait le moindre effort pour apprendre le français, j’ai commencé à me poser des questions. Surtout quand la moindre demande d’accommodement à ma langue m’attire des regards et des commentaires grinçants voire quasi-racistes, qu’on accueille l’OQLF comme la Gestapo et qu’on refuse systématiquement de traduire de la simple documentation aux ressources humaines.

C’est bien beau l’ouverture, mais quand c’est à sens unique – et c’est le cas la plupart du temps à Montréal – ça ne va plus. Allez voir à Ottawa ce que c’est une belle ville bilingue et dites-moi franchement que c’est ce que vous voulez. Parce qu’avec votre raisonnement, c’est bien là où on s’en va.

Billet d’un « économiste » qui émet ses opinions par rapport à la situation de la langue à Montréal. Pas la peine d’en ajouter, j’ai déjà perdu assez de temps à lire ce billet pour me rendre compte qu’il ne contenait à peu près rien de factuel…

Milles mercis, bravo M. Duhamel. Vous parlez pour tout le monde avec un santé d’esprit bien équilibré …

@Guillaume
Je suis bien d’accord avec vous. J’ai vécu la même chose dans mon milieu de travail. Même pas un Bonjour en français par un seul anglophone pendant 10 ans sans parler de ceux qui nous ordonnaient de parler en anglais lorsque nous parlions en français entre francophones.

@ Jacques ‘Doc’2 Noel, le faible taux de criminalité de Qc n’a rien à voir avec le fait qu’elle soit blanche et unilingue francophone mais bien parce que c’est une ville plate de fonctionnaires et de vieillards…

Montréal est une métropole multi-culturelle, multi-ethnique et multilingue (polyglotte). Ceci est une lapalissade.

Montréal est la ville en Amérique où la concentration de gens trilingue est la plus forte.

Montréal est tout sauf unilingue anglaise! Vous l’avez dit bouffi, M. Duhamel.

Alors, pu capable de lire ces âneries à propos de gens sectaires, obtus et étroits d’esprit qui s’entête à demeurer des demeurés unilingues.

Ce n’est pas parce que l’anglais est la langue par défaut sur la planète qu’il faut se réduire à aduler les béotiens condescendants qui refusent d’apprendre autre chose que la langue la plus simpliste du monde. (Petit exercice: prenez le verbe travailler «to work» et conjuguer le au passé, au présent et au futur dans la langue de votre choix aux côtés de la version anglaise et comparez le degré de complexité).

Vivement l’érudition et à bas l’obscurantisme!

« Allez, imposons le français en toutes circonstances, nions le caractère bilingue de Montréal et blâmons les anglophones parce qu’ils ne se prêtent pas spontanément volontaires pour le bûcher ! »
Qui a dit ça cher Montréaliste ?
Vous répondez à qui au juste ?

Martin

Pour votre information Montréal compte plus de fonctionnaires provinviaux que Québec et je ne parle pas des fonctinnaires fédéraux basés à Montréal.

Ne vous méprenez pas,je vais souvent à Montréal et je trouve cette ville intéressante.Mais de là vouloir être Paris,Londres,New-York ou San-Francisco ,il faut une bonne dose d’imagination.Pittburgs Cleveland,Bordeau peut-être.

Il faut sortir un peu pour pouvoir faire des comparaisons.

M.Duhamel

« des airs de petit Paris et petit New-York ……..Elle vibre au même rythme que toutes ses (sic) grandes villes… »

CES peut-être.J’ignorais que Montréal était propriétaire de Paris et New-York.

Sans rancune.

Bien dit M. Duhamel! Je crois qu’il y a des gents qui exaggère tout le temps! Moi aussi je suis Montréaliste! Est-ce que j’ai le droit, je suis anglophone et fier d’être au moins bilingue! 🙂

Étant président d’une entreprise en technologie de l’information, je suis TELLEMENT d’accord avec cet article!

Bien que j’aime quelques de vos commentaires, je ne suis pas tout à fait d’accord.
Je crois que si Montreal est toujours francophone c’est par la détermination du peuple québécois à avoir promu et protéger sa langue depuis des siècles.
Je crois aussi que les entreprises devraient mettre en avant le français même pour les postes bilingue.D’ailleurs, au salaires que ces cadres gagnerons au seins de ses multinationale, le minimum serait qu’ils apprennent la langue de leurs employés. Si demain bombardier décidait d’ouvrir une usine en Chine, il vont. S’assurer que le cadre parle chinois ainsi que la langue de l’entreprise. Pourquoi alors ici ce serait different?
le bilinguisme est important mais a aussi ses limites. Les études Dauzat disent que le bilinguisme est un état TRANSITOIRE d’une langue faible vers une langue plus forte. Avec tout ce que vous avez dit il est clair de déterminer que l’anglais est la langue « plus forte » et que nous devons équilibrer via de loi linguistiques.
Si vous voulez promouvoir le bilinguisme, ceci commence par la promotion du français. Sinon, dans le futur, les nouveaux arrivant ne verrons aucun intérêt au francais, celui devenu inutile dû à la bilinguisation de la société.
Je suis un Neo-québécois(fils d’immigrés), je parle 4 langues et je suis pour le français.

Des villes multiculturelles il y en a partout en Amérique de Nord. Même que l’intégration se passe la plupart du temps mieux qu’ici, comme le prouve le taux de chômage des minorités.

Ce qui fait la différence pour Montréal est le fait français. Ça rend les choses à la fois plus compliquées et selon certains plus intéressantes. C’est une question de goût, nul doute que la cité a du caractère même si personnellement j’aime de moins en moins Montréal, bien qu’il subsistera toujours des enclaves agréables.

Montréal est une ville bilingue, c’est un fait que ça vous plaise ou non et elle et va le rester peu importe les réglementations et restrictions au libertés individuelles que vous voudrez lui imposer.

Le meilleur moyen de faire avancer le français n’est pas de l’imposer par la loi mais de développer une économie florissante qui attire l’autre, qui rende l’intégration « payante ». Malheureusement on a opté pour la première solution, je me demande combien de temps il faudra encore avant qu’on se rende compte que c’est un échec.

Personne ne nie que Montréal est moins anglophone qu’à l’apogée de la colonisation anglaise. Mais est-ce vraiment une référence? Veut-on vraiment se comparer à une période ou les patrons parlaient anglais et le peuple français?

@PBrasseur

Votre point serait vrai s’il n’y avait pas une telle infériorité numérique de francophones vs anglophones en amérique du nord. Nous avons beau avoir l’économie la plus dynamique, nous allons demeurer fortement minoritaires. Il est donc essentiel de « forcer » l’apprentissage de la langue française. Terre-Neuve était jusqu’à très récemment une province très pauvre comparativement au Québec. Pourtant, le français n’a jamais pris le dessus.

Je vous félicite pour votre article. J’habite Québec, j’ai grandi à Montréal et je suis né ailleurs très loin d’ici. Mes parents ont fait du Québec notre terre d’accueil et j’en fais mon pays, incluant le Canada. Le mélange de cultures fait la richesse de Montréal. Nous pouvons utiliser la langue française comme lien unificateur et mobilisateur d’une société, et la langue anglaise comme notre lien ouvert vers le monde pour refléter le 21è siècle où les communications font de la Terre un gros terrain de jeu. Une langue n’exclut pas l’autre. Les vrais Montréalais l’ont compris depuis longtemps; ils sont devenus Montréalistes. Ce qui m’amuse (sarcastiquement) est que ceux qui pronent la fermeture des idées envoient leurs enfants à l’école privée pour apprendre l’anglais. Je dénonce également ceux qui ne voient que Montréal comme une place pour faire de l’argent et qui s’enferment dans leur cocon, leur banlieue, leur ghetto, leur communauté isolée des voisins, … après les « heures de bureau », tout en voulant imposer leurs valeurs, leur religion et leur regard au reste de la communauté dont ils ne sont qu’une petite partie.

Permettez-moi d’ajouter : Une langue n’exclut pas l’autre (et vice-versa). Une langue ne doit pas exclure l’autre. Cependant, le Français doit être respecté car le « monde de notre province » exige ce respect envers nos concitoyens et nous-mêmes en tant qu’individu.

Merci M. Duhamel. Je suis une franglophone qui est très heureuse ici à Montréal jusqu’au moment que les politiciens provoquent la chicane. Ma mère était irelandaise, mon pére francophone et la moitie de ma famille sont mariés avec des francophones. Le seul problème autour de nous sont le politiciens et les médias qui nous laissent pas vivre nos vies en paix…merci encore…tu as dit exactement ce que je pense:)

J’ai de sérieux doute sur votre chiffre de 12%. Vous ne comptez assurément pas les immigrants qui s’anglicisent à vitesse grand V. Montréal est une ville géniale et c’est vrai. Son côté unique découle de son inter-culturalité principalement le français et l’anglais. Par contre une des cultures (le français) est baignée – noyée – dans l’autre (l’anglais). TV, musique, internet, livre l’influence de l’anglais est partout et importante. Pour préserver une multiculturalité il faut protéger et investir dans la culture qui est en difficultée. J’ignore si vous êtes daccord avec cette prémice M. Duhaime, mais si telle est le cas je vous conseillerais d’en discuter avec le gouvernement Harper qui ampute 10% à la SRC, ONF, etc… Et qui coupe des programmes fédéraux de francisation des immigrants et qui nomme des unilingue Anglais dans des postes clefs – . Oui pour le billinguisme (et tant mieux) mais il faut être objectif (ce que vous ne semblez pas être) et laisser une chance au français de s’épanouir.

Cher Monsieur Duhamel

Quel PLAISIR de lire votre article JE SUIS MONTREALISTE!!

Comme c’est encourageant qu’il y ait quand meme des personnes comme vous qui aiment leur Montreal pour tout ce qu’elle represente. Je suis francophone, professeur de francais depuis 42ans –
mariee a un anglophone -c’est mon fils le plus jeune qui lui a decide de rester a Montreal et d’y faire sa vie malgre tout ce que fait Pauline Marois pour le decourager.Bravo Monsieur Duhamel et encore une fois merci pour votre point de vue
intelligent et realiste -celui qui retiendra mes fils a Montreal.

Je vais faire une proposition qui peut paraître saugrenue mais vu que Montréal est la locomotive économique du Québec et que cette ville englobe presque la moitié de la population québécoise, je suggère que Montréal SE SÉPARE du Québec.

Ils ont beaucoup plus besoin de nous que nous d’eux.

Nous sommes comme les albertains du Québec, toujours à subventionner les salaires faramineux et les fonds de pension pharaoniques des fon-fons de Québec et à se faire pomper NOTRE argent pour « sauver les régions » qui, ensuite, nous crachent dessus.

Vive Montréal LIBRE du reste du Québec!!!

Ce fantasme de Montréal en tant que ville bilingue qui n’en fait qu’à sa tête n’est que le résultat de francophones qui s’y battent continuellement pour y vivre et y travailler en français. Autrement ce serait en anglais toujours et partout.

Bravo et merci, M. Duhamel! Comme jeune immigré britannique aux années 50, il m’a semblé tout naturel (et valorisant à tant d’égards) d’apprendre le français d’ici et d’ailleurs…quelle pauvreté culturelle sans cela!
Ayant vécu longtemps à Sherbrooke, je sais que les gens qui fustigent le plus « la grande ville » (y compris les gens de Québec) sont inévitablement ceux qui n’y ont jamais vraiment habité.

Bravo, ce texte est excellent. Je suis montréaliste aussi!!

Il faut que des gens sautent dans l’arène et prennent le micro. On entend trop de ces gens qui ne cherchent qu’à diviser.

Et dire qu’il y a des gens encore comme Jean-Claude Leclerc qui ont des difficultés de s’adapter à Montréal à cause du multiculturalisme

Montréaliste, peut-être, mais jovialiste très certainement… S’il n’y avait jamais eu personne pour défendre et promouvoir énergiquement son caractère francais, en 2012, il serait folklorique à Montréal. On peut aimer le caractère hétéroclite et multiculturel de Monréal, mais çà n’oblige pas d’être naïf…

Excellent article! Enfin un changement de discours.

Je suis native de Drummondville, je suis militaire et je réside présentement en Ontario.
J’ai toujours envisagé le multiculturalisme comme étant l’un des plus grands atouts de Montréal.
Je ne comprends pas les personnes extrémistes qui veulent imposer le français à tous et chacun… Par peur de le perdre?
Je crois que le meilleur moyen de fraire vivre une langue, c’est de la pratiquer soi-même, non pas de l’imposer. Ma petite ville de Kingston déborde d’activités culturelles francophones et je suis libre, même encouragée, d’y vivre en français. C’est à moi de prendre ce droit et de le faire vivre. Par contre, j’ai l’esprit assez ouvert pour comprendre que les gens de différentes cultures ont les mêmes droits et que je dois aussi les respecter.

À l’inverse, je crois que le meilleur moyen de perdre quelque chose, c’est de le surprotéger.
Je crois sincèrement que l’époque de René Lévesque, qui a bien servi, est révolue. L’ouverture d’esprit est un incontournable du 21e siècle.

Bravo M. Duhamel 😉

Chantal

Tout est dit. Tout est bien dit. C’est ça, Montréal.

Merci d’une Montréaliste 🙂

@ Guillaume (26)

Je ne suis pas sûre que vous connaissiez le sens du mot « Montréaliste ». Son histoire à tout le moins. Les premiers Montréalistes sont arrivés en 1642 avec Maisonneuve. Moins de 10 ans plus tard, la colonie de Québec a essayé de bloquer le route à Marguerite Bourgeoys et à la centaine d’hommes de métiers qui l’accompagnaient depuis la France vers Ville-Marie. On les a retenus à Québec de force car on ne voulait pas que Ville-Marie se développe…

@ niouininon (35)

Au prorata de la population, il y a plus de fonctionnaires dans la ville de Québec qu’à Montréal. En nombre absolu, il y en a probablement plus dans la grande ville, c’est logique.

@ François 1 (49)

Cette idée de la séparation de Montréal du reste du Québec fait son chemin. Je pense qu’il vaut la peine qu’elle soit étudiée sérieusement. Nous sommes des milliers de Montréalais à être tannés d’être dénigrés par des gens des régionsmalgré le fait que nous apportons beaucoup financièrement et culturellementà l’ensemble du Québec.

Séparons-nous donc à l’amiable. Visitons-nous si un lien nous unit toujours. Restons chacun chez soi si l’autre nous énerve. Notre divorce serait une bonne affaire pour tous. Pour eux et pour nous.