Jean Paré et les néo-créditistes !

Le mouvement Occupons Wall Street est un peu la réponse de la gauche au Tea Party de la droite. Il s’agit de deux mouvements populistes qui témoignent de la même frustration et du même sentiment de se faire avoir. Les uns accusent l’État de les voler et de brimer leur liberté, les autres s’en prennent aux banquiers parce qui n’arrêteraient pas de s’enrichir avec des combines qui ont fauché les États et les citoyens.

Je reviendrai sous peu sur cette question, en essayant de départager les responsabilités des États, des banquiers et celle, eh oui, des citoyens.

En attendant, je vous propose ce court texte qu’a eu la gentillesse de me soumettre Jean Paré, le fondateur de L’actualité. Vous verrez, il n’a rien perdu de sa vivacité intellectuelle et de sa plume fougeuse.

Indignez-vous !

Cet appel a connu partout une faveur inattendue, même s’il ne conduit nulle part, simplement parce qu’il est le contraire de… « résignez-vous » ! La protestation, justifiée contre le chômage, compréhensible contre des programmes d’austérité dus à l’endettement des États, accuse le capitalisme et les banques.
Or les banques ne prêtent pas à l’État : c’est aux contribuables que ce dernier vend ses obligations d’épargne, c’est aux caisses de retraite et compagnies d’assurance-vie qu’il emprunte. La dette n’est pas une dette envers « le système financier », mais envers le public protestataire lui-même. Elle a été contractée pour acheter des services éducatifs, des soins médicaux, de l’assistance sociale, des transports en commnun, des routes, et une foule d’autres services publics supposément gratuits, des votes en somme, pour lesquels les gouvernements, socialistes ou conservateurs. n’ont pas eu le courage de lever les impôts nécessaires. Est-ce vraiment là du « capitalisme » ?

En somme, la crise ne punit pas que les banques, mais les « bénéficiaires » eux-mêmes, qui sont dans la rue pour demander encore davantage. Les partis d’opposition sont d’accord, dans l’espoir de se retrouver au pouvoir… pour faire la même chose. Les médias sont heureux, parce que les images des campeurs font un bon spectacle, et se contentent d’enregistrer les âneries les plus comiques au lieu de profiter de l’occasion pour ouvrir un débat utile sur ces propos et sur les problèmes économiques.

Les manifestants exigent la mise à mort du « système », l’abolition des dettes et plus d’argent des gouvernements. En ce sens, si la vague rappelle mai 1967 par son côté « jeune », l’ampleur et la violence en moins, elle tient plutôt, par ses demandes, son vocabulaire et ses solutions, de Louis Even et Gilberte Côté-Mercier, qui rêvaient d’une planche à billets qui rendrait réalisable tout ce qui est souhaitable grâce à un « dividende national universel » garanti par la valeur future des richesses naturelles.

Mais voilà, les néo-créditistes, qui n’en sont pas à une contradiction près, sont aussi, très souvent, des écolos « hard ».

La preuve : http://www.michaeljournal.org/vraics1.htm

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En effet on trouve beaucoup d’incohérence et de contradictions dans cette masse. On dénote beaucoup d’ignorance économique fondamentale. Parmi les réponse les plus intelligente on remarque souvent plus le besoin d’avoir raison que celui d’avoir des résultats, voire la recherche de solutions constructives.

Vrai que les déficits accumulés sont de complicité citoyens-politiciens, mais les récents plans de sauvetages ont versé dans l’indécence. Les plan de sauvetage, ce n’est pas exactement du capitalisme.

Le sauvetage était à ces entreprises « too big to fail » entrainant les autres dans leurs chutes. Le gouvernement n’aurait pas du laisser s’établir cette vulnérabilité. L’europe n’aurait pas du se placer en situation de vulnérabilité face à la grèce. Un grand manque de rigueur.

Lueur d’espoir : là ou l’on retrouve le plus de rigueur c’est dans les pays qui ont beaucoup souffert par le passé, notamment l’Allemagne.

Bof… Pour ce qui est de « sa vivacité intellectuelle » il était bien partie mais il a fait « plouf » vers la fin.

M. Paré, c’était en mai 68. Et, les centaines de milliards de dollars des fonds publics états-uniens pour sauver les banques de la faillite? Et les centaines de millions de dollars que nous payons en trop pour nos infrastructures à cause d’un système qui favorise les intérêts privés avant ceux de la population?

On est loin du crédit social.

Si l’état était moindre, nous n’en serions peut-être pas là !

Est-il possible de croire que les mesures d’austérités nécessaires viendront du peuple lui-même ?

Rentables. Peut importe les programmes des partis quand arrivent le temps des élections tout les partis essaient d’aligner leur programme la dessus.
En ce moment ce n,est pas programme qui a motivé les réponses des sondés mais bon Jack, Jack rassembleur qui veut des programmes sociaux sans endetter les générations qui vont suivrent. Quelqu’un d’intègre, de simple et qui est une personne d’équipe plutôt qu’un égotrip.
Alors est-ce que les Québécois veulent un parti qui priorise le maintient de programmes sociaux oui comme partout ailleurs au Canada. MAIS pas a n’importe quel prix. Partout sur la planète en fait. le mouvement des indignés ça n,est pas on veut un état gouvernemaman qui nous endette pour nous donner des programmes sociaux dont on a pas les moyens de se payer. Non ça dit on ne veut pas être contrôler par des cie et organismes qui ne sont pas redevable aux citoyens. Les richesses appartiennent aux citoyens, mais si des entreprises performantes qui donnent de bonnes conditions d’emplois et contribuent au maintient de programmes sociaux efficace on est d’accord. Donc la nationalisation des ressources, des redevances importante et des centres décisions proche des lieux d’exploitation pour assurer la préservation des capitaux et la protection de l’environnement.
La privatisation de la commission du grain c’est mettre en périle la sécurité d’approvisionnement et le contrôle de nos ressources.
Un parti NPD qui est centre droit donc »efficace » selon le language de certain aura la faveur des électeurs. Bien sur la question nationale est un enjeu et le fait d’évacuer la question ne créer que de la suspicion. Les québécois pas plus que les canadiens ne veulent et n’ont pas intérêt a l’indépendance. Présentement par exemple il y a un manque criant de main d’oeuvre dans l’ouest. Si on avait des transports rapide performants, on pourraient permettre à la main d’oeuvre de partout au Canada de combler les besoins et de vivre dans la culture de leur choix(anglo, franco, ou amérindienne).
Le problème de développement des différentes parties du Canada est la distance, les transport. C’est ce qui a permis aux amaricains de s’approprier les ressources et la transformation en jouant tantôt à l’ouest et tantôt a l’est et leur présence dans le nord limitera notre expansion de marché avec la Russie.
Oui un parti NPD peut importe pourvu que le programme soit centre droit, que le citoyen et non des organisations (des intérêts que ce soit syndicals ou patronals), ça doit être le cytoyens qui en soit le centre. De toute façon comme c’est plus facile de contrôles une organisation qu’une multitude de citoyens. La pluspart en ont mare des partis. On veut des politiciens compétents et intègres, et avoir le choix d’élire un chef. Mais le rôle de chef n’est pas un maître mais plutôt un mobilisateur, quelqu’un capable de mettre les gens au diapason. Bien sur il y aura toujours des extrêmes qui ne se ralieront a aucune position. Mais tant qu’ils représentent une faible proportion des électeurs, pas de problème. Le vote doit être obligatoire. Un devoir de citoyen. Oui on peut l’annuler mais on doit les comptabiliser ça veut dire quelque chose. Comment peut-on compter recevoir des services de l’état si on ne s’acquite pas de son devoir de participer à l’expression la plus élémentaire de toute démocratie. C’est a dire choisir nos représentants.
Comme candidats au poste de premier ministres je verrais Coderre, Normandeau, Lisée, Marois etc.
On doit régler la question constitutionnelle. Quel statut les québécois veulent avoir. Si on demande est que vous souhaitez que le Québec:
1-se sépare et soit totalement souverain du Canada
2-soit un état autonome et partenaire du Canada
3-soit une province du Canada
avec jusqu’à 5 tours pour un minimum de 65% pour la note de passage.
Sinon statu quo on remet ça dans 5 ans.
Autre sujet en avez-vous mare de voir nos journaliste se transformer en miss météo pour prédire l’avenir au lieu de rapporter les FAITS et de les analyser (les liens).
Il me semble qu’il se passe assez de choses dans le monde sans passer son temps a spéculer sur l’avenir. Quel gaspillage. Les prédictions ces bon pour le potinage de monde pas payé comme nous les participants des blogs. Les journalistes eux doivent rapporter les faits, les analyser et succiter des questions et des débats. Mais des miss météo a évacuer la vrai information au profit de spéculation quel gaspillage de talents.
Les participants a des blogues sont là pour débattre d’idées, faire avancer la réflexion. La vérité absolue et la solution magique n,existe pas. Selon les moyens et la situation les solutions potentielles varient. Il y a des invesitssements qui coutent cher à réaliser mais qui coute encore plus cher de ne pas le faire. Un TGV-MONORAIL d’une bout a l’autre du pays qui rejoint toutes les régions aussi bien au nord qu’au sud. Qui permet le développement d’un grand axe de déppement et préserve la biodiversité sur tout le terrioire en ayant des corridor pour quelle spuissent circuler d’un territoire a un autre. Un TGV-MONORAIL le TGV qui permet le transport des biens et des personnes. Avec le monorail qui dessert efficacement urbain et interrubain. En misant sur le développement de cité autosuffisante aux gares pour concentrer les habitations et les services avec accès a des communauto(genre tout terrain amphibiens qui permmettent de sortir des sentiers battus et sortir des centres urbains). Limiter l,expansion des villes dans l’étendue et obliger une plus haute densification du territoire en hauteur en préservant la biodiversité a proximité en ne créant pas d’ilots de chaleur. De grands parcs industriels (ou on conserve tout de même de la végétation) et des exploitation de ressources qui sont reliés au réseau de TGV-MONORAIL.La pluspart des canadiens comme des québécois sont centre droit. Ben des programmes sociaux mais rentables. Et des coopératives et des pme r

La crise actuelle c’est la crise de l’euro.
La crise de l’euro c’est d’abord la crise de la Grèce.
La crise de la Grèce ce sont les riches-à-piscines qui ne paient pas d’impots

La crise du déficit et de la dette à Washington c’est aussi les riches qui ne paient pas d’impots, le 1% qui s’accapare d’un quart de la richesse nationale

L’an passé, les banquiers de Wall Street se sont payés pour 145 milliards de salaires et de bonis! C’est deux fois le budget du Québec dans les poches de quelques dizaines de milliers de personnes!

Rien à voir avec les crédististes à Caouette.

@ Patrick Poirier

Voilà d’excellentes questions! Le fougueux fondateur saura-t-il au moins y répondre?

@ rod (# 7):

Vous avez presqu’entièrement raison au sujet de la Grèce sauf que le problème réel est que le gouvernement grec n’a pas (su ou voulu) ajuster son niveau de dépenses à celui de ses revenus d’où la crise de la dette grecque.

Idem pour le futur du Québec, l’endroit le PLUS endetté en Amérique!!!

Nous sommes les futurs grecs de l’Amérique.

M Paré n’a rien compris. Ce n’est pas au système capitaliste auquel les indignmés s’atttaquent, mais ils dénoncent les comportements crapuleux d’opérateurs du système qui ont conribué à jeter à la rue des millionns de citoyens.

Tous le monde n’a pas fait des cours de macro-économie pour expliquer ce qui se passe , mais des milions de gens souffrent.

Ce que ces gens dénoncent , c’est la collusion entre les gouvernemenst et la finance qui permet de déposseder des millions de gens et obligent des milliers d’autres à s’endtter pour recevoir une éducation qui est reconnue comme un droit.

Évidemment, ils ne veulent pas de gens instruits, parce que lorsque ceux-ci commencent à comprendre « comment ç marche » ils prennent la rue et protestent.

On est loin de la théorie du crédit social et de Gilberte Côté Mercier.
On est dans le crime organisé qui s’empare ds fonds de pension, des propriétés, etc. des citoyens.

M. Paré. Voici ce que les gens dénoncent.
Les fonds spéculatifs (hedge funds) empoisonnés qui ont appauvris des millions de personnes et des pays entiers. Ces administrateurs de fonds spéculatifs que se paient un salaire complètement hors du commun.
John Paulson, 3.7 milliards de dollars, oui milliards dis-je bien. note 1
Georges Soros, 2.9 milliards de dollars. note 1
James Simons, 2.8 milliards de dollars. note 1
Philip Falcone, 1.7 milliards de dollars. note 1
Ken Griffin, 1.5 milliards de dollars. note 1
Les 25 gestionnaires de fonds spéculatifs les mieux payés en 2007 ont gagné collectivement quelque 16 milliards de dollars américain.
Note: Revue Force numéro 160

La rémunération dans les 23 grandes institutions financières américaines est en passe de dépasser les 140 milliards de dollars américain.
Note: La Presse Affaires oct. 2009 – Les banquiers n’ont rien appris

Le renflouement des banques par les gouvernements américain (la réserve fédérale a dépensée plus de 1,200 milliards de dollars afin de désengorger le système bancaire),
canadien et européens de leurs mauvaises dettes (la fameuse bulle immobilière).
Note: La Presse – La bulle des renflouements par Adrien Pouliot

Le salaire de la classe moyenne est en net recul alors que le salaire moyen des pdg n’a qu’augmenté dans le temps.

Maintenant M. Duhamel, je vous vois venir. Vous allez nous dire que la classe moyenne s’est endetté au delà des ses moyens. Alors pourquoi les banques américaines ont permis des hypothèques à monsieur tout le monde, sachant très bien que des milliers de prêts ne pourraient être remboursés ?

Le même phénomène risque fort de se concrétiser au Canada mais à un degré moindre qu’aux états unis. Lorsque les taux hypothécaires seront à la hausse, quelle sera l’ampleur da la bulle immobilière? Dans ce cas, pourquoi les banques ont-elles prêtées?

Voila pourquoi il y a Occupons Wall Street à New York, Chicago, Boston, Los Angeles, Montréal, Toronto, Vancouver, etc. .

Si le système financier n’est pas remplaçable, il est certainement perfectible et doit être quelquepart régulé. Autorégulé? Je ne le crois pas. Les initiés qui le conduisent n’y trouveraient pas leur intérêt. C’est présentement le devoir des États sous l’oeil des médias d’y faire les ajustements continuels nécessaires en attendant les structures mondiales qui viendront avec l’évolution planétaire. On n’imagine pas le capitalisme sans le syndicalisme. On n’imagine pas non plus la haute finance sans vigilance démocratique citoyenne. La nécessité d’une régulation pressante a été reconnue par tous lors de la récente crise, mais rien n’a été fait. La stupide allusion au crédit social par M.Paré serait-elle une pure provocation pour nous faire parler?

A lire les commentaires il semble y avoir plusieurs raisons de manifester.
Une chose est sure ; ceux qui réclament un plus grand partage et qui font du camping au centre-ville au lieu de travailler (participer à l’effort collectif d’une société normale) ont très peu à partager. Matériellement ou intellectuellement !

Je suis un retraité de 65 ans qui a fait carrière dans le système bancaire. Je suis de droite de nature. Ceci ne m’empêche pas de supporter ces mouvements d’indignés; Ils ont raison d’être indignés. Par contre, il ne faut pas se tromper de cible. Le Système capitaliste -avec ses défauts- est encorer le meilleur système au monde.

L’écart entre les riches et les pauvres s’agrandit à un rythme alarmant et là je ne parle pas de la classe moyenne qui s’appauvrie. Les très riches en veulent toujours plus.

Et là il ne faut pas penser seulement aux acteurs du marché financier car il y a dans le show business et le sport des gens qui recoivent des rémunérations outrancières qui ne sont pas justifiées. Ca me fait tout drôle quand j’en vois certains tenter de s’associer aux indignés.

CE SONT LES GOUVERNEMENTS QUI ONT LE POUVOIR DE RÉGULER ET ILS NE FONT PAS LEUR TRAVAIL. ILS NE PRENNENT PAS LEURS RESPONSABILITÉS, VOILÀ LE VRAI PROBLÈME.

A titre d’exemple, il faut commencer par contrôler la spéculation qui est à la base de beaucoup de problèmes. Qu’on achète des actions d’une société pour en recevoir des dividendes ou une plus-value, c’est très louable. Par contre, spéculer sur la baisse des marchés c’est vicieux. Le « short selling » devrait être interdit, point final.

Les gouvernements ont le pouvoir de redistribuer la richesse mais ils ne le font pas pour diverses raisons plus ou moins valables.

J’ai toujours beaucoup eu beaucoup d’estime envers M. Jean Paré et ses éditoriaux, mais je crois que la retraite l’a un peu rouillé au niveau de l’information, il ne doit plus s’y baigner autant qu’avant!

Le discours des « indignés » est plutôt LES discours.Il y a autant de raisons que d’indignés mais l’on ne doit pas être réducteur qu’a certaines parties des discours.

Une chose est sûre et unanime, c’est que l’écart entre les riches et les pauvres (et aussi entre les riches et la classe moyenne) ne cesse de se creuser depuis 30 ans. Le 1% versus le 99%, c’est le constat qui rejoigne tous les indignés. Pour ce qui est des causes, elles sont multiples.

D’autant plus que le message que l’on répète sans cesse depuis 30 ans sur la création de la richesse qui un jour va profiter à tout le monde, et bien, le résultat ce fait attendre… depuis 30 ans.
Je comprends la frustration.
En réalité, tout ce qui a augmenté depuis 30 ans, c’est notre limite de crédit! La création de richesse, a défaut de nous amener la richesse, nous amène le crédit!
Je crois que le partage de richesse n’est pas vraiment de gagnant a gagnant…

Ce que je vois des politiques d’austérité actuellement, c’est qu’elle protège les fortunes plus que l’économie.

@Jacquelin Ouellette

C’est ce qu’on appelle un vrai lucide. Je suis d’accord avec vous.

Je viens tard à votre blogue, et j’y lis avec stupeur:
« la crise ne punit pas que les banques, mais les « bénéficiaires» eux-mêmes, qui sont dans la rue pour demander encore davantage. » Il me semble que Jean Paré avait autrefois plus d’acuité. En quoi les banques ont-elles été punies par la crise ??????????