Les jeux de coulisses d’Uber

Pour l’aider à franchir les obstacles, Uber mise sur la filière politique.

La colère des chauffeurs de taxi contre Uber ne faiblit pas. Ils ont manifesté en février à Québec. (Photo: J. Boissinot/La Presse Canadienne)
La colère des chauffeurs de taxi contre Uber ne faiblit pas. Ils ont manifesté en février à Québec. (Photo: J. Boissinot/La Presse Canadienne)

Lisez le dossier complet Bye-bye taxi, bonjour Uber?

Tous les responsables des communications et des relations gouvernementales chez Uber, partout dans le monde, viennent de la filière politique. « On est habitués à faire de longues heures, à travailler sous pression et on connaît la game », dit Jean-Christophe de Le Rue, qui dirige les communications au Québec et en Alberta. Auparavant, il était attaché de presse du ministre fédéral de la Sécurité publique, le conservateur Steven Blaney.

De Le Rue est le seul employé de Montréal ne relevant pas de Jean-Nicolas Guillemette, mais d’un patron à Chicago, qui surveille toutes les batailles politiques que livre Uber dans le monde, afin d’être le plus efficace possible.


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Depuis septembre 2014, le stratège politique en chef d’Uber est l’Américain David Plouffe. Celui-ci a dirigé la campagne de Barack Obama en 2008 et l’a rejoint à la Maison-Blanche comme conseiller en 2011.

Au Québec, Uber a confié des mandats à deux lobbyistes pour l’aider à convaincre le gouvernement d’adapter sa réglementation. L’ancien chef de cabinet de la ministre libérale Line Beauchamp, François Crête, aujourd’hui vice-président du bureau de relations publiques Cohn & Wolfe, est à pied d’œuvre depuis un an, tout comme une ex-coordonnatrice aux communications à la Commission-Jeunesse du PLQ, Geneviève Benoit, qui a collaboré à la course au leadership de Philippe Couillard en 2012-2013.

De son côté, le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi a embauché quatre lobbyistes, dont l’ancien ministre des Transports Guy Chevrette.

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6 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Un beau et court papier. 1) Le gouvernement doit-il réglementer l’industrie du taxi? 2) Si le gouvernement décide de déréglementer ce secteur, il va surtout faire perdre des jobs à des lobbyistes. 3) Ce faisant, les consommateurs seront libres de choisir leur mode de transport et les entreprises pourront vaquer à convaincre les consommateurs de la pertinence de leur service au lieu de chercher à avoir des privilèges de l’État. 4) Exactement le genre de situation qui favorise le magouillage avec les politiciens. 5) Vous voulez réduire le trafic d’influence, réduisez l’intervention de l’État dans l’économie.

Je vous remercie pour la puissance et la profondeur de vos arguments, toujours un plaisir de débattre avec des gens plus raffinés que soi-même, une source d’apprentissage.

En passant koldo, vous devriez écrire sur twitter car l’ espace pourrait mieux convenir à vos judicieux commentaires!!

C’ est bizarre! Pourquoi les villes de Toronto, Ottawa et Edmonton ont bien gérer le phénomène Uber ? Ici au Québec se doit être absolument le gouvernemaman ! Car on le sait les villes sont instance du gouvernement au Québec ! C’ est tellement compliqué au Québec que même un ancien policier ministre s’ est cassé les dents et présentement un ancien banquier ministre est entrain de compter ses intérêts à régler cet immense imbroglio !!! Hi! Hi!