La bataille du cellulaire

Plus tard cet automne, le ministre fédéral de l’Industrie, Jim Prentice, rendra publiques les règles qui procèderont à la mise en vente des nouvelles fréquences pour la téléphonie mobile. Les compagnies de télécommunications sont sur le pied de guerre et tentent d’influencer la décision du ministre et de se gagner l’opinion publique.

Au Canada, les ondes sont publiques. Cela veut dire que les compagnies qui exploitent un réseau sans fil doivent payer une licence au gouvernement fédéral. Les trois grands joueurs actuels, soit Rogers, Bell et Telus veulent que toutes les compagnies intéressées par les nouvelles fréquences participent au même processus et que celles qui investissent le plus d’argent s’accaparent des nouvelles fréquences.

D’autres joueurs comme Vidéotron et Allstream MTS (Manitoba) veulent une vente aux enchères particulière pour les nouveaux arrivants. Cela, disent-ils, assurera qu’il y aura davantage de compétition au pays, ce qui sera à l’avantage des utilisateurs canadiens. Pierre-Karl Péladeau prétend que les trois grands opérateurs actuels se traînent les pieds au niveau technologique et facturent trop cher. De plus, ajoute-t-il, Quebecor n’a pas les moyens de concurrencer les trois telcos dans une enchère ouverte.

Pas si vite, répondent les compagnies de téléphone. En créant un processus distinct pour des nouveaux joueurs, le gouvernement fédéral se priverait de dizaines de millions de dollars. Dans La Presse ce matin, la présidente de Telus Quebec, Karen Radford, affirme « que cela n’a aucun sens qu’une compagnie de 10 milliards de dollars (Quebecor) demande aux contribuables de l’aider à entrer dans le marché. »

Outre le coup de pouce que réclame Quebecor, ce débat pose deux autres questions. Y a-t-il suffisamment de concurrence au Canada ? Sommes-nous en retard au niveau technologique ?

J’ai mes idées sur le sujet, mais je suis curieux de lire vos réactions.

P.S. Comme vous le savez ce site est la propriété de Rogers. Quebecor et Telus comptent aussi parmi mes clients.

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Pour être conséquent avec la décision du bureau de la concurrence d’autoriser le rachat de Fido par Rogers, le gouvernement doit vendre les fréquences au plus offrant point. Il a déjà jugé qu’il y avait assez de concurrence.
Le consommateur vous donnera par contre une réponse qui diffère.

En France on peut avoir l’internet haute vitesse, le téléphone interurbain partout en France et le câble pour …30 euros par mois! On est loin de câ icite!

L’arnaque.

Pour la téléphonie avec ou sans fils, toutes les dispositions sont prises pour que ces trois géants reprennent leur monopole de jadis. Si ma mémoire est bonne la facturation est déréglementée aussi.

Alors ils seront dans une meilleure position que jadis.

Il y aura des hausses de prix considérable, et la technologie en prendra pour son rhume.

Waste Management a déjà fait ce coup avec les vidanges mais en plus petit.

Mauvais pour le consommateur, mauvais pour l’entreprise.

Dans les pays en voie de développement la déréglementation a permis à des millions de gens pas mal plus pauvres que les Canadiens d’avoir un cellulaire pour pas mal moins cher qu’ici…

Je suis d’accord pour que les prochaines fréquences soient attribuées à d’autres groupes que ceux existant présentement. Ces groupes devraient donc, à priori, être écartés. La vente des fréquences pourrait se faire aux enchères à de nouveaux joueurs. Ce serait le début d’une vraie concurrence dans ce senteur.