Le vrai choc électrique

Nous sommes au début de 2041. Le contrat signé en 1965 entre Hydro-Québec et Nalcor garantissant au Québec la quasi totalité de l’électricité produite par la centrale de Churchill Falls est échu.

Du jour au lendemain, le Québec perd presque l’équivalent de la production du barrage Robert-Bourrassa à la Baie James, production achetée pendant 65 ans au prix dérisoire de 0,2 cent le kWh. « La switch est à off », dit triomphant le premier ministre terre-neuvien, qui décrète cette journée fête provinciale, symbolisant la fin de l’injustice et la réapproppriation de ses ressources naturelles.

Pour le Québec, le choc est dur, mais on avait quand même prévu le coup. Les contrats avec les alumineries tombent aussi à échéance en 2041. Ce n’est pas un hasard. Leur consommation d’électricité représente l’équivalent de 62,5 % de la production des chutes Churchill. Il y a 20 ans, en 2020, la production des quatre barrages de La Romaine a été intégrée au réseau d’Hydro-Québec. Les complexes Eastmain-1-A Sarcelle Rupert et La Romaine ont remplacé à eux deux un tout petit peu plus de la moitié de ce qui a été perdu aux chutes Churchill.

Bon, vous avez compris l’idée. Je trouve que le Québec ne peut pas se passer de La Romaine. Voici pourquoi.

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1. Oublions pour un moment les marchés d’exportation. Le Québec consomme toujours plus d’électricité. D’abord parce que nous sommes plus nombreux. En 2009, Hydro-Québec avait 41 000 nouveaux clients de plus qu’en 2008.

2. Nos habitudes de consommation sont extrêmement énergivores. Nous avons un réfrigérateur Energy Star, mais nos téléphones sans fil, nos téléphones mobiles, nos postes de télévision, nos terminaux numériques pour la télévision, nos lecteurs DVD, nos chaînes stéréo, nos ordinateurs, les écrans d’ordinateur, nos tablettes numériques, nos imprimantes, nos modems, nos bornes sans fil (router), nos hauts-parleurs pour ordinateurs et nos disques externes sont constamment branchés et consomment de l’électricité même en mode veille. Nous parlons beaucoup d’économies d’énergie, mais nous consommons toujours plus.

3. On a beau ne pas aimer Jean Charest, mais on peut difficilement lui reprocher à la fois de ne pas promouvoir une plus grande utilisation de l’électricité dans le transport public et de vouloir accroître la capacité de production du Québec. L’un ne va pas sans l’autre.

4. L’automobile électrique s’en vient. Encore une fois comment peut-on applaudir à leur venue et saboter tout projet pouvant accroître l’offre en électricité ?

5. Jean-François Lisée qui, vous vous en doutez bien, a inspiré cette chronique, rend compte du débat sur le coût réel de l’électricité produite à La Romaine.

Ce serait donc un scandale parce que le Québec obtiendrait moins sur ses marchés d’exportation que le coût allégué de production de cette électricité. Il manque un mot à cette dernière phrase : le Québec n’obtient pas actuellement ce prix.

Qui peut prévoir ce que sera le prix de l’électricité en 2020, quand Hydro-Québec pourra exporter la production de La Romaine ? Est-ce que le prix du gaz naturel va se raffermir, notamment parce que l’exploitation des gisements de gaz de schiste sera ralentie par les écolos ? Est-ce que la hausse prévue du prix du pétrole aura un effet d’entraînement sur toutes les formes d’énergie ? Est-ce qu’un réglementation sur les gaz à effets de serre aux États-Unis va favoriser le remplacement des centrales au charbon par des centrales au gaz naturel, ce qui aurait un impact sur le prix de l’électricité ?

Je crois que la tendance à long terme favorise un raffermissement des prix de l’électricité. Oui, ce sera toujours un pari de présumer de la valeur d’un bien 10 ans avant de le mettre en marché. Le projet de Churchill Falls dans les années 1960 et celui de la Baie James dans les années 1970 étaient aussi d’immenses paris sur l’avenir. Que ceux qui ont des regrets sur les choix qui ont été faits à l’époque lèvent la main !

6. Il faudrait faire de l’éolienne au lieu de La Romaine, disent les opposants. Et quand c’est le temps de faire des éoliennes, ils rouspètent encore et toujours. Les opposants n’ont sur ce dossier aucune crédibilité. Mettons les choses au clair. Le Québec a des éoliennes pour des raisons politiques qui n’ont rien à voir avec l’économie. Le coût de production des éoliennes québécoises est supérieur à 10 cents le Kwh, plus cher que le pire des scénarios pour La Romaine. Ces foutus moulins à vent ne fonctionnent que 30 % du temps et leur apport est de ce fait imprévisible. Les éoliennes ne peuvent évidemment pas stocker leur énergie. Ce sont des sources d’appoint, tout au plus.

7. Il y a aussi ces formidables énergies vertes et les innombrables emplois qu’elles pourraient créer. Si on remplace une source d’énergie par une autre, on remplace forcément des emplois dans une industrie par des emplois dans un autre secteur. Les gains nets sont loin d’être clairs. De plus, les coûts plus élevés et l’inefficacité relative des énergies émergentes pourraient avoir un impact sur les coûts des entreprises et les dépenses des ménages. Elles pourraient donc avoir un effet total négatif sur l’emploi. Ce seront des jobs mieux payés ? Cela reste à voir parce que les employés d’Hydro-Québec ou de Gaz Métro, par exemple, ne sont pas particulièrement mal payés.

8. Dans la bande-annonce du film auquel fait référence Jean-François Lisée,  le vaillant Roy Dupuis nous dit qu’il va falloir redéfinir ce que ça veut dire être riche. C’est en effet un choix de société. Pour Roy et ses amis, tout développement est suspect et jamais « nécessaire ». Nous avons suffisamment de biens et d’argent,  stoppons la roue du progrès avant qu’elle ne tapisse de béton les dernières rivières non souillées qu’il nous reste. C’est tout juste si on ne nous propose pas de retourner aux temps héroïques de la nature vierge et des économies de subsistance.

Vous le savez, je suis en total désaccord avec ce discours. Le progrès et le développement économique que méprisent ces personnes ont permis l’amélioration de l’espérance et de la qualité de vie de milliards de personnes. Il s’agit pour moi d’une réalité incontestable.

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La go-goche me fait bien rire: elle reproche au gouvernement québécois d’avoir « bradé » les droits d’exploitation de pétrole (dollars sales s’il en est!) à l’ile d’Anticosti mais du même souffle, cette go-goche veut stopper l’exploitation de la Romaine qui produit de l’énergie propre…

Ce qu’ils peuvent être bêtes ces gauchistes!!!

« 6. Il faudrait faire de l’éolienne … »

ce paragraphe est malheureusement une accumulation démagogique de commentaires bien peu professionnels. ca decredibilise beaucoup votre article ! Et pourquoi opposer toujours eolienne et grandre hydro ? Ne peut on prendre des decisions eclairées sans diaboliser une source d’énergie ?

Rretablissons les faits :

« Le Québec a des éoliennes pour des raisons politiques qui n’ont rien à voir avec l’économie. Le coût de production des éoliennes québécoises est supérieur à 10 cents le Kwh,… »
Ici, nous avons une demi-verité: oui le developpement éolien au QC est un choix politique. Et c’est exactement pour ca que le cout est élevé. On ne peut quand meme pas reclamer des redevances locales et municipales et se plaindre de payer pour ca. pour information, des projets eoliens se font aux USA sans contraite pour 5.5 c$ US le kwh actuellement …. soit moins que la Romaine.

« Ces foutus moulins à vent ne fonctionnent que 30 % du temps et leur apport est de ce fait imprévisible. »
Passons sur l’usage de « foutus .. » qui confirme que en plus de n’avoir aucune experience dans ce domaine, votre avis est biaisé.
Non les eoliennes ne fonctionne pas 30% du temps. Non leur production n’est pas imprévisible.
Ca fonctionne à plus de 90% du temps !! par contre ca ne fonctionne pas toujours à pleine capacité, ca depend de la vitesse du vent. Le 30 % se rapproche plus du facteur d’utilisation des eoliennes sur une année ramené à sa capacité maximale = kWh produit sur 1 an/Puissance installée * 8760h.

« Les éoliennes ne peuvent évidemment pas stocker leur énergie. Ce sont des sources d’appoint, tout au plus. »
C’est vrai pour la premiere phrase, mais ca n’empeche en rien leur utilisation !! Au contraire c’est une source naturellement compatible avec l’hydroelectricité.
En comparaison, la micro-hydoelectricité est bien moins interessante.

@ François 1

J’espère que c’est de l’humour de votre part, car voyez-vous, votre commentaire, il ne me fait pas rire du tout.

À moins d’être propriétaire d’une compagnie pétrolière, croyez-vous vraiment que les Drettistes préfèreraient laisser la spoliation des richesses naturelles au privé et envoyer les profits en Suisse, Allemagne, Arabie Saoudite? Après la cent/la tonne de Duplessis, vous voudriez le 3% de Charest?

Il doit y avoir moyen de développer des technologies énergitiques durables, dans le respect de l’environnement. Le développement de La Romaine et l’harnachement d’autres rivières peuvent très bien coexister dans un monde prônant le respect de l’environnement. Mais pour ça, il faut de la bonne volonté de Tous.

Vous projetez, Cher Monsieur, chez les environnementalistes, votre vision bornée et vos propres pensées extrémistes. Je vous retourne donc, malgré moi, la dernière phrase de votre commentaire # 1.

Finalement, votre gé-guerre de gauchiste-drettiste n’amuse que vous.

@ Pierre Duhamel et Julien

« Ces foutus moulins à vent ne fonctionnent que 30 % du temps et leur apport est de ce fait imprévisible. Les éoliennes ne peuvent évidemment pas stocker leur énergie. Ce sont des sources d’appoint, tout au plus. »

Je me permet de faire une correction.

Au Québec les éoliennes peuvent stocker l’électricité. Par ce fait l’heure à laquelle elles produisent n’a aucune importance. Donc l’énergie qu’elles produisent est nette et utilisable à 100% au moment voulu. Au Québec il en serait de même pour le solaire.

Évidemment l’éolien reste cher, mais: « Qui peut prévoir ce que sera le prix de l’électricité en 2020 ».

Comme l’écrit Julien il ne faut pas opposer l’éolien, le solaire et l’hydraulique. Au Québec toutes ces sources sont complémentaires ce qui n’est pas le cas au N.B. par exemple.

Nous avons de grandes côtes alors la marée motrice est innépuissable.
De plus les éoliennes domestiques sont très performantes combinées a l’énergie solaire (pas que ça ne soit pas suffisant mais je déteste tout mettre mes oeufs dans le même panier. On met les surplus dans le réseau d’hydro.
http://www.google.ca/images?q=sustainable+building+japan&rls=com.microsoft:fr-ca&oe=UTF-8&startIndex=&startPage=1&rlz=1I7GPEA_en&redir_esc=&um=1&ie=UTF-8&source=univ&ei=xPRbTe3VAonVgQeV6uT6DA&sa=X&oi=image_result_group&ct=title&resnum=4&ved=0CEQQsAQwAw&biw=1419&bih=671
http://www.ecocite.ca/fr/abondance_updates_fr.html
http://canmetenergy-canmetenergie.nrcan-rncan.gc.ca/fra/batiments_communautes/habitation/faitssaillants/generaux.html
http://www.aemq.com/developpement-durable/devDurable_1979_fr/
On doit se débarrasser des énergies fossiles qui polluent et miser dans l’éolienne, marémotrice, solair et faire en sorte qu’elle soit accessible et que les surplus soit redistribué.
Vaut mieux rationaliser la consommation, mettre fin au gaspillage en laissant a très peu de frais le minimum de kw nécessaire aux familles (incluant l’approvisionnement des transports) et charger le gros prix pour l,excédent. Alors on investie massivement dans la conversion des systèmes fossiles. Réglemente l’arrivée des nouveau produits énergivore et change les codes de bâtiments pour du durable, autosuffisant a énergie positive.
Au lieu de développer la romaine d’un coup on le met en 4 étapes selon l’urgence. En investissant dans le trens-québec et la faisant des véhicules électriques une nouvelle norme incontournable pour les nouveaux véhicules et bâtiments effectif au plus tard en 2018. En subventionnant dès aujourd’hui ceux qui s’y conforme tout de suite. Après 2018 fini les subventions ça devient une obligation.

Le Québec indépendant se développera le temps de le dire
Le Québec est richissime en eau en minéraux et en pétrole
En rapatriant les 60 milliards de $$$ par année que nous payons bêtement à Otttawa chaque année, nous pourrons développer le Québec et même récupérer notre Labrador et notre Mer Atlantique richissime et aussi notre Terre de Baffin
Le Québec n’a pas à s’inquièter des tentatives des Canadians et de Charest pour nous voler . Bientôt Charest devra DÉGAGER

Si on continue avec la Romaine et tous ces projets hydroélectrique, on va finir par diminuer la valeur de notre gaz de schiste! Hey j’ai des actions dans les pétrolières moi monsieur, arrêtez ça!

Je vous réfère au texte de Joseph Facal d’aujourd’hui: « Les idiots utiles ». On peut être extraordinaire pour donner vie à un personnage au cinéma et en même temps ignorant et incapable d’un jugement valable en économie.

@Julien

Bien d’accord avec vous. Nous sommes très bien équipés pour l’énergie éolienne. Celle-ci devrait être développée en parallèle aux barrages hydro-électriques. Ce sont des compléments parfaits.

@François 1er.

La go-goche cela ne veut strictement rien dire. On peut être pour le développement et l’exploitation de nos richesses naturelles sans littéralement les « donner » à l’entreprise privée. la pensée généralisatrice ne mène nulle part.

« Le sexisme, comme le racisme commence par la généralisation, c’est-à-dire la bêtise » Christiane Collange.

Pierre Cloutier

Il est incorrect de comparer le coût de l’éolien quand il vente au coût de l’hydroélectricité sur laquelle on peut dépendre 86 400 secondes par jour, 365 jours par an. L’éolien coûte plus de $1 000 000 0000 000 (…) du kWh quand il ne vente pas. L’hydroélectricité coûte le même prix constant, qu’il pleuve ou ne pleuve pas.

De plus, Hydro-Québec doit avoir des ressources électriques suffisantes pour répondre aux périodes de demandes maximales, périodes qui, souvent, tombent sur une journée (un matin, ou un soir) où il ne vente pas (1). Hydro-Québec doit donc, par définition, opérer de telle manière qu’il a de grands surplus pendant plusieurs des périodes de demandes non maximales. Pendant ces périodes, l’eau qui coule au-dessus du barrage ne rapporte rien, sauf si on vend l’électricité potentielle produite à un tiers.

La vendre à un tiers, même si c’est à 0,1 cent le kWh au-dessus du coût de transport et d’usure directe de l’équipement, c’est une opération rentable, parce que sinon, ce surplus rapporte 0 cent le kWh.

Il n’y a donc rien d’illogique à vendre à 5 cents le kWh les surplus d’un barrage dont l’électricité revient à 6 ou 7 cents le Kwh. Ou même à offrir un contrat ferme à 5 cents le kWh, sachant que l’électricité fournie proviendra la plupart du temps, ou suffisamment souvent, de surplus qui, sinon, couleraient en pure perte.

(1) La plus grande demande électrique quotidienne se produit habituellement le matin (entre 6 et 8h00) et le soir (entre 5h30 et 8 h00), c’est-à-dire précisément quand le vent est tombé!

@ honorable #16

À votre copier collé, je vous copie colle ceci:

Vous nous prouvez par votre écrits que vous ne connaissez rien à l’électricité du Québec.

L’éolien au Québec ainsi que l’hydraulique peuvent stocker l’électricité et l’utiliser aux heures de pointe ou aux grands jours de froid.

L’éolien coûte environ 0,10$ le Kilo et peut être utilisé à l’heure et au jour où nous en avons besoin.

Allez faire vos devoirs.

M. Duhamel

Je ne suis pas toujours d’accord avec vous, mais vous visez en plein dans le mille ce matin. J’ai d’ailleurs évoqué l’argument de Churchill Falls dans ma réponse à l’ami Lisée quelques minutes à peine avant de prendre connaissance de votre propre billet.

Comme vous le mentionnez, il faut dès maintenant se préparer à la fin du contrat en 2041 afin de négocier en position de force avec Terre-Neuve, un partenaire imprévisible et capricieux.

Et l’occasion est bien choisie ces années-ci de se lancer dans la construction d’un nouveau projet hydroélectrique, alors que le ratio de capitalisation d’HQ est à 37% et que les « long bonds » d’HQ se vendent très bien à 5%, un taux historiquement comparable à ceux qui nous ont permis de construire Bersimis dans les années 50.

Le Québec serait un bien piètre gestionnaire s’il ne se laissait guider que par le prochain résultat trimestriel. C’est dans le long terme qu’on apprécie pleinement la sagesse du choix de l’hydroélectricité.

@ bouchecl

« Le Québec serait un bien piètre gestionnaire s’il ne se laissait guider que par le prochain résultat trimestriel. »

Les enveloppes brunes, oui, les enveloppes brunes.

Elles parviennent du privé.

« Aux défenseurs de la nationalisation du pétrole au Québec, admirez ici l’exemple des pays qui ont effectué ce tragique transfert: »

L’art de donner des références bidon.

Il me semble que sa sent. Non?

@Youlle

J’avoue mal comprendre votre argument. Je suis personnellement en faveur d’une commission d’enquête et j’ai signé la pétition demandant la démission de Jean Charest qui a été déposée ce matin à l’Assemblée nationale.

Pour moi, il n’y a pas de contradiction entre ce qui précède et considérer que le projet de la Romaine, construit par l’État selon des exigences strictes, est souhaitable, sur le plan environnemental, social et économique, tout en prenant avec un grain de sel les arguments d’un lobby industriel strident.

Les arguments techniques et économiques en faveur de l’hydroélectricité, tels que rappelés par M. Duhamel, sont basés sur notre expérience de 65 ans dans ce domaine. Il faudrait éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain parce qu’ils sont présentement partagés par un gouvernement détestable.

@ François1 # 17

Encore dans l’humour? Et comment comprenez-vos le démantèlement de Pétro-Canada vous? Cette société a été une des seule bonne réalisation de Trudeau. Imaginez un peu ce qui serait arrivé au Canada si le pays en avait conservé le contrôle?

Beaucoup beaucoup de Pétro$$$ dans les coffres du pays tout en diminuant la production pour en avoir longtemps longtemps, avec comme résultat que le pays aurait été très riche avec plus de péréquation pour le Québec et la fin du mouvement séparatiste. Le plus meilleur pays du monde aurait été encore plus meilleur!

Mais non, on a préféré encore une fois enrichir les ti-zamis si chers à votre philosophie M. François.

« Du bonbon pour les “drettistes”!!! » … vraiment?

@ bouchecl

J’avoue avoir été très court.

Ne lisez seulement que votre phrase que j’ai citée.

Je suis de votre avis et même plus.

J’espère revenir le plus tôt possible n’étant pas tout à fait du même avis que M. Duhamel et de J.F. Lisée.

@ Lange (# 22):

Est-ce le rôle primordial de l’État (déjà très tentaculaire et inefficace merci!) d’exploiter le pétrole, le gaz, etc.? Je ne crois pas.

De toute façon, de la manière dont il s’occupe de nos affaires collectives pressantes (éducation, santé, infrastructures, personnes âgées, etc.) on est assuré qu’il y foutrait le bordel en moins de deux. laissez les fonctionnaires de l’État s’occuper du Sahara et il manquera de sable avant 5 ans!!!

De plus, voulez-vous vraiment remettre encore plus d’argent entre les mains de nos politiciens (Harper et Charest)???

J’attends votre réponse Lange…

@ François 1 # 24

Est-ce le rôle de l’État d’exploiter lui-même les ressources naturelles? Peut-être pas.

Est-ce le rôle primordial de l’État de connaître le potentiel de ses richesses naturelles? Oui Assurément. Je suis donc en désaccord avec la cession des droits d’exploitation.

Est-ce le rôle primordial de l’État de s’assurer que l’exploitation de ces richesses naturelles lui apporte une juste part, qu’Il aura lui-même déterminé? Oui OUi et OUI.

Est-ce le rôle primordial de l’État d’effectuer des montages financiers et d’assurer que les entreprises privées respectent les rêgles? Toujours oui, c’est primordial. Le problème ici, avec ce qu’on entend au niveau de la corruption avec les ti-zamis des gouvernements, le Privé ne semble pas être blanc comme neige (sans vouloir généraliser) et c’est vraiment dommage.

Mais ce n’est pas le rôle de l’État de cacher l’information et de laisser saccager nos richesses naturelles par des arrivistes dont le seul intérêt est justement leur intérêt financier.

Je prends la balle au bond et j’affirme également que si vous laissez les dirigeants d’une entreprise non-réglémentée s’occuper des richesses naturelles d’un pays et il ne restera plus rien de la matière ni de l’environnement avant 5 ans!!!

Et oui, je préfèrerais remettre encore plus d’argent entre les mains de nos politiciens (Harper et Charest) plutôt que d’avoir aucun contrôle dessus. Au moins avec les politiciens, j’ai l’impression d’avoir un petit peu mon mot à dire quand je vais voter… je sais ce n’est pas parfait, mais faut quand même rêver non?

@ lange (# 25):

Quand même ironique de pouvoir lire les multiples commantaires négatifs sur le développement de la Romaine, développement qui serait accompli, je vous le souligne, par Hydro-Québec, société entièrement et totalement étatique, et du même souffle, voir les mêmes interventionistes qui lapident NOTRE société hydro-électrique, s’en prendre maintenant au gros méchant privé qui braderait NOS ressources.

Je vous retourne à l’éditorial ô combien lucide et éclairé de André Pratte sur ce même sujet:

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201102/18/01-4371744-deux-mythes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS1

Sans être en accord avec votre point de vue M.Duhamel, je dois reconnaître que vous le défendez très bien.
Mais laissez-moi revenir sur quelques-uns de vos arguments que je trouve plus… boîteux.

Vous mentionnez : « Il faudrait faire de l’éolienne au lieu de La Romaine, disent les opposants. Et quand c’est le temps de faire des éoliennes, ils rouspètent encore… » Vous faites preuve de très peu de discernement par ce commentaire. Vous devez pourtant vous douter qu’il existe + de 2 groupes qui s’expriment au Québec. Il n’y a pas que le groupe qui demande & refuse l’éolien, et votre groupe, qui dit tout comme vous. Il va sans dire que l’éolien intéresse beaucoup certains, mais qu’aucune solution n’est unanime. Et c’est évidemment encore moins charmant quand on parle de l’implanter dans votre propre cour. Voudriez-vous, M.Duhamel, d’un barrage hydroélectrique dans votre cour arrière?

Vous dites : « C’est en effet un choix de société. Pour Roy et ses amis, tout développement est suspect et jamais « nécessaire »…retourner aux temps héroïques de la nature vierge et des économies de subsistance. »
Vous êtes vous-mêmes conscient, parce qu’il s’agit d’un de vos premiers arguments, que les occidentaux consomment de plus en plus d’électricité. J’irais un peu plus loin et je suis certain que vous demeurerez d’accord avec moi, en disant que les occidentaux consomment de plus en plus, point. Est-ce nécessairement pour améliorer notre qualité et notre espérance de vie? Rarement. Nous consommons de façon ostentatoire i.e. pour montrer notre richesse financière, notre réussite. Et p-ê que tous ces biens de consommation n’émettent pas de GES ou ne consomment pas d’électricité, mais ils ont tout de même tous été fabriqués et transportés avec de l’énergie. Énergie, qui, ai-je besoin de le rappeler, est produite en détruisant des ressources naturelles (rivières, habitats d’animaux détruits, air pollué, etc.). En valorisant la richesse matérielle comme nous le faisons donc présentement, nous accélérons la consommation/destruction de nos ressources. Plutôt que de valoriser cette richesse matérielle, nous aurions intérêt, pour assurer la pérennité de nos ressources et de notre planète, à promouvoir la simplicité et la sauvegarde des ressources par, entre autres, l’arrêt du gaspillage. Nous sommes près de 7 milliards d’habitants sur la Terre, mais nous consommons comme si nous étions quelques millions.

Vous concluez en disant « Le progrès et le développement économique que méprisent ces personnes ont permis l’amélioration de l’espérance et de la qualité de vie de milliards de personnes. » Personne ne méprise le progrès qui a été fait pour améliorer l’espérance et la qualité de vie de la population. C’est qui est remis en cause, c’est comme je le disais plus tôt, le luxe dont certains se prévalent au profit de l’environnement.

Je ne dis pas que la solution est de ne permettre la construction d’aucun nouveau barrage. Il n’est pas réaliste de penser que la majorité de la population nord-américaine réduira suffisamment sa consommation électrique et matérielle pour qu’on puisse se priver de sources supplémentaires d’énergie. Je dis simplement que vous percevez la situation comme étant toute de la même couleur alors qu’elle est remplie de nuances. La vraie solution se trouve probablement entre ce que vous dites et ce que prône le documentaire. Restons donc ouverts à ces idées, même si elles demandent un effort de notre part.

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