La Caisse de François Legault

La Caisse de dépôt doit-elle investir fortement dans quelque dizaines d’entreprises québécoises pour empêcher leur vente éventuelle et maintenir leur siège social au Québec ? François Legault en fait un point de doctrine. C’est seulement en agissant ainsi, soutient-il, que l’institution peut contribuer véritablement au développement économique de la province. Je me permets humblement de soulever quelques petits problèmes.

  1. Établir une liste des plus grandes entreprises ayant leur siège social au Québec est un exercice plus difficile qu’il n’y paraît. Qu’est-ce qu’un siège social québécois ? Formellement et légalement, les sièges sociaux de la Banque Royale et de la Banque de Montréal sont établis dans la métropole du Québec. Pourtant ces deux institutions sont dirigées de Toronto depuis longtemps. D’autres entreprises – et je pense à BCE – ont la moitié de leurs dirigeants à Montréal et l’autre à Toronto. Doit-on considérer BCE comme une entreprise québécoise ou… ontarienne ? De beaux débats juridiques et politiques en perspective…
  2. Certains ont leur réponse toute prête. Il faut que ce soient des entreprises d’ici, bâties par des entrepreneurs québécois. Fort bien, mais votre définition de «québécois» comprend-elle, par exemple, la famille Schwartz, principale actionnaire des Industries Dorel, un des plus grands manufacturiers canadiens ?
  3. Je sais, vous pensez plus spontanément aux «fleurons de l’économie nationale», pour reprendre le vocabulaire. Spontanément, je pense donc au Groupe Jean Coutu, à Transcontinental, à Cascades, à Bombardier ou à Quebecor. La Caisse peut investir autant qu’elle le veut dans ces entreprises, mais elles ne peuvent pas être vendues contre la volonté des familles fondatrices qui disposent d’actions à votes multiples. C’est la même situation chez Power Corporation ou chez Saputo.
  4. Ah oui, ces familles pourraient être tentées de vendre et il faudrait sauver coûte que coûte leur québécitude. Faut-il alors que la Caisse se substitue à chaque fois à l’acquéreur éventuel et paye le gros prix ? Rio Tinto a payé 101 dollars américains chaque action d’Alcan. C’était un prix dément à un moment où le prix de l’aluminium avait atteint des sommets historiques. La Caisse n’avait pas les moyens de dépenser 38,1 milliards de dollars pour «sauver» Alcan.
  5. Vous allez me parler de la fameuse minorité de blocage (le tiers des actions), suffisante pour empêcher les ventes d’entreprises. Il faudrait, d’après les chiffres de Michael Sabia, consacrer quelque 30 milliards de dollars, pour obtenir un nombre d’actions suffisantes de toutes ces entreprises. Vous prenez donc une grande partie de l’actif de l’institution et vous l’investissez à des fins de politiques économiques plutôt qu’en fonction du potentiel de rendement. Car il y a dans ces quelque 30 entreprises, des sociétés dans lesquelles ce n’est peut-être pas une bonne idée d’investir. La Caisse doit-elle investir parce que l’entreprise est «bleue» ou parce qu’elle est susceptible de rapporter ?
  6. Si vous me répondez qu’il faut investir dans toutes les entreprises qui feront partie de la liste Legault, c’est que vous privilégiez dans les faits le «développement économique» tel que compris par le député de Rousseau, par rapport à la recherche du meilleur rendement. La mission de la Caisse n’a jamais été de subordonner le rendement nécessaire pour les retraités du Québec à des impératifs de politique économique. Jamais. La conception défendue par l’Opposition officielle ne met-elle les deux éléments sur le même pied d’égalité.
  7. En obligeant les gestionnaires de la Caisse à investir dans les grandes entreprises du Québec, on se retrouve dans une situation absurde. Devra-t-on discuter à l’Assemblée nationale du choix des titres sur lesquels devront transiger les gestionnaires de la Caisse ?
  8. François Legault cite une étude américaine selon laquelle les placements réalisés dans son marché d’origine ont tendance à rapporter davantage que ceux effectués à l’étranger. Mais quel est le marché local et quel est le marché étranger pour l’Opposition officielle ? RIM (BlackBerry) et WestJet sont-elles des compagnies étrangères ? Dommage. Faut-il plutôt se limiter aux seules entreprises du Québec ? Dommage également, car au cours des cinq dernières années, l’indice boursier qui regroupe les 30 plus grandes entreprises du Québec a nettement sous performé par rapport à l’indice de la Bourse de Toronto (1,4 % vs 20 %).
  9. Ce qui m’étonne dans ce débat, c’est que ce sont ceux qui semblent les plus scandalisés par les piètres résultats de la Caisse en 2008 qui tiennent à reléguer au second rang l’importance du rendement.
  10. Oui, la Caisse doit investir davantage au Québec. Je ne serais pas opposé à la fixation d’un seuil minimum investi dans la province. À la fin de 2008, 18 % de l’actif de la Caisse était investi au Québec. Les besoins accrus de financement de la province avec les déficits budgétaires devraient contribuer à hausser ce pourcentage. La Caisse peut faire mieux également au niveau de l’investissement dans les entreprises. Mais ce n’est pas une bonne idée de l’obliger à investir des milliards dans BCE ou dans Air Canada, par exemple. Et si c’était votre argent ?
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J’aime la politique parce que c’est un important instrument de notre démocratie. Par contre, je n’aime pas la politique partisane car elle ne sert pas la démocratie. La politique partisane est malheureusement, avant tout, au service des partis politiques.

En ce sens, j’aime bien votre chronique car elle pose d’intéressantes questions.

Félicitations!

Guy-Michel Lanthier, ing.
Conférencier et consultant en leadership

30 milliards c’est moins de 20% de l’actif de la Caisse. L’an passé s’entend.

Le vrai message de Legault c’est: La caisse appartient aux politiciens.

Il en feront ce qu’ils voudront éventuellement. Ce n’est qu’une question de temps et de contexte. Un jour si ça va assez mal et qu’un parti assez démagogue est élu, ce jour là vous pourrez dire bye bye à vos économies.

Il est là le vrai combat, celui d’enlenver à jamais aux idéologues et aux politicailleux le pouvoir de détourner les fonds de pensions des Québécois.

La Caisse est partie intégrante du patrimoine collectif puisqu’elle est capitalisée par les déposants, les institutions qui représentent les citoyens, et il s’avère que c’est une création politique. C’est donc à l’État de s’assurer qu’elle s’en va dans une direction qui conduit à la préservation de ce patrimoine pour le bien commun. Le chemin emprunté importe peu c’est la direction qui compte.

D’accord avec Pierre Brasseur. La conception Legault des choses est une immense catastrophe en devenir.

P Brasseur

Il est là le vrai combat, celui d’enlenver à jamais aux idéologues et aux politicailleux le pouvoir de détourner les fonds de pensions des Québécois.

Combien de fonds de pension ont été perdus par les mauvais investissements du privé à l’origine de la crise financière mondiale ?

On peut peut-être investir quelques (et même plusieurs) milliards de plus au Québec sans investir dans BCE et dans Air Canada. Pourquoi présumer que ceux qui ont une préoccupation québécoise sont doués pour les mauvais placements? Si moi j’avais une entreprise, il me semble que j’investirais la majeure partie de mon argent dans cette entreprise et je ferais tous les efforts pour qu’elle rapporte. Nous faisons tous partie de la famille québécoise. Pouvons-nous avoir un petit penchant familial?

Il faudrait d’abord que le Québec se dote d’une vraie politique fiscale performante qui permettrait aux entreprises québécoises de challenger les plus grandes de ce monde en mutation.

Il faudrait d’abord mettre en place des moyens de conquérir de nouveaux marchés avec une intelligence qui serve de modèle.

Il faudrait d’abord mettre en place un vrai projet d’entreprendre pour le Québec…

Et alors là on pourrait sans doute avoir des résultats au delà de toute espérance… et en plus attirer les entreprises étrangères à s’installer ici !

Malheureusement la myopie politique, doublée d’une surdité chronique et accompagnée d’un manque de créativité pathologique due à une dégénérescence de l’homo politicus, nous entraine vers une médiocratie populaire.

Une fois de plus je pense, bien que Monsieur Charest fasse ce qu’il peut, que nous allons rater le virage pour construire un monde nouveau et être des leaders.

Alors la Caisse doit-elle investir dans les entreprises québécoises. Oui mais rendez donc les entreprises québécoises les plus compétitives du monde !!!!

PS : au fait… il y a une question que je me pose : Qui, oui, qui a vendu les mauvais placements à la caisse ? Qui a encaissé les commissions ? En clair comme à chaque fois ? À qui profite le crime ? On nous montre parfois des soi-disant responsables sur lequel le peuple se focalise et qui ne sont bien souvent que des paravents… Vieille stratégie ! Relire César -50 av JC !!!

Brasseur, M. Campagna a bien raison.

Le privé juste en Amérique pour la perte de fonds de pensions et des économies de toute une vie a battu tout les records des gouvernements de la planète réunis ensembles, et le loin.
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« Un jour si ça va assez mal et qu’un parti assez démagogue est élu,… »

C’est exactement ça qui est très dangereux avec les libertariens.
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« …ce jour là vous pourrez dire bye bye à vos économies. » (Brasseur)

Ça Brasseur le privé l’a déjà fait.

Toujours la magie du privé. Et là brasseur la magie du public n’est pas mieux.

Autrement dit la magie des sorciers libertariens c’est de la foutaise.

@

« Il faudrait d’abord que le Québec se dote d’une vraie politique fiscale performante qui permettrait aux entreprises québécoises de challenger les plus grandes de ce monde en mutation. »

Expliquez-vous M. DIDIER REINACH.

A tous les paranos du privé.

La caisse n’à pas eu besoin de l’aide du privé pour perdre 40 milliards!!!

Le problème de la caisse est que

1) Ses clients sont captifs.

et…

2) Cette organisation ne travaille pas pour ses clients en premier lieu mais pour les politiciens qui sont succeptibles d’avoir des intérêts différents (notamment idéologiques et électoralistes)

Cette situation ne pourra que mener à un désastre si les choses se corsent.

« 2) Cette organisation ne travaille pas pour ses clients en premier lieu mais pour les politiciens qui sont succeptibles d’avoir des intérêts différents (notamment idéologiques et électoralistes) » (Brasseur)

Non Brasseur comme dans le privé les ti cul des placements travaillent pour eux c’est-à-dire leurs bonus, leur pour-boire.

De plus Brasseur les autres caisses privées n’ont pas eu besoin du privé pour perdre. Et surtout Brasseur, les gestionnaires de ton magique privé libertarien, GM, Chrysler, et la bourse et les banques n’ont pas eu besoin du privé pour manger de la grosse argent et des fonds de pensions.

Pierre Brasseur aurait-il la gentillesse de nous expliquer son affirmation que …
« La caisse n’à pas eu besoin de l’aide du privé pour perdre 40 milliards!!! »

La caisse avait-elle investit sur la planète Mars?

« Autrement dit la magie des sorciers libertariens c’est de la foutaise » écrit le citoyen Fleurent.

Qu’on appelle aussi libéristes. Oui, c’est bien vrai. (Et en particulier ceux parmi les libéristes ou néolibéraux que l’on a déjà vu avancer que les fameuses « lois du marché » seraient des lois de la nature; en ordre de priorités, ce sont ceux-là les plus dangereux.) Et ça me rappelle cette blague : combien faut-il d’économistes néolibéraux pour visser une ampoule ? Réponse : aucun. Si cette ampoule a vraiment à être remplacée, la main invisible du marché s’en chargera…

François Legault veut faire de la caisse une grosse industrie de la magouille au même titre que les Fonds FIER ?

François Legault veut que la Caisse soit une grosse institution chargée de distribuer des bonbons aux amis du pouvoir ?

@Loraine King

Votre commentaire est le plus stupide que j’ai lu depuis longtemps…

La Caisse est un organisme public, cela ne l’a pas empêché de perdre 40 milliards de dollars.

Ses choix d’inverstissement sont les siens et ceux de personne d’autre.

PBrasseur

La Caisse est un organisme public, cela ne l’a pas empêché de perdre 40 milliards de dollars.

Parce que l’agence à actionnariat privé DBRS avait chaudement recommandé les CPAA avec un système de notation très questionnable…

Un système de notation sans balises

L’enquête de Radio-Canada sur les investissements dans le papier commercial adossé à des actifs non bancaires (PCAA) lève le voile sur le système de notation qui rend ces produits financiers si attirants pour les investisseurs.

Radio-Canada révélait lundi que 6 des 13,2 milliards de PCAA détenu par la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2008 étaient des séries E, les placements les plus risqués, sans garantie de liquidités.

En mars dernier, l’ancien PDG de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, a justifié ce choix d’investissement par le fait que l’agence de notation torontoise DBRS, reconnue par les milieux financiers, avait donné sa plus haute cote, AAA, aux papiers commerciaux les plus risqués comme les plus sécuritaires. Mais DBRS est aussi une entreprise privée, non réglementée et en possible conflit d’intérêts, comme le démontre l’enquête de Radio-Canada.

Le surintendant des marchés de valeurs à l’Autorité des marchés financiers (AMF), Louis Morrisset, souligne que personne n’a accès à l’information utilisée par l’agence pour noter les types de placements. Ce manque de transparence entraîne donc un problème de crédibilité pour l’agence, dit-il.

De plus, une agence comme DBRS joue à la fois le rôle d’évaluateur et de conseiller pour les émetteurs de PCAA. En effet, ceux-ci paient l’agence à la fois pour les noter et pour les aider à élaborer des produits qui leur permettraient d’avoir la note la plus élevée, explique Stéphane Rousseau, de la Chaire en droit des affaires et du commerce international de l’Université de Montréal.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/05/05/003-pcaa-caisse-notation.shtml

@ Pierre Brasseur:

Je partage en partie votre point de vue, cependant, j’irais plus loin encore: la Caisse telle que nous la connaissons (i.e.: publique et captive à laquelle sont OBLIGÉS de participer les Québécois qui travaillent) devrait être entièrement et totalement abolie pour être remplacée par un autre organisme auquel les Québécois participeraient LIBREMENT. Bref, ça deviensrait un autre fonds commun de placement LIBRE plutôt qu’assujetti à un troupeau de fonctionnaires.

Ceci aurait le double avantage de redonner la LIBERTÉ de choix aux déposants québécois et de répartir les atratégies de placement (donc les risques) entre tous les Québécois car ceux qui décideraient de na PAS investir dans cette nouvelle Caisse élaboreraient eux-mêmes et librement une stratégie différente de celle-ci et diversifieraient ainsi les méthodes d’investissement et les aléas.

En fait, la Caisse telle que nous la connaissons est un autre monopole étatique qui n’en finit plus d’étendre ses tentacules au détriment de la liberté de choix des gens.

Si ces derniers sont suffisamment intelligents pour gagner l’argent, ils le sont tout autant pour CHOISIR où l’investir!!!

François 1

Si ces derniers sont suffisamment intelligents pour gagner l’argent, ils le sont tout autant pour CHOISIR où l’investir!!!

Et s’ils se fient sur DBRS, sont-ils intelligents, naïfs ou complices ?

@ Raymond Campagna:

Plusieurs agences d’évaluation existent mais UNE SEULE cotait les papiers sur lesquels notre Caisse monopolitique a décidé d’engloutir NOS milliards (elle est l’organisation qui a le plus investi dans cette quasi-fraude)! Bien naïf est celui qui, en matière de placement, ne se fie qu’à une seule agence, surtout que les autres agences ont décidé ne ne PAS s’impliquer dans ce dossier et que les gars de la Caisse ne sont pas exactement des néophytes en la matière. Ont sait aujourd’hui que notre Caisse a été attirée par les bonis rattachés à ce genre d’investissement plutôt que par le gouvernance en bon père de famille et qui plus est, les autres organismes comparables à la Caisse (qui sont privés, donc redevables, soit dit en passant…) ont beaucoup mieux fait que cette dernière.

Combien de Québécois auraient individuellement investi dans cette supercherie s’ils avaient eux-mêmes gérés LEUR argent?
Poser la question est y répondre… Les pertes auraient été infiniment mois importantes que celles engendrées par les ronds-de-cuir de notre Caisse actuellement en état de monopole et les stratégies de placement auraient été nettement plus diversifiées. Bref, le Québec tout entier y aurait gagné.

la Caisse telle qu’on la connaît devrait se saborder et être remplacée par un organisme à adhésion LIBRE et soumis à la concurrence. Après tout si cette nouvelle Caisse devenait une si bonne affaire, les Québécois, pas plus fous que les autres investisseurs, sauraient flairer la bonne affaire et investisseraient en masse dans celle-ci non?

« Poser la question est y répondre… » (François 1)

Faux presque personne ne connaît les PCAA. La plus part auraient investi comme ils le font de puis longtemps, c’est-à-dire dans la sécurité, elle, moins payante.

« …mais UNE SEULE cotait les papiers sur lesquels notre Caisse monopolitique a décidé d’engloutir NOS milliards(elle est l’organisation qui a le plus investi dans cette quasi-fraude)… »

Cette Fraude est privée et la caisse n’est pas la seule à avoir mordu.

« Ont sait aujourd’hui que notre Caisse a été attirée par les bonis rattachés à ce genre d’investissement plutôt que par le gouvernance en bon père de famille » (François 1)

Exactement comme les institutions financières très privées aux USA, dont des géants et WS, qui ont mis les ÉU dans la dèche en empochant des bonis et des commissions faisant perdre le fond de pension de centaines de milliers de travailleurs, les économies de toute une vie.

Au moins la Caisse de Dépôts n’a perdu qu’un pourcentage qu’elle récupérera en partie même si c’est trop.

Toujours la religion du privé économiquement infaillible selon les libéralistes et les libertariens, une fausseté reconnue plus que jamais ces derniers temps.

J’ai investi toutes mes cotisations possibles dans des REER administrés par des compagnies privées, et comme un milliard d’individus sur la boule, j’ai perdu beaucoup en me fiant au privé, à ses gestionnaires qui, contrairement à ce que vous concluez idéalistement, n’ont pas su flairer la bonne affaire.

PS: Rousseau ne venait-il pas du privé ?

@ Yvon Fleurent & Raymond Campagna:

Vous éludez: pourquoi la Caisse (du domaine public) a-t-elle systématiquement des rendements MÉDIOCRES quand on la compare à des comparables (privé)?

Pourquoi tenez-vous tant à ce que les Québécois soient continuellement assujettis aux décisions de fonctionnaires protégés mur-à-mur et non-imputables? Ne trouvez-vous pas ce genre de philosophie infantilisante pour le peuple? Les Québécois sont-ils trop bêtes pour investir eux-mêmes LEUR argent OÙ ILS LE VEULENT? La Caisse tremble-t-elle devant la concurrence?

Voilà les questions fondamentales que vous devriez vous poser…

Le privé a perdu beaucoup d’argent, je le concède, mais JAMAIS au même degré révoltant que notre Caisse dont les dirigeants se sauvent avec des bonis et des primes scandaleuses copmte tenu des misérables rendements. On se croirait revenu au temps de Claude Blanchet et la SGF!

Je le répète: l’adhésion au fonds commun qu’est la Caisse devrait être LIBRE et non obligatoire.

@ François1

Votre critique s’applique donc nécessairement aussi à l’obligation de cotiser au Régime de pension du Canada.

@ Raymond Campagna:

De grâce, tentez de sortir de vos ornières politico-séparatistes de temps à autre et ouvrez vos horizons…mais pour répondre à votre question OUI, ma critique s’applique également au Régine de pension du Canada qui, soit dit en passant a beaucoup mieux fait que la Caisse (vous comprenez que mon présent commentaire est ici de nature purement économique et non politique…).

@ François 1

Merci dela réponse.

Je voulais savoir si vous étiez vous aussi un libertarien de salon.

J’ai ma réponse.

« Le privé a perdu beaucoup d’argent, je le concède, mais JAMAIS au même degré révoltant que notre Caisse dont les dirigeants se sauvent avec des bonis et des primes scandaleuses copmte tenu des misérables rendements. » (François 1)

Pauvre François 1, les institutions financières privées américaines ont tellement fait pire qu’elle ont été acculées à la faillite.

Pis M. François 1, y sont pas séparatistes.

@ Yvon Fleurent:

Justement, dans le privé, les gens s’assument, comme des grands: s’ils font preuve d’amateurisme, de cupidité et/ou d’incompétence (comme les gars de la Caisse) et multiplient les mauvais placements, ils font faillite et perdent leur argent et leur réputation. S’ils fraudent, ils vont en prison (voir Lacroix, Madoff et al.). Ici, au Québec étatique, ils ont droit à une pharaonique prime de séparation PLUS une copieuse rente…et ils n’ont pas besoin d’être séparatistes pour y avoir droit. Z’ont qu’à jouer les cowboys!

Je le répète: l’adhésion à la Caisse et à tout autre fonds de pension étatique devrait être LIBRE et non obligatoire et imposé. Les Québécois ne sont plus les inexpérimentés et les incultes économiques qu’ils furent jadis. Ils ont accès aujourd’hui à une pléïade de possibilités en matière de financement et si malgré eux certains se sentent toujours vacillants, ils pourraient accéder LIBREMENT au fonds de la Caisse.

Comparée aux comparables, notre Caisse a été lamentable, voire pitoyable. On a appris hier qu’en dépit des signes évidents que les PCAA étaient de la frime et que les autres institutions les largaient, nos dirigeants de la Caisse étatique ont continué malgré tout bon sens à investir dans ces saletés.

« Justement, dans le privé, les gens s’assument… »

A oui les banques privés s’assument?

Ben oui avec l’aide du gouv du US et des primes et des bonnus.

– Countrywide Financial
– Merryl Linch
– IndyMac
– Bear Stearns
– Lehman Brothers
– Washington Mutual

Et un paquet d’autres privés qui ont fait pire que la caisse.

@ Yvon Fleurent:

Toutes ces sociétés ont reçu de l’aide du gouvernement américain? Vous voyez où ça les a menés?!#&*

Je prêche depuis longtemps la réduction de l’État tentaculaire et opressif. Merci de me réconforter dans mes choix|

C’est quand même assed drôle, je croirais être en classe, pourtant on est Dimanche. L’un parle de pomme, un second d’orange et l’autre du panier…
En fait François, j’approuve pas totalement votre raisonnement, par contre, les fonds à verser obligatoirement devrait diminuer, de toute façon la plupart des entreprise qui manque de rentabilitée ici ont clairement l’intention de partir, c’est parfaitement humain si on lie ce phénomène à l’appât du gain. Par comparaison, je cîterais l’arrivée de la loi 101 et le départ de plusieurs compagnies anglaises, notamment la financière Sun Life. La rentabilitée, c’est donc un bon point pour rester où quitter le Québec cependant, la culture y joue bel et bien son rôle par les comportements des gens d’ici qui apprécieront où non les principes de cette compagnie ( où le produit ).

Pour ce qui est de la caisse en tant que t’el, savons nous le lobbying pouvant être présent, et à quel point celui ci pourrait t’il dévier les sommes t’el un aimant? C’est une question à avoir selon moi. C’est claire que la caisse est en »Down », mais s’il vous plaît arrêtez de comparer la caisse de t’el place, celle puis celle-ci vs peut être celle là… Ce n’est pas avec des comparaison qu’on fera sortir un criminel de son vice, ce n’est donc pas en disant <> et non plus en disant qu’elle est meilleure que bien d’autres!
Faisez mieux, dumoins essayez d’obtenir un poste pour la caisse, choisissez où investir et ne vous trompez surtout pas, ah et j’espère que la pression ne vous contrainderas pas à bien effectué votre travail!