La chef du mouvement

Monique Leroux en était à son sixième Tour de l’île en 2009. Mais c’était la première fois que, entourée d’une centaine d’employés, elle le faisait en tant que PDG du Mouvement Desjardins. Ce fut aussi son plus lent – trois heures -, car elle s’est arrêtée à deux caisses pop en chemin pour saluer le personnel, qui s’était réuni pour les encourager !

Photo : Martin Laprise

« Je suis une sportive très moyenne », dit Monique Leroux, qui est tout de même assez en forme pour avoir parcouru la Toscane à vélo lors de ses vacances, en 2004. Pour elle, le vélo est d’ailleurs sacré. Mais elle admet avoir eu du mal à poursuivre sa routine d’entraînement après l’adoption de sa fille, aujourd’hui âgée de 13 ans et demi. Et les déplacements constants auxquels la soumet sa nouvelle fonction n’arrangent rien.

« Heureusement que ma fille me pousse ! » dit Monique Leroux. Elle se réserve donc une large plage horaire, de 9 h à 15 h les dimanches, et parfois les samedis, pour faire du vélo l’été. L’hiver, ce sont de longues sorties en ski de fond. Mais elle cherche une façon de ramener l’entraînement en semaine et envisage le cardiovélo, bien connu sous le nom de spinning. « Même si mon travail me passionne, je dois me garder du temps pour moi et mes proches », dit-elle.

Avant l’arrivée de Monique Leroux aux commandes du Mouvement Desjardins, en mars 2008, le plus gros employeur privé du Québec (plus de 40 000 personnes) avait déjà des politiques d’activité physique bien établies. Le programme Santé et mieux-être rembourse les frais liés à l’exercice physique. Au Service des cartes bancaires, par exemple, le tiers des employés s’en prévalent. Comptable agréée de profession, Monique Leroux surveille ses indicateurs : « Nous avons réduit le taux de roulement, d’absentéisme, et même le nombre de fumeurs ! »

 

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