La Chine a-t-elle sauvé la Série C ?

Ceux qui croient encore que la Chine n’est qu’une concurrente qui vole nos emplois ont intérêt à réévaluer la situation, prévient notre reporter, au retour d’une visite économique l’Empire du Milieu.

La transaction conclue entre Bombardier et la China Aviation Industry, l’an dernier, est un puissant symbole. L’avionneur chinois a participé à la relance du plus important projet industriel québécois de ce début de 21e siècle !

Selon cette entente, le constructeur aéronautique canadien investira 100 millions de dollars pour aider les Chinois à construire leur prochain avion. En contrepartie, les Chinois deviendront des fournisseurs de Bombardier et investiront 400 millions de dollars dans les appareils que Bombardier voudrait enfin voir naître, ceux de la fameuse Série C.

Bombardier a l’habitude de faire des bons coups avec les Chinois. Présente dans ce pays depuis 50 ans, elle y exploite, avec ses partenaires locaux, trois usines, qui emploient 2 500 personnes. Elle a vendu jusqu’à maintenant 1 000 voitures de métro à différentes villes chinoises, un train à haute vitesse reliant le Tibet au reste de la Chine et une trentaine d’avions régionaux à six compagnies aériennes. Son site Internet est quadrilingue : français, anglais, chinois et japonais. L’objectif stratégique de pénétrer davantage le marché chinois est clairement inscrit tout au début du dernier rapport annuel.

Sa plus récente entente est d’autant plus intéressante que la région Asie-Pacifique pourrait représenter un marché de 1 000 milliards de dollars pour les avionneurs au cours des 20 prochaines années. Et mieux encore, les Chinois ont investi bien davantage que Bombardier !

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