La commission Robillard fait œuvre utile

Les trois grands thèmes du dernier rapport de la Commission de révision permanente des programmes touchent, à des degrés divers, à la religion du modèle québécois.

Lucienne Robillard.  Photo : Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Lucienne Robillard (Photo : Jacques Boissinot/La Presse Canadienne)

Blogue EconomieFaut-il dépenser trois milliards par année en aide aux entreprises ? Le statut de monopole de la SAQ sert-il bien le public et l’État ? Revenu Québec est-il efficace et nécessaire ? Ces trois petites questions soulèvent déjà un débat épique entre les défenseurs de ce qu’on appelle le «modèle québécois» et ceux qui croient qu’il faut oser remettre en question les vaches sacrées.

Remettre en question la façon de faire de l’État, c’est précisément le mandat de la Commission de révision permanente des programmes (CRPP). On peut être en désaccord avec certains des problèmes soulevés par la Commission ou avec les solutions qu’elle propose, mais il me semble que son travail est essentiel.

Le gouvernement québécois dépense près de 100 milliards de dollars par année, sans compter que la majorité de ses investissements dans les infrastructures sont directement imputés à la dette. Pour financer le tout, il perçoit 81 milliards de dollars des contribuables et des sociétés d’État, auxquels s’ajoutent plus de 19 milliards de dollars en transferts fédéraux.

Toutes ces dépenses sont-elles nécessaires et utiles ? Les centaines de ministères, agences, sociétés d’État et organismes sont-ils bien gérés ? Et peut-on être sûr que ce qui a été créé il y a des décennies est toujours essentiel ?

Pour certains, toute remise en question du moindre organisme ou d’un seul atome de l’État québécois constitue un sacrilège. C’est comme si l’État était devenu un dieu et que toute critique ne pouvait qu’être l’œuvre d’un apostat qui reniait la religion nationale. Cette absence de remise en question a pour conséquence que le nombre de programmes et d’organismes augmente au fil des ans et qu’il y a un réel effet de sédimentation qui nous coûte une fortune.

Les trois grands thèmes du dernier rapport de la CRPP touchent, à des degrés divers, à la religion du modèle québécois.

L’aide aux entreprises, c’est le chapitre économique du modèle québécois. L’État est vu comme un élément fondamental de l’économie «nationale». En 2013-2014, le Québec a injecté trois milliards de dollars dans le développement économique. On parle ici de subventions, d’aide fiscale, de programmes de financement et d’appui à des organismes de développement économique.

Si le développement économique dépendait de l’ampleur des investissements de l’État, le Québec serait le territoire le plus riche au pays. Ce n’est malheureusement pas le cas. Nous avons pourtant été extraordinairement créatifs dans la mise sur pied de structures et de programmes. La commission Robillard recense 84 programmes d’aide, 111 organismes en recherche-développement et innovation ainsi que 200 organismes d’aide à l’entrepreneuriat.

Ces dépenses ont aussi un effet pervers, puisqu’on doit taxer l’ensemble des entreprises pour aider certaines d’entre elles. Les entreprises québécoises paient deux fois plus d’impôts, de taxes et de cotisations, une fois qu’on a additionné tous les prélèvements. Il faut faire le ménage et être plus économe et efficace dans le soutien aux entreprises.

L’abolition du monopole de la SAQ est un sujet encore plus épineux. La Commission ne préconise pas sa privatisation, mais une concurrence accrue qui pourrait venir des marchés d’alimentation ou de cavistes indépendants. Pour compenser la perte de profits de la SAQ, la Commission préconise une taxe supplémentaire perçue sur chaque bouteille vendue.

La CRPP reproche les frais administratifs très élevés de la SAQ comparativement à ceux de monopoles publics dans d’autres provinces ou États américains. Ils sont de 21 % au Québec, contre 16 % en Ontario et 8 % au New Hampshire.

J’aime l’approche de la Commission, mais je ne suis pas sûr que l’argument des frais administratifs soit décisif. Le modèle d’affaires de la SAQ, d’abord axé sur la vente de vins fins, demande une force de vente mieux formée et un personnel capable de donner un service personnalisé aux clients. Contrairement aux liquor stores du New Hampshire, il ne s’agit pas de mettre sur les étagères cinq vins d’une région viticole et de laisser le consommateur à lui-même. (J’ai beaucoup fréquenté ces magasins…)

Ce sujet me place dans une position paradoxale. J’aime la SAQ comme détaillant pour ses produits et son service de qualité, mais je pense que le public serait mieux servi si une offre complémentaire existait. L’État pourrait aussi y trouver son compte.

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La proposition concernant Revenu Québec est de loin la plus critique politiquement. L’agence québécoise serait moins efficiente que sa contrepartie fédérale, et le Québec épargnerait 400 millions de dollars, selon la Commission, en sous-traitant la collecte des taxes et impôts au gouvernement fédéral.

Pour certains, Revenu Québec a force de symbole et aucune économie potentielle ne les ferait changer d’idée. Ce serait plutôt au fédéral de laisser le Québec percevoir l’ensemble des impôts des entreprises et des particuliers. C’est une question idéologique et politique.

Elle remonte à Maurice Duplessis, qui a décrété un impôt provincial sur le revenu des entreprises en 1947 et un impôt sur celui des particuliers en 1954. Le ministère du Revenu du Québec a été créé en 1961, pour se transformer en Agence du revenu du Québec en 2011. Les autres provinces ont aussi des impôts qui visent les entreprises et les citoyens, mais c’est Ottawa qui les récolte pour eux.

Les dirigeants de la SAQ et de Revenu Québec ont jugé bon de contester publiquement les données de la Commission, ce qui a déplu au président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, qui leur a enjoint de faire preuve de plus d’humilité. Aucun organisme public ne devrait être soustrait au regard public. C’est au gouvernement de prendre les décisions qu’il jugera à propos et d’ouvrir la discussion.

Les rapports d’une commission ou d’un organisme indépendant jettent un éclairage essentiel sur la gestion des affaires publiques. Par exemple, il arrive souvent que le ministère des Finances ou le Conseil du Trésor ne soient pas d’accord avec les recommandations du Vérificateur général. Ces recommandations sont pourtant nécessaires pour assurer la qualité de notre vie démocratique. Il en est ainsi des commissions. Certains rapports sont gentiment mis de côté et d’autres fournissent le matériel à partir duquel le gouvernement compte agir.

Mais dans tous les cas, ces rapports ont suscité la discussion et relancé le débat public. L’État québécois ne doit pas être à l’abri des critiques et des remises en question, parce que c’est l’État… et qu’il est québécois !

Le vrai courage, c’est de se demander si nous en avons pour notre argent avec cette gigantesque organisation qui dépense 98 milliards de dollars cette année, emploie l’équivalent d’un demi-million de personnes à temps plein et supporte une dette nette de 190 milliards de dollars.

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47 commentaires
Les commentaires sont fermés.

C’est un véritable danger public que cette commission! Deux solutions proposées qui seront dévastatrices pour l’économie québécoise à moyen et long terme: dans un cas on hypothèque les futurs revenus provenant de la SAQ et l’on s’expose à ce qu’un gouvernement aux mœurs douteux favorise des amis aux dépends de l’entreprise parapublique et de ses propres revenus.
D’autre part, on se met en danger que le fédéral nous fasse chanter avec notre propre argent.
Non mais! Est-ce que quelqu’un va secouer nos politiciens pour les réveiller?

Ça fait des lustres que ceci aurait dû être fait.

Nous avons au Québec un troupeau de vaches sacrées qui nous coûtent collectivement une véritable petite fortune et qui ne sert en fait qu’à créer des jobs blindées et syndiquées artificielles dont nous pourrions tous nous passer et qui rendrait notre société plus équitable.

TOUS les monopoles de l’État québécois devraient être démantelés et ouverts à la compétition et TOUS les dédoublements inutiles devraient être revus entre Québec et Ottawa. De plus, la formule Rand devrait être abolie, entre autres choses, histoire de procurer de l’oxygène à nos travailleurs et à nos entreprises.

Nous sommes l’une des provinces canadiennes les plus pauvres et nous continuons à entretenir grassement une élite syndicale totalement inutile et qui nuit à notre développement économique.

BRAVO à notre gouvernement provincial pour le courage et l’abnégation dont il fait ici preuve.

Vous avez bien raison, on peut faire entièrement confiance au privé. Nous l’avons bien vu à la Commission Charbonneau. Le privé veut notre bien et il prend les moyens pour l’avoir…

« TOUS les monopoles de l’État québécois devraient être démantelés et ouverts à la compétition et TOUS les dédoublements inutiles devraient être revus entre Québec et Ottawa. De plus, la formule Rand devrait être abolie, entre autres choses, histoire de procurer de l’oxygène à nos travailleurs et à nos entreprises. »

Vous êtes exactement le genre de personne que M. Duhamel décrit quand il dit « Pour certains, toute remise en question du moindre organisme ou d’un seul atome de l’État québécois constitue un sacrilège. C’est comme si l’État était devenu un dieu et que toute critique ne pouvait qu’être l’œuvre d’un apostat qui reniait la religion nationale. »

…à cette différence près que votre religion est l’entreprise privée.

Alors on vend hydro quebec, loto Québec et la SAQ au privé, ils empochent les profits que dégagent ces organisations et on augmente les taxes pour compenser des dizaines voir ces centaines de millions qu’ils finissent par verser à l’état…. au passage on ramasse des dizaines de citoyens au chomage..bref on est sur le bord du gouffre….et on fait un pas de l’avant. ….

« Les entreprises québécoises sont deux fois plus imposées, taxées et cotisées, une fois qu’on a additionné tous les prélèvements. »

Ben non vont vous dire certain. Ils vont dire que le Québec est le paradis pour les entreprises, qu`elles sont les moins taxés et imposés d`Amérique.

http://productivite.lesaffaires.com/ressources-humaines/apprentissage-en-ligne-e-learning/trop-de-taxes-pour-etre-competitif/les-affaires#.VeVk4etRHIV

« Ben non vont vous dire certain. Ils vont dire que le Québec est le paradis pour les entreprises, qu`elles sont les moins taxés et imposés d`Amérique. »

Je n’ai jamais entendu ou lu personne dire ça. Même la gauche québécoise affirme qu’il faut que les entreprises fassent leur juste part pour financer les programmes sociaux.

Ce que vous faites ce n’est rien d’autre que de créer un mensonge de toute pièce et d’affubler vos adversaires politiques d’être porteurs de ce mensonge.

« Faut-il dépenser trois milliards par année en aide aux entreprises ? Le statut de monopole de la SAQ sert-il bien le public et l’État ? Revenu Québec est-il efficace et nécessaire ? »

Ces trois petites questions sont totalement démagogiques.
C’est-à-dire que l’on flatte subtilement les préjugés du plus grand nombre pour parvenir à privatiser au maximum les entreprises rentables de l’État.

Le summum que j’ai entendu d’un brave individu est que la privatisation de la SAQ est une bonne chose parce que les profits n’iront plus uniquement au gouvernement.
Ce pauvre abruti ne semble pas savoir que le « gouvernement » c’est nous, ce sont nos services publics, nos écoles, nos soins de santé et notre assistance sociale.

La mission du régime Couillard est bien entendu de privatiser au maximum tous les secteurs de l’État afin de faire disparaître le pouvoir de l’État au maximum.
Une mission que tous les gouvernements néo-libéraux au service des grosses poches du privé se donnent.

On veut des Pays sans pouvoir totalement contrôler par la finance et les banksters. Exactement comme on est parvenu à mettre à genoux le gouvernement grec et à lui dicter par le chantage économique les pires politiques humaines qui soient. Asservir les peuples pour maximiser les profits de ceux qui possèdent déjà la quasi-totalité du monde.

Privatiser les entreprises rentables de notre État, entre autres, la SAQ !
Un État sans revenu est un État sans pouvoir et devient à la merci de cesdits « missionnaires » du privé qui oeuvreraient pour le bien commun et non pour le maximum de profit.

La propagande néo-libérale glorifiant cette supposée efficacité du privé qui consiste à réduire les salaires et les services afin de maximiser les profits fait son chemin. Malgré la réalité, les gens voient la privatisation comme une panacée et perçoivent le « gouvernement » comme un ennemi à éliminer parce que toujours trop vorace et toujours trop « coûteux ».

On constate les ravages notables de la propagande dans le cerveau des gens. Les gens n’ont plus aucune idée de ce qu’est le gouvernement et les «services» publics.

Ce rapport Robillard est le rapport le plus démagogique jamais présenté. Il est bien évident que le régime Couillard ne va pas mettre sur une tablette ses recommandations puisque ces recommandations sont exactement ce que veulent mettre en place ces libéraux aux services des capitaux privés.

Serge Charbonneau
Québec

« L’abolition du monopole de la SAQ est un sujet encore plus sensible. La commission ne préconise pas sa privatisation, mais une concurrence accrue qui pourrait venir des marchés d’alimentation ou de cavistes indépendants.»

Hypocrisie !
Hypocrisie la plus totale.

Tout le monde sait que pour faire avaler un poison infecte, il faut le diluer.
C’est exactement ce que l’on fait.

On fait semblant ne pas préconiser la privatisation de la SAQ pour mieux la privatiser en douce par étape.
De plus, on dit que c’est « pour le consommateur » !

Que de grossiers mensonges !

Les entreprises privées ne sont jamais au service des consommateurs.
Les entreprises privées sont toujours et uniquement au service de leur profit.
Profit qui doit toujours être en éternelle croissance et qui n’est jamais assez suffisant.
Coupures de postes, réductions de salaires, augmentation des prix, voilà le lot des entreprises privées.

Serge Charbonneau
Québec

Privatiser, c’est à dire vendre la SAQ ne fait pas de sens. Personne ne voudra l’acheter si le monopole est aboli. Qui voudra payer pour hériter de l’obligation de conserver le syndicat alors que des concurrents non syndiqués se pointeront forcément?

Si le monopole est maintenu la réforme serait inutile, un monopole privé ou public reste un monopole.

Permettre la concurrence est la seule solution envisageable.

« Privatiser, c’est à dire vendre la SAQ ne fait pas de sens. Personne ne voudra l’acheter si le monopole est aboli. Qui voudra payer pour hériter de l’obligation de conserver le syndicat alors que des concurrents non syndiqués se pointeront forcément? »

Avec plusieurs centaines de millions de dollars en profits chaque année? Moi! La présence du syndicat, comme dans n’importe quelle entreprise privée, ne fait qu’augmenter les charges, mais en situation de monopole sur un produit en demande il est extrêmement facile de tirer un profit.

En fait, la théorie microéconomique nous dit qu’il est possible que les profits soient moins élevés même avec l’absence de syndicat, mais je suis d’accord que dans le cas du monopole c’est le consommateur qui perd au change. Je suis néanmoins d’accord avec vous sur la conclusion : vendre la SAQ à un monopole privé ne fait pas de sens, avec un monopole public les profits servent à financer les services publics (donc les consommateurs paient un peu plus pour le produit, au lieu de payer plus de taxes et d’impôts) plutôt que d’améliorer le bilan des investisseurs.

Je fais affaire avec une clinique de santé privée et je suis traité comme un roi… dans le temps que j’allais dans un dispensaire public, j’étais traité comme de la m…. Alors je vous les laisse les entreprises publiques qui ont soi-disant le cœur sur la main…

« Je fais affaire avec une clinique de santé privée et je suis traité comme un roi… dans le temps que j’allais dans un dispensaire public, j’étais traité comme de la m…. Alors je vous les laisse les entreprises publiques qui ont soi-disant le cœur sur la main… »

Je relève 4 erreurs de logique (parfois mensongier) dans votre commentaire :

1- Le réseau de santé public n’est pas une entreprise publique.

2- Même si ce « dispensaire public » était une entreprise publique, vous mettez toutes les entreprises publiques dans le même bateau, c’est intellectuellement malhonnête.

3- La majorité des cliniques privées font partie du réseau de la santé publique (elles sont remboursées par l’assurance publique).

4- Les entreprises publiques n’affirment pas « avoir le coeur sur la main », vous faites une erreur fallacieuses (du type homme de paille : https://en.wikipedia.org/wiki/Straw_man) en déformant la mission des entreprises publiques pour les discréditer.

Je vous fais remarquer au passage qu’une clinique privée qui se trouve à l’extérieur du réseau de l’assurance-maladie a un intérêt vital à offrir un meilleur service que le réseau publique…sinon cette clinique ferait faillite! Je ne dis pas que le service dans le réseau publique est très bon, il est plutôt variable, je dis simplement que même si ce service était excellent, le privé doit trouver le moyen de faire mieux pour apporter de la valeur aux yeux du consommateur que vous êtes.

400 millions sur Revenu-Québec. Ca fait longtemps qu’on sait ca. Bélanger-Campeau parlait de 3 milliards qu’on épargnerait en dédoublements.
Ca doit bien être rendu à 6 ou 7 milliards
A quand une mise à jour?

«Le modèle d’affaires de la SAQ, d’abord axé sur la vente de vins fins, demande une force de vente mieux formée et un personnel capable de donner un service personnalisé aux clients. Contrairement aux liquor stores du New Hampshire, il ne s’agit pas de mettre sur les étagères cinq vins d’une région viticole et de laisser le consommateur à lui-même. » P. Duhamel

Oui mais on est pas au New-Hampshire ni même en Alberta ici, la clientèle fort différente. Si vous libéralisez le marché du vin vous allez voir une explosion d’activité et je suis certain que les très nombreux consommateurs Québécois amateurs de vins y trouveront largement leur compte. Des passionnés démarreront des commerces, des chaines s’installeront. Les épiceries elles, vendront les 5 bouteilles dont vous parlez (et là encore vous seriez probablement surpris). La SAQ continuera mais sera en compétition avec tout ça et on verra bien alors si elle peut survivre avec ses syndicats et ses bureaucrates… La fin du monopole d’état serait un coup de fouet bienvenue pour l’entreprenariat au Québec, pas un luxe mettons!

Quant aux revenus du gouvernement effectivement ils peuvent être maintenus par les taxes.

Absolument rien ne justifie de maintenir le monopole de la SAQ, ce modèle archaïque et inefficace a fait son temps. Les nostalgiques pourront toujours aller à la LCBO, pendant que ça dure là aussi…

« La fin du monopole d’état serait un coup de fouet bienvenue pour l’entreprenariat au Québec, pas un luxe mettons! »

Ouin! On a besoin de plus d’entrepreneurs au Québec, pas des employés avec un salaire au-dessus du salaire minimum!

C’est ce genre d’initiatives qui va sauver le Québec, mettre à la porte 7 500 employés pour les remplacer par quelques centaines de propriétaires, 1 000 caissiers(ères) et une poignée de connaisseurs. En plus les consommateurs vont profiter d’économies pouvant aller jusqu’à 8% la bouteille! Les économies, à hauteur de dizaines de millions de dollars, va aider à stimuler la consommation endémique au Québec.

D’ailleurs, j’y pense, avec la baisse de revenus de l’État, on va devoir réduire les services, donc réduire la taille de l’État! C’est vraiment génial cette idée de fermer la SAQ!

« …on va devoir réduire les services, donc réduire la taille de l’État! »

Et ainsi réduire les emplois, et ce en augmentant le prix de la bouteille.

Un autre rapport qui va aller sur la tablette. On a déjà vu le film plusieurs fois.

Malheureusement vous avez sans doute raison, les mollassons qui nous «dirigent» n’ont pas le courage pour de vraies réformes…

«Les dirigeants de la SAQ et de Revenu Québec ont jugé bon de contester publiquement les données de la commission, ce qui a déplu au président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, qui les a enjoint à faire preuve de plus d’humilité.»
L’humilité!!?? S’il y en a un qui s’y connait en humilité c’est bien Martin Coiteux. Le pauvre. Son «humilité» a été écorchée par les commentaires des principaux intéressés qui se sont fait raboter d’importance par la «Commission» sans avoir été entendus? Mais n’est-ce pas l’essence de ce qu’il dit être un débat public d’entendre tous les commentaires, particulièrement ceux des personnes et des institutions visées? À l’entendre ce matin chez Arcand, il m’a rappelé Stéphanie Vallée chez ce même Arcand à qui, en réponse à une question maintes fois posée, elle répétait ses «lignes». À des questions précises, il sortait toujours le même discours sur l’ouverture, l’analyse, le dialogue, le temps que cela prendra pour décider etc. Pourquoi ai-je la désagréable impression que cet homme, comme l’a déjà dit Pierre Vadeboncoeur à propos d’un autre grand «chercheur d’opinion» a ce profil qui peut devenir désagréable : «Campé comme un homme de recherche, il finit invariablement par trouver ce qu’il cachait»
Pourquoi avoir des conseils d’administration de sociétés si c’est pour leur fermer le clapet quand la situation se corse? Le refus de la discussion n’est pas un signe de maturité et encore moins de confiance dans ses idées.
Comme le disait si bien RBO: C’est «à suire»!

Privatiser- en partie- la SAQ. Bravo. des profits pour les amis du régime, des travailleurs au salaire minimum ou presque et des nouvelles taxes pour compenser le gouvernement de l;a perte de revenus provenant de la SAQ.
Le consommateur est content????

IGA et Provigo des amis du régimes?

Et si on laissait le consommateur décider par lui même ça serait un gros crime?

Seule les syndicats et la petite gogauche pense que oui…

En lisant certains commentaires de certains individus, on peut sous entendre que les privilégiés du système ( employés et séparatistes ) ne sont pas d’accord avec les recommandations de la commission. Il est plus que temps de faire un virage dans la bonne direction avant de faire faillite.

Quelle genre d’entreprise se débarasse d’actifs très rentables, comme la SAQ, pour éviter de faire faillite?

Une lecture possiblement utile, étrange , éclairante :
« Les vrais penseurs de notre temps » de Guy Sorman, livre de poche # 6962, ISBN: 2 – 253 – 05673 – 1, pages 269 à 279,
» Murray Rothard : » L’État, c’est le vol ! »
suggestion faite à PKP, demeurée sans réponse ???

Ok pour les vrais penseurs de notre temps que j’ai lu dans les années quatre-vingt mais pour l’autre c’est un titre raccrocheur et certainement démagogique. Il y un type dans le livre de Sorman, un spécialiste en littérature qui fait l’observation suivante en lisant les plus anciens textes produit par l’humanité: il semble bien que la recherche de bouc émissaire soit profondément inscrit dans la génétique humaine!! Alors pour le second auteur le bouc émissaire c’est ….l’état.

Concernant regroupement des déclarations d’impôt : Bravo! Gain d’efficacité à l’instar de celui que permet de réaliser la production et perception regroupées TPS et TVQ sous la gouverne de Revenu Québec. Concernant les vaches sacrées de la « révolution tranquille » et du « modèle québécois » : Il est grand temps de s’adapter à la réalité du Québec de 2015. Les « trente glorieuses » sont choses du passé. Le Québec est l’une des provinces les plus pauvres du Canada, si ce n’est la plus pauvre. Le séparatisme avait peut-être des beaux jours devant lui à l’époque de R. Levesque. Ce n’est certainement plus le cas aujourd’hui sauf pour quelques dinosaures nostalgiques. De plus, la fonction publique fédérale, plus ancienne que celle du Québec, est beaucoup plus efficace, mieux outillée, mieux surveillée et mieux évaluée.

Oh yeah? Revenu Québec estime qu’on perdrait 300 millions si on passait au Fédéral parce que moins efficace
Vous souvenez-vous des scandales de la TPS? Des passeports canadiens? Du viagra?
Il en pleut des scandales soulignant l’inefficacité de la bureaucratie canadienne

Ben là, j’ai tout tout oublié. Le scandale de la TPS? Lequel? Des passeports? Du viagra? Est-ce le même?

La fonction publique fédérale est aussi mieux payée, jusqu’à 10 000 $ de plus par année pour le même travail…

Excellent résumé par M. Duhamel. Cet exercice aurait dû être fait en 2003 par le gouvernement de M. Charest. On serait moins endetté en date de ce jour

« Les trois grands thèmes du dernier rapport de la Commission de révision permanente des programmes touchent, à des degrés divers, à la religion du modèle québécois. »

C’est du néolibéralisme que vous nous proposez.

Le modèle Québécois, comme les néolibéralistes et vous, le dites, fonctionne très bien et il évolue. Ce n’est pas une croyance c’est un fait.

C’est le dogme du néolibéralisme qui est une religion.

Un exemple du néolibéralisme, la dette fédérale des USA :

En 1945 la dette des USA était de 117,5% du PIB

En 1946 la dette des USA était de 121,7% du PIB

Alors on a taxé les plus riches pour repartir l’économie, et jusqu’à 91%.

En 1950 la dette des USA était de 94,1% du PIB

En 1960 la dette des USA était de 56,0% du PIB

En 1970 la dette des USA était de 37,0% du PIB

En 1980 la dette des USA était de 33,4% du PIB

Arrive Ronald Reagan et le néolibéralisme, le libéralisme économique et la déréglementation et moins d’état et moins d’impôts pour les riches.

En 1990 la dette des USA était de 55,9% du PIB

1999, déréglementation et moins d’état sous Bill Clinton.

En 2003 la dette des USA était de 61,6% du PIB

En 2009 la dette des USA était de 85,2% du PIB

En 2012 la dette des USA était de 103,6% du PIB

Aujourd’hui plus de 115%

Suite à Margaret Thatcher au Royaume Uni c’est à peu près la même chose. 90,6% du PIB (2013)

Donc moins d’état, le privé mieux administré, c’est une croyance donc une religion et ça ne fonctionne pas.

L’état a sa place et le privé aussi.

Cela aurait été une bonne idée de mettre au moins un argument dans votre long commentaire… Bel effort pour l’acte de foi.

Alors, simplement vous ne SAVEZ- pas ce qu’est un argument.

Je ne sais pas ce que vous avez compris, mais mon texte est très précis et ce sont des faits et écrits dans l’histoire. Ces faits prouvent hors de tout doute que néolibéralisme est un ÉCHEC.

Sa majesté le roi François passe son temps à nous dire que les Québécois sont des illettrés.

Quant à votre lecture, j’ai des doutes sur votre intervention quoique vous ayez droit à vos croyances, ce que la liberté du Québec permet même pour les illettrés.

L’état a sa place…pou vendre de l’alcool? Posez-vous deux questions: qu’est-ce qui plus essentiel manger ou consommer de l’alcool? Et si vous dites l’alimentation, combien coûterait votre panier d’épicerie si en 1920 l’état québécois avait décider de nationaliser ce secteur essentiel?

Vous mélangez les patates et les oranges.

Un choix de société, c’est quelque chose que vous ignorez.

On a sorti l’alcool du gouvernement en Alberta. Résultat, c’est l’alcool le plus cher au Canada et les gens de l’Alberta sont en maudit.

La SAQ est la plus privatisé au Canada excepté l’Alberta.

La LCBO de l’Ontario est totalement sous la responsabilité du gouvernement L’ÈTAT, (pas de bière dans les dépanneurs) et c’est la moins cher au Canada.

Le rêve de Martin Beaulieu et des conservateurs libéralistes, à savoir que la privatisation EST MOINS CHER est une fabulation, un rêve.

L’état a nationalisé l’électricité, et notre facture d’électricité domestique est la moins cher en Amérique du nord.
Donc, suivant votre logique, notre panier d’épicerie serait le moins cher en Amérique du nord.

Vous aussi vous mélangez les patates et les oranges et les mavets.

« Donc, suivant votre logique, notre panier d’épicerie serait le moins cher en Amérique du nord. » (Ket Cig)

Ce n’est pas ma logique c’est la votre M. Ket Cig.

Hydro Québec PRODUIT de l’électricité et l’achemine aux directement consommateurs. Il n’y a pas d’intermédiaire, donc elle contrôle toute la chaîne.

Pour l’épicerie, qu’elle soit à l’état ou à un holding, elle ne contrôle que la distribution et encore ainsi que le détail. Donc votre logique ne l’est pas, c’est illogique.

Alors, si vous n’êtes pas en accord avec les fais, expliquez-nous que moins d’état et plus de privé serait rentable, moins d’impôts crée des revenus, le tout avec des chiffres noir sur blanc.

Vous seriez le premier sur la planète.

Même ti-Luc Godebou le liberta-rien au service du grand capital et au détriment de ses concitoyens n’a pas réussis.

Quelle perte de temps. As-tu appris quelque chose toi ? moi non plus ! À quand les lois et ces changements pour vrai? Les politiciens sont tellement 10 ans en arrière.

Ce qui est désolant c’est la quasi IMPOSSIBILITÉ de remettre les choses en question… et quand on le fait, on trouve le moyen de transposer des façons de faire qui ont prouvé leur inefficacité ailleurs. Les exemples abondent, il suffit de rappeler l’application du modèle socioconstructiviste dans notre système d’éducation : un désastre ! Que faire alors pour améliorer notre gestion de la chose publique sans se planter magistralement comme seuls nous semblons avoir le talent de le faire ?!?

Moi le premier, je trouve que je paie le vin beaucoup trop cher au Québec comparé à l’Ontario et les États-Unis.
Mais en y réfléchissant, il y a deux facteurs à tenir compte :
1- Mme Robillard représente le secteur privé et le patronat. La SAQ serait une bonne vache à lait pour le privé en payant probablement les employés au salaire minimum sans régime de retraite pour mettre les bouteilles sur les tablettes. Et il y a fort à parier que ce serait de bons amis du parti au pouvoir, peu importe le parti, qui auraient la propriété ou la gérance des services. Souvenons-nous de la commission Charbonneau…

2- Et si le gouvernement ramasse moins de dividendes, il devra forcément ajouter des taxes ailleurs ou couper dans des services…

En conclusion, le vin et les alcools ne sont pas des biens de première nécessité. Donc je préfère laisser le monopole à la SAQ avec les bons services et conseils tout en payant un peu plus pour mes bouteilles de vin. Je n’ai aucune confiance envers madame Robillard payée à 1 000 $ par jour (365 000 $ par année) plus très probablement sa pension de ministre à Québec, pension de parlementaire au fédéral et possiblement sa pension d’enseignante $$$ $$$. Et, il faut couper…

Vous avez raison.

Pour quelque sous de plus, je préfère avoir plus de de choix et un meilleur choix et des bons conseils. C’est quelque chose qui a disparu en Alberta.

« 2- Et si le gouvernement ramasse moins de dividendes, il devra forcément ajouter des taxes ailleurs ou couper dans des services… »

C’est ce qui c’est passé en Alberta.

La petite droite du Québec croit au miracles.

Je suis pas certain de bien comprendre, on base la relance économique sur la vitalité des PME alors il faudrait être prudent à couper l’aide pour ces entreprises en démarrage ou en développement. Aussi on souhaite couper le monopole de la SAQ. On vise quoi au juste, la proposition équivaut à diviser les revenus avec le privé mais pour compenser la perte, parce que la SAQ est payante, on suggère de taxer davantage. Donc, aucun effet pour les citoyens consomnateurs. Si c’est mal géré, le gouvernement est le patron qu’il fasse le ménage à l’interne…ainsi les économies pourraient être retourné aux consommateurs ou encore retourne à l’état qui pourrait s’en servir pour réduire les impôts