La concurrence américaine (1) : L’empire contre-attaque

L’annonce des fermetures des usines de Mabe, à Montréal, de Carterpillar, à London, et d’Electrolux, à L’Assomption, nous rappellent que nos principaux concurrents sont souvent nos voisins américains.

Des voisins affamés et où les  syndicats sont très accommodants. Chez Ford, les Travailleurs unis de l’automobile ont accepté que les nouveaux employés soient payés à 14 dollars de l’heure. Les employés américains de l’usine de GE où on fabrique des sécheuses gagnent en moyenne 20,20 dollars de l’heure alors que les travailleurs montréalais de Mabe empochent entre 22 dollars et 30 dollars de l’heure.

Le président Obama fait du renouveau industriel un cheval de bataille. Il n’arrête pas d’en parler, promettant de rendre la vie extrêmement facile aux entreprises américaines qui décident de réinvestir aux États-Unis et de créer des emplois. Depuis deux ans, 330 000 nouveaux emplois manufacturiers ont été créés aux États-Unis, après une saignée de 7,5 millions dans les 30 dernières années.

Les États-Unis restent une grande puissance industrielle. Même si les emplois dans le secteur de la fabrication ont baissé du tiers depuis 1972, la valeur de la production industrielle a été multipliée par 2,5 fois, en dollars constants. Les États-Unis accaparent 19,4 % de la valeur de la fabrication mondiale, tout près de la Chine à 19,8 %.

Selon le Boston Consulting Group, une des grandes firmes de consultation américaine, la rémunération totale des travailleurs chinois a augmenté de 10 % par année entre 2000 et 2005. Elle a bondi de 19 % par année entre 2005 et 2010, contre une augmentation de 4 % aux États-Unis. La différence entre le coût de produire en Chine et celui de produire aux États-Unis ne cesse de diminuer et l’écart ne serait que de 10 % à 15 % entre les villes côtières chinoises et des États américains comme la Caroline du Sud, l’Alabama et le Tennessee.

Une enquête récente indique 20 % des entreprises nord-américaines qui ont délocalisé une partie de leur production dans des pays émergents songent à revenir s’établir sur le continent.

Où s’installeront-elles ?

Voilà un enjeu important sur lequel je reviendrai tout au long de la semaine. Le prochain billet portera sur ce qu’on appelle la « maladie hollandaise ».

 

 

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Effectivement, un mouvement de délocalisation des entreprises chinoises s’est amorcé.

L’Inde et le Bangladesh offrent des conditions bien plus attrayantes.

Les partisans du libre-échange et de la mondialisation disaient que ceux-ci permettraient aux pays pauvres de s’enrichir, car leurs coûts sont inférieurs aux pays riches. À mesure qu’ils seraient favorisés par les délocalisations par contre, les salaires augmenteraient, pour ainsi se stabiliser dans un monde plus riche et plus prospère.

On voit plutôt présentement que les pays qui ont fait confiance à cette idéologie continuent de patauger dans la pauvreté. Il s’avère plutôt que lorsque les salaires commencent à monter, les usines se délocalisent à nouveau, vers les pays encore plus pauvres, faisant perdre pratiquement tout le terrain aux pays anciennement favorisés.

Ceci étant dit, je ne crois pas que la Chine va succomber facilement à ce phénomène. La Chine a exploité les pratiques plus libre-échangistes des pays occidentaux, mais elle n’est pas libre-échangiste du tout. En permettant aux investisseurs de venir s’établir en Chine, elle a fixé des conditions à ces investissements, notamment le besoin d’aller chercher des partenaires chinois, ce qui a créé une élite financière domestique. De plus, la Chine n’offre que peu de protection à la propriété intellectuelle. Donc, si les compagnies quittent la Chine, elle n’hésitera pas à mettre la main sur tous leurs moyens de production et à continuer la production des produits, sous une autre marque.

Donc, même si la Chine ne va pas attirer autant de nouveaux investissements et que les salaires vont continuer d’augmenter, je ne vois pas le dragon chinois se dégonfler par les délocalisations.

Nous on avait la piasse qui nous donnait une marge de manoeuvre, marge qui est allée jusqu’à 1,60 pour un dollar américain il y a 10 ans!
Tout ca a fondu avec le boom du pétrole albertain. Y’a un prix à rester dans le Canada pour les Québécois. Hélas, y’a pas de politiciens pour en parler: Charest dira rien évidemment et Pauline est incapable de parler de chiffres (d’ailleurs les rares fois qu’elle parle chiffres, elle se plante)

Le salut est dans les études.

L’avenir de nos sociétés occidentales se trouve dans l’économie du savoir.

Avec un secondaire 5 faible, le commun des mortels demeure à la merci des Carterpillar de ce monde qui réussissent à fermer des usines sous prétexte de non rentabilité alors qu’ils engrangent des profits records.

Le nivellement par le bas, c’est tout ce que nous réserve le secteur industriel.

Le capital c’est amoral, asocial et apatride.

L’appât du gain est profondément ancré dans la nature humaine.

“If you think education is expensive, try ignorance.” Derek Bok (souvent attribué à Abraham Lincoln)

Dans l’économie du savoir ici? Ben drôleavec notre taux de décrochage et la performance de nos prof. Pas tous évidement mais au lieud e faire croire aux jeunes qu’ils n’ont pas les aptitudes, qu’ils apprennent a enseigner et qu’on mise sur la réussite au lieu d’exiger la performance pour avoir simplement accès a des cours de math régulières et des cours de sciences.
La corée et les économies émergentes misent davantage sur l’éducation qu’ici. Alors au lieu de donner nos ressources brutes. Transformons les et vendons les a profits. On aura nos gens au travail et s’ils n’ont pas le choix d,acheter des pièces plutot que des matières brutes ils les achèteront ils en ont de besoin.

Avez-vous vu les dernières stats sur la commerce avec la Chine?
Le Canada importe pour 44 milliards, soit 1,300$ par Canadien par année!
Le Canada exporte pour un ridicule 13 milliards, soit 10$ par Chinois!
Per capita, les Chinois nous vendent 130 fois plus!
La question qui tue: que nous donnent toutes ces missions de Team Canada?
A combien de Team Canada en sommes-nous? Quelles sont les retombées réelles de ces missions si ce n’est que de grossir les ventes chinoises au Canada?
La Chine par exemple est devenue le deuxième marché d’automobiles au monde. Combien d’autos canadiennes y exporte-t-on? Zéro. Pourquoi?
Pourquoi le marché chinois demeure si fermé alors que le nôtre est si ouvert?

« Pourquoi le marché chinois demeure si fermé alors que le nôtre est si ouvert? »

parce que sans échanges commerciaux, nous sommes un pays du tiers monde qui crève de faim 6 mois par année par manque de produits agricoles

De toute façon, c’est la Chine qui se pénalise en n’ouvrant pas ses frontières.

@ Doc (# 6):

Harper est justement en Chine pour y finaliser un gros contrat d’approvisionnement de pétrole albertain ce qui aiderait à la balance des paiements avec ce pays.

BRAVO aux Albertains et à Harper.