La croissance des inégalités : pourquoi ?

L’OCDE constate une hausse des inégalités de revenus depuis 30 ans dans la plupart de ses pays membres. Dans un rapport dévoilé cette semaine, l’organisme parle d’un écart moyen de 9 à 1 entre les plus pauvres et les plus riches . C’est-à-dire que le revenu moyen des 10  %  les plus riches est de 9 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres.

Au Canada, on parle d’un écart de 10 fois les revenus en faveur des plus riches alors qu’il n’était que de 8 fois supérieur au début des années 1990.

Pourquoi cette augmentation de l’écart au Canada ?

L’OCDE estime que les écarts de revenus s’expliquent en grande partie par les revenus d’emploi, et secondairement, par les politiques de redistribution.

Selon OCDE, 25 % de l’augmentation des écarts s’explique par la croissance du nombre de travailleurs autonomes au cours des 20 dernières années. Ceux-ci gagnent en général moins que les employés salariés.

L’autre grand facteur est le nombre d’heures travaillées. Chez les 10 % les plus pauvres, les heures travaillées sont passées de 1300 heures il y a 20 ans à 1100 heures aujourd’hui. La diminution a été moins considérable chez les 10 % les plus riches alors qu’on est passé de 2200 heures travaillées à 2100 heures.

On constate donc un écart de 1000 heures travaillées entre les plus pauvres et les plus riches, soit l’équivalent de 28 semaines de 35 heures.

Je ne crois pas que les gens font, de façon générale, le choix délibéré de travailler moins d’heures pour « mieux profiter de la vie ». Le plus souvent, les personnes travaillent moins d’heures parce que leurs services sont requis pendant moins d’heures. On parle ici d’emploi saisonnier, temporaire, sur appel pour des employés non spécialisés et peu éduqués et dans des secteurs vulnérables et soumis à une forte concurrence internationale ou dans des secteurs où les coûts de main-d’oeuvre sont très bas.

Voilà le gros de l’explication. Le marché du travail est de plus en plus inégalitaire entre des gens éduqués et formés travaillant dans des secteurs très concurrentiels à l’échelon international et des travailleurs sans éducation ni formation qui sont totalement déclassés. Entre des gens dont les services sont très prisés et d’autres qui peuvent être remplacés du jour au lendemain.

Voilà pourquoi le meilleur remède à l’inégalité des revenus est l’éducation et la formation. Voilà pourquoi les pays les plus égalitaires sont d’abord reconnus pour leur système éducatif et de formation de la main-d’oeuvre. Voilà pourquoi le décrochage scolaire est le plus grand drame économique et social du Québec. Sans diplôme, ces jeunes hommes, car les décrocheurs québécois sont surtout des garçons, sont condamnés à la précarité.

L’autre dimension touche les politiques de redistribution. Elles avaient coutume d’égaliser les choses en imposant davantage les mieux nantis et en offrant de généreux programmes sociaux. Elles jouent moins ce rôle, observe l’OCDE.

C’est que la plupart des États ont voulu encourager le travail et les activités productrices pour stimuler leurs économies et maintenir leur compétitivité. Ils ont également cherché à restreindre leurs dépenses pour ne pas  perdre le contrôle de leurs finances publiques, ce qui n’a pas été totalement réussi.

Certes, on peut davantage taxer les plus riches et donner davantage aux plus pauvres, mais la concurrence internationale et la pression sur les finances publiques resteront des facteurs importants pour tous les gouvernements.

Surtout, en ne pensant qu’en ces termes, on ne règlera pas le problème de fond : la productivité de l’économie et la qualification de la main-d’oeuvre. L’amélioration de la qualification de la main-d’œuvre « est de loin l’instrument le plus puissant » pour contrer cette inégalité des revenus,  dit l’OCDE.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour ma part je trouve tout à fait normal que les revenus des gens plus productifs (et ce n’est pas juste une question du nombre d’heures travaillées) augmentent plus vite que ceux des gens qui sont moins productifs, voire pas du tout.

« L’amélioration de la qualification de la main-d’œuvre « est de loin l’instrument le plus puissant » pour contrer cette inégalité des revenus, dit l’OCDE. »

C’est vrai mais ça ne doit pas devenir une autre excuse pour faire de l’interventionnisme, cette fois en éducation. C’est bien la dernière chose dont on a besoin.

Doit-on rappeler que c’est précisément sous le modèle socialiste d’éducation actuel que 35% décrochent avant la fin du secondaire et deviennent ainsi sous qualifiés et potentiellement pauvres?

L’état actuel encourage le crédit facile, l’immobilier (avec la SCHL) et au bout du compte l’endettement et la surconsommation. Plein de job ont été créés dans ce feu de paille économique qui s’est éteint aux USA et est à la veille de s’éteindre au Canada. Des job peu qualifiées et souvent payantes sont créées (ce qui explique en bonne partie le décrochage) dont beaucoup vont disparaitre.

Nul doute que les statistiques d’écart vont s’empirer et comme toujours on blâmera le libre marché.

Sauf qu’en fait c’est l’interventionnisme qui nous a mené là. Dans un marché réellement libre les activités productives sont encouragées, les gens sont motivés à se former parce que c’est payant et au bout du compte les écarts devraient diminuer.

Tout ça est tellement typique: L’intervention de l’état crée une crise et pour y remédier on propose à l’état d’intervenir davantage. Misère…

Autres facteurs
-la baisse des impots chez les riches
-les couples formés de hauts salariés qui se sont rencontrés au travail, genre médecin-médecin, prof-profe, policier-policière (jadis l’homme travaillait et sa femme restait à la maison; les riches n’avaient qu’un seul gros salaire. Là, les riches ont deux gros salaires)

La réponse semble si simple et contenu dans votre billet:

«Voilà pourquoi le meilleur remède à l’inégalité des revenus est l’éducation et la formation.»

Faisons-le maintenant! (Mais c’est toujours plus facile à dire qu’à faire. L’on ne peut imposer aucun modèle. Ça ne peux être du mur à mur, non plus que du cas par cas.)

Bizarrement, les gens sont plus éduqués que voilà 30 ans et si l’on tient compte seulement des collégiaux et universitaire, écart augmente aussi!

Autre point a considérer: Au niveau des ménages, l’écart se creuse aussi… bien que la proportion de la femme au travail n’a cessé d’augmenter depuis 30 ans!

« Voilà pourquoi le meilleur remède à l’inégalité des revenus est l’éducation et la formation. »

Est-ce là un plaidoyer pour l’éducation gratuite de la maternelle à l’université?

Si j’abonde entièrement avec le fait que l’éducation est fondamentale, j’aimerais apporter toutefois quelques précisions qui sont relatives à l’augmentation des écarts en termes de revenus.

La première d’entre elle vient du fait que les revenus ne sont pas tous basés sur l’emploi. Que la part de revenus tirés de l’emploi a en proportion baissée au fil du temps. Que certaines personnes tirent la plus grande part de leurs revenus d’autres sources que de l’emploi tandis que d’autres ne retirent de revenus que du temps passées au travail. Si on observe l’évolution de la fiscalité de la plupart des pays de l’OCDE, on s’aperçoit que la fiscalité sur les revenus autres que ceux de l’emploi a été bonifiée. En générale, les gens payent moins de taxes sur ces revenus et/ou bénéficient de déductions et autres dégrèvements fiscaux dont ils ne bénéficient pas sur le revenu du travail. Lorsque simultanément cette masse de revenus s’est considérablement accrue.

Dans ce cas c’est la comptabilité qui prend le dessus en sorte que l’écart de revenu entre ceux qui retirent leurs revenu d’autres sources que celles de l’emploi et ceux qui ne tirent aucun autre revenu que celui de l’emploi ne peut que se consolider et devrait probablement continuer de s’accentuer.

Pour équilibrer en partie ce renforcement comptable des inégalités. Il faudrait probablement mener une réforme de l’ensemble de la fiscalité. Ce qui ne signifie pas spécifiquement faire payer plus les riches (car cela ne relève pas de la réforme, mais de l’ajustement) et/ou il faudrait augmenter de manière significative les masses salariales. Hors s’il est un domaine qui ne peut croître exponentiellement et indéfiniment, c’est bien la masse salariale.

C’est pourquoi sur un autre blogue, j’avais évoqué une question annexe qui est celle du pouvoir d’achat. Ce qui compte est moins ce que vous gagnez et un peu plus ce que vous pouvez vous offrir avec votre argent. Ainsi on ne peut pas réduire toutes les égalités par la seule force de l’éducation. Une bonne éducation favorise sans doute l’apprentissage des connaissances, elle ne facilite cependant qu’extrinsèquement l’accroissement des revenus générés par l’emploi. L’inégalité n’est alors qu’un aléa en vertu duquel il devient toujours possible de se prémunir.

Il est temps que la gauche et la droite change leur discours et sortent de leur dogme. Il a eu de l’eau qui a coulé sous les ponts, il y a eu des modèles qui ont été testé et des conclusions qu’on peut tirer. Ça sert à rien d’être le perroquet des niaiseries d’autres vieux modèles.

Le socialisme grec, italien, espagnol ou québécois ça ne fonctionne pas. La droite américaine ça ne fonctionne pas non plus. En terme de libre marché les états-unis arrivent 8e après le canada. Le danemark arrive 1er et il arrive 1er aussi en terme de développement social!

La gauche oublie trop souvent que les 30 dernières années de capitalisme et d’ouverture des marché libéral ont sorti 1 milliard de personnes de la pauvreté et sont entré dans la classe moyenne.

La droite aime bien punir et la pauvreté est une punition pour les « looser » et leurs enfants pour des générations.
Sauf que la pauvreté a un prix. Ceux qui ont vécu aux États-Unis ont remarqué les community de maisons entouré de grilles. Le niveau de violence qui rend tout le monde un peu plus insécuritaire. 3 personnes sur 4 aux ÉU vont être victime d’acte d’agression au cours de leur vie.
Les inégalité sont directement reliés avec les problèmes sociaux.
Je ne suis pas en faveur de donner de l’argent aux pauvres, mais de l’investir oui.
Chaque dollar investi en éducation réduit beaucoup plus ce qu’on doit investir en frais d’incarcération. C’est payant.

Les pays pauvres qui s’enrichissent le plus vite sont aussi les plus éduqués. C’est un mécanisme universel on dirait.

Mais je trouve très bien que la droite questionne la gauche sur la pertinence et l’efficacité de ses programmes. On a pas d’argent à gaspiller. Il doit toujours y avoir contrepoids en autant que ce soit bien fait.

Citation :
« Le marché du travail est de plus en plus inégalitaire entre des gens éduqués et formés travaillant dans des secteurs très concurrentiels à l’échelon international et des travailleurs sans éducation ni formation qui sont totalement déclassés. Entre des gens dont les services sont très prisés et d’autres qui peuvent être remplacés du jour au lendemain. »

Prenez-vous vos idée chez François Legault? La concurrence internationale a servi d’excuse pour réduire les dépenses dans tout ce qui s’éloignait des industries de pointe et de la finance. Et après on s’étonne qu’il y ait moins de possibilités d’emplois pour une grande partie de la population. Je suis entièrement d’accord avec l’idée de réinvestir en éducation, mais s’il vous plaît, mettons les technocrates dehors et laissons les profs donner une éducation généraliste à la prochaine génération. On a besoin de plus gens capables de penser par eux-même.

@ Benton (# 6):

Donc, cessons de nous éduquer et gardons nos femmes à la maison.

N’importe quoi!!!

– @ François 1 (#11)

Je pense que vous n’auriez pas bien compris ce qu’écrit Benton. Ou bien alors c’est moi qui n’ais pas compris.

Ce que je comprends en substance ; bien qu’il y ait plus de femmes qui soient sur le marché du travail et bien que le niveau de scolarité se soit amélioré. On ne remarque pas que l’écart entre le revenu des riches et des moins nantis se soit réduit. Puisque au Canada c’est encore l’inverse. Ce qu’il relève en somme, c’est ce paradoxe suivant lequel les gens dans les années 60, 70 vivaient mieux même avec un seul salaire et avec un niveau de scolarité moindre.

Si on regarde dans le détail, on remarque toutefois que le niveau de revenu des moins nantis (mais pas nécessairement le pouvoir d’achat) a bel et bien augmenté au cours de ces 30 dernières années en moyenne. Quoique simultanément le revenu des mieux nantis a continué aussi de croître encore plus vite. Ce qui conduit à ce second paradoxe, c’est que les pauvres sont de plus en plus riches quoiqu’il ne disposent pas d’un pouvoir d’achat comparable à celui des années 60. Les plus riches au contraire ont vu leur pouvoir d’achat s’accroître significativement et dans l’ensemble de ces cas le diplôme obtenu n’a pas une incidence directe sur la réussite, excepté dans certains secteurs spécifiques, ceux qui relèvent des hautes finances notamment.

D’où le mécontentement de certains étudiants face aux frais de scolarité. Puisque tous les diplômes universitaires ne conduisent pas à des niveaux de revenus identiques quand les frais afférents sont à peu près les mêmes pour tout le monde.

@ Benton

Tu fais une erreurs classique, tu mélanges pauvreté et écart de richesse.

Or, la pauvreté peut diminué même si les écart augmente (ce que montre l’étude de l’OCDE).

@M. Drouginsky:
« Ce qui conduit à ce second paradoxe, c’est que les pauvres sont de plus en plus riches quoiqu’il ne disposent pas d’un pouvoir d’achat comparable à celui des années 60 »

N’est-ce pas contradictoire?

Si le pouvoir d’achat a diminué, ne devrait-on pas les considérer comme étant plus pauvre?

M. Duhamel,

Comme ça il suffirait d’être plus éduqués pour que les milliardaires consentent à nous offrir de meilleurs salaires?

Bien sûr, si moi, en tant qu’individu, je suis plus éduqué que mes concitoyens, je bénéficierai d’un meilleur salaire. Par contre, j’ai de sérieux doutes à savoir si l’ensemble de gens étaient plus éduqués, l’argent qui est actuellement concentré dans les poches de quelques uns, sortirait de leurs poches davantage qu’aujourd’hui.

Savez-vous que les inégalités au début du 20e siècle étaient comparables à celles du début des années 2000. Avant la Grande dépression et le krach de 1929, les inégalités avaient atteint des sommets comparables à ceux qu’on retrouve de nos jours. Suite à la Grande dépression, un taux de chômage élevé s’était installé dans plusieurs pays, entraînant une grande proportion de la population vers les soupes populaires. Ce n’est qu’après plusieurs années de stagnation économique que des mesures ont été prises par les gouvernements afin de mieux répartir la richesse. Ces mesures ont permis la relance de la consommation, qui a fait repartir l’économie.

Suivez ce lien pour visualiser un graphique de ce phénomène: http://socioeconomie.wordpress.com/2011/11/20/les-plus-riches-ont-ils-toujours-ete-aussi-riches/

Ce n’est donc pas en retournant aux études que les populations ont retrouvé des salaires décents.

@Francois 1 et David

Je crois que quand je dépasse unidimensionnelle, ça vous dépasse!

Je ne crois pas que c’est par manque d’intelligence mais par le conditionnement propre au dogmatisme…

Je parle de la classe moyenne (et moyenne supérieure) versus les plus nantis.
Personnellement, je n’est pas de problème que la situation des pauvres s’améliorent… et rattrape la classe moyenne!

Ou que j’ai un problème, c’est que les nantis s’éloignent à vitesse grand V de la classe moyenne!!!

Si on se fie à Benton, l’éducation ne serait donc pas vraiment un facteur déterminant pour expliquer l’écart grandissant entre riches et pauvres.

Alors, comment l’expliquer alors?

Ce matin on en a vu un petit exemple: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/337861/remuneration-des-conseils-d-administration-combien-les-entreprises-sont-elles-pretes-a-payer

Voilà! 33% en deux ans pour les membres de conseils d’administration. La plèbe, elle, est limité à 2.5% par année, ou moins. Il y a quelques années, on a également aplati la fiscalité, à l’avantage des plus riches.

On commence aussi à être familiers avec les bonus extravagants, les primes de départs qui semblent sans limites, et à toutes sortes de mesures fiscales pratiquement inaccessibles au moins de $100K.

Ce genre d’exemples sont gommés dans les statistiques globales de l’OCDE. Cela permet à de grands analystes financiers de faire de savantes analyses pour conclure que l’écart grandissant entre riches et pauvres s’expliquerait par l’éducation.

Cela est bien commode. on ne veut surtout pas admettre que l’état y joue un rôle important. Il est plus convenable de mettre le blâme sur le dos des individus. Après tout, ils sont « libres » de s’éduquer s’ils veulent réduire l’écart.

Il semble donc que la réduction de l’écart ne soit que la responsabilité de ceux qui n’arrivent pas à suivre.

Intéressant l’argument sur l’importance de l’éducation. Il est clair que l’éducation a un impact déterminant sur le salaire qu’on peut gagner plus tard. Difficile par contre de concilier cet argumentaire avec le discours actuel à propos des frais de scolarité. Si l’éducation permet en effet aux individus de gagner plus cher, pourquoi ne pas investir collectivement dans l’éducation afin qu’ils puissent aller à l’université gratuitement s’il le faut? On aura plus de diplômés et nos finances publiques profiteront de revenus plus importants. Ça doit être trop simple pour la droite tout ça j’imagine : + de diplômés = de meilleurs salaires = plus de revenus pour l’État!

– @ GastonDeGatineau (#14)

Précisément, si j’ai relevé certains paradoxes et si j’ai mis l’emphase sur le pouvoir d’achat c’est justement parce qu’une chose peut relever du paradoxe sans être obligatoirement contradictoire.

Ici, ce qui permet d’établir qu’une personne est plus ou moins riche, c’est le revenu. Vous pouvez très bien voir votre revenu augmenter et simultanément voir votre pouvoir d’achat stagner ou baisser. Donc si votre revenu augmente, en termes absolus vous êtes plus riches.

C’est sur ce paradoxe que les tenants du libéralisme à outrance se basent, c’est que les revenus des plus pauvres ont bien augmenté en 30 ans, y compris dans les pays les plus pauvres (grâce à l’investissement des pays riches) mais cela fait-il de vous un riche pour autant ?

La réponse est non ! Si vous êtes pauvres vous restez pauvre bien que vous soyez plus riche 🙂

@ Benton (# 16):

Moi, je n’y vois aucun problème.

Les amateurs trouvent normal que Crosby fasse beaucoup plus d’argent qu’un obscur plombier de la LNH. Moi aussi. Idem pour toutes les autres catégories d’emploi.

Une portion de la pupolation est moins riche qu’une autre? Pis? Tout à fait normal. Le régime communiste a déjà démontré l’absurdité du contraire. Ça a coûté des dizaines de millions de vies!

Les plus riches méritent leur salaire et SURTOUT, ils paient PLUS que leur part d’impôts dans le système bolchévique actuel au Québec.

S’ils payaient moins d’impôts, on aurait moins de fon-fons à faire vivre et ils pourraient faire profiter les autres DIRECTEMENT de leur argent, sans passer par une horde de fonctionnaires sur-protégés, syndiqués mur-à-mur et qui bénéficient d’une pension éléphantesque.

@Francois 1

Prenons le plombier de la ligue avec un salaire de $500 000 et Sydney Crosby à $10 000 000. Donc Crosby gagne 20 fois plus est c’est bien mérité.

Prenons notre Crosby des entrepreneurs québécois, Pierre Karl Péladeau à $7 000 000 de salaire et l’entrepreneur d’un kiosque à journaux disons a $35 000 de salaire. C’est 200 fois plus!!!

En suivant la logique de la vie de tout les jours, Crosby devrait gagner $100 000 000 par année!

Les écarts, c’est normal, mais tout est une question de décence et équité. Malheureusement dans la vrai vie, c’est plus une question de rapport de force….

@ Benton (# 21):

« Malheureusementdans la vrai vie, c’est plus une question de rapport de force…. » (sic)

J’aurais plutôt tendance à écrire: « HEUREUSEMENT dans la vrai vie, c’est plus une question de rapport de force…. »

C’est ce rapport de force qui fait progresser la société.

Il est tout à fait normal, dans un monde civilisé et capitaliste, que les gens soient récompensés lorsqu’ils font des efforts et qu’ils occupent des emplois recherchés et au contraire, qu’ils soient désavantagés lorsqu’ils occupent des emplois qui demandent moins d’études, moins de talents ou qui sont obsolètes (i,e,: garçon d’ascenceur, allumeur de réverbères, copiste, etc.).

Par contre, lorsque l’État met ses grosses pattes sales dans le système, ça apporte automatiquement un déséquilibre dans l’équation et ça fausse les données en faveur d’un groupe au détriment d’un autre groupe d’où ma méfiance totale envers les politiciens, et si j’en crois les sondages faits égulierement sur ce sujet, 99% de la population partage mon avis.

@ Benton

Tu fais encore la même erreur.

Une augmentation des écart ne signifie pas que le revenu de la classe moyenne diminue car dans le cas qui nous concerne, tout comme celui des pauvre, il a aussi augmenté.

Et en quoi les écart devient nous scandaliser. Ce n’est pas parce que ton voisin a une augmentation de salaire que toi tu aura une domination de salaire.

Ce n’est qu’une affaire de jalousie.