La culture électorale

Le conseiller du premier ministre qui a sorti cette idée d’abolir la TVQ sur les produits culturels québécois mérite des félicitations. C’est politiquement très astucieux : les libéraux de Jean Charest deviennent les grands défenseurs de la culture québécoise grâce à une proposition simple et concrète.

Qui en effet peut s’opposer à une baisse du coût d’un CD ou d’un billet de théâtre ? Qui ne souhaite pas plus de succès aux artistes d’ici ? Qui n’aime pas NOS artistes ?

Pourtant, une petite question me chicote depuis quelques heures. Pour être équitable, ne faudrait-il pas accorder une baisse semblable à tous les produits fabriqués au Québec ? L’industrie du meuble ne mérite-t-elle pas un soutien particulier ? Et si nous donnions un coup de pouce aux détaillants québécois dont le marché est pris d’assaut par de gigantesques multinationales ? Pourquoi pas alors une abolition des taxes chez Simons et un gros 7,5 % chez Zara ?

Oui, je sais, la culture ! C’est pas pareil, c’est menacé, c’est fragile et cela nous incarne.

Je veux bien faire cette distinction, mais avouez qu’il est devenu difficile de faire la part des choses avec tous les plans de sauvetage, d’aide, ou de relance dont il est question ces jours-ci. On dirait que tous les secteurs sont demandeurs et attendent leur cadeau. Les gouvernements devront faire des choix, sinon nos descendants seront encore en train de payer nos étrennes dans un millénaire.

En attendant, c’est vraiment très fort cette trouvaille sur les produits culturels. Les abonnés du TNM ou du Théâtre du Trident économiseront quelque 3 dollars par billets et ceux du Cirque du Soleil un peu plus lors de son prochain spectacle au Québec. Cela ne changera en rien leur décision d’aller ou de ne pas aller voir le spectacle. Mais en termes d’image, cela rapportera gros au gouvernement.

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Je parierais plus sur un « aucun changement dans le prix après taxes » pour le consommateur et une hausse équivalente à la taxe suspendue du côté des fournisseurs. Qu’est-ce qui, dans le projet publié hier, les empêche de le faire ?

J’ai aussi des réserves envers son application. Qu’est-ce qu’un contenu québécois ? Produit au Québec ? Manufacturé au Québec ? Emballé au Québec ? On ne le mentionne pas.

Et il est fort probable que les fournisseurs culturels de « l’étranger » demandent l’interruption de cet avantage devant les instances internationales… genre ALENA…

Comme bien des items de la plate-forme libérale de 2008, ça sent l’improvisation et l’électoralisme… Vraiment, on promet n’importe quoi…

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C’est peut-être une bonne idée mais ça demeure une promesse de Charest…
Quelque chose de très fugitif.. de très facilement «oubliable»!

Ben hâte de voir ce qu’ils entendent par produit culturel québécois? Souvenez-vs de tout le débat sur Céline?

Anyway, qui va en profiter? Le consommateur certes, mais l’artiste? Le comédien du film ou de la pièce n’aura pas une cenne de plus même si l’affluence augmente.

Le fédéral charge la TPS sur les livres, une politique controversée. Mais en retour, Ottawa distribue chaque année 10 millions aux auteurs canadiens. Chaque écrivain reçoit quelques centaines de dollars pour chacun de ses publications.

Imaginez si Québec avait distribué le 50 millions directement aux créateurs québécois?

Le spectacle d’un artiste étranger chantant quelques chansons québécoises durant son récital, accompagné de trois musiciens québécois sur six donnera lieu à 100% de réduction de la TVQ ou à quel %?

Une troupe de théâtre qui joue du Beckett ou du Miller?

L’orchestre symphonique dirigé par un étranger et qui interprète Mahler?

Faut être juste avec tout le monde, non?

« Je parierais plus sur un “aucun changement dans le prix après taxes” pour le consommateur et une hausse équivalente à la taxe suspendue du côté des fournisseurs. » – Commentaire risible, en suivant votre logique, les prix sont déterminé arbitrairement… J’ai une idée : le jour où les détaillants hausseront leurs prix, nous n’avons qu’à partir une compagnie qui ne hausse pas ses prix et nous allons alors prendre tous les clients…… Oui vous avez bien compris, la concurrence empêche ce que vous décrivez. Arrêtez d’être cynique, vous me donnez la tête qui tourne XD

@ Raymond Campagna & Jacques Noel

Vous prouvez que c’est beaucoup plus complexe à mettre en application que la belle pensée magique que le parti libéral offre.

Comme dhabitude, les parti politiques promettent pour nous faire rêver sans prendre la réalité en considération…

La seule question qui se pose est la suivante:

Les partis politiques nous prennent-il pour des imbéciles ou bien sommes nous réellement cons?

En fait les gens ne sont pas cons, c’est juste qu’on leur propose les même vieilles recettes dont ils savent pertinemment qu’elles ne fonctionnent pas. Que peuvent-ils faire, alors que les hôpitaux et les ponds tombent en ruine on leur donne le choix entre les trois stooges?

Les élites, les intellectuels, les médias, ceux qui devraient savoir, expliquer et proposer de nouvelles avenues sont silencieux. Dès que, Ô rareté, l’un d’eux ose élever la voix il se fait crucifier.

Ainsi va le Québec qui tombe.

Jean Charest est le spécialiste des « lois inutiles qui donnent l’impression d’êtres utiles parce que c’est populaire d’en parler ». En effet, ça ne pourra probablement pas être appliqué mais ce n’est pas grave, du moment qu’ils sont élus. On s’en rendra probablement compte trop tard évidemment.
Comme ces fameux photos radars qui vont sauver des vies… Tout en permettant de donner des contraventions et de ramasser encore plus d’argent, bien sur. Ben voyons… Comme si c’était sur les autoroutes qu’il se tue le plus de monde.

L’important c’est l’IMAGE. Que ce soit vrai ou pas, qui s’en soucie du moment que ça PARAISSE vrai. Nous, électeurs, sommes de toute façon trop idiots pour faire la différence.

Cessons donc de mettre nos cerveaux au neutre et commençons à remettre ces politiciens à l’ordre en leur faisant clairement comprendre que les idiots, finalement, ce sont eux.

Au lieu de dire: Mentir comme un arracheur de dents ou encore mentir comme un vendeur de char, il faudrait maintenant dire: mentir comme un premier ministre du Québec.

Imaginez le fouilli bureaucratique quand le gouvernement tentera de définir ce qu’est un produit culturel québécois.

J’imagine déjà des fonctionnaires cogiter devant une canne de sirop d’érable…

Cher brasseur

« Les partis politiques nous prennent-il pour des imbéciles ou bien sommes nous réellement cons? »

Dans ton cas, ils gagnent à tout coup.

Cher Gagnon,

» J’imagine déjà des fonctionnaires cogiter devant une canne de sirop d’érable »

Peut être que tu pourrais suggérer de sous-contracter la production de sirop au Mexique. Comme tu le souhaites, on pourrait ainsi éviter le salaire minimum et les conditions minimales de travail applicables aux travailleurs saisonniers mexicains … Et en plus, ils veulent se syndiquer ces batêches là… Puis tant qu’à délocaliser le sirop pourquoi pas la culture: un petit mexicain basané qui écrit la suite des belles-soeurs en vacances à Cancun: je sais que c’est en plein ton style, mon grand snoro !

« J’imagine déjà des fonctionnaires cogiter devant une canne de sirop d’érable… » >dgagnon

Tiens! Le chevalier de la droite vient de déclarer que le sirop d’érable « en canne » est un bien culturel.

HÉ hé hé.

Le festival de la cacane.

Pauvre Gagnon

Les burocrates sont déjà habitués. Ces normes déjà très sont très semblables à l’alimentation dans les épiceries.

Les cacanes de sirop d’érables ne causent de problèmes qu’à David Gagnon et ses apôtres.

Les autres se contentent de les déguster parce qu’ils en ont les moyens.

@ Koldo:

Je reprend un billet écrit sur mon blogue…

La semaine dernière, j’ai dénoncé la politique d’achat local du gouvernement Charest. Avec ce genre de programme, tout ce que le gouvernement réussira à faire, c’est de soustraire les produits agroalimentaires québécois à la compétition. On réduit ainsi la nécessité pour les producteurs de développer un produit de qualité à faible coût.

Voici quels sont les coûts associés à une telle mesure.

Aux États-Unis, une loi permet d’imposer des mesures protectionnistes pour garantir que 85% du sucre consommé est produit sur le territoire américain.

Conséquences ? Le prix d’un kilo de sucre aux États-Unis est de 46,64$. Sur le marché mondial, le même kilo de sucre est vendu 25,78$.

Pour sauver quelques emplois, on pénalise l’ensemble de la population en leur faisant payer le gros prix pour tous les aliments contenant du sucre. Pour sauver quelques emplois, on réduit le pouvoir d’achat de tous les citoyens.

Qui veut faire l’ange, fait la bête.

@ Raymond Campagna:

En fait ce n’est pas moi qui aie déclaré le sirop d’érable bien culturel, c’est le PLQ qui a utilisé cet exemple pour militer en faveur de la convention sur la diversité culturelle de l’UNESCO.

Parait que le sirop d’érable c’est le fruit d’une tradition et et du patrimoine québécois. Que le terroir ferait parti de la culture.

En passant, plus de TQS sur les bien culturelle québécois est-ce que ça veut dire que le câble ne sera plus taxable ?

Quand je pense qu’il y a de la taxe sur certains aliments et qu’on l’enlève sur ce genre de produits, ça montre bien où sont les priorités de ce gouvernement. Ça fait peur.

Cher Gagnon,

J’illustre par l’absurde la teneur de vos propos et en plus de répondre au premier degré de l’absurde, vos sources sont manifestement déficientes.

Donc, si je vous écoute, nous ne devons absolument pas subventionner l’acériculture puisque le sucre d’érable produit serait alors une concurrence déloyale à Cuba et aux autres producteurs de sucre non subventionnés. Mon pauvre Gagnon, la délocalisation des érablières vers le Mexique n’aura pas grand impact sur le prix du sucre mais on peut dire sans trop se tromper que la survie de cet héritage serait alors fortement mis en péril. La délocalisation de la production culturelle québécoise de même. La premier degré de l’absurde où vous êtes entrés (avec vos grands sabots pas trop discrets) est de considérer notre culture comme un élément devant être mis en concurrence sur l’hôtel (j’allais dire: table de sacrifice) de votre religion appelée « libre concurrence ».

Voulez-vous qu’il existe dans le monde une seule sorte de sucre (celle venant de la canne – ou à la limite de la bettrave) ? voulez vous qu’il existe une seule sorte de culture (la production de l’industrie américaine anglophone à la James Bound) ? Voulez-vous qu’il existe une seule sorte de fromage (le kraft). Il est pour le moins étrange que les pays dont les agricultures sont les plus subventionnés (UE et USA) sont les pays qui contrôlent les politiques du FMI et de la banque mondiale qui demandent, eux, la pleine libéralisation de l’économie et un accès total au marché local. Le sucre n’est pas différent du coton et de plusieurs autres cultures où les pratiques industrielles sont subventionnées au détriment de l’agriculture de survie et des cultures historiques pouvant être associés justement à la Culture. La différence à ce chapitre entre l’UE et les USA est justement d’ordre culturel. Alors que les USA subventionnent l’agriculture industrielle, l’UE subventionne souvent les productions artisanales qui ne survivraient pas autrement. Pour connaître un peu la Suisse, je peux vous dire que le véritable gruyère (bien salé) n’existerait pas sans subvention. Sommes-nous prêt à accepter la disparition de ce trésor de l’humanité ? Manifestement nous n’avons pas la même réponse. Et quelle est votre réponse si on parle de la culture québécoise ?

Pour ce qui est de vos sources déficientes : http://r0.unctad.org/infocomm/francais/sucre/culture.htm

Gagnon veut tu dire que le sucre américain est meilleur que celui au Québec à un point tel qu’il vaut plus cher que le sirop d’érable?

« Sur le marché mondial, le même kilo de sucre est vendu 25,78$. » (David Gagnon)

Le rendement de l’Australie est de 12 000 kilos de sucre à l’hectare et à 25,78$ le Kilo le rendement en argent pour l’Australie serait de 309 360,00$ de l’hectare.

Imaginez un agriculteur qui possède 3 000 hectares, son revenu brut annuel serait d’environ 10 millions de dollars.

Imaginez maintenant pour les agriculteurs des USA, avec un rendement moindre certes, mais à 46, 64$ le Kilo.

Avec du sucre à 46,64$ le kilo aux USA, on comprend pourquoi les familles Québécoises avec 2 enfants ont le niveau de vie plus élevé en Amérique.

Décidément notre expert en économie, y connais ça l’agriculture et les chiffres.

@ Koldo

Je n’ai pas simplement dit que nous ne devrions pas subventionner l’acériculture, j’ai dis que l’agriculture, peut importe sa forme, ne devrait toucher AUCUNE subvention.

Pour des raisons économiques: ces subventions affectent le pouvoir d’achat des Québécois/Canadiens.

Pour des raisons éthique: ces subventions tue l’agriculture dans les pays en voie de développement (surtout en Afrique).

@ Yvon Fleurent:

Dis moi, si la vie est si bonne ici, pourquoi les américains n’immigrent pas au Québec ?

Voilà ce que Gagnon a dit.

« Aux États-Unis, une loi permet d’imposer des mesures protectionnistes pour garantir que 85% du sucre consommé est produit sur le territoire américain.

Conséquences ? Le prix d’un kilo de sucre aux États-Unis est de 46,64$. Sur le marché mondial, le même kilo de sucre est vendu 25,78$. » (DG)

C’est vrai qu’il est juste mon commentaire.

Mais, aussi pour ce pauvre Gagnon c’est ton commentaire que j’ai copié collé et il faux et complètement dans les patates et il aplaudit. Il est content de son texte.

En 2003 le prix au détail du sucre granulé aux USA était de .66 cennes us le kilo.

Mais là Gagnon nous dit: « Le prix d’un kilo de sucre aux États-Unis est de 46,64$. »(DG)

Méchante inflation aux USA.

Hé ben gagnon!

Sa parle de sucre aux USA dans ton lien.

Il n’y a que deux sources de sucre aux états, le sucre de cane et bettraves.

À la date de ton lien fin mars le prix était de 13,59 cennes. Du sucre c’est du sucre, granulé ou pas.

Encore un article douteux et mensongé qui faisait ton affaire.

Tu cherche une porte de sortie mais il y en a pas.

« Je ne parle parle pas du prix du sucre granulé. » >dgagnon

De quelle sorte de sucre alors?

@ Yvon Fleurent:

Tu mélanges le prix avec la subvention garantie du farm bill…

Ça t’arrives souvent de mélanger les faits de manière à introduire la confusion. Ta manière de te trouver une porte de sortie…

C’est toit qui veux mélanger Gagnon.

Tu as déclaré par écrit que:

« Sur le marché mondial, le même kilo de sucre est vendu 25,78$.” (copier coller de DG)

Rien à voir avec le farm bill. Jamais le kilo de sucre ne s’est vencu 25,78$. Le prix du sucre pour les sucriers dans le monde était de 13,59 cennes us à la fin mars en 2008.

Tu n’est pas capable de te faire un avis, donc tu copie celle des autres qui font ton affaire.

De plus donnes-nous le prix de la subvention au Kilo donnée aux sucriers des USA on t’attend.