La démission de Thierry Vandal

Nombreux sont ceux qui se demandent pour quelle raison Thierry Vandal quitte son poste de PDG d’Hydro-Québec, l’un des plus prestigieux de l’État québécois. Le blogueur Pierre Duhamel émet une hypothèse à ce sujet.

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Thierry Vandal – Photo : Mario Beauregard/La Presse Canadienne

De nombreuses personnes se demandent pourquoi Thierry Vandal compte abandonner son poste de président et directeur général d’Hydro-Québec, l’un des plus prestigieux de l’État québécois.
Blogue Economie

Sa démission et le départ annoncé de deux autres dirigeants ne seraient-ils pas le signe d’un désaccord avec le gouvernement sur la gouverne de la société d’État, ou les conséquences des problèmes rencontrés dans le dossier des compteurs intelligents ? C’est du moins l’hypothèse de Bernard Drainville. Hypothèse qui a été immédiatement réfutée par le premier ministre et le président d’Hydro-Québec.

Je vais vous soumettre une autre hypothèse, plus prosaïque et moins politique.

Nommé en 2005, Thierry Vandal aura passé 10 ans à la tête de la société d’État, ce qui est exactement dans la moyenne des PDG des grandes sociétés américaines.

Dans un article publié dans Harvard Business Review (HBR), l’un des grands spécialistes mondial de la gestion estime qu’une période de sept ans — à deux années de plus ou de moins — est la durée optimale d’un mandat à la présidence d’une grande entreprise.

Je comprends tout à fait M. Vandal de quitter un poste qu’il occupe depuis de nombreuses années, dans une entreprise pour laquelle il travaille depuis presque 20 ans. Il est encore dans la force de l’âge et détient à la fois un diplôme d’ingénieur et un MBA, en plus d’avoir une grande expérience de gestion.

Pour le commun des mortels, Thierry Vandal est extrêmement bien payé, avec un salaire de 460 000 dollars en 2013 et une rémunération totale de 573 000 dollars. En revanche, une entreprise appartenant au secteur privé de la taille d’Hydro-Québec, avec des revenus de 12 milliards de dollars et ses 20 000 employés, lui aurait peut-être accordé 10 fois plus d’argent. À titre de comparaison, l’ancien président de Québecor, Robert Dépatie, a gagné 14,8 millions de dollars en 2013.

Autant le poste de président d’Hydro-Québec est prestigieux et son titulaire jouit d’une influence considérable dans les affaires du Québec, autant il est soumis à un cadre réglementaire compliqué, de même qu’à des exigences et des pressions politiques incessantes. Personnellement, je trouve que c’est un job difficile.

La définition de tâches du PDG d’Hydro-Québec est assez claire.

Il doit livrer un résultat annuel net de deux milliards de dollars au gouvernement — malgré des employés qui bénéficient de conditions de travail exceptionnelles, malgré les tarifs les plus bas en Amérique du nord, malgré des ventes à rabais aux alumineries, malgré la baisse du prix de l’électricité sur les marchés d’exportation, malgré la construction anticipée de nouveaux barrages exigés par le gouvernement pour stimuler l’économie et malgré l’achat d’électricité provenant des microbarrages et des éoliennes promises au nom du développement économique régional.

Pour réussir, le président et directeur général d’Hydro-Québec doit être un fin politique pour composer avec les exigences de son seul actionnaire, et un très bon gestionnaire pour piloter ce navire amiral de l’État québécois.

La question est maintenant de savoir qui succèdera à Thierry Vandal. Sophie Brochu, la présidente de Gaz Métro ? Elle a gagné presque trois fois plus d’argent que Thierry Vandal en 2013. Ce sera le cas, je le crains, de la plupart des dirigeants d’entreprises chevronnés du secteur privé. Je ne serais donc pas étonné que le successeur désigné soit déjà à l’emploi de la société d’État.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes de la chaîne Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

29 commentaires
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Ca me fait tellement penser au départ de Rousseau à la Caisse, quelques mois avant le cataclisme de 40 milliards

Le VG est présentement en train de fouiller les livres d’HQ. Vandal, un ancien Libéral, tout comme Mme Nadeau, ont décidé de lever l »ancre avant la tempête. Après moi, le déluge

Rousseau a quitté après que la crise financière ait eu lieue, il avait même dû répondre à des questions en commission parlementaire à Québec. Ceci dit, les 40G$ ne se sont pas évaporés, c’était une perte de valeur financière et les marchés ont rebondit depuis.

Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a eu aucune perte, la CDEP détenait plus de 20G$ en PCAA qui ont réalisé des pertes importantes. Je ne fais simplement que remettre le pendule à l’heure.

Oui c’était une perte et oui elle s’est évaporé. Les PCAA ne valent plus rien, les marchés ont effectivement rebondit mais la caisse n’a pas fait de rendement sur le 40 G$ perdu, ce qui nous a fait perdre beaucoup, beaucoup d’argent. Pas grave, le gouvernement s’enligne pour le récupérer dans le fond de pension de ses employés….

Pour dire les choses telles que je les pense. Je ne suis pas absolument certain que cette société d’État soit si bien gérée que cela. Pour en être sûr en tant que simple citoyen, il faudrait que j’aie accès à tous les comptes et à l’ensemble des décisions prises sur tous les projets au cours de ces dix années.

Aussi n’ayant pas la preuve irréfutable que de ce que j’argue, je dirais que mes propos relèvent de l’impression ou comme disent certains scientifiques de : l’intuition.

La science a démontrée plus d’une fois qu’une intuition peut être avérée.

— Est-il possible que le gouvernement aimerait bien voir une consolidation des résultats d’Hydro-Québec ?

J’ai toujours été amateur des énergies alternatives, un reste probablement de mon passé « écolo », à ce titre j’ai toujours estimé que le vent, l’éolien si vous préférez, que c’était une source énergétique intéressante à développer. Si certains pays comme le Danemark y sont bien arrivés…

… Il ne m’a pas semblé que sous la houlette de monsieur Vandal, on y soit parfaitement arrivé ici. Puisque globalement, ce sont les usagers du réseau d’électricité (donc tout le monde) qui reçoivent une facture qui reflète ces errements. Un exemple, parmi d’autres.

Évidemment, même plus chère, on paye l’électricité moins chère que d’autres quand on se compare pour se consoler. Seulement a-t-on besoin de passer sa vie à se consoler au lieu de relever des défis et puis d’avancer ? D’un point de vue économique, tout cela reste improductif. Et comme bilan énergétique, c’est nul.

Je conçois que nous accordons beaucoup trop d’importance aux PDG(s) tant dans le public que dans le privé. Pour en avoir croisé quelques-uns, j’ai relevé que pas un seul ne peut se vanter d’une quelconque infaillibilité. L’erreur fait partie de toute l’activité humaine à tous les niveaux. En ce sens, ce sont les solutions qui ont une valeur et non celui qui préside aux erreurs.

J’admets que la critique est toujours plus aisée que la pratique de l’art. En ce sens je ne cherche en rien à réduire les talents de monsieur Vandal, je n’ai aucun doute qu’il trouvera d’excellentes opportunités. Mon intention était plutôt de relativiser.

Voici déjà quelques temps que je ne crois plus tellement dans le mythe de « l’Homme fait Dieu ou de la Femme faite Déesse ». Je crois plus volontiers dans le Père-Noël une fois par année.

À tous les âges, chacun ses mythes que vous me direz !

@ Serge Drouginsky: Je n’ai jamais lu un tel ramassis d’insignifiances. Attention à l’apéro à l’heure du lunch!

@ Jean Ste-Marie

Merci de me communiquer vos impressions sur mon texte. Je m’efforce toujours de prendre en compte les opinions des autres internautes sur mes propos. Néanmoins, j’aurais apprécié que vous développiez un peu votre argumentation sur ces « ramassis d’insignifiances » que vous relevez.

Je dois ajouter que je trouve votre réponse à tout le moins surprenante. Lorsque votre « Je n’ai jamais lu un tel (…) » relève de la malveillance peut-être, du superflu ou de la redondance pour ne pas dire du radotage.

Si vous n’avez vraiment jamais rien lu ou entendu de plus insignifiant dans votre vie, cela signifie que vous ne devez pas beaucoup lire et peut-être que vous êtes bien blasé.

Merci de m’inviter à plus de sobriété, non au niveau du texte, mais de la boisson. Sur ce point vous arrivez un peu tard, cela fait belle lurette que je ne consomme aucunes boissons alcoolisées à l’heure du midi. Et à toutes fins pratiques presque plus en tout temps.

Vous nous feriez très grand plaisir, si à l’avenir, vous produisiez vos propres commentaires sur les toujours excellents textes et sujets qui nous sont offerts par Pierre Duhamel. De cette façon, prêchant par votre exemple, il me deviendrait possible de me corriger moi-même en vous suivant ; ce pour le plus grand bonheur des internautes, puisque le caractère certainement pleinement chargé de signifiance de vos mots, aurait pour effet indéniable par votre présence de relever le niveau général de tous les commentaires.

M’obligeant, à n’en point douter à me surpasser pour dans votre sillage m’élever jusqu’à votre niveau.

Si finalement tel n’est pas le cas — cela signifie — pour paraphraser l’illustre Rabelais : que vous entendez en l’art de lancer l’os, qu’une fois l’os trouvé, il n’est point de chair à ronger et moins encore de substantifique moelle à extraire. Dommage, j’aurais apprécié.

— Vraiment désolé si mes propos vous auraient déçus ! Je ne sais franchement pas si je vais m’en remettre.

« Si certains pays comme le Danemark y sont bien arrivés…

… Il ne m’a pas semblé que sous la houlette de monsieur Vandal, on y soit parfaitement arrivé ici. Puisque globalement, ce sont les usagers du réseau d’électricité (donc tout le monde) qui reçoivent une facture qui reflète ces errements. Un exemple, parmi d’autres. »

Savez-vous combien coûte l’électricité au Danemark? Mieux encore, savez-vous à combien ils vendent leurs surplus à l’Allemagne?

Si oui, je ne comprends pas comment vous pouvez conclure que H-Q (ou Thierry Vandal, si vous voulez lui porter le « blâme ») erre en payant des coût de 10c/kWh (j’arrondi) pour la production et l’entretien de l’énergie éolienne.

Je ne vois pas non plus comment vous pouvez conclure que les usagers doivent en payer la facture puisque les tarifs de tout le monde* sont inférieurs à 10c/kWh. En somme, ce sont les profits d’H-Q qui sont grugés par cette gestion de la filière éolienne. Pourtant, les exigences de profits ET les commandes en éoliennes proviennent toutes deux du gouvernement québécois – comment est-ce que Thierry Vandal pourrait être blamé de cette situation?

Comme vous dites, il faudra des chiffres pour montrer que votre intuition de mauvaise gestion de la part de Thierry Vandal soit confirmée.

* Les usagers qui ont un système bi-énergie en période de grand froid ainsi que ceux qui ont un compteur intelligent en période de pointe vont atteindre des tarifs supérieurs à 9c/kWh, mais ce seront l’exception plutôt que la règle.

La seule façon de rentabiliser l’investissement en éoliennes est soit d’augmenter les tarifs ou d’espérer que les prix du nord-est américain (ou de l’Ontario) augmentent considérablement.

La définition de tâche du PDG d’Hydro-Québec devrait aussi d’agir de façon à rendre les québécois fiers de leur Société d’Etat. Rappelez vous la pub qui disait « nous sommes 12,012 » à l’époque de la construction des grands barrages et des premières lignes de transport à 735 KVolts.

Les politiciens à ces époques là soutenaient Hydro-Québec et ses plans de croissance et de modernisation du réseau, qui à long terme donnaient les résultats attendus, y’avait quelque chose à être fier d’Hydro-Québec, qui même en ayant les plus bas tarifs en Amérique du Nord et malgré les tarifs préférentiels qu’elle accordait aux alumineries d’ici réussissait à performer aussi bien sinon mieux que n’importe quelle entreprise privée du même secteur, tout en agissant comme « la vache à lait du Québec ».

Un PGD d’H.Q avait de quoi être fier lui-même de ce genre de performance et j’imagine avait de la marge de manoeuvre pour pousser d’avantage dans cette direction. Le choses se gâtent par la suite lorsque le Gouvernement impose des plans d’action à H.Q l’éolien en est un bel exemple, le PDG d’H.Q doit s’incliner et jouer le jeu des politiciens qui lui impose d’acheter à perte de l’énergie dont il n’a pas besoin et même de continuer à en acheter lorsque l’entreprise est clairement en surplus d’énergie et que ça n’a plus de sens économiquement de continuer dans cette direction. Ce doit certainement être un élément qui motive M.Vandal à partir et ça devrait aussi en être un qui devrait inciter son éventuel remplacent à ne pas accepter l’offre qui lui sera faite. Comme c’est certain qu’H.Q aura un prochain PDG il faudra se demander 1) qui l’aura vraiment choisi et 2) ce qu’il aura vraiment comme mandat.

Disons que c’est parti dans une mauvaise direction avec la nomination récente par le gouvernement d’un nouveau Président du C.A d’H.Q qui n’a pas l’expérience qu’une entreprise de cette taille exige normalement à ce poste et qui en principe aura la responsabilité de choisir le nouveau PDG d’H.Q, de que nous savons de la culture du PLQ nous laisse clairement entrevoir la possibilité d’influence politique dans le choix du nouveau PDG et il n’y a rien là-dedans de rassurant pour les québécois et leurs intérêts.

Même si vous étiez employé quelque part depuis très longtemps quitteriez-vous à l’aube de réaliser un projet extraordinaire et emballant? Peu probable, donc au mieux ces gens quittent parce que l’avenir chez HQ ne s’annonce pas très excitant.

Or compte tenu de l’importance de HQ au Québec et du contexte politique, économique et démographique la définition de «pas très excitant» signifie certainement quelque chose d’un peu plus corsé que la simple absence de grands projets…

Clair que la conjoncture encouragera les gouvernements à utiliser de plus en plus HQ comme instrument fiscal et comme levier économique, cette intrusion grandissante n’est certes pas vue favorablement par des dirigeants qui perdent peu à peu leur pouvoir.

De plus le gouvernement pourrait exiger (et avec raison) que HQ coupe du gras dans son organisation, notamment dans les conditions outrageusement avantageuses des employés et nombre de projets inutiles et coûteux (notamment à l’IREQ). Après les municipalités et la fonction publique il faut s’attendre à ce que les sociétés d’état reçoivent l’attention du gouvernement, surtout quand on sait que c’est là qu’on retrouve les meilleurs conditions et le plus de privilèges.

Comment se fait-il que le vérificateur Général du Québec n’a aucun droit de regard sur les finances d’Hydro-Québec?
En ces temps d’austérité, ou Mr Couillard coupe aveuglément dans tous les secteurs, pourquoi il n’y a eu aucun ménage effectué chez Hydro-Québec. Et ce pendant que 15 000 employés syndiqués d’Hydro-Québec viennent de recevoir une hausse de salaire de 4,2% ..!!?
Les pensions de HQ sont les plus généreuses du Québec et sont comparable avec celles du Gouvernement Fédéral.
HQ fonctionne en vase clos, et pourtant nous en sommes tous propriétaire. Comment se fait-il que notre gouvernement n’as pas le droit d’analyser l’ensemble de ces finances.
Je n’ose même pas imaginer le gaspillage que l’on y découvrirait…
Une chose est sûr c’est qu’il y aurait certainement suffisamment d’argent pour financer le manque à gagner dans nos écoles, et ainsi assurer une relève suffisamment scolarisée pour payer notre énorme dette collective.
J’ai l’impression que si l’on pouvait fouiller dans HQ on y découvrirait la raison du départ de M.Vandal…

Je suis entièrement d’accord avec vos propos sur HQ, cependant, écrire que « Mr Couillard coupe aveuglément dans tous les secteurs… » est totalement faux.

Ce que le gouvernement Couillard fait, c’est de réduire le rythme de L’AUGMENTATION DES DÉPENSES. Les dépenses augmenteront mais moins spectaculairement qu’avant. Bref, on apporte un peu de gros bon sens dans nos finances. ENFIN! Sinon, c’est la Grèce qui nous attend…

En effet, l’austérité mais la VRAIE cette fois; pas celle décriée faussement aujourd’hui par les grosses centrales syndicales.

« Le communiqué rendu public par la même occasion stipule que le vérificateur «a accès à toutes les informations conduisant à la publication des états financiers vérifiés de l’entreprise».

De son côté, en point de presse, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a déclaré: «J’exige qu’Hydro-Québec se conforme à la loi».

Il s’est fait rassurant, en soutenant qu’Hydro-Québec était «actuellement en discussion avec le vérificateur général pour se conformer à la loi». »

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201406/11/01-4774898-le-vg-denonce-le-manque-de-collaboration-dhydro-quebec.php

Pour moi la meilleure phrase que j’ai entendu à propos d’H-Q et qui résume bien ce que je pense de la Société, vient d’un ancien employé d’H-Q qui y a travaillé plus de trente ans, un gars brillant et rationnel. Alors qu’on lui a demandé si il trouvait que la Société était mal géré, il nous a lancé: » Nous à l’Hydro, on fait pas faillite, mais ce n’est pas parce qu’on essaye pas »…

C’est dur de devoir répondre en même temps à son conseil d’administration et au bureau du premier ministre, tout en acceptant un salaire moindre que ce que nous offrirait le secteur privé pour servir des missions clairement établies de même que des clientèles ne disposant que d’un seul bureau des plaintes.

Alors la question qui tue : Qu’est-ce qui peut bien motiver un gestionnaire compétent à accepter de couvrir un tel poste ?

Exactement…le mot « compétent » prend ici tout son sens.

S’il fallait que, pour attirer des administrateurs compétents, HQ débourse le montant que ces derniers méritent pour une tâche de cette ampleur, disons dans les 7 chiffres par année, il y aurait une révolution au Québec, d’où le fait qu’on se ramasse toujours avec des gestionnaires en culottes courtes.

Vous laissez entendre que nous avons toujours eu des gestionnaires incompétents à la direction d’H.Q, je ne suis pas d’accord avec ça, cette société là est solide et elle en est pas arrivée là par hasard, elle a eu des gestionnaires compétents qui avaient comme objectif de la faire progresser et performer de mieux en mieux.

Je crois qu’H.Q a pu progresser et devenir ce qu’elle est parce que durant de longues périodes le gouvernement appuyait la direction d’H.Q et sa vision de l’avenir, les deux faisaient front commun pour faire évoluer H.Q dans le meilleur intérêt des québécois. La chose se gâte lorsque le Gouv décide d’imposer sa vision à la direction d’H.Q pour des considérations politiques / partisanes, surtout lorsqu’en prenant ce genre d’orientation le gouvernement n’est pas en mesure de s’expliquer et de convaincre les québécois qu’il fait le bon choix.

Je crois qu’on peut très bien trouver d’excellents gestionnaires prêts diriger et faire progresser une Société d’État et le faire aussi bien que n’importe quel PDG de compagnie privée, ces gens là qui ne trouvent pas leur satisfaction seulement dans les $$$ de rémunération sont généralement des passionnés, ont de bonnes idées et souhaitent les mettre à profit pour la collectivité; encore faut-il qu’on leur laisse la marge de manoeuvre nécessaire pour agir. Lorsqu’on ne leur laisse plus cette latitude les chances de les voir se pointer sont plutôt minces, c’est à ce moment là qu’on peut se demander ce qui motive les autres à s’offrir ou à accepter l’offre.

Sauf que lorsque les paramètres d’efficacité sont comparés avec d’autres sociétés similaires en Amérique, HQ fait toujours piètre figure. Revenus par employé, coût par client etc etc HQ se démarque par son incompétence. Si vous connaissez quelqu’un qui y travaille, questionnez le et il vous avouera candidement qu’aucune entreprise privée ne tolérerait ce genre de gestion inefficace.

Bah! Votre papier n’est qu’une supposition comme tous les commentaires que nous laissons. Sachant que tout a une fin, que d’aucun de nous ne sommes restés à vie à une fonction ou sur un projet, qu’est-ce que ça peut bien changer dans nos vies de tout savoir sur le départ de monsieur Vandal? Du changement, on en veut tant… et bien en v’là, ce cher changement qui fait toujours du bien pour UN TEMPS. Je ne comprends toujours pas cet acharnement et ces fouilles pour connaître les si, les pourquoi et les comment de toutes les décisions de départ des dirigeants de tout acabit. Que leur décision soit d’ordre politique, personnel, familial, juridique, sentimental, erratique ou quoi d’autres, sous le couvert de la recherche de la vérité, n’y a t-il pas une chasse aux sorcières dans nos SUPPOSITIONS ou HYPOTHÈSES? Et pour les solutions de chacun, soyons honnêtes, il y en a autant qu’il y a de commentaires. OUF!

Peut-être parce qu’il se sauve avec une année de salaire à nos frais. Essayez ça avec votre employeur et le chômage pour voir.

Tous ceux qui ont soit travaillé ou fait affaire avec HQ savent que cette entreprise est remplie jusqu’aux as de rond-de-cuir surpayés réclamant la semaine de 4 jours, syndiqués mur à mur ( même les ingénieurs sont syndiqués, les seuls au Canada) . Il y a une liste d’attente très longue pour y entrer comme employé pour pouvoir prendre une pleine retraite indexée à vie dès l’âge de 56 ans.

Par contre le PDG est sous payé en comparaison avec n’importe quel poste similaire dans le secteur privé .

Vous devriez vous demander pourquoi , car le même situation prévaut au sein de la SAQ et probablement d’autres entreprises publiques. Je crois qu’un PDG de très haut niveau contribue beaucoup plus à la rentabilité qu’une pléthore de gestionnaires qui travaille toute leur vie chez le même employeur afin de conserver leurs avantages.

Intéressant article de M. Duhamel.
L’hypothèse en vaut bien d’autres. Comme celle que ce ne sont pas 3 mais 4 démisssions chez HQ. Tiens, ils ont tous et toutes démissionné pour une plus grosse paie ailleurs et presque en même temps. Curieux !
La vérité se situerait surement plus du côté de l’UPAC qui enquête sur HQ.
Vous connaissez le viel adage: Les rats sont les premiers à quitter le navire quand le bateau coule.
Ça sent vraiment pas bon. Désolé de ne pas embarquer dans votre hypothèse de démission.