La guerre du pétrole et nous

Depuis un mois, nous payons 15 cents de moins le litre d’essence, grâce à la guerre de prix que se livrent les pays producteurs. Encore mieux, cette baisse pourrait être encore plus accentuée si le prix du baril de pétrole continue de baisser.

Illustration: iStock
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C’est déjà Noël pour les automobilistes et camionneurs. Depuis un mois, nous payons 15 cents de moins le litre d’essence grâce à la guerre de prix que se livrent les pays producteurs. Encore mieux, cette baisse pourrait être encore plus accentuée si le prix du baril de pétrole continue de baisser.
Blogue Economie

Depuis son sommet, en juillet, le prix du baril de pétrole Brent — qui sert de référence ailleurs qu’en Amérique du Nord — a chuté de 25 %. La baisse est de 28 % pour le prix nord-américain, le WTI.

Si la baisse ne se répercute pas totalement sur le prix à la pompe, c’est qu’elle est relativement récente et que les taxes — 32,2 cents le litre, à Montréal — limitent les gains que nous pourrions en tirer.

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a délibérément baissé le prix de vente de son pétrole. Au début, on a cru que c’était pour rendre la vie difficile à l’Iran, le grand rival régional, et à la Russie, le deuxième exportateur mondial.

En agissant ainsi, l’Arabie saoudite affaiblit aussi par la bande le groupe terroriste État islamique, qui se finance en vendant du pétrole saisi dans ses conquêtes territoriales.

Oublions les enjeux politiques, car il s’agirait plutôt d’une simple guerre de parts de marché. Producteur à faible coût, l’Arabie saoudite ne veut pas voir ses clients lui préférer du pétrole provenant des États-Unis et d’ailleurs, dont le coût de production est plus élevé. Les Américains sont devenus, cette année, le premier producteur mondial de gaz et de pétrole grâce à la fracturation hydraulique.

Pour les Québécois, les effets de cette baisse du prix du pétrole sont plutôt bénéfiques — du moins à court terme.

Il reste plus d’argent dans nos poches pour acheter d’autres biens ou épargner davantage. D’autres secteurs de l’économie devraient donc en profiter. Pensons aussi à la diminution des coûts de transport, avec la dilution du prix du kérosène et du diesel.

La baisse du prix du baril de pétrole se répercute sur le dollar canadien, qui se trouve sous les 88 cents américains. Les exportateurs manufacturiers du centre du pays devraient en profiter.

Malheureusement, il n’y a pas que des retombées positives.

Si vous êtes un militant environnementaliste, vous serez déçu d’apprendre que les ventes de véhicules sont en forte hausse depuis quelques mois au Canada et aux États-Unis, parce que le prix de l’essence est moins cher. Pire, les consommateurs achètent davantage de gros véhicules que de petites voitures économiques peu gourmandes en essence. Dans leur tête, ce n’est plus nécessaire.

La conversion d’un parc d’automobiles à l’énergie fossile à un parc de véhicules électriques sera beaucoup plus difficile si le prix de l’essence est bas. Le consommateur n’y trouvera tout simplement pas son compte. De plus, les investisseurs seront encore plus prudents avant de placer leurs billes dans les technologies propres.

Si vous êtes un investisseur boursier, vous avez aussi constaté que l’indice de la Bourse de Toronto est composé de plusieurs titres énergétiques et qu’il subit de plein fouet la baisse du prix du carburant. Ce n’est pas très bon pour nos épargnes et pour nos fonds de pension.

En voulant inonder le marché de leur pétrole pas cher, les Saoudiens découragent enfin l’investissement dans de nouveaux gisements.

Pour nourrir une demande quotidienne de 93,5 millions de barils par jour, l’industrie pétrolière est un acteur de poids dans l’économie mondiale, avec des investissements mondiaux de 720 milliards de dollars américains en 2013. Plusieurs de ces investissements seront remis en question si le coût d’extraction des nouveaux gisements est supérieur au prix de vente sur les marchés mondiaux.

De nouveaux gisements, comme ceux que l’on pourrait trouver à l’île Anticosti, pourraient être facilement oubliés si le pétrole reste bon marché.

Enfin, une baisse du prix du pétrole et une diminution des investissements auront des répercussions sur les revenus des provinces productrices et du gouvernement fédéral.

N’oublions pas que les paiements de péréquation distribués par le gouvernement fédéral sont calculés à partir de la capacité fiscale de chacune des provinces, incluant les sommes obtenues de leurs ressources naturelles.

Les résidants et les entreprises de l’Alberta sont de grands contributeurs à ce programme et le Québec un grand bénéficiaire. Une détérioration de l’économie albertaine ne serait pas sans conséquence.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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27 commentaires
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(desole pour l’absence d’accent) J’ai de serieux doute que les exportations vont vraiment reprendre du galon a court terme malgre la chute de la valeur du dollar canadien. Des industries entieres, principalement chez les manufacturieurs, se sont contractees pendant l’ere de la parite et il faudra du temps et de l’argent afin de retablir des niveaux d’exportation comparables (en termes reels) a ceux d’il y a 10 ans.

Il faudra aussi que le dollar continue de descendre, 12 cents sous la parite n’est pas suffisant pour apporter des changements structurels, et surtout qu’il se stabilise. Mais qu’est-ce qu’il y a de stable dans le prix du petrole brut depuis 10 ans? Rien. Peu probable que la situation se renverse pour les prochaines annees.

L’Arabie Saoudite tente de nuire à la production pétrolière américaine, espérant y voir se rétrécir ses productions et ses exportations pétrolières, pétrochimiques (éthane) et gazières. Tout cela en raison de l’impact croissant du gaz de schiste sur les prix intérieurs. Les consommateurs québécois devraient se poser des questions sur l’opportunité de son exploitation chez nous au lieu de s’empêtrer dans de beaux discours ronflants sur le maintien du paysage patrimonial des Appalaches (sans les arbres du XVIIIe siècle). Au Dakota du Nord, en pleine révolution pétrolière et gazière, de l’Interstate Highway qui traverse cet État, il est difficile de voir les « calamiteux » puits d’exploitation, même autour de la ville de Dickinson, pourtant au coeur de ses gisements.

M. jacques saint-cyr,

Inutile de compter sur le gaz de shale pour stimuler l’économie, il ne nous appartient plus. Par le biais ne notre gouvernement looser, nous l’avons servi sur un plat d’argent aux étrangers.

S’il y a exploitation, nous en retireront rien.

Quant au pétrole nul ne sait s’il y en a au Québec.

Alors oubliez la comparaison au Dakota.

Pour l’exploitation gazière au Dakota, ils le font brûler dans l’atmosphère à l’aide de torchères faute de moyens de transports. Vous pouvez voir la lueur la nuit sur Google.

Partout où le gas de schiste est exploité, les états s’enrichissent et les habitants voient leur niveau de vie augmenter de façon significative. Et en plus, ce gas sers à DIMINUER les coûts associés à l’énergie pour TOUT le monde qui a l’intelligence de le faire fructifier. Et ce, sans aucun danger pour l’environnement (les mythes galvaudés par les eco-catastrophistes sur ce sujet sont tenaces mais sont mensongers)!

Ici, au Québec, c’est l’abrutissement total. On est pauvres et on veut absolument le demeurer. Comme de minables indigents qui pataugent dans leur bouillasse.

Le gaz de shale NE nous APPARTIENT PLUS. Ton parti tant adoré, le parti libéral l’a donné pour un plat de lentille et probablement en échange d’enveloppes brunes ou de « jobbines » et pas de redevances en plus. Le PQ et

0$ redevances + 0$ pour les concessions = combien $? Mais il fait savoir compter jusque là pour ça.

Encore là tu ne sais rien au sujet les gaz de shale comme pour les « 30 glorieuses économiques ».
Pour le pétrole, personne ne sait s’il y en a. Les grandes pétrolières comme Shell sont venues creuser et n’ont rien trouvé.
————

« On est pauvres et on veut absolument le demeurer. »

Faux!

Désinformation.

Le niveau de vie des Québécois est plus élevé que celui des Ontariens et de celui de 99% des Américains.

PAUVRE de toi!

« Le niveau de vie des Québécois est plus élevé que celui des Ontariens et de celui de 99% des Américains. » (sic)

Mais où est donc la vague d’immigration vers le Québec??? N’importe quoi…

Le gaz de schale ne nous appartient pas? HEUREUSEMENT. Comme l’a dit un sage, laissez les bureaucrates administrer le désert et vous manquerez de sable en moins de 3 ans.

Le gaz de schiste peut parfaitement être exploité par le (ô horreur!!!) PRIVÉ de façon très sécuritaire et profitable comme ça se fait à de multiples endroits dans le monde et les gouvernements qui ont eu la sagesse de permettre que cela se fasse plutôt que d’écouter un troupeau de pétrophobes s’en frottent les mains. Cette industrie crée des milliers d’emplois hyper-payants (on ne parle pas ici de McJobs) et permanents et permet de RÉDUIRE les coûts de l’énergie tout en AUGMENTANT les les exportations.

Le gouvernement québécois est propriétaire et/ou est impliqué dans plein de choses qui ne fonctionnent pas du tout (éoliennes par exemple) et qui nous coûtent une petite fortune et sa façon de gérer les différents ministères dont il a la charge nous convainquent qu’il est dans le meilleur intérêt supérieur des Québécois qu’il se tienne le plus loin possible du gaz de schiste.

« Mais où est donc la vague d’immigration vers le Québec??? N’importe quoi… »

« Valeant inaugure officiellement son siège social international à Laval »

Aux USA Valeant, la pharmaceutique, payait 36% d’impôt. Au paradis fiscal du Québec, elle paye 3%. Donc la compagnie a émigré au Québec.

« Selon des informations contenues dans des documents envoyés aux investisseurs de Valeant que notre Bureau d’enquête a pu faire analyser, Valeant a fait passer, depuis son arrivée au Canada et son déménagement au Québec, son taux d’imposition de 36 à 3%. »

« Mais où est donc la vague d’immigration… », c’est ça qui est n’importe quoi et c’est toi qui l’écrit.
Ta vieille rengaine comme d’habitude.

Je répète, le niveau de vie des Québécois est plus élevé que celui des Ontariens et de celui de 99% des Américains.

J’oubliais,

« Selon des informations contenues dans des documents envoyés aux investisseurs de Valeant que notre Bureau d’enquête a pu faire analyser, Valeant a fait passer, depuis son arrivée au Canada et son déménagement au Québec, son taux d’imposition de 36 à 3%. » (Jean-François Cloutier et Éric Yvan Lemay / Bureau d’enquête)

« Au cours des dernières années, plusieurs entreprises américaines ont déménagé leur siège social dans d’autres pays, notamment au Canada, pour payer moins d’impôts. Le dernier cas est l’achat de Tim Hortons par Burger King, qui compte déménager au Canada. » (Argent)

@ youlle le 10 novembre 2014 à 13 h 39 min:

Ah…ah…ah…UNE (1) société vient s’établir au Québec, UNE (1) et vous vous excitez… En plus, on a dû la subventionner jusqu’aux os pour qu’elle vienne ici!

Tenez, voici quelque chose qui élargira vos œillères:

http://argent.canoe.ca/nouvelles/montreal-une-locomotive-economique-au-ralenti-10112014?utm_source=infolettre&utm_medium=email&utm_campaign=Argent-infolettre

Extrait:

« Aussi, Montréal a perdu près de 30 % de ses sièges sociaux entre 1999 et 2012.

Si Montréal avait connu une croissance économique équivalente à la moyenne canadienne au cours des 25 dernières années, l’économie de la province serait plus vigoureuse et le PIB par Québécois plus élevé de 2 780 $, estime l’étude. »

On a droit à une vague de DÉSERTION volontaire plutôt qu’à une vague d’immigration artificielle.

Montrez, avec preuves à l’appui, moi où votre modèle québécois a fonctionné SVP!

« Montrez, avec preuves à l’appui, moi où votre modèle québécois a fonctionné SVP! »

Toi tu es obsédé parle modèle Québécois et tu en fait des cauchemars et du cherry picking.

Moi je ne suis intéressé par le modèle Québécois mais par l’économie et par le bien être des gens. Toi tu es obsédé à donner de la puissance aux grands holdings et au grandes entreprises et au fédéral à ton détriment.

La croissance économique du Québec est la même qu’aux USA et en Ontario. (voir l’Actualité Pierre Fortin)

La classe moyenne du Québec est la, ou une des plus riche au monde. C’est toi qui l’a déclaré avant les élections ici même sur ce blogue.

Je répète, aux USA Valeant, la pharmaceutique, payait 36% d’impôt. Au paradis fiscal du Québec, elle paye 3%.

Les dretteux et libertariens disent que les entreprises sont étouffées par les taxes et impôts au Québec, alors qu’elles ne rapportent qu’un peut plus de 1% des revenus du gouvernements du Québec.

Pour ce qui est des hydrocarbures, les entreprises ont commencées l’exploitation des gaz de shale. Tant qu’au pétrole il y en a pas jusqu’à preuve du contraire.

Lorsque comparé aux autres provinces et aux autres états américains (nos comparables les plus proches quoi…), l’économie Québec termine au DERNIER RANG sur 60!!! Pas assez clair pour vous ça??

L’impôt des sociétés n’est pas la seule charge que ces dernières doivent supporter au Québec, Il y a les très nombreuses charges indirectes (impôt sur le capital à payer même si l’on fait des pertes, assurance-emploi, FSS, congés parentaux, taxes et permis de toutes sortes, et j’en passe ce qui fait que le Québec doive subventionner les entreprises qui risquent de s,établir ici PLUS que TOUTES les autres provinces Canadiennes RÉUNIES!!!

La débandade la plus totale de l’Irak qui détient 50% du pétrole du moyen orient par les Américains n’était pas certes sans vouloir faire plaisir à l’Arabie Saoudite qui joue sur les deux côtés de la médaille.

En octroyant un vaste terrain au Kurdes qui devraient être en terre Turque, les Américains y voyaient l’éternel “diviser pour mieux régner” car ils n’ont rien donné au Kurdes pour le développement du pétrole sous leurs pieds et ont préféré donner des armes aux factions “contre tout et rien” pour soit disant mettre fin au règne de Al Assad en Série alors qu’il le protège en effectuant des frappes aériennes sur les factions qu’ils ont précédemment armées jusqu’aux dents. Mais Al Assad a toujours été un petit nami des USA notamment pour torturer tous ceux qui n’étaient pas coopératif avec les USA et quoi d’autre.

Le plus gros problème est la production en pays du sud de l’ancienne URSS qui ont construit avec la Chine, des oléoducs pour approvisionner l’Asie presque tout entière, une brèche énorme pour les Saoudiens.

Regardez bien les USA se tourner contre l’Iran sous de faux prétextes d’ici peu pour mettre leur production à l’arrêt. L’Iran a aussi formé une alliance avec les pays voisins (vers l’Est) et la Chine qui a investit presque 4$ milliards depuis dix ans pour s’y approvisionné. Mais il sera difficile pour les Américains de faire un bond de ce côté car la Chine y a d’importants investissements et je ne crois pas que les USA veuillent les avoir comme ennemis.

Cette baisse est donc temporaire, le temps que les entreprises qui font de la fracturation laisse le domaine car beaucoup trop coûteux et que les équipements rouillent. Les Saoudiens augmenteront le prix du baril lentement car plus de temps ils attendent, et plus de rouille, il y aura. Les coûts faramineux des équipements achetés ne sont même pas encore payés, j’imagine que les entreprises, du moins ceux qui resteront debout compteront leurs dollars car la mise à niveau d’équipement de ce type et le rétablissement des gisements se comptent en milliards de dollars.

C’est l’histoire qui se répète depuis 50 ans, cependant les USA qui ont un problème de dettes et déficits récurrents de plus d’un billion par année n’ont plus les reins solides pour faire comme bon leur semble. Un règne qui se termine, enfin.

Inch Allah

M. Duhamel,

« …les taxes — 32,2 cents le litre, à Montréal — limitent les gains que nous pourrions en tirer. » (Duhamel)

Malgré les taxes, les Québécois auront les mêmes gains puisque le prix du baril baissera autant au Québec qu’ailleurs sur en Occident.

Un autre coup de pied manqué dans le cul du Québec. Une maladresse!

——–

« N’oublions pas que les paiements de péréquation distribués par le gouvernement fédéral sont calculés à partir de la capacité fiscale de chacune des provinces, incluant les sommes obtenues de leurs ressources naturelles. (Duhamel)

Les résidants et les entreprises de l’Alberta sont de grands contributeurs à ce programme et le Québec un grand bénéficiaire. Une détérioration de l’économie albertaine ne serait pas sans conséquence. »

Je vous met au défi de mettre des chiffres pour étayer vos affirmations sinon c’est du bla bla pour essayer de faire des Québécois les loosers. L’Ontario et le Québec sont les principaux payeurs de péréquation au Canada. Alors lâchez-moi l’Alberta qui paye la péréquation, c’est enfantin.

Avec la baisse du mal Hollandais et ce à court terme, les Québécois et l’Ontariens seront capable d’exporter plus aux USA et devront importer moins des USA, ce qui stimulera l’économie des deux et fera plus de contribution à la péréquation pour le Canada.

Alors l’économie Québécoise en bénéficiera sous peu.

« Chacun mon tour! »

Le système de péréquation Canadien qui profite très…très largement au pauvre Québec a été documenté ad nauseam. faites vos recherches et vous trouverez mais…vous n’aimerez pas car ça pètera votre balloune.

Le mal Hollandais est une autre « patente à gosse » trouvée par les séparatistes du Parti Québécor pour justifier de façon inapte la séparation du Québec du Canada et surtout pour tenter d’expliquer la situation pitoyable et misérable dans laquelle le Québec s’est lui-même plongé en élisant des gouvernements interventionnistes depuis 50 ans.

Un Québec séparé utiliserait toujours le dollar canadien (et plien d’autres choses canadiennes dixit Parizeau lors du dernier référendum!) et l’Alberta continuerait à produire du pétrole,,,

Votre disque est usé et insignifiant.

Il y a très longtemps que mes recherches sont faites, donc je ne serai pas surpris. Mais toi tu n’y connais rien; pas un chiffre pas une donnée comme toujours. La péréquation est très bien expliquée dans le lien que Monsieur Marc Sauvageau a soumis.

Évidemment si tu lisais ce lien c’est ta balloune qui péterait. C’est de la projection comme souvent.

Pour un personnage qui ne connait pas les trente glorieuses économiques de l’Amérique, tu n’y comprendrait rien.
——-
« Le mal Hollandais est une autre « patente à gosse » trouvée par les séparatistes du Parti Québécor… » (François 1)

Est bien bonne celle là!!

Bien là tu tiens mordicus à exposer TON IGNORANCE. La maladie hollandaise ou mal hollandais une « patente à gosse »… Pis tu met Québécor, PKP et le PQ à l’origine de la maladie hollandaise que tu nommes « patente à gosse ».

Et bien, Pierre Karl Péladeau était un bébé quand le terme « mal hollandais » a commencé à être utilisé aux pays bas, Québécor n’existait pas et le PQ était loin des pensées des fondateurs qui étaient des libéraux au temps de la révolution tranquille et de la nationalisation de l’électricité.

Quant au reste c’est toujours la même rengaine que tu écris. On est habitué.

Voici pour la péréquation:

http://www.antagoniste.net/2014/11/06/perequation-101/

Pour la mal hollandais, selon cette théorie, entre 2002 et 2007, l’exploitation des sables bitumineux en Alberta aurait fait augmenter la valeur de la devise canadienne ce qui aurait nui aux exportations de l’industrie manufacturière. Il est vrai que durant cette période, l’industrie manufacturière québécoise a connu un déclin de 4,7%. Par contre, toujours entre 2002 et 2007, l’industrie manufacturière albertaine a crû de 28,7% ! Ce n’est pas le mal hollandais qui afflige l’industrie manufacturière québécoise, mais plutôt le mal socialo-syndicaliste… »

Vous n’arriverez à rien à diaboliser le succès d’autrui et à le rendre responsable de nos difficultés. Quand vous nous faites croire que nous sommes les victimes impuissantes d’une terrible injustice, vous réduisez le Québec à une sous-famille de l’Alberta.

Péréquation 101, c’est à mourir de rire. Connaissez-vous une personne identifiable pour ses idées de gauche, qui aurait déclaré que le Québec « a envoyé » de la péréquation à l’Alberta ? Citez-moi une seule personne.

Dites-nous sans rire que l’industrie manufacturière de l’Alberta n’est pas liée au pétrole.

« Pour la mal hollandais, selon cette théorie… »

Un autre déni de l’histoire de ta part comme les 30 glorieuses et plusieurs autres.

La péréquation en faveur du Québec pour la dernière année financière se terminant le 30 mars 2014 était de 9.4$ milliards.

« N’oublions pas que les paiements de péréquation distribués par le gouvernement fédéral sont calculés à partir de la capacité fiscale de chacune des provinces, incluant les sommes obtenues de leurs ressources naturelles. »

Le texte ci-haut est partiellement vrai. La péréquation est calculée en fonction de la capacité fiscale moyenne des provinces, ce qui est cité plus haut définit plutôt le droit des provinces à la péréquation, basée sur la capacité fiscale de chacune d’elle.

Ce serait trop long à expliquer en détail pourquoi Pierre Duhamel se trompe dans sa conclusion, en suggérant que la détérioration de l’économie albertaine affecterait la péréquation que recevrait le Québec. Les références à la fin expliquent tout cela .

Une courte explication. Afin d’éviter les soubresauts de l’économie, comme les prix du pétrole, «[l]a péréquation est … rajustée de façon à ce que les paiements pour l’ensemble du programme continuent d’augmenter en fonction de l’économie. Cette augmentation est fondée sur la moyenne mobile de croissance du produit intérieur brut (PIB) sur trois ans. Cela favorise la stabilité et la prévisibilité tout en permettant de tenir compte de la croissance économique. »(ministère des finances du Canada) Depuis 2005 la péréquation a toujours été croissante même au moment de la crise de 2008. « De 2005-2006 à 2013-2014, les paiements de péréquation ont progressé de presque 50 % » (ministère des finances)

Avec une baisse du prix du pétrole qui se maintiendrait sur un long terme, affectant la croissance du PIB sur plus de trois ans, ceci entraînerait aussitôt la baisse de la capacité fiscale de l’Alberta qui entraînerait du même coup une baisse de la capacité fiscale moyenne des provinces. Ce qui mènerait les provinces telles que l’Ontario et la Colombie-Britannique, qui sont présentement aux limites du droit à la péréquation, à ne plus être éligible à la péréquation, laissant une plus large part aux autres provinces comme le Québec, avec en plus, un dollar compétitif pour les exportations québécoises .

En conclusion, une hausse du prix du pétrole pousse la capacité fiscale de l’Alberta vers le haut, provoquant du même coup une hausse de la capacité fiscale moyenne des provinces, donnant ainsi droit à des provinces comme l’Ontario et la Colombie-Britannique, d’être admissible à la péréquation. Comme plus de provinces se partagent le même butin, le Québec reçoit moins de péréquation, alors qu’une baisse du prix du pétrole a l’effet contraire.

http://jeanneemard.wordpress.com/2014/02/06/encore-et-toujours-la-perequation/
http://jeanneemard.wordpress.com/2013/03/13/les-legendes-urbaines-de-la-perequation/

Votre raisonement est douteux, le Quebec n’a jamais reçu autant en péréquation ( 9 milliards en 2014) que lorsque le prix du pétrole a été a son sommet .
Votre jupon sepAratiste dépasse et vous aveugle

Avant de douter de mon raisonnement et de me gratifier de séparatiste, il aurait été préférable pour vous, de vérifier l’évolution du prix du pétrole. Vous auriez appris que depuis janvier 2012, il ne cesse de baisser. Quand vous dites qu’il a atteint un sommet alors que le Québec recevra plus de 9 milliards de dollars en péréquation, se serait à mon tour de vous lancer quelques épithètes peu élogieuses.

Cet exemple confirme mon commentaire, le Québec recevra plus de péréquation parce que l’Ontario recevra moins de péréquation cette année, sa capacité fiscale se rapprochant de la capacité fiscale moyenne des provinces qui fixe la limite. Si on calcule la différence par rapport à l’année précédente, le Québec recevra 1 453 M de plus et l’Ontario recevra 1 181 M en moins. C’est significatif, si vous n’y aviez pas vu la corrélation, c’est bien malheureux pour vous.

Addenda: Rectification à l’avant-dernier paragraphe de mon premier commentaire, le passage mentionnant : « affectant la croissance du PIB sur plus de trois ans » était de trop.

Je suis en accord avec vous mais la baisse du prix du baril de pétrole au niveau international aura des répercussions sur le prix du baril de pétrole Albertain et donc sur les paiements de péréquation. L’Alberta ne peut pas jouer dans son coin sans tenir compte de l’enjeu pétrolier international.

La croissance économique, au niveau mondial, n’est plus possible avec un coût énergitique plus élevé… Les dettes nationales se remboursent avec de la croissance…. Alors les grands créanciers ( les grands financiers ) ont besoin d’un prix du baril plus bas…