La mission de la Caisse

La comparution de Henri-Paul Rousseau en commission parlementaire nous aura rappelé comment le PDG de la Caisse de dépôt est intelligent, articulé et pédagogue. Cela ne l’a pas empêché de s’être gouré avec le papier commercial adossé à des actifs et que cela coûtera cher.

La Caisse a sous-estimé le risque de ces placements à court terme dans lesquels elle a investi 13,2 milliards de dollars. Pourquoi a-t-elle tant investi dans ces véhicules ? Parce qu’elle maintient des liquidités de 33,6 milliards pour pouvoir intervenir rapidement sur les marchés ou dans des transactions. Cela est énorme, même pour un portefeuille de 207 milliards de dollars. Pour arriver à des rendements supérieurs aux indices, elle doit obtenir le maximum de ses placements à court terme, d’où l’achat massif de PCAA.

Talonné par les partis d’opposition plus intéressés à ferrailler sur la fameuse mission de la caisse, Henri-Paul Rousseau a bien fait de nous rappeler que les pertes que pourraient encourir la caisse à cause des PCAA seront probablement moindres que ce qu’elle a perdu dans la transaction Quebecor-Vidéotron (2,9 milliards $).

François Legault a reproché à Henri-Paul Rousseau de ne pas s’être montré interessé par Alcan ou d’autres entreprises québécoise alors qu’elle s’engageait dans des « placements qui vont perdre de l’argent » comme celui de l’aéroport Heathrow, à Londres.

D’abord, bravo une fois de plus pour les dons de prescience de François Legault. Il devrait en faire un métier. Sur le fond de la question, la Caisse s’est fait plumer à plus d’une reprise en intervenant massivement et de façon inopportune dans de nombreux dossiers ( Asbestos, Brascade-Noranda, Provigo, Steinberg…). Je comprends mal l’acharnement à vouloir recommencer…

Je ne comprends pas non plus la confusion que l’on fait entre l’État québécois et la Caisse de dépôt. La Caisse doit payer des pensions de retraite à des millions de Québécois, il faut d’abord s’assurer qu’elle obtient un rendement suffisant pour répondre à ses obligations.

Le cas d’Alcan est intéressant. Aurait-il fallu que la Caisse engage le combat contre Rio Tinto et investisse au-delà de 38 milliards de dollars pour acquérir Alcan ? On reproche d’un côté à la Caisse de s’être trop investie pas le papier commercial, mais on ne voit pas de problème à un investissement trois fois plus considérable. Même pour la Caisse, un tel investissement aurait été à l’encontre de tous les principes de l’investissement, à commencer par une saine et juste répartition de l’actif.

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« Je ne comprends pas non plus la confusion que l’on fait entre l’État québécois et la Caisse de dépôt. La Caisse doit payer des pensions de retraite à des millions de Québécois, il faut d’abord s’assurer qu’elle obtient un rendement suffisant pour répondre à ses obligations. »

Mais sur quelle planète vivez-vous?
On voit que l’aventure du rendement à tout prix a ses limites! 500 à 1,5 milliard de pertes dans l’aventure du papier commercial. C’est combien de fois la Gaspesia? 2 à 6 fois!

Dumont et Legault ont entièrement le droit de demander de recentrer le rôle de la Caisse. Ce n’est pas seulement une patente à faire fructifier nos économies. La Caisse doit aussi jouer un rôle interventioniste dans l’économie du Québec.

En fait, la Caisse semble connaitre la même dérive identitaire que le Québec a connu depuis une quinzaine d’années (jusqu’à l’an passé si l’on veut). On veut du rendement, juste du rendement, sans aucune racine québécoise alors que la Belgo (la shop à Willie Chrétien) vient de fermer.

Alcan: il n’a jamais été question de demander à la Caisse de mettre 38 milliards dans l’Alcan. On s’est juste étonné à l’époque de voir que la Grosse Caisse n’avait pas une seule action de l’Alcan! Quand même incroyable alors qu’elle en avait 13,6 milliards dans le papier commercial

Les trois premières priorités de la Caisse sont : 1. le rendement, 2. le rendement,
3. le rendement. Si jamais ils arrivaient avec un rendement négatif, ils se le feraient reprocher amèrement et M. Rousseau perdrait sa job. Investir au Québec, oui, mais seulement si ça rapporte autant sinon plus qu’à l’étranger. La Caisse ne représente pas seulement l’intérêt des nationalistes québécois mais de l’ensemble de la population et elle doit s’assurer de pouvoir payer les pensions des gens qui prennent leurs retraites. Sa mission n’est pas du tout de sauver des entreprises québécoises. Il y a d’autres institutions pour ça.

En passant, avez-vous lu la déclaration de J. Facal cette semaine sur les gens de gauche comme M. Noel ci-dessus : «ce sont les plus ardents opposants à toute forme de progrès dans la société québécoise!» Je suis vraiment d’accord avec lui.

Peut-on vraiment parler de parte quand au final la Caisse fera un profit à la fin de l’année ?

Les seuls risques que devrait prendre la Caisse : quand elle investit au Québec pour supporter NOTRE économie, pas dans n’importe quel placement à la mode mais dont on ignore la vraie valeur.
Il n’était pas nécessaire de dépenser 40 milliards pour sauver l’Alcan; cela dit, il y a beaucoup d’autres occassions d’investir au Québec dans le but de sauver des entreprises plus modestes mais rentables pour éviter qu’elles ne soient cédées aux Américains ou aux Arabes…

Henri-Paul Rousseau, à son arrivée à la Caisse, a congédié de très compétents gestionnaires pour faire rentrer ses petits copains de la Banque Laurentienne….
Je ne lui donnerai jamais le Bon Dieu sans confession !

@Andred

On voit que la politique de rendement à tout prix, déconnecté de la réalité québécoise, a ses limites.
Je ne vois pas pourquoi, au lieu de risquer 13,6 milliards dans le papier commercial, on n’en risquerait pas la moitié de cette somme dans des PME québécoises, à fort potentiel.

D’autre part, je n’ai rien à voir avec la gauche québécoise. Je suis un libre-penseur, complètement indépendant, associé à aucun groupe.

Enfin, si la Caisse a bien fait ses dernières années sous Rouseau, c’est parce que la bourse canadienne et le marché de l’immobilier ont bien fait. Pas besoin d’être génie pour performer dans pareil environnement!

Ne touchez pas à ma caisse de dépôts.

Lettre à mon fils

Dernièrement tu m’as demandé de te cautionner financièrement dans ton projet d’entreprise. Je suis sûr que ton projet est très bon, c’est une excellente idée.

J’ai longuement réfléchi et j’en suis venu à la conclusion que je ne pouvais pas te garantir un prêt ou investir dans celui-ci.

Pour investir dans ton projet, je devrais vendre quelques actions que j’ai investies en Chine ou en Inde qui me donnent un très bon rendement.

En fin de compte je ne suis pas sûr que l’investissement que je ferais dans ton entreprise me rapporterait autant que mon placement en Asie.

Alors j’ai pris la décision déchirante de ne pas investir dans ton entreprise pour la raison qu’il serait possible d’affecter le rendement de mes placements et par le fait même affecter ma pension de retraite de quelques sous à la baisse.

Donc cette baisse possible ferait en sorte que mon niveau de vie à la retraite pourrait être plus bas de trois dixièmes de points selon mes calculs.

J’ai travaillé dur pour avoir ce que j’ai aujourd’hui, à coup de revendications de conditions de travail et salariales. J’ai dû, pendant ces années manquer trois mois de salaire et continuer à vous nourrir et ce même pendant que ta mère était enceinte.

Je suis sûr que tu sauras te débrouiller comme moi.

Bonne chance!

Ton père.

« Peut-on vraiment parler de parte quand au final la Caisse fera un profit à la fin de l’année ? » (David Gagnon)

Alors selon M. Gagnon, si la caisse de dépôt investissait davantage dans l’entreprenariat au Québec quitte à sacrifier 1% sur ses rendements, M. Gagnon serait satisfait puisque la caisse ferait quand Même des profits.

Bravo M. Gagnon!

@ Yvon Fleurent:

Encore une fois vous me mettez des mots dans la bouche.

Primo, la Caisse estime que les pertes feront baissé son profit pour l’année en cours de 0,3%.

Ensuite le but de la caisse n’est pas de soutenir l’économie du Québec mais de faire fructifier ses avoirs. C’était son but avec le papier commercial. Pour faire un bon rendement on doit prendre des risques. Ici il s’avère que le risque était mauvais.

Utiliser l’argent de la caisse pour favoriser le Québec ce n’est pas une saine gestion du risque pour faire fructifier des avoirs, c’est une politisation d’un organise qui ne doit pas l’être. La Caisse n’est pas un organisme subventionnaire

J’aimerais beaucoup à l’avenir que vous fassiez preuve de plus de rigueur et de respect en arrêtant de me mettre des mots dans ma bouche, vous utilisez souvent ce sophisme pour vous tirer d’embarras dans une discussion.

« Ensuite le but de la caisse n’est pas de soutenir l’économie du Québec mais de faire fructifier ses avoirs. » (Gagnon)

La fondation (par Pariseau et compagnie) de la caisse de dépôt était justement d’être un levier financier pour le Québec.

« Utiliser l’argent de la caisse pour favoriser le Québec ce n’est pas une saine gestion du risque pour faire fructifier des avoirs…(Gagnon)

« Pour faire un bon rendement on doit prendre des risques. » (Gagnon)

Risquer au Québec, pour avoir un bon rendement n’est pas une bonne gestion, mais risquer aux USA et dans d’autres pays est une saine gestion selon M. Gagnon.

De plus M. Gagnon, ce que vous dites à mon sujet est faux. Je n’ai jamais eu à me tirer d’embarras sur ce blogue, même avec M. Duhamel.

Contrairement à vous ( 4% de vacances, argent qui sort du néant données douteuses etc) quand je ne suis pas sûr d’un sujet JE ME FERME LE CLAPET.

Un ajout,

Emmenez-en des problèmes d’entreprises et de société, j’adore mettre des solutions sur la table.

Ce qui est très loin d’être votre cas M. Gagnon, ainsi que de plusieurs autres.

En avez-vous des solutions pour le bois vous M. Gagnon?

@ Yvon Fleurent:

Tu me mets encore une fois des mots dans la bouche. C’est fatigant de vouloir débattre avec une personne qui déforme constamment ses propos pour essayer d’avoir raison.

Je vais le répéter, le truc ce n’est pas de risquer aux USA ou au Québec, c’est de prendre le meilleur risque. Risquer au Québec quand ce n’est pas le meilleur risque c’est à proscrire.

P.S.: Le 4% sert des poche du patron, et non pas des tiennes.

« P.S.: Le 4% sert des poche du patron, et non pas des tiennes. » (Gagnon)

Pauvre M. Gagnon, le patron c’est moi !

@ Yvon Fleurent:

Donc vous volez vos employés ?

Moi aucun patron ne m’a jamais volé mon 4% sur mon salaire. Si ça avait été le cas, j’aurais fait une plainte au norme du travail.

Vous me traitez de voleur M. Gagnon! C’est contraire à la netiquette de ce blogue.

« Moi aucun patron ne m’a jamais volé mon 4% sur mon salaire. Si ça avait été le cas, j’aurais fait une plainte au norme du travail. » (Gagnon)

Normal vous n’avez jamais eu après avoir été étudiant. C’est vous-même qui l’avez dit.

@ Yvon Fleurent:

Je suis étudiant mais je travaille. J’ai bien du avoir une bonne dizaine d’employeur différent. Aucun ne m’a volé 4% sur mon salaire. Autrement dans quelques emplois, si mon employeur m’avais volé 4% de ma paye, je me serais retrouvé en bas du salaire minimum !

« Je suis étudiant mais je travaille. J’ai bien du avoir une bonne dizaine d’employeur différent. Aucun ne m’a volé 4% sur mon salaire. Autrement dans quelques emplois, si mon employeur m’avais volé 4% de ma paye, je me serais retrouvé en bas du salaire minimum ! » (David Gagnon)

Lâchez Internet et informez vous auprès d’un spécialiste qui fait des rapports d’impôts. Cela ne vous coûtera pas une cenne noire.

Si vous êtes étudiant vos commentaires, sont parfaitement normaux.

Je suis un vieux « rigneur » de 58 ans, pouvant être perçu par un étudiant comme un vieux schnoc passé date.

Je doute énormément de votre sincérité.

En quoi vous étudiez?

M. Gagnon, êtes-vous fier d’étudier dans le meilleur système d’éducation au monde, très loin devant les USA?

@ Yvon Fleurent:

je n’ai pas pris mes informations sur internet mais sur mes propre talon de payes et sur mes rapports d’impôt.

Jamais un employer ne m’a volé mon 4% sur une paye.

En passant le meilleur système d’éducation au monde est aux USA.

62% de l’élite scientifique mondiale est produite dans les université américaine.

http://www.nber.org/papers/w13547

Les révoltés très frustrés disent n’importe quoi pour tenter d’avoir raison et d’être reconnus, ce qui est toujours leurs plus grand échec.

Ne s’apercevant de rien ils recommencent encore jusqu’à 50 ou 60 ans parfois jusqu’à leur mort n’ayant rien réalisé de leur vie.