La nouvelle vie d’Henri-Paul Rousseau

Connaissez-vous Robert Gratton ? L’avez-vous déjà vu en interview à la télévision ? Vous rappelez-vous d’une seule entrevue avec lui dans un journal ou un magazine ? D’une seule déclaration percutante ? Pourtant, il s’agit de l’un des plus brillants financiers de sa génération au Canada et il a souvent terminé en tête du classement des PDG les mieux payés au pays. Voilà un bref aperçu de ce que sera la nouvelle carrière de Henri-Paul Rousseau.

Entrer chez Power Corporation, c’est un peu comme entrer chez les Bénédictins : on travaille beaucoup et on parle peu. Il y a une grande différence avec les membres de l’ordre religieux, évidemment, car on est loin d’y faire vœu de pauvreté !

Pourquoi les Desmarais ont-ils besoin de Henri-Paul Rousseau ? Parce que l’homme est solide et compétent. La Caisse de dépôt a doublé la valeur de son actif sous sa présidence et a obtenu un rendement annuel moyen de 12,4 %. Un échec des négociations sur le papier commercial pourrait légèrement ternir ce bilan, qui restera quoi qu’il advienne l’un des meilleurs au Canada.

Quand on y regarde de près, il y a peu de différences entre la Caisse de dépôt et Power Corporation. Pour l’essentiel, la société de Paul Desmarais gère un portefeuille de participations dans différentes sociétés industrielles (Total, Lafarge) et financières (Great-West, Investors). Comme à la Caisse de dépôt, on y gère des actifs et non pas des entreprises. Comme à la Caisse, il faut savoir miser sur les bonnes entreprises et gérer le risque grâce à une bonne diversification.

Non seulement, Power Corporation agit comme un gestionnaire de fonds, mais ses actifs les plus importants (les compagnies d’assurances et de fonds communs d’investissements) gagnent leur pain grâce à de bons investissements.

Henri-Paul Rousseau sera aussi un formidable ambassadeur dans une société où les relations avec les grands de ce monde font partie du modus operandi. Il en impose physiquement et intellectuellement et il est superbement bien branché. L’onction des Desmarais confirme – s’il le fallait – cet exceptionnel talent.

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Attention avec le rendement d’Henri-Paul. Il est arrivé juste après le krash des technos et le 11 septembre. Les bourses étaient à terre. Il a joui de la montée des ressources au Canada.

Enfin, lorsqu’on dit que sous sa gérance le moton a bondi de 78 milliards à 155, on oublie le dépot des cotisants! Plus de 18 milliards sur les 77.

L’an passé les cotisants ont mis plus de 4 milliards dans la Caisse. Henri-Paul en a bousillé 1,900,000,000. La moitié de nos dépots envolés en papiers commercials. Pareille histoire devrait faire les premières pages, mais c’est moins sexé que les boules à Julie….

@ jacques noel :

HP Rouseeau a miaux fait que la moyenne des caisses de même taille.

Même l’an passé, avec le PCAA, Rousseau a eu un rendement qui n’avaient rien a envier aux autre (mieux que Teachers).

Henri-Paul a réussi à sauver les meubles l’an passé en se couvrant contre la montée de la piasse. Ce fut sont seul coup de génie!!!

On nous dit qu’il faut avoir une vision mondiale et ne pas s’en tenir qu’au p’tit Québec. Or la Caisse s’est planté l’an dernier dans ses investissements étrangers et pas à peu près! Alors que le marché canadien rapportait 12,6% (pas de données sur le marché québécois), on perdait 5,1% sur les marchés étrangers et 13,3% sur le marché américain. La catastrophe quoi, à des années-lumière du “rendement, rendement, rendement”!

La Caisse a seulement 23,4 milliards d’investis au Québec sur une total de 155,4 milliards, 15%!!!! RI-DI-CU-LE

Dumont et Legault ont raison: faut repenser le role de la Caisse. C’est quoi d’ajouter un 5 ou un 10% de plus dans l’énomie du Québec? On pourrait injecter un 10 ou 15 milliards dans notre économie.
Pourquoi que la Caisse ne finance pas l’éolienne par exemple au lieu de laisser ça aux Européens?

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Et sur un sujet connexe: pourquoi que le gouvernement n’a pas un plan prioritaire d’achat chez nous?
L’armée canadienne a fait faire ses bus en Allemagne plutot qu’à Ste-Claire pour sauver 25k du bus! L’art de se tirer dans le pied

http://www.lacaisse.com/fr/nouvelles-medias/communiques/Pages/communique_170408.aspx

@ jacques noel:

Avoir performé, de manière constante au dessus de la moyenne, très souvent dans le groupe des 5% les plus performante, voilà un coup de génie de HP Rousseau répété année après année.

Si la caisse devient un instrument politique servant à distribuer des subventions, c’est notre argent qui sera gaspillé.

Moi quand je place mon argent, je me fiche bien de savoir si elle aboutira dans une compagnie étrangère. Ce qui compte c’est le rendement.

L’argent de la caisse de dépôt est celle des citoyens. Il revient donc aux citoyens de décider ou ils veulent placer leurs argents et le niveau de risque qu’ils veulent prendre.

Donc ce n’est pas à John Charest, ni à Pauline Marois, ni même au président de la caisse de dépôt et encore moins à David Gagnon et moi même de décider de l’orientation de celle-ci.

Le rendement des actions n’est qu’une facette du profit que l’on peut faire avec notre argent. L’investissement au Québec et au Canada aux mêmes profits rapporte bien plus que le simple rendement des actions. De plus investi au Canada le rendement aurait été supérieur.

Paul Desmarais ne s’est pas contenté du rendement de ses actions placées pour devenir très riche. Il à osé.

De plus les rendements de la caisse avaient la possibilité de faire bien mieux ce que je considère moins qu’ordinaire. Scraper la moitié des économies des Québécois d’un ans en un ans n’est pas une performance supérieure.

@ Yvon Fleurent:

Je suis d’accord avec toi. Dans un monde idéal il n’y aura pas de caisse de dépôt et les gens serait libre de dépenser où investir l’argent à leur guise.

@Gagnon

Il y a une cie d’éoliennes québécoises qui avait un produit conforme aux normes exigées mais qui s’est fait balancer par Charest! En plus la cie est située dans l’ancienne usine de Hyundai!

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080602/LAINFORMER0201/80602032/6021/LAINFORMER0201

Ca me rappelle Air Canada qui avait acheté des Embraer!!! Bombardier n’a jamais vendu un seul jet au Brésil! Même au Brésil on comprend la notion d’achats chez nous.

La politique d’achats chez nous et d’investissements chez nous est à repenser. Mais faut pas compter sur Charest pour ca.

Dans un monde idéal, il y aura aussi l’argent qui provient du néant.

Donc pas besoin d’investir.

@ jacques noel:

L’achat local c’est le chemin le plus direct vers la pauvreté.

« L’achat local c’est le chemin le plus direct vers la pauvreté. »

Fausseté qui consiste à affirmer que c’est parce que les Québécois ont acheté les motoneiges Bombardier à leurs débuts(quand Gagnon n’était pas encore né), que Bombardier est devenu pauvre et les Québécois aussi!

« L’achat local c’est le chemin le plus direct vers la pauvreté. » (DG)

Alors plus personne ne devrait acheter de son voisin, ni fabriqué au Québec ou au Canada, Air Canada ne devrait jamais acheter de bombardier, et aller sur le blogue de Gagnon un Québécois c’est le chemin le plus direct pour s’appauvrir.

Quelle philosophie!

@ Raymond Campagna:

AS it is the power of exchanging that gives occasion to the division of labour, so the extent of this division must always be limited by the extent of that power, or, in other words, by the extent of the market. When the market is very small, no person can have any encouragement to dedicate himself entirely to one employment, for want of the power to exchange all that surplus part of the produce of his own labour, which is over and above his own consumption, for such parts of the produce of other men’s labour as he has occasion for.

@ Yvon Fleurent:

ce que j’ai écrit mais que tu n’a pas compris c’est que le lieu de fabrication d’un produit n’est pas un critère d’achat intelligent et rationnel.

http://www.antagoniste.net/?p=2828

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AS it is the power of exchanging that gives occasion to the division of labour, so the extent of this division must always be limited by the extent of that power, or, in other words, by the extent of the market. When the market is very small, no person can have any encouragement to dedicate himself entirely to one employment, for want of the power to exchange all that surplus part of the produce of his own labour, which is over and above his own consumption, for such parts of the produce of other men’s labour as he has occasion for. »

Gagnon a écrit ça ou si c’est un autre plagiat? 😯

@ Raymond Campagna:

Je suis déçu que tu n’ais pas reconnu les écrits d’Adam Smith.

Gagnon, on n’est pas déçus ni surpris que tu n’ai pas fait de citation.

Donc c’est du plagiat pour impressionner la galerie comme d’habitude.

Cette phrase est très facile à trouver sur la religion des néo-libéralistes sur net.