La réplique de Mathieu Roy et Harold Crooks à mon texte Le progrès, voilà l’ennemi

Mathieu Roy et Harold Crooks ont demandé un droit de réponse suite à mon texte du 19 octobre dernier. Ils me reprochent d’avoir critiqué leur film sans l’avoir vu, alors que je ne commentais que les propos entendus à la télévision ou lus sur le site du film. À la lumière de leur texte, je doute fort que le visionnement du film (dont j’ai demandé copie il y a plusieurs jours via L’actualité) aurait changé quoi que ce soit à la nature de mes propos, gentiment qualifiés de « platitudes démagogues ». Je leur renvoie le compliment.

 

Pierre Duhamel tombe dans ce que notre film Survivre au Progrès expose comme étant un piège du progrès. Le blogueur enchaîne une série de platitudes démagogues sur le « progrès qui sauve » en tentant de nous diaboliser en prophètes de malheur. Mais l’auteur demeure flou et complaisant quant à la complexité du phénomène et à sa nature bicéphale. Surtout, il esquive l’essentiel des faits pertinents au débat sans avoir fait l’effort de visionner notre film avant de publier sa chronique.

S’il y a une chose que nous avons apprise en faisant ce film, c’est que le progrès est une lame à double tranchant. Nous ne sommes évidemment pas contre le progrès en soi. Sans la fulgurante évolution technologique que l’humanité a connue, nous ne pourrions ni avoir fait ce film, ni participer à ce débat d’idées. Les progrès technologique, scientifique et médical ont permis à des centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants de sortir de la pauvreté crasse et d’atteindre des conditions de vie acceptables et dignes. Mais cet essor progressif fulgurant a ironiquement amplifié les disparités entre le sommet de la pyramide sociale et sa base.

Aux États-Unis, par exemple, un pays réputé «prospère», les 400 hommes et femmes les plus riches possèdent en capital l’équivalent des 150 millions les plus pauvres. Aussi, le 1 % des Américains au sommet de la pyramide sociale possède autant de richesses que les 90 % du bas.

Duhamel paraphrase un de nos experts en population, Vaclav Smil :

« … le professeur Vaclav Smil de l’Université du Manitoba, une des personnes interviewées dans le film, nous dit qu’il il y aurait aujourd’hui 5 milliards d’êtres humains qui ont peu ou rien et dont la satisfaction des besoins et des désirs risque d’épuiser toutes les ressources et de rendre la terre invivable, à moins que nous limitions nous-mêmes notre consommation d’énergie et de ressources. C’est du moins ce que je lis sur le site anglais du film. Drôle de raisonnement. Il faudrait qu’on s’appauvrisse pour permettre aux autres de s’enrichir. »

Nous serions bien curieux de savoir ce M. Duhamel trouve drôle dans ce raisonnement.

L’empreinte écologique d’un Occidental aisé – vous et moi et la majorité des gens qui liront ce texte – est près de 50 fois plus importante que celle des habitants d’un village pakistanais, de la savane africaine ou de la vaste majorité de la planète. N’avons-nous pas atteint dans nos sociétés un niveau de gaspillage suffisant ? Ne serait-il pas logique de réduire notre niveau de consommation et de chercher à mieux répartir les richesses pour qu’elles atteignent les 5 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants qui survivent, mais aimeraient mieux vivre ?

Nous pensons qu’une application morale du concept du progrès constitue l’unique voie de salut de notre civilisation. Nous sommes encore trop souvent témoins de dérives des multinationales qui continuent d’exploiter des travailleurs sous-payés et de déverser leurs déchets toxiques dans les écosystèmes. M. Duhamel n’a-t-il pas constaté le ras-le-bol généralisé qui s’installe partout sur la planète ? Des indignés européens, en passant par les révoltes arabes jusqu’aux zones d’occupations pacifiques à Wall Street, Montréal, Washington, Toronto, Vancouver et plusieurs autres villes occidentales, les fissures sont visibles. Le contrat social s’effrite et le modèle – néolibéral – de croissance économique à tout prix est dénoncé par les populations flouées. La course folle doit s’arrêter et nous devons redéfinir le progrès autrement que par l’augmentation du PIB.

Pour approfondir le sujet, je vous recommande le site web de Michael Hudson, un de nos intervenants dans le film.

http://michael-hudson.com/2011/10/occupy-wall-st-systemic-change-please/

Nous ne souhaitons pas la disparition des banques mais nous pensons que les institutions financières doivent rendre des services à la population, au même titre qu’un cordonnier, qu’une épicerie de quartier ou qu’un détaillant, et qu’elles doivent cesser de mettre en pratique des mécanismes prédateurs de spéculation qui ne contribuent qu’à leur enrichissement et à la destruction des écosystèmes et des institutions démocratiques.

M. Duhamel ne traite pas de ces questions et préfère se réconforter du fait que les fameuses prédictions de Malthus – voulant que la croissance de la population mondiale évolue inévitablement plus rapidement que la capacité de la planète à nourrir toutes ces nouvelles bouches – ne se sont pas avérées exactes. Il est vrai que la technologie s’amuse avec les malthusiens contemporains, en continuant de repousser les limites de la production mondiale agricole qui dépasse encore celle de l’augmentation de la population mondiale qui atteint aujourd’hui même 7 milliards d’êtres humains. Mais notre film s’intéresse plus à la question de l’empreinte – discutée plus haut – qui exacerbe celle de l’inégalité et du fossé qui se creuse entre ceux qui mangent trop et ceux qui ne mangent pas assez.

Cette injustice est perpétuée et l’infime minorité qui règne au sommet de nos ressources communes continue de vendre le rêve de la prospérité – l’illusion du progrès – à ceux qui ne l’ont pas encore atteint.

Il existe aujourd’hui un consensus scientifique clair et unanime : notre civilisation franchit un stade critique, car le capital naturel s’essouffle dans sa capacité à se régénérer. Les signaux d’alarme sont multiples.

–       Nous avons déjà épuisé la capacité des terres arables à se reconstituer.

–       Nous manquons d’eau potable.

–       Nous continuons d’ajouter des quantités dangereuses de méthane et de CO2 dans l’atmosphère, ce qui contribue à réchauffer et à déstabiliser le climat.

–       Le taux de retour énergétique (TRE), c’est-à-dire le ratio d’énergie utilisable acquise à partir d’une source donnée d’énergie baisse dangereusement. Quand le TRE d’une ressource est inférieur ou égal à 1, cette source d’énergie devient un « puits d’énergie », et ne peut plus être utilisée comme source d’énergie primaire. L’historien Joseph Tainter et le professeur Thomas Homer-Dixon soutiennent que la principale cause de l’effondrement des civilisations complexes s’explique par le rendement décroissant de la production d’énergie. Le pétrole des sables bitumineux de l’Ouest canadien constitue à cet effet un formidable exemple de TRE négatif. Pour l’obtenir, nous dépensons plus d’énergie que nous en produisons. Les lecteurs intéressés à en savoir davantage sur cette question peuvent consulter le lien suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique

L’idéologie du progrès économique repose sur la croyance que la technologie saura toujours faire face aux défis humains et environnementaux. Cette foi aveugle donne l’illusion que la technologie permet à l’homme de poursuivre sa croissance économique ad vitam aeternam, et de repousser les limites naturelles de notre monde.

L’analyse de M. Duhamel n’évoque pas non plus l’idée de développement durable.  Que pense-t-il, par exemple, du consensus auquel sont arrivés en mai 2011 plus de cinquante penseurs renommés sur la durabilité mondiale, en lançant un « appel d’urgence de l’avenir » ? Ces chercheurs affirment (http://globalsymposium2011.org/live/video-archive) que la résilience de la planète est compromise par des facteurs humains et que les conséquences continuent d’être catastrophiques pour l’humanité.

Que pense M. Duhamel de l’idée de pérennité dans un contexte de croissance ?

Croit-il qu’un développement durable et une planification saine à long terme sont possibles ?

Peut-on renverser une idéologie aussi profondément incrustée dans le cerveau de l’oligarchie financière de Wall Street ? David Suzuki explique dans le film que chaque transaction financière a un impact humain et un impact écologique. Suzuki nous rappelle aussi qu’ériger les connaissances économiques en science est une fraude qui contribue à perpétuer et pervertir la transmission du savoir économique.

Le grand combat du 21e siècle consiste à dénoncer cette fraude, à en démasquer les auteurs et à redevenir citoyen – et non seulement consommateur –, tout en faisant une place plus grande aux femmes dans la gestion et la gouvernance de la société de demain. C’est ainsi que nous éviterons les pièges que le progrès continue de semer sur la voie de l’humanité.

Mathieu Roy et Harold Crooks

 

 

 

 

Bande-annonce:
https://www.youtube.com/watch?v=nHsIRYqThuw

Sur Facebook:
https://www.facebook.com/survivingprogress

Entrevue à Tout le monde en parle:
https://www.youtube.com/watch?v=eFWqMIhsyDo&feature=related

 

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Monsieur Duhamel,
Je vous remercie de publier notre réponse sur votre page. Nous ne voulions pas du tout vous insulter par nos paroles, mais bien déclencher un débat qui est pertinent. À ce sujet, je trouve votre réponse un peu courte.Je serais sincèrement curieux de vous lire sur les arguments avancés dans notre réponse.
Triste aussi que vous replongiez votre tête dans le sable et refusiez d’aller voir le film qui demeure le point de départ de notre réflexion.
Mathieu Roy

Bonjour,

En effet je trouve plutot curieux et dommage de voir une critique écrite par quelqu’un qui n’a même pas vu lui-même le film en question.
Mais peu importe, en réalité, qu’on en parle en bien ou en mal il importe surtout qu’on en parle!
Comme l’écrivais thenation.com il y a déjà quelques semaines, le mouvement d’occupation mondiale est tout simplement la chose la plus importante à se passer sur toute la planète aujourd’hui.
Tristement, trop peu de gens sont au courant des réels enjeux en cours, votre critique en est un triste exemple, et le temps presse.
Survivre au progrès, Zeitgeist, le dernier film de michael moore sur les corporations; tous autant de visionnement incontournables à mon avis pour tout humain habitant cette planète en ces temps de changement.

« le professeur Vaclav Smil »

le monsieur prétend que nous approchons du pic pétrolier. Ça fait combien de temps qu’on le prévoit et qu’on ne l’atteint pas?

« Ne serait-il pas logique de réduire notre niveau de consommation et de chercher à mieux répartir les richesses pour qu’elles atteignent les 5 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants qui survivent, mais aimeraient mieux vivre ? »

Non et renon. Peu importe comment on le dit, le socialisme est la pire plaie à l’humanité. Ouvrez les frontières à tous les biens et services, laissez les humains choisir d’acheter ce qu’ils veulent et vous aurez une explosion de richesse.

» Le contrat social s’effrite et le modèle – néolibéral – de croissance économique à tout prix est dénoncé par les populations flouées. »

cette phrase à elle seule résume l’ignorance crasse des auteurs. TOUS les problèmes économqiues présents, SANS EXCEPTION, sont causés par les excès de l’État, et ça inclut la surconsommation, via une baisse artificielle du taux d’intérêt. Il n’y a jamais eu de « vrai » capitalisme parce que L’État est toujours intervenu par opportunisme.

« qu’elles doivent cesser de mettre en pratique des mécanismes prédateurs de spéculation qui ne contribuent qu’à leur enrichissement »

bref mettre fin aux banques centrales et à l’interventiond e L’État. entièrement d’accord.

« Nous continuons d’ajouter des quantités dangereuses de méthane et de CO2 dans l’atmosphère, ce qui contribue à réchauffer et à déstabiliser le climat. »

l’édifice climatique est complètement effondré, et l’influence humaine plus qu’incertaine. on passe à un autre appel.

« Nous avons déjà épuisé la capacité des terres arables à se reconstituer. »

les OGM permettraient de s’en ficher, mais les écolos sont contre SANS AUCUNE PREUVE À L’APPUI

« Croit-il qu’un développement durable et une planification saine à long terme sont possibles ? »

ils sont possible seulement dans un monde capitaliste. Le gouvernement ne fait qu’augmenter le gaspillage et l’inefficacité.

« Suzuki nous rappelle aussi qu’ériger les connaissances économiques en science est une fraude qui contribue à perpétuer et pervertir la transmission du savoir économique »

parce que le pape vert canadien le dit, c’est nécessairement vrai…

ne vous en déplaise, l’économie est une science comme la politique et la sociologie. Elle n’existerait pas si la rareté n’existait pas.

C’est toujours amusant de remettre les pendules à l’heure face à un argumentaire aussi faible

«Aussi, le 1 % des Américains au sommet de la pyramide sociale possède autant de richesses que les 90 % du bas.»

Avez-vs la référence? Il me semble que c’était 24% et non 90%.

M.Duhamel,

La richesse n’est pas une fin en soi, elle n’a que de sens que si elle est mise au service de la société. Je crois que les mécanismes de croissance économique sans égards à l’équilibre naturelle ne sont plus viables et que toutes les institutions,tous les programmes et toutes les activités humaines doivent maintenant être jugés selon qu’ils entravent, ignorent ou alimentent une relation mutuellement bénéfique entre les humains de la terre. Je ne crois pas que vous êtes particulièrement spéciale alors informez vous, c’est corrigable.

Des gens qui se servent d’internet pour diffuser leur point de vue contre le progrès. Hilarant !

Mathieu Roy et Harold Crooks parlent de la notion fumeuse d’empreinte écologique.

On pourrait s’amuser et aller voir les conditions de vie dans les pays dont l’empreinte écologique est d’une planète. Parce que dans des pays qui une une faible empreinte écologique, pas sur que les gens ont les moyens de faire des films contre le progrès.

On parle aussi des pauvres travailleurs sous-payés. J’imagine qu’on parle entre-autre de la Chine.

De 1981 à 2005 en Chine, la pauvreté est passée de 84,0% à 15,9%, soit une baisse spectaculaire de 81%. Par contre, durant la même période, les écarts de richesses se sont accentués, l’indice GINI passant de 29,1 à 41,5.

Si l’on demandait à un gauchiste de choisir entre la « Chine de 1981 » et la « Chine de 2005 », il porterait probablement son choix sur la « Chine de 1981 ». Ce qui prime pour les gauchistes c’est l’égalité, même si cela implique une égalité dans la misère…

Si l’on demandait à un capitaliste (où à un Chinois) de choisir entre la « Chine de 1981 » et la « Chine de 2005 », il porterait probablement son choix sur la « Chine de 2005 ». Qu’importe si la société est moins égalitaire, ce qui prime pour les capitalistes (et les Chinois) c’est la réduction du taux de pauvreté.

On peut observer la même chose aux États-Unis. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%.

Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l’inflation) des plus pauvres était de 23 100$. En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l’inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%.

Dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n’est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 27 200$.

Selon les socialistes les écarts de richesse mettent en péril les fondements de la société. Encore une fois, l’exemple américain montre à quel point cette affirmation est fausse.

Mais quand on affirme que l’extraction de pétrole des sables bitumineux consomme plus d’énergie qu’il en fourni, là je me roule par terre.

Parce que si c’était vrai, personne ne ferait de profit en exploitant les sables bitumineux.

Vous êtes honnête! Je vais citer Michel Serres qui parle un peu du même sujet dont il est question dans ce film: «Indifférent au climat, sauf pendant leurs vacances, où ils retrouvent, de façon arcadienne et pataude, le monde, ils polluent, naïfs, ce qu’ils ne connaissent pas, qui rarement les blesse et jamais ne les concerne.» (p. 53) Je poursuis: «Or nous voici en face d’un problème causé par une civilisation en place depuis maintenant plus d’un siècle, elle-même engendrée par les cultures longues qui la précédèrent, infligeant des dommages à un système physique âgé de millions d’années, fluctuant et cependant relativement stable par variations rapides, aléatoires et multiséculaires, devant une question angoissante dont la composante principale est le temps et spécialement celui d’un terme d’autant plus long que l’on pense globalement le système.» (p. 55) Michel Serres, Le contrat naturel, France, Champs, Flammarion, 1992, 193 p.

«Nous avons déjà épuisé la capacité des terres arables à se reconstituer.»

Ah bon ? Pourtant il me semble que les champs québécois sont toujours aussi productifs tout en se conforment à une réglementation environnementale (sur le phosphore par exemple). D’ailleurs je propose aux réalisateurs du film de comparer l’état actuel des sols à leur état d’il y a 150 ans quand notre «empreinte écologique» était plus limitée.

L’auteur du film est un monocéphale idéologique. Je me souviens très clairement l’avoir entendu dire qu’on devrais réduire notre consomation de moitié pour sauver l’environnement et l’exploitation des peuples opprimés.

Des manifs occupy wall street comme il s’y plait à les récuperer on en a vu que dans les pays riches. Peu être qu’il y en a eu, mais j’ai pas vu de occupy pekin ou occupy bombay.

Surtout que occupy wall street est le résultat d’une chute du PIB de l’économie de 1%, 5% de plus de chômage. Qu’en serait-il si les gens réduisait leur consommation de 50%. 50% de chômage. Ces gauchistes écolos disent beaucoup de niaiseries mais ils ne disent pas comment ils fourniraient des jobs pour autant de monde. C’est grâce à l’arrivée des manufactures que la chine est en passe de devancer l’économie américaine, ils ne vont pas chialer contre le développement. Par contre ils ont réduit leur natalité et ils passent des règlementation de plus en plus forte pour l’environnement, ils font des voitures plus propres que les américains.

Cela étant dit, la menace écologique j’y crois. Je crois que c’est vrai. Le développement durable je crois que c’est une bonne chose et je crois surtout que ça fait parti du capitalisme.

L’OCDE vient de voter une résolution empêchant les pays riches d’envoyer leurs poubelles aux pays pauvres. Fini la mondialisation des poubelles, on restera pris avec.
Ça tombe bien, on vient de trouver comment recycler tout les plastiques, d’une façon capitaliste:
http://www.ted.com/talks/lang/eng/mike_biddle.html

Au sujet de la réduction d’énergie Hans Rosling a raison, les écologistes sont prêts à se passer de l’avion ou de la voiture, mais de la machine à laver jamais!! Vive l’industrie pétrochimique, vive l’industrialisation.
http://www.ted.com/talks/hans_rosling_and_the_magic_washing_machine.html

Pour la polution aéronautique, des gens aussi convaincu que Richard Branson redirige entièrement les profits de virgin atlantic vers la recherche de solution verte.

Un autre philantrope tel que Bill Gates pose le problème de cette façon.
CO2 = PxSxExC
Il consacre une partie de sa fortune à sensibiliser les gens, à financer de la recherche et aussi à proposer des solutions crédibles.
http://www.ted.com/talks/lang/eng/bill_gates.html

J’ai rien contre les écologistes, mais j’ai de quoi contre les écologistes de gauche. Ceux qui disent qu’on devrait tous être pauvre égal et redistribuer la richesse. Ceux qui disent que l’argent n’est pas important, c’est toujours ceux qui gère le plus mal et qui coûtent les plus chers.

À cuba ils sont complètement égaux et aussi complètement pauvres.

M Duhamel, les réalisateurs démontrent clairement dans cette réplique qu’ils ne sont pas des «catastrophistes» comme vous le prétendiez. Leurs démonstration est nuancée et appuyée. Au lieu d’avouer votre erreur, vous en rajouter une couche avec un mot d’introduction très condescendant à leur égard. Serait-ce pour éviter de répondre aux excellentes questions qu’ils vous posent dans leur texte:

Que pense M. Duhamel de l’idée de pérennité dans un contexte de croissance ?

Croit-il qu’un développement durable et une planification saine à long terme sont possibles ?

Que pense-t-il, par exemple, du consensus auquel sont arrivés en mai 2011 plus de cinquante penseurs renommés sur la durabilité mondiale, en lançant un « appel d’urgence de l’avenir » ?

Il aurait plus constructif de vous entendre sur ces questions plutôt que de rester camper sur vos positions.

Ça ne m’étonne pas qu’ils mentionnent David Suzuki, lui même un propagandiste de cette idéologie du club de Rome.

Des communistes!!! M Duhamel vous êtes bien bon de leur accorder tant d’attention…

Voila une réponse sensée à une problématique compliquée.Bravo aux auteurs de ce docu qui révèle les dessous du surdéveloppement et vive tous les communistes de leur espèce!Les adeptes de l’idéologie Teapartiste semble arriver chez-nous c’est vrai qu’avec Harper au pouvoir on y est déja pas mal.

@ PBrasseur

David Suzuki… Le type qui veut envoyer en prison ceux qui ne penses pas comme lui.

Celui qui a aussi dit qu’il ne fallait plus faire d’enfants… Lui qui est père 5 fois…

La logique veut qu’une croissance infinie ne soit pas possible sur une planète finie, que nous partageons en plus avec d’autres espèces.

D’ailleurs, la très grande majorité des autres espèces en question sont en décroissance, sauf celles qui profitent de notre présence, comme les rats, les mouettes ou les punaises de lit, par exemple.

Pour moi, c’est clair qu’il faudra changer nos façons de faire dans un avenir plus ou moins rapproché.

Les commentaires simplistes des 2 compères et de leurs disciples qui voudraient nous ramener à l’âge de pierre sous prétexte que « l’empreinte écologique » des hommes à cette époque était moindre qu’aujourd’hui me fait toujours rigoler…

Surtout que ces 2 confrères utilisent toute la technologie que leur a apporté NOTRE civilisation moderne et en progrès continuel pour nous abreuver de leurs inepties…

Je leur suggère de mettre en pratique (réellement!) leur théorie vaseuse de « simplicité volontaire » durant disons…1 ou 2 ans et de revenir nous renseigner (s’ils sont encore vivants!).

Notre civilisation progresse continuellement et ce, nonobstant tous les obstacles que posent les états interventionistes, ce qui fait en sorte que notre niveau de confort, notre longévité et notre richesse s’en trouvent grandement améliorés par rapport à l’homme des cavernes et nous produisons de pluss en plus de biens avec de moins en moins de ressources.

« La logique veut qu’une croissance infinie ne soit pas possible sur une planète finie, que nous partageons en plus avec d’autres espèces. »

cette logique, c’est celle des keynésiens. Tout économiste sain d’esprit sait parfaitement que c’Eest impossible

Contrairement aux gauchistes je crois que la solution est plutôt dans l’individualisme.

A quelques reprises dans l’histoire on a essayé deux modèles capitalistes et communisme avec des populations similaires et des climat identiques.
L’allemagne de l’est et l’allemagne de l’ouest. La corée du sud et la corée du nord. La comparaison est sans équivoque. Pendant que l’un construisait des trabant l’autre construisait des mercedes.

L’incitatif au travail est beaucoup plus puissant dans les pays capitalistes, le travail individuel est une source directe d’enrichissement individuel.

La compétition et l’incitatif est justement le moteur de l’innovation.

Pour régler le problème écologique l’innovation est notre meilleur outil. Pour changer nos façons de faire et améliorer nos méthodes.

J’irais plus loin, il faut augmenter l’individualisme sous certains aspects.

Regardons l’émission une heures sur terre, on y présente le cas de la ville de San-Francisco qui a augmenter la collecte sélective de 40% en facturant individuellement les clients des poubelles ordinaires. Cette ville vise le 100% de recyclage.

L’europe implante une bourse du carbone afin d’utiliser le capitalisme à son meilleur. Les entreprises auront avantage à innover pour réduire leur émissions de carbonne.

Et si on allait plus loin?
Sur les routes en revenant au système utilisateur payeur avec les péages sur les routes, à ce moment le prix des biens refléterais davantage le prix du transport. Le prix de l’étalement urbain serait concret pour l’utilisateur. Les système de facturation automatique par reconnaissance des plaques permet d’éviter les bouchons de péage. De plus ça réduit l’impôt collectif pour l’entretiens des routes.

Sur le modèle des cannettes consigné, si le coût de traitement des déchets était payé directement à l’achat d’un bien, alors le consommateur aurait l’occasion de faire réellement un choix écologique. Ce prix pourrais être déterminé par des firmes indépendantes et taxé à l’entré du territoire par les gouvernement en charge des collecte de déchets. Ça réduirait la taxe collective de traitement des déchets.

Si au lieu de subventionner des campagnes de réduction de la consommation d’énergie on chargerait un coût de l’électricité plus cher (c’est à dire aussi cher qu’ailleurs) on inciterais les individus à réduire leur consommation et on pourrait peut-être arriver à rendre les éoliennes et les panneaux solaires compétitifs. Le tout en augmentant les revenus de l’état, lui permettant ultimement de réduire les impôts.

Ces mesures auront tendance à refléter le coût réel du gaspillage sur un bien. Et au final tant pis si un consommateur décide de gaspiller puisqu’il paiera l’ensemble des frais écologiques de traitement.
Dans l’ensemble, la pression financière devrait mettre à la mode de meilleures habitudes de consommation durable.
Il y aura un marché pour l’innovation durable, des emplois et une croissance économique plus verte.

De toutes les façons qu’on prend le problème, il faut toujours surveiller l’état pour le garder efficace. Nos révolutionnaire en herbe sont toujours confronté au même problème de démontrer la pertinence de leur cause. Souvent les révolutionnaires sont plus occuper à montrer qu’ils ont raison que de proposer des solutions concrètes à des problèmes concrets.

Nous pouvons bien parler des Allemagnes et des Corées, il demeure que les pays « développer » demandent maintenant a la Chine socialist et communiste de bien vouloir s.v.p. investir massivement pour sauver nos économies et surtout nos banques. Les dérives du capitalisme et du « progrès » nous ont amené par delà du gouffre. Il ne reste que ceux qui en profite honteusement au détriment le plus élémentaire bien commun pour se porter a la défense de continuer a ventre les mérites du système. Personne parmi tout ces érudits semble comprendre que nous sommes nous les occidentaux profondément dans le trouble et que cela ne reviendra pas comme avant.

« Personne parmi tout ces érudits semble comprendre que nous sommes nous les occidentaux profondément dans le trouble et que cela ne reviendra pas comme avant. »

uniquement parce que nous nous sommes éloignés de ce qui a fait notre succès, ie, le libéralisme.

et pitié, oublie la Chine. Selon un collègue (actuaire) de mon père, l’économie va péter dans 5 ans. À force de faire des keynésiens d’eux-mêmes (construire des villes vides), ça allait finir par leur péter en pleine face

Mathieur Roy, puisque c’est le seul dont j’ai entendu les propos, semblait tellement fier de pouvoir nous apprendre enfin la vérité, que j’en suis restée bouche bée, lorsqu’il a parlé de notre surconsommation et de surpopulation. Un duo explosif à mon avis. C’est comme si on disait aux gens : Hum, je suis pas sûr si on devrait laisser les Chinois poursuivre leur développement…ils polluent tellement et ils sont si nombreux!!

Aussi articulé et raisonné qu’un journaliste soit, se permettre d’écrire une critique sur un documentaire sans le visionner et dénoncer la prise de position que ce documentaire adopte sans la connâitre en profondeur sont en soi des erreurs de jugement et un manque flagrant de professionnalisme. Je trouve cela quasi-alarmant de voir les lecteurs de ce blogue ne pas s’en offusquer… L’esprit critique de ceux-ci est peut-être peu développé ou sont-ils facilement impressionnables lorsque l’auteur de la critique est reconnu comme un blogueur intelligent.

À la base, je partage l’opinion de M. Roy et je comprends, ou plutôt j’APPROUVE le but de son intervention. Néanmoins, pour qu’un réel débat d’idées est lieu, il doit toujours y avoir des gens qui remettent en question les idées présentées (ici, celles de M. Roy). Et je m’attends de ces gens qu’ils aient bien écouté les propos avant de se lancer là-dedans.

Décevant, M. Duhamel. Au plaisir de vous voir reprendre votre profesionnalisme dans vos prochaines déclarations.

1. Nous ne partageons pas la même idée, voilà l’essentiel.
2. Sachez lire : j’ai écrit que je critiquais des propos et une philosophie, pas un film. C’était mon droit absolu de le faire.
3. Votre M. Roy a promis à l’Actualité de me faire parvenir une copie du film. Il ne l’a jamais fait. Dans sa réplique, que j’ai accepté de publier sur mon blogue et qu’il a fait reproduire ailleurs, il a néanmoins continué à me reprocher de ne pas avoir vu un film qui n’était toujours pas disponible autrement. Cet argument du film critiqué sans l’avoir vu est bidon et archi-bidon.
4. Vous devez vous porter mieux car la croissance de l’économie est en recul partout. À partir de quel degré de misère humaine les décroissantistes jugent-ils que la planète se porte mieux ?

Bonjour,

J’ai vu récemment le documentaire « survivre au progrès ».

J’apprécie beaucoup les documents « subversifs » qui proposent des alternatives à la pensées admise par le plus grand nombre car cela permet de débattre et d’avancer.

Dire que le progrès est à « double tranchant capable du meilleur comme du pire est intéressant mais c’est finalement un « lieu commun » et ce document ne m’a pas personnellement apporté une analyse nouvelle sur ce sujet.

Pourtant un point a particulièrement attiré mon attention.

A 17mn30, le narrateur nous explique tranquillement que nous sommes 7 milliards, que nous consommons trop et que nous allons devoir réfléchir pour diviser ce nombre par 2 ou 3 !

Et là, je suis un sacrément inquiet parce que pour passer de 7 à 3,5 ou 2,5 milliards cela revient à préconiser moins de 1 enfant par couple (même les chinois sont à 1,7), encourager les guerres, laisser les gens crever de faim, de maladie, etc …. et puis surtout choisir quels peuples ont va « sacrifier » … cette seule phrase mériterait un documentaire entier car elle pose une question cruciale pour le devenir de l’humanité et des valeurs qui l’animent.
Cette « solution » a en tout cas le mérite de démontrer que si le progrès peut détruire une civilisation (ou une espèce) l’absence de progrès conduit au même !