La roche qui irradie

Le prix de ce métal radioactif ne cesse de monter. Ça tombe bien : le Canada en regorge. Les prospecteurs en cherchent jusque dans le sous-sol du Québec. Mais la fortune annoncée a un pris. Bagarre écologique en vue !

Chaque mineur porte un badge contenant un petit appareil qui note au jour le jour les doses de radiation absorbées. La limite annuelle permise par le géant Cameco est de 20 millisieverts (mSv), l’unité mesurant l’effet des radiations sur l’organisme. Mais la plupart des mineurs ne reçoivent pas plus de 1,87 mSv, dit Joel Rheault, directeur de la mine de la rivière McArthur. En comparaison, un examen complet du corps par tomodensitométrie (un scan), à l’hôpital, donne une dose de 12 mSv. Ce n’est qu’à son ultime étape de transformation, au cours de la fission dans le réacteur nucléaire, que l’uranium devient hautement toxique. Une très courte exposition à une dose de 10 000 mSv, lors d’un accident nucléaire par exemple, provoquerait chez la victime des nausées, une chute du nombre de globules blancs dans le sang et, après quelques semaines, la mort.

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