«La Russie ? Une grosse station de gaz !»

Aujourd’hui conseiller de direction aux affaires internationales chez Deloitte, Pierre Pettigrew, ex-ministre fédéral des Affaires extérieures, participait ce jeudi au congrès de l’Association des économistes québécois, où il a été notamment question de la Russie et de son poids sur l’ordre économique international…

Blogue EconomieLes politiciens ont souvent le sens de la formule. Cela s’applique aussi aux anciens hommes politiques.

L’ex-ministre fédéral des Affaires extérieures, Pierre Pettigrew, a utilisé cette image, jeudi, lors du congrès de l’Association des économistes québécois pour minimiser la menace que fait peser la Russie sur l’ordre économique international.

Le bras de fer que se livrent autour de l’Ukraine les pays européens (d’un côté) et la Russie (de l’autre) suscite une certaine nervosité dans les marchés financiers.

Malgré ses ressources pétrolières et gazières, le pays de Vladimir Poutine n’aurait pas les moyens de faire renaître les rapports de force géopolitiques qui existaient du temps de la guerre froide entre les pays occidentaux et les alliés de l’ancienne URSS. D’où cette image d’«une grosse station de gaz» qui a bien fait rire l’auditoire.

Depuis plusieurs années, Pierre Pettigrew est conseiller de direction aux affaires internationales du bureau de services professionnels Deloitte. Il conseille les grandes et moyennes entreprises sur leurs stratégies internationales, en plus de leur faire bénéficier des contacts qu’il a pu établir pendant ses sept années au gouvernement fédéral.

L’ancien ministre analyse que plusieurs observateurs craignent l’émergence d’un axe regroupant la Russie, la Chine et l’Iran, un axe qui rivaliserait avec celui bâti autour des États-Unis et des pays européens. Il pense plutôt que les ambitions de ces trois pays sont strictement régionales et qu’elles ne menacent pas la paix mondiale et le commerce international.

La Chine, par exemple, est très intégrée aux circuits internationaux du commerce international et n’aurait pas intérêt à s’aliéner les partenaires et clients qui ont permis l’émergence d’une classe moyenne de 400 millions de personne dans ce pays.

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À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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« Malgré ses ressources pétrolières et gazières, le pays de Vladimir Poutine n’aurait pas les moyens de faire renaître les rapports de force géopolitiques qui existaient du temps de la guerre froide entre les pays occidentaux et les alliés de l’ancienne URSS. D’où cette image d’«une grosse station de gaz» qui a bien fait rire l’auditoire. »

Pierre Pettigrew n’est qu’un politicien, autrement dit, un vendeur de char usagé de la troisième chance au crédit.

Malgré ses déclarations, la station de gaz est membre du club des pays les plus industrialisés, le G8 et une des10 économies les plus importantes au monde, la neuvième.

De plus, il n’y a plus de guerre froide entre les USA et la Russie, mais il y en a une entre la Chine et les USA. Donc vu que l’amitié sino-russe se renforce de jour en jour, la Russie fait partie de cette guerre froide. L’Inde n’est pas loin se rapprochant de la Chine et de la Russie. Finalement c’est toute l’Asie, presque 3 milliards de personnes.

Finalement, la station de gaz qui fait les meilleures fusées et les meilleurs missiles au monde n’est pas à déifier.

Pour les guerroyeux du pétrole de l’occident, la ligne, le front, s’arrête en Syrie, avertissement de la Chine et de la Russie.

Avec cette inconscience des Pettigrew et de leur semblable, nous risquons l’éclair sur la tête.