La sécheresse en Californie profite aux exportateurs de légumes québécois

La chute de la production maraîchère a plongé la Californie et une partie des États-Unis dans une pénurie de légumes et de petits fruits. 

Photo: Justin Sullivan/Getty Images
Photo: Justin Sullivan/Getty Images

Blogue EconomieLa Californie a soif. L’État le plus peuplé des États-Unis (38 millions d’habitants) subit, depuis trois ans, une sécheresse extrême sur 80 % de son territoire. Du jamais-vu depuis 1895, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration.

Résultat : la production maraîchère chute, plongeant la Californie et une partie du pays dans une pénurie de légumes et de petits fruits. Rappelons que la Californie produit 60 % des fruits et des noix aux États-Unis, ainsi que 51 % de ses légumes.

De ce côté-ci de la frontière, c’est exactement le contraire. Les producteurs de petits fruits prévoient cette année une récolte record et une hausse des exportations, notamment vers les États-Unis.

Les producteurs de bleuets, notamment, prévoient récolter 70 millions de livres de ce petit fruit — près de trois fois plus que la production de l’année dernière (25 millions de livres). La tendance est semblable du côté des fraises.

Tant mieux si ces récoltes spectaculaires font baisser les prix de ce côté-ci de la frontière. Mais elles permettront aussi aux producteurs québécois d’exporter davantage aux États-Unis, où le besoin se fait de plus en plus criant.

Déjà, entre 2009 et 2013, les exportations québécoises de fruits et de légumes vers les États-Unis ont grimpé de 170 à 270 millions $US, soit une croissance de 59 %, selon l’Institut de la statistique du Québec.

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À propos de Kathy Noël

Kathy Noël est chroniqueuse et blogueuse à L’actualité. Journaliste économique depuis près de 15 ans, elle a auparavant travaillé au journal Les Affaires et au magazine Commerce, où elle a occupé le poste de rédactrice en chef adjointe de 2002 à 2009. On peut la suivre sur Twitter : @kathy_noel.

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