La sève de l’Oncle Sam

Alléchés par les prix élevés du sirop d’érable, les acériculteurs de l’État de New York rêvent d’inonder le marché mondial, dominé par le Québec, de sirop made in USA.

La sève de l'Oncle Sam
Photo : iStock

Pour y parvenir, ils veulent convaincre les élus de leur État de leur donner accès aux érables situés sur les terres publiques, comme c’est le cas au Québec.

Bon an, mal an, les Américains importent quatre fois plus de sirop qu’ils n’en produisent. À lui seul, l’État de New York abriterait 200 millions d’érables de plus que le Québec, qui produit les trois quarts du sirop vendu dans le monde (les États-Unis détiennent environ 15 % du marché). Au total, selon Michael Farrell, chercheur au Département des ressources naturelles de l’Université Cornell, les États-Unis comptent pas moins de deux milliards d’érables inexploités, répartis dans une vingtaine d’États.

Les acériculteurs québécois devraient-ils craindre leurs concurrents américains ? « Je ne crois pas, dit Helen Thomas, directrice de l’Association des producteurs de sirop d’érable de l’État de New York. Le marché des produits de l’érable est encore sous-exploité. Nous aimerions surtout stimuler l’intérêt de la jeune génération de New-Yorkais, qui connaît peu le sirop. Tout le monde serait gagnant. »