La tortue québécoise

Les données dévoilées par l’Institut de la statistique du Québec montrent que l’économie québécoise n’est pas en bonne santé.

Les données trimestrielles sur le PIB sont en quelque sorte le thermomètre de l’état de l’économie. Les données dévoilées aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec montrent que le Québec n’est pas en bonne santé.

«Faiblesse plus généralisée de l’économie», «passage difficile», écrivent les économistes de Desjardins. Le PIB réel, c’est-à-dire une fois qu’on a tenu compte de l’inflation, affiche un recul de 2,9% entre avril et juin en rythme annualisé.

C’est beaucoup.

C’est d’autant plus fâcheux quand on se compare à l’ensemble du Canada qui a enregistré une hausse de son PIB de 1,7 % pendant le deuxième trimestre. Le reste du pays avance, nous reculons.

Évidemment, la grève dans l’industrie de la construction a eu un impact négatif. Elle n’explique néanmoins que la moitié du recul, et ce, pour un seul mois. L’économie aurait quand même fléchi de 0,3% en juin en excluant la construction. Retenons que 15 des 18 secteurs industriels accusent un recul.

Cette faiblesse de l’économie a évidemment un impact sur les rentrées d’argent dans les coffres du gouvernement. Moins d’activité économique, cela veut dire moins d’emplois (cela est observable), moins de revenus d’impôts et moins de taxes à la consommation.

Dans son budget de novembre dernier, le ministre des Finances tablait sur une croissance économique de 1,5% en 2013. Selon les économistes de Desjardins et de la Banque Nationale, elle sera plutôt de 1%.

La Première ministre a défendu le bilan de son gouvernement en faisait état des milliards dépensés pour appuyer les investissements. Plus que des milliards et des politiques, il faut des résultats. Or, les résultats ne sont manifestement pas au rendez-vous.

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Serait-ce le résultats de toutes ces hausses de tarifs et de taxes des dernières années? C’était à prévoir et pour ma part je ne suis absolument pas surpris.

Et encore que serait la croissance sans la prolifération hallucinante des cônes oranges partout au Québec pour réparer nos infrastructures en ruines? C’est au point où les visiteurs de l’extérieur rient de nous, je le sais j’en ai été témoin! Que serait la croissance sans l’augmentation des salaires dans le secteur public?

Dire que le Québec est en panne est un euphémisme, la réalité est que la croissance est soutenue essentiellement par le secteur public, au privé on est proche de la catastrophe. Mais on sait tous que le secteur public est aussi à bout de souffle et ultimement doit être soutenu par le privé… Le gouvernement ne crée pas la richesse, il la dépense!

Nous sommes surtaxés au Québec, sur-gouvernés, étouffés par un état morbidement obèse gardé en place par de puissants rapports de force. Nous en payons le prix et ce n’est qu’un début.

Mais il y a plus, de fort vents contraires commencent seulement à souffler. 1) Le boom immobilier qui se termine (une part disproportionnée de l’économie qui aussi soutient la consommation) 2) Le vieillissement qui entre dans sa phase la plus critique. 3) Un gouvernement contre-productif et inepte qui fait peur aux investisseurs.

Vous croyez que ça va mal, attendez vous n’avez encore rien vu.

Ne manquerait plus qu’un vote et l’élection du PQ majoritaire grace au vote xénophobe!

Voilà plusieurs années qu’un certain nombre d’observateurs prédisait que le Québec allait frapper le mur (la combinaison des phénomènes décrient par M. PBrasseur : endettement, taxation/imposition, faible productivité), j’ai l’impression que c’est fait, on a frappé le mur, mais comme les simulations de crash automobile nous sommes les manequins qui frlottent dans le carlingue alors que les pièces volent de tout bord tout côté, on a frappé le mur mais on n’a pas encore subit le contre-coup.

Maintenant, M. Duhamel, certains de vos lecteurs éclairés vont vous dire que nos problèmes s’expliquent par notre présence dans le Canada. Je ne veux pas noircir le tableau, car la situation est vraiment triste, mais étudions un événement très récent : le BIXI. Voilà un service made in Québec, sans aucune intervention du méchant gouvernement fédéral; un service qui n’est pas rentable. Est-ce que l’on a tout fait pour contrôler les coûts? Non (à une époque on nous disait que 450 personnes travaillaient autour du service). À la vente à l’international, as-t-on fait des efforts pour offrir un produit de qualité? Non (problème informatique et ailleurs contrairement au Québec, on ne paie pas lorsqu’on livre de scrap). Mais aujourd’hui, on fait quoi? On veut sauver BIXI. On veut sauver 450 jobs qui appauvrissent le Québec et on a une vache sacrée immuable. C’est triste, mais des exemples comme ça le Québec en a trop!

C’est extraordinairement remarquable que tous ces détracteurs patentés du Québec sautent sur tout ce qui passe pour planter le Québec.

Rien de ce qui se fait ici ne trouve grâce à leurs yeux. N’eut été leur sadisme à assassiner tout ce qui bouge au Québec, ils parlent avec la suffisance et l’autorité qu’ont les plus grands économistes.

Mais ont-ils évoqué le phénomène de surchauffe économique très localement distribue, en Alberta, provoquée par l’exploitation des sables bitumineux ? Ont-ils expliqué qu’ainsi, les économies qui dépendent de l’exportation ont été plombées magistralement depuis plusieurs années ? Ont-ils fait remarquer que ni les politiques fédérales, ni la banque centrale du Canada n’ont levé le petit doigt pour palier ce « débalancement » reconnu de l’économie Canadienne ? Ont-ils fait remarquer qu’en fait, tant la politique canadienne de la main d’oeuvre que la politique canadienne économique est tout simplement définie en fonction de l’Ouest ?

Évidemment ces faux prophètes ne l’ont pas faits et ils ne le feront jamais tout simplement parce que leur objectif est de noircir le Québec. Pour eux l’herbe verte n’existe que chez le voisin. Je n’ai jamais rien lu des succès de Bombardier avec la Cseries. Je n’ai jamais lu de leur part une seule remarque positive concernant l’arrivée de Technicolor à Montréal. Idem pour l’entreprise galloise Couche-Tard qui va de succès en succès aux USA. Et qu’ont-ils de la présence de Ubisoft à Montréal ? Rien, trois fois rien.

Alors, pouvons-nous penser, ne serait-ce qu’une seconde, que ces simplets soient capables de se questionner sur la nécessité du Québec d’appartenir à la fédération canadienne. Ces tristes personnages sont tout simplement incapables de sortir de leurs tristes ornières et d’enlever leurs oeillières.

«Rien n’est si dangereux qu’un imbécile qui a les apparences d’un homme intelligent.»
[Edouard Herriot]

Oups ! Dans mon commentaire : 27 septembre 2013 à 14 h 03 min, lire « lavalloise » et non « galloise », évidemment.

La suivante est pour le sourire :

«L’avantage des camps de nudistes, c’est que quand un mec arrive devant une gonzesse pour lui dire : « Je vous aime », elle peut répondre : « Oui monsieur, je vois ».»
[Coluche]

Pensez-vous que cela ne nous fait pas mal de voir l’état de détérioration du Québec? Il n’y a personne qui peut se réjouir. Vous avez raison, nous avons de beaux succès qu’il faut célébrer. Le problème est que notre liste de succès me semble bien mince. Le Québec se bat maintenant pour ne pas être en queue de peloton avec l’île-du-Prince-Edouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse! Bordel, uniquement à Montréal, nous avons quatre universités dont l’une se classe très avantageusement sur les classement mondiaux. Montréal est un centre mondial de la recherche opérationnelle (très facilement dans le top 5) et on peut multiplier les exemples de succès méconnus.

Mais nos bons coups sont anéanties par NOTRE État, oui NOTRE État national qui est partie en guerre contre les minières et l’exploitation pétrolière, deux pôles qui rendent les autres juridictions riches ou envieuses (quand elles ne les ont pas). C’est NOTRE État qui est parti sur une lubie d’électrification des transports et d’énergie éolienne qui va nous apauvrir collectivement. C’est enfin NOTRE État qui nous taxe et impose pour prendre l’argent des gagnants pour favoriser les perdants (voir BIXI). Sincèrement, on aime le Québec et on aime le potentiel qu’il renferme mais il faudra admettre que beaucoup de nos choix ne sont vraiment pas les bons!

Je suis content de savoir que vous aimez le Québec. Quand j’ai utilisé l’expression :«détracteurs patentés du Québec», je vous assure que ce n’est pas vous que j’avais en tête. Votre réponse me donne raison.

Je ne comprends pas, toutefois, que vous écriviez: «C’est NOTRE État qui est parti sur une lubie d’électrification des transports et d’énergie éolienne qui va nous appauvrir collectivement. » Peut-être avez-vous raison. Mais tant que vous ne nous présenterez pas des preuves de votre assertion, je préfèrerai croire que notre hydroélectricité est en soi une richesse que la plupart des pays du monde nous envient. Je crois aussi que cette hydroélectricité pourrait nous enrichir encore plus et que nous ne l’utilisons suffisamment à cette fin.

Les dernières constatation sur la détérioration du système climatique planétaire montrent bien que des solutions plus vertes seront nécessaires si nous voulons empêcher des milliards d’humains d’être submergés par les océans ou être affamés par l’accélération de la désertification de d’autres coins de la planète. Le Québec pourra jouer un rôle de premier plan et exercer un réel leadership dans ce domaine grâce à l’expertise que nous pouvons encore développer dans le domaine de l’électricité.

Concernant les minières, si vous regardez comment les autres nations, les autres pays gèrent leurs exploitations minières vous vous rendrez rapidement compte que le Québec n’est pas, avec les minières, si méchant que vous le laissez entendre. Même au Canada d’autres provinces exigent beaucoup plus que ce que exigeons de nos minières.

Le problème majeur que vit, selon moi évidemment, le Québec c’est qu’il n’est tout simplement pas en mesure de prendre TOUTES les décisions et faire TOUS les choix éclairés qui lui permettraient de se hisser aux plus hauts rangs des nations gagnantes. Différents d’un bout à l’autre du ROC nous refusons de nous écraser devant le ROC mais surtout devant le fédéral qui nous imposent leurs valeurs et leurs visions des choses. C’est exactement la raison pour laquelle TOUS les gouvernement québécois qui se sont succédé au cours des années, n’ont jamais accepté d’endosser cette constitution canadienne qui nous fut imposée par un coup de force constitutionnel (qualifié ainsi par les politiciens britanniques) d’Ottawa dirigé alors par PET.

Vous souhaitez que le Québec soit plus performant ? Moi aussi. Alors arrêtons ce dédoublement de gouvernements et occupons-nous nous-mêmes de nos propres affaires. « Yes we can !» ; – 0

«Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

De bons mots M. Drouin, je retiens votre dernier propos : « occupons-nous nous-mêmes de nos propres affaires. » J’aime votre phrase, mais il y a une différence fondamentale entre nous. Moi aussi, je veux m’occuper moi-même de mes affaires, mais mes deux palliers de gouvernements viennent m’en prendre 50% de ce que je gagne pour donner à toute sorte de choses qui m’apparaîssent futiles ou qui sont mal gérés. Vous, vous souhaitez que la portion que vous donnez au fédéral soit encore géré par un autre intermédiaire. Et vous avez une confiance incroyable dans NOTRE état national, moi je ne l’ai plus, désolé. Mais moi aussi je veux être indépendant…de nos gouvernements

M. Beaulieu,

Je trouve très intéressant d’échanger avec vous sur ce sujet. Je comprends que pour vous l’État fédéral n’est pas un problème. Et c’est effectivement une grande différence entre vous et moi. Ainsi, je pense que l’État fédéral n’a pas à s’immiscer dans la gestion des valeurs mobilières.Mais il tient à être présent malgré que tout le Québec financier ne voit aucun avantage supplémentaire dans la présence d’Ottawa dans ce dossier.

Pensez-vous réellement que les politiques de main d’oeuvre de Harper apportent un plus aux travailleurs québécois ? Allez voir ce qu’en pense les travailleurs saisonniers, ceux de la forêt, ceux des pêcheries, etc.

Prenons également l’exemple de la dernière crise financière. Ottawa a avancé des milliards pour sauver l’industrie automobile ontarienne. Qu’a reçu l’industrie forestière elle aussi en crise ? Des « pinottes », peut-être.

Prenons n’importe quel dossier qui est de juridiction fédérale. Personnellement je n’en vois aucun qui ne pourrait être géré de Québec plutôt que d’Ottawa. L’avantage que le Québec en tirerait serait que nous serions certains que NOS intérêts seraient les premiers considérés. Ce qui est loin d’être le cas maintenant.

Je suis fatigué de me faire faussement dire que le Québec doit sa survie au ROC. Je ne peux pas m’imaginer que la population du ROC soit assez imbécile pour payer continuellement pour le Québec. Si c’était le cas, il y aurait longtemps que l’on se serait fait bouter en dehors de la fédération canadienne.

Je ne suis pas un libertarien qui souhaite voir disparaître au MAX toutes formes de gouvernement. Cette philosophie est complètement loufoque et utopique et équivaut à revenir à la loi de la jungle où seuls les plus forts peuvent avoir une chance de survivre.

Or si nous arpentons la jungle ou le désert, là où les obligations sociales issues des gouvernements sont pratiquement absentes à 100%, nous ne rencontrerons pas beaucoup de libertarien. Si vous tenez à ce point «être indépendant…de nos gouvernements», allez-y dans la jungle ou dans le désert. Mais même en l’absence de toute obligation, je ne crois que vous seriez heureux et en fait que vous simplement survireriez.

«Il te montre la Lune et tu regardes son doigt.»
[Proverbe africain]

Au moins on a un gouvernement sérieux à Ottawa qui contrôle ses finances (dixit le directeur du budget) sans nouvelles taxes.

« Nosce te ipsum » — Proverbe latin : « Connais-toi toi-même »

Ce qui a été le carburant de l’économie un peu partout dans le monde au cours de ces dernières décennies, c’est le déficit public et le financement (public et privé) soutenu par l’ingénierie financière. Dès lors qu’on souhaite réduire ce déficit ou l’éliminer, cela entraîne invariablement une baisse ou une stagnation des PIB, comme dans la plupart des cas un ralentissement au niveau des emplois. Cela se vérifie aujourd’hui ici.

Usuellement, ce qui justifie qu’on réduise les déficits, c’est qu’on attend que cette baisse soit compensée par des investissements issus du secteur privé.

Seulement, qui finance le privé ? — Les banques, encore faut-il qu’elles aient suffisamment de fonds propres et de liquidités. Des investisseurs institutionnels tels les caisses de retraites ; si ce n’est que beaucoup de ces caisses sont déficitaires elles aussi, que le nombre des retraités augmentent et qu’ils vivent plus longtemps. Enfin, l’État qui sous diverses formes : subventions, commandes publiques bien margées, crédits d’impôts et autres dégrèvement fiscaux soutiennent la prospérité.

Ne nous étonnons pas trop si on essaye par tous les moyens de repousser l’âge de la retraite, qu’on préfère les régimes de contributions définies aux régimes à prestations déterminées et qu’on nous rabatte les oreilles avec des projets de lois sur le droit de mourir dans la dignité. Pourquoi ? — Parce que la gestion et l’accroissement des personnes en fin de vie ont aussi un coût exorbitant pour la société lorsque cette population devrait continuer de croître ces prochaines années.

— Ce modèle économique, référence toujours vivante à État Providence peut-il se poursuivre encore très longtemps ?

La réponse est oui en partie, d’une certaine façon, à tout le moins à certaines conditions (présentées ici de manière non exhaustives) :

1_ Continuer de produire un déficit public soutenable.

2_Investir constamment dans les infrastructures. Mettre la part la plus importante des déficits dans ces grands travaux.

3_Accroitre la population immigrante.

4_Relancer l’exploitation des ressources : matières premières, agricoles, végétales, etc.

5_Soutenir et redéployer les pôles industriels et artisanaux de toutes tailles. Mettre le paquet dans la transformation de valeur ajoutée.

6_Réduire progressivement le poids et la taille des fonctions publiques. Réduire progressivement les programmes sociaux. Renforcer l’aide de l’État dans la solidarité, la protection des citoyens les plus vulnérables, l’éducation et la formation professionnelle.

Contrairement à plusieurs, je ne crois pas qu’il soit d’un grand intérêt de baisser les impôts sauf pour les entreprises qui offrent du travail ou qui soient en phase de démarrage . Dans le meilleur des cas, c’est le calcul de l’impôt qui devrait être révisé. Il est important de voir croître le nombre d’emplois, le niveau du revenu d’emploi per capita ; lorsque l’enrichissement du Trésor publique est la meilleure façon de réduire le poids des déficits, éventuellement de les éliminer et ultimement de concevoir un remboursement de la dette. Et surtout, il faut bien se garder de vouloir tout faire en même temps.

En outre un État bien géré doit pouvoir constituer des provisions, puisque le caractère cyclique de l’économie justifie qu’il y investisse lorsque celle-ci ralentit. Quant au Québec, ce n’est pas sur le front de l’identité qu’il doit manœuvrer, c’est plutôt sur l’art et la manière de conjuguer nos talents et nos énergies qu’il devrait en priorité se pencher. Après tout, c’est en conjuguant… nos efforts qu’on apprend la conjugaison et en toute beauté à bien se mieux se connaitre.

Belle analyse mais j’ai évidemment quelques commentaires.

Vous écrivez : «Usuellement, ce qui justifie qu’on réduise les déficits, c’est qu’on attend que cette baisse soit compensée par des investissements issus du secteur privé.» Je pense qu’il y a au moins une autre justification, si n’est LA justification pour baisser le déficit c’est le coût de la dette. Des milliards sont engloutis juste pour les intérêts. + déficit = + dette = + d’intérêts à payer. Mais ce qui est important est un juste équilibre entre les revenus supplémentaires engendrés par de nouveaux investissements et le coût de l’investissement. Il faut également tenir compte des bénéfices à plus longs termes de nos investissements. C’est habituellement à ce niveau que les décisions se prennent. Nous appelons cela « la politique ».

Je trouve que vous poussez le bouchon pas mal loin quand vous laissez entendre qu’on veut adopter des projets de lois sur le droit de mourir dans la dignité afin réduire les coûts en soins de santé administrés aux personnes en fin de vie. Je veux bien croire que vous êtes complètement opposé à cette approche humanitaire mais de faire un tel lien m’apparait extrêmement vicieux et faux. Laissez de côté votre moralisme prêchi-prêcha. Vous étiez pourtant bien parti …

Enfin je pense qu’on est capable de marcher et mâcher de la gomme. On peut très bien travailler et sur l’identité et sur l’économie et mener les deux dossiers de front. Mais il faudrait également identifier les problèmes systémiques qui sont un frein à nos tentatives d’aller de l’avant. Et pour moi le frein le plus important c’est la présence d’Ottawa qui n’est que très rarement aidante mais beaucoup trop souvent devient une nuisance à nos efforts. Rien de ce que fait Ottawa ne pourrait être fait que par Québec uniquement.

«Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé»
[Albert Einstein]

@ Denis Drouin,

« La fatigue est la ruine du corps et l’inquiétude la faucille de l’âme. » — Proverbe arabe

Désolé de devoir vous contredire quelque peu car votre égalité est loin d’être exacte. Plus de déficit ne signifie pas automatiquement plus de dettes et moins encore plus d’intérêts à payer. Tout est question de taux. Tout est lié à votre capacité de rembourser un prêt lorsque votre capacité de rembourser est liée à votre capacité de produire des biens et des services consommables, en d’autres mots : produire de la richesse.

Lorsque le PIB augmente plus rapidement que la dette, en pratique votre dette proportionnellement baisse, lorsque simultanément votre capacité de rembourser la dette augmente. C’est usuellement parce que vous avez cette capacité que les taux d’intérêts sont bas et susceptibles de le rester.

D’autre part, toutes les dettes ne sont pas nanties (garanties) de la même façon et suivant des échéanciers identiques. Aussi les dettes ne sont cumulatives qu’arithmétiquement, lorsque dans la pratique toutes les dettes ne sont pas semblables, lorsqu’elles ne sont pas dues aux mêmes créditeurs, quand leur durée et les conditions de leur amortissement sont variables. Ainsi lorsque vous achetez une Obligation d’épargne du Québec, vous prêtez de l’argent à l’État et vous financez par le fait même votre déficit public. Ce qu’ont très bien compris les américains qui vendent leurs Bons du Trésor au monde entier.

C’est une des raisons pour laquelle certains économistes établissent une distinction entre les mauvaises dettes ou créances et les bonnes créances. Ce qui constitue un danger pour État ce n’est pas qu’il soit dans l’obligation de s’endetter pour répondre à certains objectifs de développement (par exemple des infrastructures utiles), c’est lorsqu’il est obligé de s’endetter pour « se » financer, pour répondre à ses diverses obligations.

Ce qui signifie deux choses au moins : que l’État ne peut pas lever assez d’impôts pour parer à ses dépenses ou bien que l’État dépense trop (dans ce cas il est mal géré) comme ce peut être les deux choses en même temps.

Si la première raison est justifiable (on ne peut pas augmenter les impôts indéfiniment) pour justifier des déficits publics. La seconde raison n’est pas explicable et ne se justifie en principe par rien. C’est usuellement cette seconde raison qui engendre toutes sortes de compressions. — Normalement ce type de déficit conjoncturel (première raison) devrait être limité dans le temps, en cas de ralentissement économique notamment (d’où baisse des revenus de l’État) ; puis par la reprise, devrait être compensé de manière à ce qu’il soit éliminé progressivement. Ainsi dans ce cas le déficit sert à soutenir les missions qui relèvent de l’État.

La question des dépenses réservées à la santé et aux services sociaux est hélas une des missions la plus terrible qui soit confiée à nos gouvernements. En 2012, cette mission engloutissait près de 48% de tous les revenus de la province hors les dépenses reliées à la gestion de la dette. Même en pondérant avec la dette qui soit dit en passant ne représentait que 11,6% du budget ; les dépenses relatives à ces services restent encore à plus de 42%. Hors nous avons atteint un véritable point de non-retour qui ne peut être compensé pleinement sans revenus additionnels ; d’où l’impossibilité notamment pour le gouvernement de tenir entièrement sa promesse de mettre fin à la Contribution de santé.

Malheureusement, les dépenses en santé pour les personnes en fin de vie et en perte d’autonomie sont considérables. Actuellement, on manque toujours de ressources (demandez ce qu’en pensent les aidants naturels), ces dépenses vont continuer de croître jusqu’aux alentours de 2030 (normalement) puis devraient décroitre ensuite. Malheureusement, ce qui justifie en Occident de l’adoption de certains projets de lois, ce n’est pas pour venir en aide aux gens qui sont en fin de vie, c’est parce que nous n’avons pas la structure sociale (ressource humaines, ressource financières et locaux en suffisance) pour accompagner toutes ces personnes et parce que les valeurs familiales qui permettaient dans le passé une prise en charge de nos « vieux » sont désormais tombées en déliquescence.

Vous voyez dans mes propos du « moralisme prêchi-prêcha » (sic), mais si vous avez des solutions concrètes à apporter, alors faites nous le grand honneur cher Denis, de bien vouloir nous en faire profiter. Vous contribuerez par vos lumières à faire avancer le débat, tout comme toute la société dans son entière entièreté.

Autrement, vous vous adonnez à la critique facile faute d’arguments vraiment pertinents.

Quand une administration publique, au cours d’un exercice donné crée un déficit, les sommes déficitaires ne tomberont pas du ciel. Si, comme c’est le cas du Canada et du Québec, il existe un déficit cumulé, impossible pour cette administration de piger dans ses surplus pour éponger ledit déficit.

Alors ma question M. Drouginsky d’où proviendront les fonds, les $$$, pour pallier le manque d’argent constaté par le déficit ? D’un emprunt peut-être ? Est-ce que je me trompe ? Peut-être avez-vous une autre solution. Si c’est le cas lancez-vous en politique et présentez-la. je serai heureux d’en prendre connaissance.

Évidemment l’accroissement de la dette peut avoir des impacts plus ou moins important dépendamment du type de prêt et des intérêts consentis. Ceci tous les citoyens gérant leur propre budget le savent.

N’oublions pas que tout comme emprunter pour s’acheter une maison peut être une bonne dette, quand un État emprunte pour améliorer ses infrastructures il peut faire naître une bonne dette.

Quant à votre thèse selon laquelle on serait incité à adopter des lois encadrant fortement le droit à une fin de vie dans la dignité pour des fins économiques, elle m’apparait carrément odieuse et sans fondement. On peut très bien adopter un tel genre de loi tout en mettant toutes les sommes disponibles pour améliorer les soins palliatifs. L’un n’empêche absolument pas l’autre. Présenter le contraire comme étant une vérité universel est nettement abusif. Je n’ai pas l’expertise pour prétendre être capable de proposer des solutions concrètes. Mais tout comme vous j’ai une opinion très précise sur ce que je veux et ce que je veux pas et vos mises en demeure ne n’emmèneront pas là où mon humanité refuse d’aller.

«Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peut faire.»
[Friedrich Nietzsche]

@ Denis Drouin,

« Ce n’est pas le doute qui rend fou : c’est la certitude. » — Friedrich Nietzsche

Vous écrivez ceci : « Mais (…) vos mises en demeure ne n’emmèneront pas là où mon humanité refuse d’aller. » (sic)

— Mais de quoi vous ai-je mis en demeure, s’il vous plait ? Si vous préférez l’aveuglement volontaire à la vérité, c’est votre choix… pas le mien. Un point c’est tout !

En plus vous vous appropriez quelques-uns de mes arguments et vous me réfutez sur la base mêmes de ces arguments. Relisez-vous ou relisez-moi ! Vous faites de la petite politique et quant à moi je m’efforce de parler d’économie puisque ce blogue est à saveur économique.

Enfin ai-je jamais affirmé où que ce soit que l’État actuellement pige dans ses surplus pour compenser le déficit public ? Ce que j’ai écrit est la chose suivante : « En outre un État bien géré doit pouvoir constituer des provisions, puisque le caractère cyclique de l’économie justifie qu’il y investisse lorsque celle-ci ralentit. » — Si l’État ne peut pas constituer des provisions lorsque l’économie va bien, c’est dans ce cas qu’il est mal géré.

J’ai ajouté également dans mon second commentaire : « Normalement ce type de déficit conjoncturel (première raison) devrait être limité dans le temps, en cas de ralentissement économique notamment (d’où baisse des revenus de l’État) ; puis par la reprise, devrait être compensé de manière à ce qu’il soit éliminé progressivement. » — En cas de reprise économique, les revenus de l’État sont plus grands, il peut théoriquement éliminer le « déficit conjoncturel » qui résultait d’une baisse des revenus de l’État.

— Pour votre gouverne, il existe deux types de déficits : le déficit structurel et le déficit conjoncturel. La nature de mes propos était relative à ce second type de déficit, aussi ce que j’ai écrit est convenable et conforme aux règles de l’économie.

Donc une fois de plus vous m’agressez gratuitement. Vous êtes très méchant !

Ce matin je lis dans le journal Le Devoir que le déficit du fédéral était en hausse. Raisons : diminution de l’activité économique, baisse des revenus des impôts des sociétés et des particuliers. Alors les pourfendeurs du Québec pourront également s’en prendre à une autre tête de turc, Ottawa. Mais comme c’est Ottawa je serais extrêmement surpris qu’on lise leurs diatribes pour démontrer qu »à Ottawa c’est toujours pire qu’ailleurs comme ils le font régulièrement pour le Québec.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

Le Québec et le Canada souffrent de la même maladie: trop d’état, trop d’impôt et pas assez de productivité, une économie qui roule sur l’endettement des ménages et du secteur public et qui forcément fait face (au pire moment) à une douloureuse correction. Je le dis depuis fort longtemps et si je/on parle plus du Québec c’est simplement parce que c’est chez nous et aussi parce que le Québec est encore plus mal barré.

Voila, j’espère que vous êtes content maintenant de savoir que nous ne seront pas seuls dans la m…

J’aimerais vous faire remarquer cependant que la faiblesse des uns d’aide aucunement les autres.

Bonjour,

Bien évidemment que la province de Québec est un « canard boiteux » dans le Canada. Mais nous devons faire avec comme disent bien des Canadiens. Car le Canada mit énormément d’argent dans le Québec depuis toujours afin d’aider ce « canard qui boite » au pas d’une tortue. Car en tant que province Canadienne, le Canada se doit de prendre soin de sa « pupille » par la péréquation. Souvenons nous lors du référendum de 1995 où Monsieur Richard Le Hir devait produire les études Le Hir et dut démissionner avec fracas lors qu’il fut découvert que « certaines pressions » eurent lieu sur les différents experts mandatés pour ce faire afin « d’arrondir les coins » du gigantesque montant de péréquation Canadienne reçue par le Québec en 1994 de quatorze ( 14 ) milliards de beaux dollars Canadiens. Le Canada doit continuer d’aider les provinces pauvres dont celle qui reçoit le plus en péréquation, soit notre province de Québec. Car en tant que Pays du G 7 , le Canada est un pays fier qui ne doit surtout pas d’avoir à rougir que l’une de ses régions tire le diable par la queue à deux mains. Voilà pourquoi des centaines de milliers de travailleurs québécois vont gagner leur vie dans les autres provinces du Canada. Afin de se « mettre au monde » en gagnant des salaires mirobolants que ceux ci n’auraient jamais pu gagner dans une province pauvre comme le Québec dont une forte proportion des emplois sont des emplois au salaire minimum. Et quel exemple furent les centaines et les centaines de députés du défunt Bloc Québécois qui se permirent pendant plus de vingt ans d’être un exemple de réussite en gagnant leur vie dans la province voisine de l’Ontario. Et ainsi démontrer aux autres nationalistes du Québec que même si tu es un nationaliste québécois, tu peux réussir ta vie dans le reste du Canada pour ensuite venir « rouler carrosse doré au Québec » et même en faisant les « frais ».

Finalement, nous ne devons pas en demander trop à nos bons nationalistes du Québec qui étaient confinés à des rôles de cultivateurs et de fermiers dans le Québec profond, c’est à dire ce Québec des régions où ne fleurissait point l’industrie et l’entrepreneurship. Souvenons nous que depuis que la péréquation Canadienne existe, le Québec profita toujours des généreux transferts du Canada en péréquation. Tout en se souvenant aussi qu’avant la péréquation actuelle, le Québec recevait différemment soit des « terres en bois deboutte » comme disent nos péquistes du Québec en région. Tout comme l’Abitibi Témiscamingue fut annexée au Québec le 13 de Juin 1898, soit il y a tout juste 100 ans. En arrachant tout cet immense territoire à l’Ontario pour le donner au Québec. Sir Wilfrid Laurier succomba aux pleurs du Curé Labelle qui voyait plein de Pure Laine du Québec aller se faire saigner à blanc et exploiter dans les usines de coton aux États Unis. Afin de garder cette bande de fugitifs ici, Ottawa avec son grand coeur donna en plus tout le GRAND NORD du Québec jusqu’à la Rivière Eastmain, soit plus de 600 kilomètres carrés qui « furent arrachés » aux Territoires du Nord Ouest. Ce qui auparavant était la propriété de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Certainement que sans ce splendide cadeau du Canada, les richesses hydroélectriques du Québec, de la Baie de James ainsi que le Plan Nord n’existeraient même pas….. Est ce que nos bons nationalistes ont de la reconnaissance aujourd’hui pour le reste du Canada ? Est ce que nos péquistes dirent seulement une fois merci au Canada de les gâter autant ? En tous les cas, afin d’activer la tortue québécoise, une bonne « tite toune de folklore » comme disent nos nationalistes dans leur dialecte de province soit : Ça va v’nir, ça va v’nir, découragez vous pas pis je continue à turluter. Des « pétaques » il va n’avoir pour tous les chômeurs c’t’hiver car il faut laisser le temps au nouveau gouvernement. Quoi de mieux que La Bolduc et son folklore entraînant pour donner « ben du spring » à notre tortue. Dors tu tortue tortue, tu dors tortue tortue……. Au plaisir, John Bull.

En m,excusant vivement de cette erreur d’inattention : Soit six cents milles milles kilomètres carrés accordés au Québec en étant arrachés aux Territoires du Nord Ouest…… Plus de 600,000 milles kilomètres carrés dans les faits. Et merci, John Bull.

C’est ce qui arrive quand on a un ministre des finances en culottes courtes et un parti rempli de diplômés en sciences molles pas de maths…

Avez-vous déjà compter combien le PLQ compte de «diplômés sciences molles» en droit, des avocats ? Le Québec a été gérés pendant 9 ans par Charest, un avocat. Si on se fie à votre thèse, ça doit être pour cela que ça va si mal au Québec, dirigé pendant toutes ces années par un mollasson ! Et vous en quoi êtes-vous diplômé ?

«Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
[Jean-Michel Wyl]

Et bien moi M Drouin j’ai fait 11 cours de math post secondaire y compris des cours de probabilité et de statistiques. 🙂

Je peux vous assurer que la probabilité que le Québec soit encore plus profondément dans le pétrin dans un avenir assez proche est près de 100%

Bravo pour vos prévisions. J’imagine que si vous êtes encore ici, au Québec c’est par pur masochisme. Si ce n’est pas le cas c »est que vos 11 cours de math post secondaire ne sont pas forts forts. Armé d’une telle certitude personnellement je ne perdrais pas mon temps à écrire des textes semblables à ceux que vous nous présentez. Moi j’aurais appris quelque chose qui m’aurait aidé. L’histoire par exemple.

Tiens vous qui vous si bon en probabilité, je vous propose le jeu suivant. Compte tenu que je suis au pied d’une rivière, et que prenne une goutte d’eau dans un récipient donné, quelles sont les probabilités que je puisse retrouver une des molécules constituant la goutte d’eau que j’ai lancées dans la dite rivière ? Pendant que vous effectuerez vos fameux calculs après avoir suivi vos 11 cours de cours post secondaires de math, je peux vous affirmer que la fameuse goutte d’eau est maintenant une composante de la rivière sans que j’ai eu besoin de vos savants calculs de probabilité que vos 11 cours …. Juste un peu de jujotte fait la job.

Bref, tout comme moi, vous en êtes toujours au simple niveau des convictions et vos 11 cours de Maths post secondaire n’y changerions rien. Alors continuez vos savants calculs et amusez-vous bien.

«La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence. L’intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n’en a pas.»

[Claude CHABROL]

@ Denis Drouin,

« Il ne faut pas se fier aux choses qui ne peuvent pas arriver, car c’est justement celles-là qui arrivent. » — Bouddha

Permettez-moi de m’inviter dans ce débat.

Comme aucunes gouttes d’eau n’est strictement identique, nous dirons pour votre information qu’une goutte moyenne comprend (10 puissance 21) molécules. Soit en moyenne un trilliard de molécules. Une molécule d’eau pure est en pratique une structure tridimensionnelle composée d’une molécule d’oxygène auxquelles sont accrochées par deux bras 2 molécules d’hydrogène. Considérant que chaque molécule d’eau pure est indifférente (on ne peut pas donner un identifiant à une molécule d’eau, car dans ce cas-là cela deviendrait toute autre chose).

— Expliquez-moi comment on doit s’y prendre pour calculer une probabilité si on ne peut pas identifier chacune de ce gros trilliard de molécules qui se trouvait dans votre récipient ?

Toutefois même sur la base de cette hypothèse numérique. On pourrait toujours extrapoler et calculer une probabilité à condition encore de connaitre le volume d’eau déplacé par secondes (masse & débit), tout comme la vitesse de déplacement du courant (flux). Ainsi on devrait pouvoir calculer la probabilité dans un temps limité (par exemple par seconde) puisque vous conviendrez avec moi que la probabilité de retrouver intactes vos petites molécules, devrait logiquement baisser avec le temps.

Vous conviendrez encore certainement avec moi, que le spectre de probabilités devrait avoir tendance à augmenter lorsque calculé sur un lapse de temps très court lorsque la probabilité de retrouver l’une ou l’autre de ces molécules se réduit lorsque le temps augmente (dissolution des composés ioniques et moléculaires).

De la même façon, si votre rivière n’est qu’un minuscule ruisseau avec un très faible courant, la probabilité augmente puisque le débit quant à lui est réduit drastiquement. À l’inverse, si vous lancez votre goutte dans une grande rivière de montagne avec un fort courant, la probabilité de retrouver l’une ou l’autre de ces molécules est infime mais non nulle.

Aussi un calcul de probabilité bien fait doit prendre en compte tous les paramètres et non se baser sur des descriptions métaphoriques comme les vôtres, lesquelles relèvent plus du mysticisme que de la science pure.

Vous ajoutez la chose suivante : « je peux vous affirmer que la fameuse goutte d’eau est maintenant une composante de la rivière » (sic) — Vous pouvez l’affirmer, c’est juste, mais vous ne pouvez pas le prouver. Aussi j’aimerais vous soumettre la question suivante : J’aimerais comprendre quel était le but recherché de vos mots ?

Bonjour,

La tortue québééééééécoise ? Comme disent nos nationalistes du Québec profond : y en a en masse ! Et merci François 1 pour cette réplique à notre « tête heureuse à tous, notre tortue à nous autres »……. Au plaisir, John Bull.

Démontrer, tout comme vous venez de le faire encore mieux que moi que les prévisions de pbrasseur le 30 septembre 2013 à 12 h 32 min (voir son chef d’oeuvre …) sont, ne soyons pas grossiers comme d’autres, « comment dirais-je » loufoques.
Est-ce que j’ai répondu à votre question ?

«Analyser l’humour c’est comme disséquer une grenouille. Il y en a que ça intéresse et les grenouilles en meurent.»
[Elwyn Brooks White]

P.S. Je crois que François 1, lui, n’a rien compris évidemment. ( voir : Francois 1 le 1 octobre 2013 à 6 h 07 min)

Je me réjouis d’apprendre que vous êtes un « matheux » et que vous maîtrisez les statistiques car dans un de vos commentaires précédents vous affirmiez : « Par exemple si le plus grand nombre de revenus élevés dans d’autres provinces ne change pas tant que ça la médiane par contre cela a une très grand influence sur la performance actuelle et future de l’économie. » J’aimerais bien comprendre comment la médiane (des revenus) a une si grande influence sur l’économie et de me donner des explications chiffrées étant donné que les chiffres n’ont plus de secret pour vous.

De qui était cette auguste phrase !

«Le flux et le reflux me font « marée »»
[Raymond Devos»

Nous, une tortue???

Bah…on n’a qu’à étendre le système de double rémunération à la Boisclair à tous les fonctionnaires de l’État québécois et le tour sera joué.

Pensez à toutes les « retombées économiques » de ce système économique de la gauche…

Non seulement le Québec est-il une tortue (le mot est faible!) mais il est un cancre et ce n’est pas avec le troupeau de lamentables illettrés économiques et de misérables activistes pas de maths qui nous dirige actuellement que les choses vont s’améliorer.