La vie en rose, version Pauline Marois

Mon collègue Alec Castonguay parle de « carte routière » pour décrire un discours inaugural. C’est juste, mais j’ai plutôt l’impression d’avoir entendu un énoncé de philosophie politique mercredi après-midi.

La Première ministre a promis beaucoup, annoncé la formation d’un nombre impressionnants de comités, le dépôt de nombreuses « politiques nationales », de Chartes, de plans d’action, de stratégies, de consultations et de livres verts en plus d’énumérer des dizaines de «priorités » et de projets « au coeur de notre politique ».

Les péquistes sont des hyperactifs de l’intervention étatique et il ne semble pas y avoir de situations où une bonne intervention gouvernementale ne puisse régler un problème économique et social. Ils me font quelquefois penser aux médecins du Moyen-Âge pour qui une bonne saignée guérissait tous les maux.

Quelques projets de lois et, hop !, l’économie va redémarrer, les investissements privés vont décoller, des entrepreneurs vont apparaître, la R&D va éclore, le Nord va rendre le Québec riche et toutes les minières n’attendent qu’on leur demande poliment de transformer le minerai au Québec, l’industrie du bois va renaître, le commerce international va exploser, l’agriculture nous rendra auto-suffisant,  les jeunes familles vont rester sur l’île, il y aura des sous pour le métro et le train de l’Est à Montréal, tous les projets d’infrastructures en cours seront maintenus et nos routes et ouvrages entretenus, le décrochage scolaire va diminuer, nous utiliserons des véhicules électriques, nous serons le peuple le plus intègre au monde et le plus en forme physiquement.

J’étais presque déçu que cette merveilleuse énumération prenne fin si rapidement, parce que cela a l’air vraiment chouette une société sans contraintes ni limites budgétaires et où l’État sait tellement ce qui est bon pour nous.

Quand le gouvernement ne sait pas quoi faire, rien de tel qu’un bon comité ou un énoncé creux comme celui où la Première ministre dit que les régimes de retraite constituent « un enjeu majeur » et qu’il faut à la fois agir « avec célérité », mais « sans précipitation ». Bref, c’est très important (quand même un passif de 29 milliards à Québec et des déficits monstres dans les régimes privés) et il faut agir vite, mais pas trop. Nous voilà bien informés sur les intentions du gouvernement !

Parlant de contraintes budgétaires, Madame Marois n’a surpris personne en disant avoir eu une « mauvaise surprise » sur l’état des finances publiques. Comme si le Québec nageait dans les surplus et que l’équilibre budgétaire allait de soi dans la province la plus endettée du Canada.

Tout en promettant mer et monde, la Première ministre a eu des moments de lucidité en promettant la plus ferme rigueur sur les dépenses publiques. Où faudra-t-il couper ? Où trouver l’argent ? Comment concilier le développement économique et la hausse des redevances minières et, peut-être, la diminution des avantages fiscaux liés au gain de capital et aux dividendes ? Y aura-t-il un budget cet automne ? Mystère et boule de gomme. Nous le saurons dans deux semaines… ou dans quatre mois.

Bon, comme vous le constatez j’ai eu le tournis en écoutant la Première ministre. Tant de mots, tant de rêves, tant d’intentions générales et si peu de concret.

Sauf sur la corruption.

Et là, j’applaudis.

Le gouvernement compte agir promptement et vigoureusement sur la corruption. J’ai souri quand Madame Marois nous parlait de cette « fonction publique solide et intègre », mais j’appuie la volonté de « faire le ménage de fond en comble ».

Avec la loi 35, le gouvernement précédent voulait suspendre ou ne pas accorder de permis à une entreprise coupable d’une infraction à une loi fiscale ou d’un acte criminel. Il fallait étendre la portée de cette loi pour empêcher les subterfurges utilisés pour contourner son application. Les changements apportés par le gouvernement Marois sont nécessaires et ils devraient être adoptés à l’unanimité.

 

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Est-ce que vous croyez sérieusement que les forces du marché vont éliminer le décrochage scolaire? Que la main invisible va miraculeusement développer l’industrie de la 2ème et de la 3ème transformation?

« Bon, comme vous le constatez j’ai eu le tournis en écoutant la Première ministre. Tant de mots, tant de rêves, tant d’intentions générales et si peu de concret. »

Mieux ca qu’un plan nord que le PLQ lance en campagne electorale avec son et lumiere, et un moment donne on le sort a nouveau alors qu’une ministre dit c’est pas un plan c’est une demarche puis qu’une autre ministre dit mais en fait c’est une volonte …

Et puis qu’au bout d’une couple d’annee c’est pas trop clair car un port en eau profonde sera pas au Quebec …

et tu sais toujours pas trop si tu vas faire de l’argent ou si tu vas perdre un bras pis une jambes

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/362759/la-facture-de-l-etat-grimpe-de-140-millions

et c’est sans parler des ententes secretes pis du monde qui pensait faire leur tite gamique en partant du ministere ou des cabinets pour le klondike …

et c’est sans parler du milliard que tu mets pour renover une centrale alors que le rapport est meme pas connu …

si on veut parler d’improvisation et de reve …

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« Ils me font quelquefois penser aux médecins du Moyen-Âge pour qui une bonne saignée guérissait tous les maux. »

Pour moi le moyen age c’est les analystes economique et ideologues qui nous evoquent des grandes theories economiques qui se verifient pas en pratique et qui ont des acquis de niveau secondaire 5 ou meme cegep en mathematiques ….

Des gens qui nous sortent des arguments de peur … comme quoi … les riches vont s’en aller …

Les riches comme Chantal Landry nomme sous ministre , le juge bastarache , pis l’avocat d’Union montreal qui nous montre son grand talent … vont nous quitter avec leur grosse richesse et leur grosse grosse competence …

et dans tout cela des chroniqueurs qui nous repete ca s’en rire et en evoquant la grande mobilite des riches alors qu’on se demande ou un Richard Martineau pourrait se replacer au Canada ou au Etats Unis sinon que dans une tele communautaire …

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Au fait est-ce que tous les textes de blogue vont etre pretexte pour s’en prendre au PQ ?

M. Duhamel, quand allez-vous digérer le résultat du 4 septembre dernier. Les libéraux ont perdu le pouvoir. Faites en votre deuil et soyez moins mesquin avec le nouveau gouvernement qui est en poste depuis moins de 2 mois!

Et blablabla et blablabla et reblablabla … tout vas bien au Québec! . Pauline devrais recruté Gérald Tremblay et nommer le jovialiste André Moreau comme ministre des ballounes lanceées a tout vent . Tbnk qu on peut se rgarder le nombril au Québec ! on est tellement au dessus de nos affaires … le reste du monde y peuvent bein se licher la patte !! nu autres on est bon !!!!

Monsieur Duhamel,
La stratégie du PQ en matière de ressources naturelles est la seule preuve suffisante pour prouver que ce gouvernement n’a aucune idée de quoi il parle.

En fait, Pauline Marois annonçait hier qu’elle prévoit augmenter les revenus du gouvernement grâce à une nouvelle méthode de calcul de redevances minières. C’est ne pas voir la réalité en face. Voient-ils que les prix des métaux sont en chute libre? Que la demande est décroissante comme vous nous l’avez annoncé dans un de vos billets antérieurs? Est-ce que quelqu’un s’intéresse l’économie mondiale?

On discute de plus en plus qu’Arcellor Mittal, un gros joueur dans le secteur minier, serait en train d’essayer de se départir de ses actifs canadiens. D’autres joueurs les imiteront assurément. Mais le PQ est simplement déconnecté de la réalité.

Lorsqu’on leur parle des impôts trop hauts, ils nous parlent de souveraineté. Lorsqu’on parle de compétitivité de nos entreprises à l’international, ils nous parlent de loi 101 dans les PME. Lorsqu’on parle d’économie mondiale fragile, ils nous parlent d’identité. Ils sont déconnectés de la réalité.

@Jacques Marceau

Pourquoi voulez-vous oublier votre identité québécoise? On peut développer notre économie tout en développant notre nation.

@seb,
Après relecture de mon commentaire, je ne parle nulle-part d’oublier mon identité. L’essentiel de ce que je dis c’est que c’est ma responsabilité de définir mon identité, la mienne uniquement, pas au gouvernement du Québec.

Le gouvernement ne peut développer une économie, seuls les citoyens peuvent. Ce qu’on s’attend du gouvernement c’est qu’il crée un contexte et un environnement favorable pour que les investisseurs, bâtisseurs, créateurs et travailleurs développent l’économie du Québec.

Présentement, la vision du PQ est toute autre. Leur vision tzariste et dirigiste de l’économie en général est très inquiétante. Je crois au bon sens économique de Nicolas Marceau, mais je pense que ses mains sont liées par les idéologues du parti.

D’une mauvaise foi aberrante. Pourquoi ne pas vous la fermer pour quelques mois? Ça sent le machisme. Le PQ est au pouvoir et Mme Marois est première ministre. Point final. Il faut laisser la chance au coureur (à la coureuse). Et son défi est pas mal plus compliqué que celui de pondre une critique blogueuse épicée, bien assis au chaud derrière son écran. Un peu de maturité S.V.P.

@Jacques Marceau

Un peuple qui n’a pas de pays doit se rassembler autour de quelque chose s’il souhaite survivre. Depuis toujours, c’est le gouvernement du Québec qui sert de point de rassemblement. Protéger notre langue et développer notre culture. Bien sûr, la création de richesse n’est pas le rôle du gouvernement. Sauf que celui-ci doit servir à rassembler les conditions propices contrairement à ce que M. Duhamel croit.

L’industrie du jeu vidéo existe à cause des conditions mises en place par le PQ au début des années 2000. On peut certainement faire la même chose avec les transports, avec les énergies vertes, etc.

@ malt:
Du machisme, vous voulez rire de moi? Donc si une femme critique Jean Charest, elle est féministe extrême? Toujours des histoires de sexe, quand Mme Marois exécute des politiques que certaines personnes ne sont pas d’accord, elle peut s’en sortir en prétextant qu’elle est une femme et que quiconque personne de sexe masculin la critiquant est un macho? CONNERIE!

M.Duhamel a amplement raison: beaucoup de paroles et d’objectifs, mais pas beaucoup de moyens. Pour atteindre un objectif, il faut un moyen et moi non plus, je ne les ai pas trouvé.

@ M. Jacques Marceau

Vous avez raison, le PQ est totalement disconnecté de la réalité économique du Québec et de l’International . Pour moi le seul point positif de ce discours est la mise en place d’un système pour empêcher la corruption et la collusion. Maintenant de quel façon ce système sera mis en place est autre chose. Dans le milieu de la construction comment vont ils être capable de déterminer l’honneteté d’un contracteur, qui sera responsable ce certifier ce contracteur. Ce sont les questions que je me pose.

Pour le reste, je pense un peu comme M. Duhamel. Pour moi les péquistes revent en couleur et cela depuis longtemps.

Pour les péquistes l’indépendance du Québec est la solution à tous nos problèmes. Avec l’Indépendance ils sont certain que nous deviendrons riche et que tous les problèmes financiers du Québec seront règlé.

« Quand il me prend dans ses bras,
Qu’il me parle tout bas,
Je vois la vie en rose »
Paroles de Henri Contet popularisées par Édith Piaf dès 1946.

Je vois… une fois de plus qu’il y a une grande variabilité tout comme une grande diversité dans la compréhension, l’interprétation et la formulation de toutes choses. Qu’on peut voir toutes choses en apparence identiques de toutes sortes de façons.

S’il est vrai que madame Marois décrit une société meilleure que celle dans laquelle nous vivons actuellement. Il n’a pas été à ma connaissance mentionné que toutes choses seront et se produiront dans la première année du premier mandat, si tant est qu’il aille jusqu’à son terme réglementaire.

Ce que je comprends, c’est qu’il est énoncé un certain nombre d’orientations. Certaines ont une saveur économique, d’autres une saveur plus politique, d’autres encore peuvent avoir des caractères plus idéologiques. En quoi cela est-il différent de ce que font les autres politiciens dans d’autres partis, dans d’autres Provinces, au Fédéral et dans d’autres pays du monde ?

Honnêtement, il y a des choses qui sont présentées par madame Marois avec lesquelles je suis pleinement d’accord. D’autres pour lesquelles j’éprouve des réserves. Je pouvais dire exactement la même chose lorsque les libéraux étaient au pouvoir, je peux aussi en dire autant de la politique menée par le Parti Conservateur du Canada.

Pour moi, une économie solide ne peut s’établir que par une réduction effective des inégalités. J’appuie toutes politiques économiques, culturelles et sociales qui nous acheminent dans cette direction. Je souhaite de tout cœur que celles et ceux qui vivront dans le Québec de 2032, qu’ils ou elles aient une vie bien plus rose que la mienne actuellement. Je pense que c’est aussi ce que veut madame Marois. Et pour se diriger vers le meilleur il faut marcher d’un bon pas.

– Une économie solide se construit non pas avec des discours, des mensonges ou avec des mots… mais avec des mains. Pour y parvenir nous devrons tous mettre la main à la pâte.

@ Jacques Marceau #7

Ainsi selon vous, l’état (le gouvernement) ne participe pas au développement économique. Qu’en est-il donc, lorsque celui-ci construit des hôpitaux, des écoles, des routes, des arénas ect.? Et les sociétés d’états comme Hydro-Québec et la SAQ ne participeraient pas au développement économique du Québec ? Les subventions aux entreprises ne seraient pas du développement économique ! Tous les salaires versés aux employés de l’état ne serviraient pas non plus au développement économique ! Il semble, à vous lire, que quelques notions de macro-économie vous échappent.

@antoine
C’est vrai, j’aurais pu être un peu plus explicite concernant le terme machisme. Je pense et je réitère que le choix du titre « La vie en rose selon… » est teinté de machisme. Une sorte de deuxième degré (enfin…) qui oriente en quelque sorte le sens profond de sa critique. C’est ça que je voulais dire et non l’interprétation un peu bêbête que vous en avez fait. Il ne s’agissait que d’une petite phrase, l’essentiel de mon texte étant laissez la chance au coureur de faire ses preuves, vous chialerez après.

@monic

La souveraineté ne règle aucun problème en soi. Par contre, elle donne les outils pour régler nos problèmes selon nos intérêts plutôt que de nous faire imposer des solutions par un autre gouvernement.

Question pour M. Duhamel : c’est bien beau se plaindre, ça tout le monde peut le faire, mais concrètement vous proposez quoi?

J’ai lu tout votre texte, et à part des critiques qui sont souvent basées sur des impressions plus qu’autre chose, je ne vois pas grand chose de constructif. Auriez-vous quelque chose à proposer par hasard?

@ seb (# 15):

Le Québec n’a pas eu besoin du fédéral pour devenir l’endroit le plus corrompu en Amérique. Il a fait tout ça tout seul. Comme un grand! Sans aucune « aide »… Et ça se passait entre Québécois pure-laine. Des vrais…

Sans le fédéral (et plus particulièrement l’Alberta!) pour le tenir debout, le Québec s’écroulerait comme la Grèce, l’Espagne et autres pays en banqueroute.

Vous pouvez aller vous rhabiller avec vos « solutions imposées par le fédéral… ».

Le fédéral nous transfère généreusement, via la péréquation CANADIENNE, plus de $8.5 Milliards PAR ANNÉE.

Dites-nous comment vous y arriverez une fois séparé du Canada et tant qu’à y être, faites également bénéficier le Parti québécois de vos profondes connaissances en finances car ça fait un bail qu’il n’a pas mis à jour son « Budget de l’an 1 ».

Si j’ai bien compris, on aura plus de fonctionnaires.

Y a-t-il un endroit où le PQ ne voit pas le besoin d’un fonctionnaire?

Je propose une commission parlementaire sur l’utilité de tous ces moyens de consultation.

Il y a plein de bonnes raisons pour que l’état intervienne, mais est-ce toujours la meilleure solution?

C’est une vraie chance que le Québec soit aussi endetté et qu’on approche du maximum d’imposition possible. Ça limitera les ardeurs.

Ce discours,….

Je me demande de plus en plus comment les journalistes arrivent à rapporter de telles niaiseries sans rire (ou pleurer)!

Quand j’entends dire qu’on va « aider les entreprises » dans cette province qui subventionne déjà plus que tous ses voisins, y’a de quoi vous rendre malade.

Dans le fond la politique du PQ se résume ainsi (et ce n’était guère mieux sous le gouvernement précédent): Toutes ces politiques stupides et économiquement absurdes qui nous ont mené là où nous sommes, c-à-d la province la plus pauvre, la plus taxée et la plus endettée, ben deviner quoi, pour régler le problème on vas aller encore plus loin dans ces politiques.

Un peu comme un junkie qui pense se guérir en augmentant la dose…

Et que dire du financement des partis. Quand j’entend dire ce pauvre Drainville qu’il veulent éloigner le pouvoir de l’argent de la politique (on croirait en tendre un curé et c’est vrai que je l’imagine facilement en soutane celui là…). Mais ne comprendront-il jamais qu’en voulant éloigner l’argent sale de la politique on a surtout réussi à éloigner l’argent propre et rendu le financement politique légal quasi impossible. A moins bien sûr que l’on considère que tout argent est sale et je crois bien que c’est le cas dans la mentalité de ce nouveau clergé qui nous dirige. Les résultats parlent d’eux même…

Et ainsi de suite, pauvre pauvre Québec…

@Francois 1

« Le Québec n’a pas eu besoin du fédéral pour devenir l’endroit le plus corrompu en Amérique. »

Et si le Québec est l’endroit le plus corrompu en Amérique du Nord, qui est le deuxième plus corrompu. Quel est l’écart entre le Québec et les autres?

C’est drôle mais j’ai comme l’impression que vous n’avez pas la réponse à cette question. Pourquoi? Parce que pour dire qu’un endroit est plus corrompu que les autres, il faut avoir une base de comparaison, ce que vous n’avez évidemment pas. Et quand bien même vous diriez « juste à voir, on voir bien », ça ne change rien : que des impressions.

On a des problèmes avec la corrution, c’est vrai. Dans quelle mesure sommes-nous mieux ou pire que les autres? Personne n’a démontré objectivement jusqu’à maintenant que le Québec est pire ou mieux que le reste de l’Amérique du Nord.

Marc Sauvageau,
Tout d’abord, je vous remercie pour votre commentaire mais je suis en désaccord avec votre discours.

Premièrement, toutes les choses que vous notez pourraient très bien être construites par quelqu’un d’autre que l’état et ce avec l’avantage d’une meilleure allocation des ressources disponibles. Par exemple, la SAQ ne participe aucunement au développement économique de la province. Tout ce qu’elle fait est d’enlever des opportunités aux entrepreneurs de la province de faire des affaires. La province pourrait accomplir plus en vendant la SAQ et en démantelant son monopole sur le vin et les spiritueux. Le privé ferait une meilleure gestion que le public et le gouvernement continuerait de percevoir des taxes sur les produits.

Dans un même ordre d’idée, les subventions aux entreprises ne font que détourner de l’argent des entreprises profitable vers celles qui ne le sont pas. Aucun développement économique de ce côté non plus. D’ailleurs, il me semble que M. Duhamel avait rédigé un très bon billet sur le sujet. Je vous invite à le lire.

Selon votre vision, le gouvernement devrait donner un salaire à tout citoyen/travailleur et ce peu importe le travail produit et ce salaire produirait miraculeusement de l’activité économique. Cher monsieur, si c’est le cas, rien de cela n’est économiquement rentable. Le salaire des employés de l’état leur est versé pour qu’ils accomplissent un travail donné, pas pour stimuler l’économie du Québec. C’est le travail produit lui-même, si rentable, qui engendre l’activité économique, pas l’inverse. Si la valeur du travail est inférieure au salaire donné, il y a un problème. Notion de base du coût d’opportunité.

@ seb (# 1):

« Est-ce que vous croyez sérieusement que les forces du marché vont éliminer le décrochage scolaire? » (sic)

Le décrochage scolaire est un problème affectant presque seulement l’école publique et très…très peu l’école privée.

Vous avez là votre réponse…

Est-ce que vous croyez sérieusement que mettre les enfants en maternelle à 4 ans (ou 3 un coup parti) va les empêcher de décrocher 10 ans plus tard?

Le fédéral n’impose pas de solutions. Par exemple, le Québec sera libre de se doter d’un registre inutile et couteux alors que le reste du Canada en sera débarassé.

@François 1(# 25)

« Le décrochage scolaire est un problème affectant presque seulement l’école publique et très…très peu l’école privée.

Vous avez là votre réponse… »

Hahaha, vous avez trouvé la solution. Éliminons les écoles publiques et tout le monde ira au privé. Puisqu’il y a moins de décrochage au privé, le problème sera réglé. Wow, le monde libertarien semble aussi beau que celui de l’extrême-gauche!

@Francois 1

« Qui se soucie vraiment du deuxième rang? »

L’important n’est pas de savoir qui est deuxième. L’important c’est que pour démontrer que quelque chose est mieux ou pire que les autres, il faut avoir une base de comparaison. Si vous n’en avez pas, c’est que votre affirmation ne vaut rien. Si vous en aviez une base de comparaison, vous seriez en mesure de dire qui est deuxième. Facile de dire qu’ici c’est pire qu’ailleurs, encore faut-il le démontrer, ce que vous n’êtes évidemment pas capable de faire. On appelle ça « parler pour ne rien dire » finalement.

@Jacques Marceau

« Par exemple, la SAQ ne participe aucunement au développement économique de la province. »

Ouf…..

Alors, si le public rend un service, ce n’est pas du développement économique, et si c’est le privé ça en est? C’est vraiment sérieux cette histoire?

Si on suit votre logique, Hydro-Québec ce n’est pas du développement économique? Vous saviez qu’une des raisons premières de la nationalisation de l’électricité était justement le fait que les compagnies privées ne déservaient pas tout le monde? Alors de dire que le privé fait forcément mieux que le public, est aussi ridicule que de dire que le public fait forcément mieux que le privé.

Et pour la SAQ, vous voulez privatiser quoi? Avez-vous déjà regardé les états financiers de la SAQ? Il n’y a à peu près aucun actif à privatiser alors vous voudriez qu’on cède au privé une entreprise qui contribue aux revenus du gouvernement avec des bénéfices d’un miliard par année sans à peu près rien recevoir en retour? Tout ça pour que quelques-uns empochent les profits plutôt que de voir tous les citoyens en profiter? Malgré tout le respect que je vous dois, je suis bien content que vous ne soyez pas au gouvernement!

J,ai écouté une partie du discourt inaugurale seulement alors je suis mal placé pour émettre une opinion sérieuse ,mais après l.entré de jeu ,je me suis dit ,ou bien elle croit avoir une baguette magique ou nous prend pour des idiots ,j,ai rien enttendu sur une gestion plus responsable des finances publiques!..
Je crois que la réduction des frais de scolarité est mauvais en soit et la réduction de la taxe santé en est une autre!
Les finances publiques sont dans un état lamentable quand à moi et nous nous dirigeons vers un obstacle au niveau financier qui sera de plus en plus difficile à rétablir!
Vous vous souvenez peut être de la période du gouv. Bouchard!

En Allemagne on dit qu,une industrie qui est incapable de subsister sans aide de l,état ,mérite pas d.exister, ici c,est le contraire l,état intervient régulièrement afin de fournir de l,oxigène à nos chers compagnies afin qu,ils restent ici ,c,est devenus pour eux une facon de profiter des largesses de l,état!
En bout de ligne ,c,est nous qui les subventionnons à tour de bras ,alors que les profits souvent vont dans les paradis fiscaux!
La plus belle example est la mine de diamants dans le nord du Québec ,Jamais nous recevrons en retour l,argent que c<a nous coute aujourd,hui!

@ Jacques Marceau #23

L’état ne construit pas de routes, d’écoles, d’hôpitaux, elle ne fait que les financer au meilleur coût possible (faisons ici abstraction des collusions et corruptions).

La SAQ fait du commerce et ce n’est pas une activité économique ? Les administrateurs de la SAQ viennent du privé. Pensons à Frigon un dragon, c’est peu dire.

« les subventions aux entreprises ne font que détourner de l’argent des entreprises profitable vers celles qui ne le sont pas. » Le Cirque du Soleil ça vous dit rien, comme entreprise peu profitable on vu pire. Ubisoft une autre entreprise broche à foin !

Votre argumentation sur les salaires est d’une pauvreté incroyable. Comme vous dites, le salaire est la contrepartie du travail. Ce salaire sert à consommer certains biens et services, et peut même ne pas être dépenser. Cet argent ainsi économiser peut être investi dans des actions, obligations, certificat de dépôt ect., qui sera réinvesti dans des entreprises ou à l’achat de biens de production ou de services. Tout ce que je viens de décrire participe à l’économie et à son développement.

@ François 1 #17

« Le fédéral nous transfère généreusement, via la péréquation CANADIENNE, plus de $8.5 Milliards PAR ANNÉE. » On sait que la péréquation est votre marotte, mais vous pourriez la mettre à jour de temps en temps. Ainsi, pour l’année 2012-2013, elle sera de 7 391 mil. dont environ 18% vient des contribuables québécois et 16.7% vient des contribuables albertains .

@ Marc Sauvageau (# 33):

Expliquez-nous ce que l’État a à foutre dans la vente au détail de boissons alcoolisées ou d’électricité, ou d’assurance automobile trois monopoles (entre autres) extrêmement dispendieux pour le peuple.

La SAQ nous VOLE littéralement. Allez n’importe où dans le monde, comparez les prix que vous payez et vous verrez à quel point ce monopole étatique est nocif et inefficace pour les Québécois. Et ne revenez pas nous parler des « retombées économiques » car je vous attends au détour.

Hydro-Québec un un autre monopole étatique inefficace qui, avec son « bloc patrimonial », encourage le gaspillage, décourage les investissements, est un nid de patronnage et de décisions « politiques » et est totalement opaque à toute vérification. C’est un autre leurre gauchiste. Il ne profite aucunement aux Québécois mais plutôt aux politiciens et à ceux, syndiqués et extrêmement bien pensionnés qui y travaillent.

Tant qu’à suivre votre raisonnement, d’autres domaines économiques qui rapportent pourraient tout aussi bien être nationalisés: la fabrication de chemises, les boulangeries, les magasins de vente au détail, la lunetteries, etc…

Ainsi, une fois votre but atteint, on pourrait comparer nos lignes d’attente à celles l’Union Soviétique de Staline. D’ailleurs, ces dernières ont déjà commencé il y a 20 ans en santé publique et ça empire à chaque jour.

Z’avez déjà vu une ligne d’attente de plusieurs mois pour acheter votre journal ou faire votre épicerie?

Le gouvernement ne génère aucune richesse. Il ne fait que payer des politiciens et des fonfons pour distribuer celle que crée les capitalistes parce que comme chacun le sait, les travailleurs sont assez intelligents pour créer de la richesse mais pas suffisamment allumés pour savoir la dépenser intelligemment.

Ils ont besoin de l’État pour ça…

C`est le propre des socialistes de voir la vie en rose et de promettre la vie facile à tout le monde. Les Québecois sont des ignorants de l`histoire et de la nature humaine et ont élis des gouvernements imbéciles qui promettrent la vie facile depuis 50 ans. Et pour la corruption/collusion, seule des sentences de prisons sévères et des saisies massives(pour montrer l`exemple, et en se foutant de se qui va arriver au restant de la famille) permettra de la diminuer de façon importante. Et aussi réduire la taille du gouvernemamman et laisser le plus possible l`argent dans les poches de ceux qui la gagne.

Et en passant, les socialistes qui achètent des votes en promettant la vie facile avec l`argent des autres et l`argent des générations futures sont aussi corrupteur que les pires corrupteurs. On vit dans un monde corrompu à l`os surtout depuis 50 ans avec tous ces socialistes qui nous gouvernent en promettant la vie facile.

Je suis heureuse de voir la vision du Québec dont rêve Marois et le PQ. Plus d’égalité, plus de richesse, plus de justice, plus d’honnêteté. Tout le monde est pour la vertu, n’est-ce pas?

Là où le bât blesse, c’est dans les moyens.

À Mme Marois et son équipe, je ne demanderais qu’une chose:
KISS, Keep It Stupid Simple.

L’intervention de l’état dans toutes les sphères de la vie et de l’économie ne va pas de pair avec la souplesse et l’efficacité dont notre économie a besoin pour s’adapter dans un contexte en évolution. Car avant de reditribuer la richesse, il faut la créer. Il faut de grands moyens pour lutter contre la pauvreté.
Plus il y a de richesse, plus c’est facile d’en donner à tout le monde. Autrement, c’est la pauvreté qu’on partage.

Pour créer de la richesse, le Québec, comme ailleurs, doit s’appuyer sur ses entrepreneurs. Notre richesse collective est dépendante de nos exportations.

Pour ce faire une fiscalité concurrentielle a plus d’impact qu’une kirielle de subventions.

Quel intérêt à vivre en français si le français ne fait plus vivre? Qu’on le veuille ou non, l’anglais est la Langua Franca de ce monde. Une bonne connaissa de l’anglais nous donne l’accès au monde tant au point de vue économique, scientifique que culturel. Qui peut dire aujourd’ui qui seront nos meilleurs entrepreneurs ou scientifiques de demain? Dans son souci d’égalité, le PQ a hisoriquement négligé le développement des plus doués, pourtant ce sont eux qui seront les leaders. Ce sont eux qui se tailleront une place dans le monde. Nous en bénificierons tous par ricochet.

Le PQ est un parti d’idée, ce qui est noble en soit, mais les idéologies se sont très souvent montrées déconnectées de la réalité. Comme le dit si bien l’adage: Le mieux est l’ennemi du bien, ou encore: Qui trop embrasse, mal étreint. Bref, à trop v ouloir imposer l’idéal on finit par faire plus de mal que de bien.

Tout l’art de la politique, c’est de faire correspondre les besoins de tous avec les intérêts de chacun.

@ Marc Sauvageau,
Monsieur, merci pour votre commentaire. SVP, Permettez-moi de répondre.

Pour régler le cas de la SAQ, il importe peu de savoir qui administre la société d’état. Ce qui est mauvais est le fait que l’activité d’importation et de la vente de vins et spiritueux soit un monopole d’état empêchant les investisseurs de québécois d’en profiter. Lorsque je parle de meilleure gestion au privé, ce n’est pas de la démagogie mais c’est pour montrer que plusieurs joueurs dans le marché et dans une saine compétition, seront toujours meilleurs pour satisfaire les préférences des consommateurs et s’adapter aux nouvelles tendances. C’est le problème d’abondance de l’information. On ne peut nier le fait que nous payions plus cher notre vin qu’aux E-U et que les points de ventes ont des horaires de succursales bancaires.

Votre argument bien que très populaire et attachant n’est basé sur rien. Selon vous, la SAQ fait des profits, donc cela justifie de garder le tout public pour amener plus d’argent au gouvernement afin qu’il puisse le dépenser comme il le veut. Dans un modèle libre, le gouvernement continue de percevoir des taxes sur les produits, c’est seulement qu’il n’administre plus l’industrie entière.

Pour ce qui est des salaires, bien que vous jugiez mon argument comme pauvre, il est important de se demander si la valeur du travail accompli par nos fonctionnaires est supérieure au salaire que nous leur versons (incluant les régimes de pensions et les avantages quelconques). Cette question est pertinente, sachant que les salaires au public ont augmenté considérablement par rapport à ceux versés au privé.

De votre côté, vous ne faites que mentionner l’argument du multiplicateur comme de quoi les salaires versés servent à leur tour à consommer d’autres bien. Vous omettez, peut-être volontairement, de voir que cela ne crée rien, ce n’est qu’un transfert des payeurs de taxes vers un fonctionnaire. En fait, toute cette circulation d’argent (que vous décrivez très bien d’ailleurs) peut être faite par le payeur de taxe lui-même si ses impôts étaient moins élevés.

@ Jacques Marceau

J’ai simplement dit que la SAQ faisait du commerce et qu’elle participait à l’économie québécoise. J’ai mentionné aussi que son type de gestion venait du privé. De plus sa situation monopolistique est moins monopolisante que l’on croit. Je vous signale qu’il se vend du vin dans les épiceries qu’on peut acheter du vin en importation privée (1 000 vins quand même!) et que les vins québécois se vendent chez le vignerons.

Le mérite du salaire des fonctionnaires est une question d’opinion. Il n’en demeure pas moins que ce sont des consommateurs ( et qui consomment dans le privé, on est loin du « transfert des payeurs de taxes vers un fonctionnaire » ). Si vous jugez les fonctionnaires inutiles, trouvez-moi un État qui n’en possède pas.

@ Marc Sauvageau (# 40):

Vous êtes un aveugle volontaire comme Gérald Tremblay ou quoi?

Les travailleurs sont un rouage important du capitalisme. Personne ne conteste ce fait. Aucune entreprise privée ne pourrait survivre sans ses travailleurs qui contribuent à sa santé financière et à son expansion.

Tant qu’à l’IRS, allez voir la liste de ses chercheurs… Presque tous des diplômés en sciences molles (sciences et pensée politiques, sciences sociales, sciences de l’environnement, philosophie, etc…) sauf une couple d’égarés en économie dont on se demande ce qu’ils font là.

Vous voulez de vrais réponses à vos questions économiques, adressez-vous à des économistes reconnus comme, par exemple l’IEDM:

http://www.iedm.org/fr/e

Ou Martin Coiteux:

http://martincoiteux.blogspot.ca/

Pas à des lologues de grâce.

@ François 1

Martin Coiteux n’a-t-il pas un doctorat en science politique ( science » molle » ) mais uniquement une simple maîtrise en économie ? http://www.hec.ca/prof/martin.coiteux.html.

Pour votre information l’économie c’est une science » molle « .

Alors, qui crée de la richesse, les capitalistes ou les travailleurs, j’attends votre réponse ?