La vie secrète des sièges en classe affaires

En tout et partout, plusieurs milliards ont été investis en recherche et développement pour créer les meilleurs sièges qui soient.

C’est bien connu, les transporteurs aériens font essentiellement leur pain et leur beurre avec leur première classe et leur classe affaires: si celles-ci ne comptent que pour 10 à 15 % des passagers des vols long-courrier, ceux-ci génèrent jusqu’à 50 % des revenus.

La classe Super Affaires d'Air Canada - Crédit: Air Canada
La classe Super Affaires d’Air Canada – Crédit: Air Canada

Pour tenter d’affrioler cette précieuse clientèle, les transporteurs se livrent donc une compétition féroce, explique le New York Times. Si féroce qu’en tout et partout, des milliards de dollars ont été investis à ce jour en recherche et développement pour créer les meilleurs sièges qui soient, ou pour continuer à les améliorer.

Car plus souvent qu’autrement, ces sièges sont conçus pour un seul et même transporteur, qui désire ainsi se distinguer de ses compétiteurs. Mais tout cela a un prix… exorbitant.

Ainsi, la seule production d’un siège en classe affaires peut coûter jusqu’à 80 000 $, ce qui demeure encore abordable si on compare cette somme avec les 500 000 $ qu’il faut parfois débourser pour produire un siège en première classe.

La classe affaires d'Air France - Crédit: Air France/KLM
La classe affaires d’Air France – Crédit: Air France/KLM

Le quatrième transporteur mondial, Lufthansa, est en train d’investir 4 milliards $ pour améliorer ses cabines en première classe et en classe affaires. De cette somme, 1 milliard $ est consacré aux seuls sièges, tant en recherche et développement qu’en frais de production et de manufacture.

Il faut dire que les exigences des voyageurs d’affaires ont changé, et qu’il ne suffit plus, désormais, de leur offrir un siège qui demeure légèrement incliné: les passagers veulent de plus en plus disposer d’un siège-lit qui se déploie à 180 degrés. « Un siège en classe affaires doit être à la fois un bureau pour travailler, un centre de divertissement, un espace de restauration et un lit », d’expliquer un designer au New York Times.

Pour faire entrer un maximum de sièges-lits dans un minimum d’espace, les concepteurs ont donc dû redoubler d’imagination. Ainsi, les sièges de la nouvelle classe affaires de British Airways sont disposés tête-bêche; ceux de Swiss, Delta et Emirates sont décalés d’une rangée à l’autre pour que les jambes se logent sous l’appuie-coude avant; et ceux de Virgin et de la classe Super affaires d’Air Canada sont répartis en diagonale.

La classe affaires de Swiss - Crédit: Swiss International Airlines
La classe affaires de Swiss – Crédit: Swiss International Airlines

Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle? Selon le consultant Samuel Engel, cité par le New York Times, le marché mondial des première classe et des classes affaires représente 273 milliards $ de revenus, cette année, soit une hausse de 4,3 % par rapport à 2012.

Car malgré tous les progrès technologiques, l’accès aux vidéoconférences et la prolifération des télécommunications, rien ne vaut une rencontre de personne à personne, et c’est ce qui explique que ce n’est pas demain la veille que les déplacements d’affaires cesseront.

Pour lire l’article du New York Times dans son intégralité, cliquez ici.

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