L’anglais, le monde, le Québec

Dans son éditorial d’aujourd’hui sur la « crise linguistique » à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (avec lequel je suis largement d’accord), André Pratte pose les deux questions suivantes :

À quoi sert-il aux gens d’affaires québécois francophones de conquérir le monde s’ils doivent laisser leur langue maternelle au vestiaire en rentrant au bureau le matin? Quelle est l’utilité d’un siège social à Montréal si tout s’y passe en anglais?

Je pense que ce sont de bonnes questions, mais il faudrait distinguer un certain nombre d’éléments et de circonstances.

Dans la cas de la Caisse de dépôt et d’Hydro-Québec, deux sociétés d’État, le français doit être la langue de fonctionnement à tous les échelons de l’entreprise.

Ce principe doit-il s’appliquer dans une entreprise privée ? Je ne le pense pas.

Au nom de quel principe,  le comité de direction d’une entreprise dont les propriétaires, dirigeants et l’immense majorité des cadres supérieurs sont anglophones devrait-ils fonctionner en français ?  Si vous trouvez cela scandaleux, aussi bien interdire l’usage de l’anglais au Québec. Cela serait l’équivalent de buter hors-Québec des entreprises comme Reitmans, Dorel  ou Kruger et un pan entier des sociétés immobilières et technologiques montréalaises. Je précise que l’on ne parle pas ici de la langue des employés, mais de celles des propriétaires.

Deuxième exemple, comment une entreprise multinationale québécoise peut-elle éviter l’anglais au niveau supérieur quand ses dirigeants de filiales ou de divisions sont étrangers, ne vivent pas au Québec et ne parlent pas français ? Vous parlez en anglais avec votre homme en Argentine ou votre vice-présidente en Suède et vous sauverez un temps fou à tenir certaines réunions en anglais. Est-ce un crime ?

Est-ce que cela veut dire qu’il n’y a plus de place pour la promotion de patrons francophones au sein de nos grandes entreprises ? J’observe plutôt le contraire. Les présidents du CN, de CAE et de Produits forestiers Résolu (anciennement Bowater) sont francophones alors que leurs prédécesseurs étaient anglophones.

Non seulement le président du conseil et le PDG de Bombardier sont francophones, mais le président de la division des Transports et celle de l’Aéronautique le sont également ainsi que 11 des 14 membres du conseil d’administration. Le patron de Bombardier Produits Récréatifs l’est également. Mon collègue René Vézina avait déjà qualifié Laurent Beaudoin de grand nationaliste. En tout cas, son engagement dépasse celui des mots et des indignations calibrées.

La deuxième question d’André Pratte m’interpelle encore plus. « Quelle est l’utilité d’un siège social à Montréal si tout s’y passe en anglais ?»

Un siège social au Québec signifie l’embauche de dizaines, voire de centaines d’employés qualifiés pour toutes les fonctions administratives de l’entreprise. Cela implique la présence, dans l’immense majorité des cas, du bureau de direction avec comme conséquences des revenus fiscaux intéressants pour les gouvernements et des dons majeurs pour les institutions de santé, de savoir ou de culture. Cela représente des mandats pour les firmes d’avocats, les consultants, les bureaux de comptables et de services professionnels. Sans compter les espaces locatifs, des frais de traiteurs et de restaurants, etc., etc.

Je suis toujours preneur pour un siège social, même si tout s’y passerait en chinois.

 

 

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Ce qui est choquant c’est que des personnes anglophones qui vivent certains depuis des années au Québec, une province francophone, certains même depuis des générations n’aient pas la moindre curiosité d’apprendre la langue du pays dans lequel ils sont nés ou celle du pays dans lequel ils ont décidé de vivre et de s’immerger.

Je connais des anglophones qui parlent un superbe français.

Pourtant, on ne peut pas dire que cette absence du curiosité soit due à un manque de formation dans la langue de Molière, ni dans le cas de certains patrons et/ou cadres supérieurs à l’impossibilité matérielle d’apprendre la langue nationale du pays dans lequel ils habitent.

Le refus d’apprendre une langue, sous prétexte qu’on occupe un poste supérieur et qu’on est théoriquement libre de fortune est pour moi la marque suprême du mépris, la personnification parfaite de ce qu’on appelle le colonialisme dans le sens le plus dégradant du terme.

Pour moi un tel « modus operandi » est intolérable dans une société évoluée du 2ième siècle. Je me suis toujours fait un point d’honneur d’apprendre au moins quelques mots dans tous les pays où j’ai séjourné et plus longtemps j’ai séjourné et plus j’ai appris.

Je pense que c’est une marque d’estime et de respect envers autrui et surtout envers soi-même que d’apprendre la langue et les usages des endroits où nous avons l’insigne honneur de vivre. C’est encore plus vrai quand on y gagne sa vie quelquefois plutôt encore mieux que bien. Et je dois dire que je trouve attristante votre position qui fait table rase des considérations politiques et linguistiques du Québec.

– On appelle cela de l’assimilation. Cette forme d’assimilation est le propre des enfants qui ont été trop gâtés par la vie et qui n’ont que bien peu de reconnaissance pour leur mère patrie.

M. Duhamel,

Merci, encore une fois, pour votre excellente chronique. Je vais aller plus loin que vous dans mes propos.

Je me fous du français dans ce cas-ci. Imaginons que les gestionnaires en question puissent produire des rendements de 12% par année jusqu’à ce que, chasse au sorcières oblige, la Gestapo linguistique du Québec retire le mandat de gestionnaire à nos deux stars de la finance. Et oui, c’est la tragédie qui afflige le Québec.

Je n’en peux plus de lire les chroniques de Lisée et de types comme M. Drouginsky qui voudraient que tous pratiquent l’auto-flagellation. Lisée et Drouginsky, je suis libre, contrairement à ce que vous croyez. C’est vous qui êtes prisonniers. C’est vous qui vivez encore au temps des grandes batailles du passé. Toutefois, vous ne voulez vivre cette névrose seuls: il faut empoisonner les générations suivantes avec le même discours.

Cher Drouginsky, j’ai également voyagé et j’ai toujours pris soin d’apprendre de beaux petits mots qui ont toujours fait plaisir à la population locale. Toutefois, il s’agit de la CAISSE DE RETRAITE DES QUÉBÉCOIS. Vous préférez l’idéologie au pragmatisme? J’espère que vous aurez le courage d’expliquer aux jeunes générations, sur lesquelles vous crachez abondamment, que les rendements ne sont pas au rendez-vous et qu’il faut couper dans les prestations puisque votre génération, celle des babyboomers, a préféré la lutte idéologique à la performance d’un fond d’investissement. Tout à fait exécrable.

Duhamel = 1; Lisée = 0

Un jour, les Québécois se réveilleront sous la gouverne du FMI, comme on le voit en Grèce aujourd’hui. Non, il ne faudra pas blâmer les méchants banquiers de ce monde. Non, il ne faudra pas vociférer contre ces sales Québécois qui ont osé s’enrichir. Il faudra plutôt regarder du côté des Drouginsky et des Lisée de ce monde qui, à la gouverne de l’état, auront conduit le navire droit dans la falaise, tout en claironnant que le navire est en train de couler en raison de la pensée néo-libérale.

Ça n’est pas une question de gauche ou droite. Serait-il pensable d’avoir un unilingue francophone dans un poste semblable à la bourse de Toronto, New-York, Londre ou d’une grande banque à Calgary, Tokyo ou Hong Kong?
Évidement non.
Pourquoi on exige toujours du Québec qu’il fasse abnégation de son statut, de ses droits?
Des colonisés, on veut nous traiter en colonisés.
Harper avec sa majorité nous envoie promener quand on demande ce qu’on a déjà payé, plusieurs provinces devraient l’exiger aussi.
Parce LA MAJORITÉ des citoyens canadiens, même ceux qui ont portés le parti conservateur au pouvoir veulent le maintient du régistre.
Alors une majorité de siège élu ne donne pas carte blanche pour décider, pour imposer aux canadiens des décisions qui sont contre la volonté de LA MAJORITÉ des Canadiens.
La démocratie est-ce que les élus savent vraiment ce que ça veut dire? Ça ne se limite pas au droit de vote, selon Lincon c’est: le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
Alors assumez vos responsabilités et mettez vos égos de côté. Vous n’êtes pas des souverains, vous êtes des élus pour un mandat à durée déterminée. Ne mordez pas la main qui vous nourrit et cessez d’agir pour les intérêts de groupes qui ne représentent pas l’intérêt de LA MAJORITÉ des citoyens.

97% des Québécois savent parler français. C’est une statistique qui n’est jamais citée par les souverainistes.

En matière de langue les Québécois ont fait les mauvais choix depuis la révolution tranquille.

Ils ont crû (comme pour le reste) que le gouvernement s’occupait du problème.

Sauf que ce n’est pas comme ça que ça marche. C’est le succès, le dynamisme, la prospérité qui attire vers une langue et vers une culture, pas la réglementation, encore moins la coercition.

Or au Québec on s’est doté d’une économie très socialiste et peu dynamique, peu d’entreprises émergent et les immigrants peinent à trouver du travail et souvent finissent par émigrer. Et à mesure que notre pauvreté devient visible on entre dans un cercle vicieux.

Et puis il y a la démographie, le vieillissement, le faible taux de natalité, causé notamment par l’abandon trop radical des valeurs traditionnelle familiales.

Le déclin est programmé, à moins d’un miracle il ne s’arrêtera pas et en tout cas ce n’est certainement pas avec des lois et des manifs que vous pourrez l’empêcher.

Avez-vous regardé la performance d’Ivanhoe depuis 2 ans? Regardez les profits nets sur les sommes investies?

Avez-vous regardé leur rapport annuel? Ils en font une version chinoise! Le boss ne parle pas français mais on fait une version chinoise!

Avez-vous entendu le français du VP Fournier?

Bref, y’a un tas de quesions à se poser sur ce bras de la Caisse

@S. Drouginsky. Je serais curieux de savoir si vous avez rencontré ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie un de ces méchants anglos de mauvaise foi qui refuse d’apprendre le français par idéologie colonialiste?

Ce que je vois plutôt dans les bureaux du centre-ville, c’est qu’il y a oui une petite minorité de francophones et d’anglophones qui, malgré leurs efforts, sont incapables de bien apprendre l’autre langue… Très souvent ils comprennent parfaitement lorsqu’une personne leur parle en français ou en anglais, et sont capables de lire des notes ou documents complexes dans la deuxième langue. Simplement, ils ont beaucoup de difficultés quand vient le temps de parler…

C’est pour ces gens que la pratique du bilinguisme passif s’est imposé naturellement dans beaucoup d’entreprises. Anglos et francos s’expriment dans leur première langue et sont capables de dialoguer de façon intelligente. Le tout-à-l’anglais est souvent de mise uniquement lorsqu’un client ou partenaire de l’extérieur du Québec est présent (ce qui est inévitable).

Pour moi, vouloir combattre cette réalité est un non-sens. Défendons le français dans l’affichage, dans les commerces, pour les écoles ou les hôpitaux. Mais laissons travailler les entreprises de la façon la plus efficace pour eux, dans la mesure où les droits fondamentaux des travailleurs soient respectés.

Être unilingue francophone dans une entreprise qui fait affaire avec l’extérieur n’est pas un droit fondamental.

– En réponse à F. Brosseau,

Vous levez un problème tout à fait réel qui est celui de la compétence. Vous relevez avec raison que des personnes sont plus ou moins compétentes peu importe l’usage de la langue de travail et peu importe leur langue maternelle. Vous relevez également que des personnes plus ou moins compétentes peuvent occuper des postes de responsabilités, que quelques soient leurs langues et leurs pratiques linguistiques, ils ou elles ne sont peut-être pas à leur place.

– En ce sens je suis tout à fait d’accord avec vous.

Personnellement, ce que je relève, c’est que la langue de la province du Québec est le français, que le Québec est la seule province francophone en Amérique du nord et qu’il devrait être obligatoire pour tous les hôtes de cette province qu’ils adoptent la langue du pays ou du coin de pays dans lequel ils vivent. Ce n’est pas une simple question de droit et de lois, c’est une question de savoir vivre ou de ne pas savoir vivre.

D’autre part, il est de bon aloi de converser et d’échanger avec des clients hors Québec dans une langue convenue qui peut-être l’anglais, mais personnellement je ne vois pas pourquoi je devrais échanger avec un client argentin en anglais si je parle aussi l’espagnol.

Le fait de réduire la langue anglaise à la seule pratique du travail et du business relève d’un manque de respect même pour la langue anglaise qui compte de merveilleux écrivains et de grands philosophes et ne rend pas hommage à ses beaux esprits. Le fait d’imposer sa langue où que vous soyez ne relève pas seulement d’un esprit colonisateur, cela relève de l’égocentrisme, ce qui vu de très près est même pire, car dans la colonisation il y a tout de même un échange lorsque dans l’égocentrisme c’est : tout m’est dû et rien n’est dû aux autres que ce que j’octroie avec parcimonie.

Il est temps que le Canada condescende à finalement à pénétrer dans le 21ième siècle et sorte du petit train train quotidien. En 2011, un tel débat ne devrait même plus prendre place et la suprématie du français au Québec devrait être appréciée de tous et valorisée comme cela se doit.

– En réponse à « Marquis »

J’aurais beaucoup de plaisir à vous répondre en anglais, mais comme ce blogue est français, je ne me commettrais pas. Et puis peut-être qu’en anglais, vous ne me comprendriez pas. Mais sachez que le fait que vous me nommiez en même temps que Jean-François Lisée ; je considère cela comme un compliment et je vous remercie de tout cœur.

Chose certaine, les journalistes et commentateurs qui ont couvert cette nouvelle ne sont pas compétents, quelle que soit la langue qu’ils écrivent. Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai lu que Michael Sabia avait embauché ces deux personnes. Une simple recherche Google suffisait pourtant à confirmer que les deux anglophones en question occupaient des postes de direction à cette filliale de la caisse depuis 2001. Tout indique qu’il y a eu des mises à pied et une restructuration de cette filliale – l’avenir n’est pas dans les centre d’achats – et que ces cadres anglophones ont hérité des tâches de leurs anciens collègues. Pas surprenant qu’il y ait de la grogne, mais la langue n’est pas une arme.

Ces deux gestionnaires ont eu tout le temps requis pour apprendre à parler français. J’ai lu leur cv; ils sont bien assez intelligent pour apprendre une langue seconde. Le fait que le grand patron d’IvanhoéCambridge ait choisit de les garder laisse surtout l’impression que cette filliale connait des problèmes sérieux, pour le long-terme. Je suis plus inquiète de l’aspect financier de cette histoire que de la survie de la langue française au Québec.

@lorraine king

Vous avez tout à fait raison. Jusqu’ici on fait tout un plat de leur méconnaissance du français (et c’est correct) mais on ne s’attaque pas du tout à leur performance professionnelle. Et c’est là AUSSI qu’il faudrait frapper.
J’invite M. Duhamel à examiner cet aspect de la question. C’est son domaine après tout.

Bien sur que oui. la meilleure fa¸on de défendre nos intérêts dans le Canada c’est a l’assemblée nationale a Ottawa. Et si on est pas assez de membre au NPD, même si les élus sont d’ici ils doivent se plier aux exigence du parti. Prenons notre place et défendons nos intérêts dans ce parti. On fait maintenant parti de l’oposition officielle(composée d’un grand nombre de Québécois). M. Harper en agissant en impérialisme perd des appuies au Canada et pourrait bien voir les élus de son parti démissionner et joindre le NPD sil se tiennent assez serrés pour défendre les intérêts des Canadiens.
Joignons le parti en grand nombre et défendons les intérêts(environnement, développement durable, culture, protectionisme de nos entreprises et de notre marché). Cessons de donner nos ressources aux américains, de se faire dicter nos décisions(militaire, ressources énergétiques et naturelles, maintenant sur désignation linguistique des postes de pouvoir au Canada).
Nos médias évacuent la question, ne parle pratiquement pas des élections du chef de l’opposition pour que les québécois ne prennent pas de carte de membre et ne participent pas. On voit ou ça mène de rester à l’extérieur du débat, on reste à l’extérieur des décisions du gouvenrment.
La séparation n’est pas une option. L’autonomie ça s’acquière quand on assume les responsabilités, le statut ne se demande pas, il s’impose quand on est autonome.
Allez essayer d’en imposer aux entrepreneurs qui ont bâti des empires à partir de rien, la fierté et les exigences ¸a s’imposent naturellement quand on a bâti son autonomie on ne peut empêcher quelqu’un d,autonome d’imposer ses exigences. L’autodéterminisme ça ne se demande ni se refuse. C’est un statut qui s’impose.
Regardez les relations Chine -E-U. Qui en impose à qui? Les américains peuvent bien fermer leurs marché aux chinois s’il le veulent, est-ce que les chinois vont en souffrir? Il rappeleront leur prêts et les américains n’auront pas le choix.
Qu’est-ce qu’il peut faire le prétendu président du monde devant la crise enropéenne. Il ne font rien. Le sauvetage vient des économies chinoises, russes, indes. Si on votait un désarmement planétaire les américains n’auraient d’autres choix que d’abdiquer puisqu’ils doivent leur chemise et qu’ils ne pourront même pas s’en fabriquer une autre.

Acheter une maison n’est pas la meilleure façon de se loger. Ça enrichit les banques, parce qu’elles sont financées, refinancée tant qu’elles tiennent debout. En attendant au moment de déménager dans une résidence de personnes agées le gouvernement pourra vous surtaxer sur l’augmentation de la valeur et vous charger le gros prix pour votre logement en résidence aprce que vous allez venir juste d’encaisser des revenus.
Une coopérative d’habitation coute généralement 35% de votre revenus jusqu’à valeur comparable dans le marché locatif(beaucoup moins qu’une maison privé puisque l’augmentationdes prix de location est bien en deça des couts de refinancement de maisons priveés+les couts d’entretien).
Une coopérative réparti le cout d’acquisition sur pr`s de 50ans (si c’est une construction durable), le taux d’intérêt est plus bas, et vous n’y consacrez qu’un faible pourcentage de votre budget, ayant donc plus d’argent a consacrer a votre style de vie et vos placements de retraite. Au moment d’entrer en résidence vous dn’aurez pas de revenus de vente et aurez un cout de logment moindre. Vous y serez chez-vous aussi et aurez un meilleure voisinage puisque ceux-ci sont partenaires avec vous du projet et suivent les mêmes règles de vie. Coopération, entretien, calme, vigilence de quartier, entraide, souvent jardins communautaire, cuisine collective, échange de services.
Une vie plus riche a tous les niveaux.
(plus riche pour nous, mais aussi pour ceux qui suivent puisqu’ils n’auront a enrichir les banues en refinancant les immeubles)

Les reconnaissances professionnelles quand on est unilingue francophone ne sont pas considérées non plus, notre cv se ramasse dans la poubelle immédiatement à Montréal et Laval comme partout alleurs au Canada(et bientôt Québec et ses régions si on ne réagit pas maintenant pour renverser la vapeur,on a dormi sur nos loriers durant qu’on rentrait des iimgrants à pleine porte il est plus que temps qu’on se réveille).
Faites l’exercise d,aller voir les sites d,emplois et vous allez tomber en bas de vos chaise. Ça n’est pas à demi-mot c’est claire parfaitement bilingue ou anglais(connaissance du français un atout).
On dormait sur nos lauriers et les luttes qu’on croyait gagné dans les années 70 sont toutes à refaire. Il semble que les gens qui ont immigré ne savent pas que l’égalité homme-femme, la prédominance du français comme langue d’affichage, d’éducation, des affaires et courante au travail sont pour nous des incontournables.
Les québécois d’origine sont en proportion plus bilingue qu’autrefois mais on ne doit pas reculer sur l’usage du français pour autant.

@ F. Brosseau (# 5):

« 97% des Québécois savent parler français. » (sic)

Ouin…t’sais man t’as comm full raison!

@f

Faux, c’est plus 94% que 97%. Ca donne donc un demi-million d’habitants qui ne parlent pas français au Québec.

Tiens, cette semaine on nous montrait un monsieur de Sutton (62 ans) qui avait sauté les plombs au volant. Le monsieur ne parlait pas francais!
Combien de temps au Québec?

Cette semaine encore, les juifs de Boisbriand se plaignaient de vandalisme. Aucun ne parlait français dans le reportage.

Ca c’est sans parler ceux qui se disent bilingues mais qui, en fait, ne font que baraguiner un joual de rue.

Je me rappelle d’un anglo qui était guide touristique dans un bus de Belges. Nous on le comprenait, mais les pauvres Belges comprenaient que dale

Bravo M. Duhamel pour avoir invoqué cette banalité qui voudrait justifier toutes les atrocités de la société : la création de « jobs ». D’une pierre deux coups, vous avez réduit les Québécois à leur ancien rôle de simples ouvriers à la solde de patrons anglophones. Vos grands-parents seraient fiers de vous.

Et bravo pour avoir démontré encore une fois que la pire menace du français au Québec vient bel et bien des francophones, et non des méchants anglophones. Ce n’est pas pour forcer la main à ces derniers que la loi 101 existe, mais pour contraindre ces preux francophones qui oublient trop vite et qui, bien encroûtés dans le confort de leur quotidien, laisse l’histoire se répéter.

La quantité d’entreprises américaines partout au Québec mais en grande concentration à Montréal, Laval, Mont-Tremblant ont fait exploser la demande pour des employés qui parlent prioritairement anglais. Les amaricains N’en ont rien à foutre du fait français au Québec. Ils achètent des entreprises, en ouvre et consid`re que le Canada est une colonie du nord des États et qu’on doit se plier à la suprémacie américaine. Ils se croient déjà maitre du monde , alors le Québec et sa langue rien a foutre. Les noms des entreprises sont anglais, les campagnes de publicités aussi, traduites par des amaricains qui baragouinent le français, la dcumentation est des produits quand elle est traduite est lamantable. Pour tout les postes l’anglais est en pratique exigée sinon aucune chance de monter si vous y êtes déjà ou d’y entrer si vous n’y êtes pas. Le québec est en voie d’assimilation. Plus la crise fait rage aux E.U. plus il y a d’entreprises qui viennent au Canada, plus il y a d’américains fortunés aussi qui exigent le service en anglais partout ou ils vont, et plus la langue de travail est l,anglais. Le français est un atout mais pas du tout une exigence.
Montréal c’est fait, Laval ça avance a vitesse grand V, Mont-Tremblant, Hudson, la région de Sherbrook est dans la mire ainsi que la ville de Québec.
Quand les gens des autres régions viennent ils n,en reviennent pas. Le pire c,est que ceux qui y vivent semble dormir au gaz et ne voit rien.
Quels livres avez vous lu, quelle langue parlez vous lorsque vous vous faites servir au resto et dans les boutiques, sur la rue si vous demandez un renseignement dans quelle langue vous adresserez vous en premier? Autant de questions dont la répone est malhewureusement l’anglais. Le pire c’est que vous croiyez que ça fait plus éduqué, plus in de parler courament anglais au Québec. Et oui si on sort du Québec en c’est anglais, mais ici c’est français n’est-ce pas?
En exigeant pas le français à l’entré ou dans un délai maximum de 5ans des immigrants, en acceptant les immigrants »famille » agées qui ne parleront ni ne travailleront mais utiliseront nos services publics on se tire dans le pied.
Je suis contente qu’il y ait des disques de noel en français de sorti cette année parce que ça c’est vraiment le bout du bout d’entendre de la musique de noel en ang
lais

Antérieurement, la guerre des religions avaient comme source la guerre des langues. Par la suite, celle-ci est devenu la guerre entre compétence de politiques, la guerre de compagnies. Bref, il n’en demeure pas moins que les religions détruiront voire détruisent la terre. Alors qui va gagner. Est-ce les protestants, les catholiques, les musulmans, l’islam, les boudhismes, etc?

Pauvre Québec qui accepte tout cela!!!

Quel débat que la langue au Québec!? C’est à y perdre ses cordes vocales. Avant tout, je suis dans l’ensemble assez d’accord avec les opinions de celle qui signe Lagenteféminine, mais de grâce, apprenez à écrire. C’est bourré de fautes d’orthographes, de grammaire, de syntaxe et de vocabulaire. Ce n’est pas si cher un dictionnaire et c’est drôlement pratique.
En ce qui me concerne : la langue. Lorsque j’étais petit en 1960 j’avais 8 ans, je ne comprenais pas pourquoi mon grand-papa que j’adorais parlait dans une langue que je ne saisissais pas lorsqu’il s’adressait à certaines personnes chez Eaton’s où il travaillait. Je me souviens aussi d’une grand-cousine qui lorsqu’elle venait de Québec acheter dans le magasin du même nom, piquait des crises de nerfs parce que les vendeuses anglophones ne lui parlaient qu’en anglais. 93% de la clientèle de ce magasin, seul à l’époque avec Morgan’s (La Baie), était francophone. La chose est montée jusqu’à la direction tant le scandale était grand car d’autres ont suivi son exemple. L’année d’ensuite, presque tout le personnel de ce grand magasin pouvait s’exprimer raisonnablement dans les deux langues et plusieurs anglaises qui refusaient de suivre un petit cours avaient été congédiées. C’était l’âge d’or de la revendication des Québécois et ça a marché!!! Or, et cela vaut encore plus maintenant, le Québec est un état français dans une mer d’anglophonie, oui et puis après???!!! Si nous persistons à répondre en anglais aux vendeurs du centre-ville qui on le front de s’adresser à nous en anglais, nous sommes morts à plus ou moins court terme. Il n’y a pas que quelques anglophones qui ne nous respectent pas au Québec, il y a aussi une large part des francophones qui ne se respectent pas eux-mêmes. L’esprit du colonisé ne nous a pas quitté, il est ancré en nous depuis la conquête par l’Angleterre.
Il est inconcevable et intolérable qu’on me demande en 2011 d’être bilingue et que l’on recommence à donner des emplois à des anglophones unilingues. Je n’arriverai jamais à comprendre pourquoi les Québécois ont si honte d’eux-mêmes. Que nous nous exprimions en anglais lorsque nous sortons du Québec n’a rien que de plus normal; mais ici, où nous sommes toujours majoritaires, il est impérieux que nous nous adressions en français à tous ceux que nous rencontrons qu’il s’agisse du travail, des loisirs ou de votre vie de consommateur. Quoi de plus normal que de se respecter et de refuser de s’intégrer. Mais enfin, quel péché est-ce donc que de vouloir être ce que nous sommes? Est-ce devenu risible? Laisserez-vous certaines personnes venues d’ailleurs au Canada ou ailleurs dans le monde vous assimiler dans votre propre pays?
Le plus bel exemple d’un peuple qui se respecte au plus haut point, enfin, il y en a plusieurs, mais citons celui-ci : l’Allemagne. Les Allemands sont hyper fiers de leur langue. Si vous vous adressez à eux en anglais, il y a de fortes chances qu’ils vous ignorent. Lorsqu’un politicien allemand se fait poser une question en anglais qu’il comprend tout à fait, il répond en allemand et à toi de te débrouiller pour faire la traduction. Ce n’est pas impoli de sa part car il est chez lui, alors il demeure lui-même. Même constat pour les Suédois, les Norvégiens et d’autres encore.
Il n’y avait pas à se moquer de Mmes Marois et Harel parce qu’elles s’expriment mal en anglais. Rie-t-on d’un anglophone qui parle avec un accent ou qui s’exprime mal en français? Jamais, ce serait pour quantité de personnes un sacrilège.
Je persiste et signe. Jamais à l’intérieur des frontières du Québec je ne m’exprimerai en anglais devant quelqu’un. JAMAIS! Je glorifie ma langue, je l’aime, en prend soin, je l’améliore chaque jour, j’évite les anglicismes autant que faire se peut et quiconque se fout de ma gueule est fautif. Je préfère défendre mon corps et mon espace vital que celui des autres. Alors, cessera-t-on un jour de croire que nous sommes petits? David contre Goliath a toujours gagné et les américains on s’en fout. Ils ne quitteront pas le Québec si nous nous tenons debout, on n’écrase pas la fierté… et puis, s’ils veulent nos richesses naturelles, qu’ils viennent les chercher en payant ce qu’elles valent et dans le respect du peuple qui les possède. Ceci vaut pour M. Charest…!!!

Bravo Serge. Pour ma part, je crois que pour notre avenir collectif, il faut se fier à la fierté d’un peuple. Avant l’économie, c’est la survie du groupe qui impose à ses dirigeants d’adopter les politiques nécessaires à la protection de la langue, mais dans un monde en mutation ou les pouvoirs bougent de sens, et ou l’anglais domine à outrance…il faut de la tolérance. Au bout du compte, se se rendra compte que ce sera la logique qui s’imposera. Si la logique se transforme en volonté. Bravo. Jean-Luc