L’antidote entrepreneurial

J’ai pris mercredi soir à Québec une forte dose de médicaments contre la sinistrose, le cynisme et le découragement. Le Concours québécois en entrepreneuriat est pour moi l’événement le plus touchant et le plus stimulant de l’année.

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C’est un concours pas comme les autres puisqu’il intègre à la fois des projets  entrepreneuriaux en milieu scolaire et de jeunes entreprises de toutes les régions du Québec. La participation au concours est un puissant démenti à tous ceux qui disent que l’entrepreneuriat se meurt au Québec.

Juste cette année, près de 53 000 personnes ont participé aux quelque 2500 projets étudiants et aux 1200 projets de création d’entreprises. Il n’y en a jamais eu autant. Ces projets ont créé 2776 emplois. Depuis 15 ans, on compte 1,2 million de participants et 67600 projets. Voilà qui mérite respect.

Au-delà des chiffres, il y a l’émotion. Hier, des enfants hauts comme trois pommes étaient récompensés pour des projets scolaires à vocation entrepreneuriale.

Des enfants de première et deuxième année du primaire de l’école Saint-Émilie, dans Lanaudière, ont remporté un prix national pour la production de trousses de livres d’histoire et enregistrement sur CD pour réconforter les enfants hébergés dans les centres jeunesse.

En Abitibi, des élèves de 5e et 6e année ont créé une coopérative de prêts de tablettes électroniques pour les jeunes de leur école. Cela s’appelle «Les Zipadou, c’est nous!» Des «grands» du premier cycle du secondaire dans une école de Montérégie ont bâti un projet de collectes et de réparation de vélos usagers pour les familles défavorisées.

À côté de ces projets formidables et de tant d’autres, favorisés par des administrateurs d’écoles et des enseignants passionnés, il y a ceux et celles qui ont entrepris de bâtir une entreprise à la hauteur de leur rêve et de leur ambition. «Faites quelque chose qui vous passionne», disait Cora Tsouflidou, la coprésidente d’honneur de cette soirée et fondatrice de la chaîne de restaurants qui porte son prénom.

Cora Tsouflidou est un puissant symbole de l’entrepreneuriat québécois et son histoire est aussi improbable que merveilleuse. Voilà une veuve pauvre avec trois enfants et pas de connaissances particulières qui a bâti une entreprise qui a aujourd’hui dépassé les frontières du Québec.

«Ce concours veut en mettre en lumière des gens qui transforment le Québec», disait Natacha Jean, la présidente et directrice générale du concours. Les grands gagnants du Grand Prix Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, de jeunes scientifiques de Sherbrooke, y comptent bien.

Immune Biosolutions a mis au point un procédé innovateur et unique pour produire des anticorps à une fraction du coût de ses concurrents internationaux. L’entreprise a mérité une bourse de 20 000 dollars.

Grands et petits participent à la même aventure. Il faut identifier un besoin, trouver des amis, partenaires et complices, mettre les idées sur papier et financer l’opération. Et il faudra beaucoup de courage et de persévérance pour réussir. Ça, c’est Cora qui nous l’a rappelé hier soir.

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Dans la série ca va donc mal au Québec on apprend que les primes d’assurance-auto au Québec avaient encore baissé.
Huitième année de suite

On est passé de 589$ en 2005 à 532$ de moyenne l’an passé.Pendant ce temps, en Ontario, où Mme Payette n’a pas nationalisé, le cout moyen est de 1527$

http://auto.lapresse.ca/actualites/nouvelles/201306/14/01-4661370-assurances-autos-encore-en-baisse-au-quebec.php

Si l’on y ajoute le volet concernant les blessures corporelles – qui relève de la SAAQ -, un contrat moyen est de 712$ par année au Québec (chiffre de 2011). Ce qui fait de la province celle où les assurances automobiles sont les moins élevées au pays. En Ontario, le montant moyen d’un contrat est de 1527$, au Nouveau-Brunswick de 816$, en Alberta de 1069$, selon les chiffres compilés par le GAA.

Parlant d’entrepreneurs, le Parti québécois est en train de fermer Dessau et de renvoyer au chômage des centaines d’employés instruits et bien rémunérés et qui n’ont strictement rien à voir avec la corruption et la collusion qui caractérise tout le Québec simplement parce que 4 ou 5 dirigeants, qui sont devant les tribunaux, ont fraudé l’État pendant que ce même parti gauchiste dépense des centaines de millions pour créer 2 ou 3 petites jobines à gauche et à droite.

Misère…