L’arithmétique de l’emploi et de la richesse

Jim Clifton, le président du conseil de Gallup, a publié à l’automne un livre sur le marché mondial de l’emploi. Le titre donne le ton : The Coming Jobs War.

Voici ses prémisses et ses hypothèses.

Il y a 7 milliards d’êtres humains.

5 milliards d’entre eux ont plus de 15 ans.

3 milliards ont un emploi ou voudraient en avoir un, selon les sondages réalisés par l’institut à travers le monde.

Il n’y a que 1,2 milliard d’emplois à temps plein dans tous les pays du monde.

Il manque donc 1,8 milliard d’emplois pour répondre à la demande, soit l’équivalent de 25 % de la population mondiale.

Seule la croissance économique peut créer des emplois.

Le PIB mondial était de 60 000 milliards de dollars en 2010 (60 trillion).

La taille de l’économie mondiale devrait atteindre 200 000 milliards de dollars d’ici 2040.

Nous parlons donc ici de 140 000 milliards de dollars générés d’ici 30 ans par les consommateurs, les travailleurs, les nouvelles entreprises et les actifs investis.

La bataille pour les emplois de qualité sera celle pour ces 140 000 milliards de dollars de nouvelles richesses.

Les pays qui remporteront cette bataille auront des emplois de qualité pour leur population. Pas les autres.

Cette bataille pour l’emploi est plus importante que toute autre. Elle est l’équivalent de ce qu’a été la Deuxième guerre mondiale pour les pays occidentaux, à commencer par les États-Unis.

Sommes-nous dans la course ?

11 commentaires
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Une raison de plus pour que le gouvernement sorte de l’économie et que les capitaux traversent librement les frontières.

Sans investissement étrangers, nous serions un pays du 1/3 monde

Autrement dit: avec le syndicalisme québécois, il ne restera bientot plus d’emplois manufacturier bientot ici!

« Seule la croissance économique peut créer des emplois. »

Je doute fortement de cette affirmation. Y a-t-il vraiment plus d’emplois qu’il y a 100, 200 ou 500 ans? Pourtant il y a eu une énorme croissance économique depuis, et on nous dit que présentement seul 17% de la population mondiale a un emploi.

Faut-il obligatoirement arrimer la création d’emplois… de qualité (ce qui laisse sous entendre que tous les emplois ne sont pas de qualité) :

– À la croissance des PIB et à la croissance de la richesse en général pour parvenir à cette « vérité » arithmétique ?
– Est-il vrai que la croissance économique peut seule créer de l’emploi quand une saine gestion des avoirs par exemple peut ajouter ou retrancher des emplois allégrement, surtout avec le temps.
– Le monde est-il actuellement si bien géré que cela ? Ne relève-t-on pas un gaspillage éhonté de toutes les ressources ? Le monde sera-t-il bien géré vers 2040 ?

Si on considère qui plus est qu’un peu plus de 80% de ce qui est évalué comme de la richesse est détenue par un gros dixième de la population et si on estime que cette tendance arithmétique devait se maintenir, considérant que les PIB soient multipliés par trois d’ici une trentaine d’années, il n’est nul besoin d’être expert pour comprendre que ce petit 10% sera dans trente ans trois fois plus riche. Tandis que le reste de la population se verra grosso modo maintenue dans sa pauvreté initiale avec seulement un peu plus de gens au travail.

– En tenant compte même de l’inflation, à quoi cela sert-il d’être au moins deux fois plus riche dans trente ans si vous avez à peu près déjà tout ? Qu’est ce qu’on peut espérer de plus dans trente ans qu’on n’a déjà pas ; exception faite du sérum d’immortalité (réservé à celles et ceux qui pourront payer) ?

Supposons par conséquent que les mieux nantis maintiennent le niveau de leur richesse, cela signifie qu’il pourrait y avoir dans une trentaine d’année un surplus de richesse de l’ordre de 100 000 milliards de dollars qui n’existe actuellement pas.

– Ce que j’entends démontrer en toute humilité, c’est que ce sont les surplus qui contribuent à créer de l’emploi et non pas la croissance pour la croissance qui ne sert qu’à produire que de la valeur sur la valeur.

Les gagnants d’après moi seront ceux qui seront capables de s’unir, de travailler ensemble, de produire de manière intelligente, de réinvestir dans leurs métiers de base et de partager de manière juste et équitable l’ensemble des bienfaits générés.

En ce sens le Canada n’est pas plus mal placé que les autres dès lors que nous estimons qu’il en va de nos intérêts communs de pouvoir s’ajuster au mieux.

Il y a 8 millions d’êtres humains au Québec
4 millions ont une job à temps plein!
Incroyable non? Pis Éric Duhaime ose de plaindre!


On a longtemps craint la croissance de la population. On croyait qu’on n’aurait pas assez de nourriture pour tout le monde. Or on arrive à nourrir 6 milliards de personnes sans problème (on était à peine 3 milliards en 1950). Et le milliard mal nourrit l’est à cause souvent de la politique et de l’injustice plus que du manque de nourriture. Bref, de la nourriture on peut en trouver.

Le vrai problème, il est souligné très bien par votre auteur: y’a pas de jobs pour tout le monde!
—-
En Espagne le taux de chomage est de 24%. Incroyable mais vrai. Une question me chicote: comment l’Espagne réussit à avoir une croissance économique neutre (cette année du moins) avec un tel taux de chomage? Il me semble que si le Québec avait 24% de chomeurs, on serait dans une méchante récession

Insèrons un peu de piquant dans la conversation.

Dans le dernier rapport de Revenu Québec en 2008, plus de 6 millions de Québécois avaient soumis des formulaires d’impôts, plus de 40 % d’entre eux ne paie pas d’impôt, ce qui donne environ 3.6 millions d’habitants.

Enlever toutes les fonctionnaires dans le sens large environ 825,000 personnes (provincial, municipal, entreprise publique et employé fédéral au Québec) + les prestataires du secteur public environ 425,000 personnes, donc un total de 1,250,000 personnes

En faisant un rapport simple, supposément, qu’ils sont dans la même proportion du 40 % qui ne paie pas d’impôts, donc il nous reste 750,000 personnes du secteur public qui paient des impôts.

Soustrayons ce 750,000 sur le 3.6 millions d’habitants, ils restent donc : 2, 850,000 personnes qui travaillent dans le privé et qui paient des impôts, ce qui représente environ un rapport de 36 %.

Eh oui, le tiers de la population tente de faire vivre le 2/3, ce qui est la cause de nos déficits, il n’y a pas assez de gens dans le privé qui paie des impôts, pour supporter toutes les dépenses.

Note: Vous ne pouvez pas considèrer un employé du secteur public, comme un créateur de richesse, tant aussi longtemps que vous maintenez sécurité d’emploi, permanence et ancieneté, privilège qui ont été accordé par chantage syndicale mais à l’encontre de l’efficacité et de l’imputabilité.

Une chose est sur c’est que si les gens ne travaillent pas, ils sont a la charge de l’état et si personne ne travaille personne ne paient d’impot.
Plus les gens ont de gros salaire, plus ils paient d’impôt (en $$ plutot qu’en %), et donc l’état dispose de plus d’argent pour supporter le développement économique et assumer les services de CEUX qui n’ont pas les moyens. LUNIVERSALITE ce n<est payant pour personne.

@Québec droite, c’est comme être monoparental avec 2 enfants. Ça coute cher. Si on investi pas dans les transport le développement d’infrastructure de transport rapide et efficace pour circuler sur tout le territoire. C’est comme rester sur le BS en banlieu parce qu’on a pas les moyens d,avoir un auto pour aller travailler en ville. Si ça gruge 3-4 heures dans une journée les gens finissent par se rendre malade et arrête de travailler, ou reste en région sans emploi avec des ressources inexploités parce que c,est trop loin des universités et des services pour que les employés potentiel décide d’y vivre. Il faut faire la différence entre une dépense et un investissement. Un investissement génère des revenus (se paient tout seul) et n’est pas récurent ad vitam eternam.

M. Duhaime, si vous croyez que la croissance économique va réduire le chomage vous rêvez en couleur. La technologie progresse à une telle vitese qu’il faut de moins en moins de travailleurs pour produire. Même dans le secteur des services l’informatique réduit les besoins en personnel. Au fur et à mesure que la technologie va progressée le chomage va augmenter et non diminuer. Le modèle économique actuel est simplement dépassé par la réalité. Regardez le vidéo suivant qui montre comment de nos jours les circuits électronique sont assemblés: http://www.youtube.com/watch?v=PsfBYpQDJLc
Pas étonnant que les coûts de main-d’ouevre des iPod et iPad ne représente que 2% du coût de production.

» Au fur et à mesure que la technologie va progressée le chomage va augmenter et non diminuer. »

on répète ce mantra ad nauseam depuis la Révolution industrielle. À moins que la production ne soit spontanée, il y aura TOUJOURS une demande de main-d’oeuvre

Un passage obligé: l’éducation des jeunes et la formation continue des adultes. Avec une maind’oeuvre compétente, les autres facteurs de production de richesse peuvent s’aligner.
L’autre passage obligé: le libéralisme économique qui seul assure un usage optimum des ressources.