Austérité : pourquoi êtes-vous si pressé, monsieur Couillard ?

L’austérité budgétaire québécoise va amputer la croissance de 4 milliards de dollars en 2015-2016, selon l’analyse de l’économiste Pierre Fortin.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Blogue EconomieLe solde budgétaire d’un gouvernement, c’est la différence entre ses revenus et ses dépenses. On dit qu’il adopte une politique d’austérité budgétaire lorsqu’il cherche à améliorer son solde budgétaire en augmentant ses impôts et en ralentissant ses dépenses. C’est précisément l’objectif que le gouvernement du Québec poursuit à l’heure actuelle.

Le père Noël en 2018 ?

Le graphique ci-dessous, tiré du tableau A.6 du Point sur la situation économique et financière du Québec récemment présenté par le ministre des Finances, Carlos Leitão, en donne la confirmation. Le ministre vient en effet d’annoncer qu’il va enregistrer des surplus budgétaires croissants au moins jusqu’en 2018-2019. On sera alors passé d’un déficit de 1,7 milliard de dollars en 2013-2014 à un surplus de 4,2 milliards en 2018-2019.

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Du solde comptable au solde économique

Quelles seront les répercussions des mesures d’austérité adoptées par le gouvernement sur l’économie du Québec en 2015-2016 ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord éliminer du solde budgétaire les éléments sur lesquels le gouvernement n’exerce aucun contrôle à court terme : le service de la dette, les transferts fédéraux et l’influence fluctuante de la conjoncture économique.

Il faut également, à l’inverse, ajouter aux dépenses les investissements du gouvernement en infrastructures, parce qu’on désire mesurer les effets de la totalité de ses dépenses sur l’économie, et non pas seulement l’effet de ses dépenses de fonctionnement.

Ce nettoyage et cet ajout nous font passer du solde budgétaire comptable du MFQ à un solde budgétaire adapté à l’analyse économique. Sans originalité, je vais appeler ce dernier le solde budgétaire économique. Le tableau 1 ci-dessous décrit ce passage d’une définition à l’autre.

Tableau 1. Passage du solde budgétaire comptable du ministère des Finances du Québec au solde budgétaire économique proposé, pour les années 2014-2015 et 2015-2016 (en milliards de dollars)

2014-2015 2015-2016
1 Revenus prévus (MFQ) 95,9 99,8
2 Moins : Dépenses prévues (MFQ) -97 -98,1
3 Égale : Solde budgétaire comptable prévu (MFQ) -1,1 1,6
4 Plus : Service de la dette prévu (MFQ) 10,6 11,1
5 Moins : Transferts fédéraux prévus (MFQ) -18,8 -19,2
6 Moins : Immobilisations prévues (MFQ) -5 -4,2
7 Moins : Influence de la conjoncture économique 0,8 0,5
8 Égale : Solde budgétaire économique -13,5 -10,2

Sources : Ministère des Finances du Québec ; mes calculs.

Les lignes 1 à 3 du tableau reproduisent les chiffres des revenus, des dépenses et du solde budgétaire prévus par le MFQ pour 2014-2015 et 2015-2016. Le ministère prévoit que les revenus et les dépenses consolidés du gouvernement atteindront respectivement 95,9 milliards de dollars et 97,0 milliards de dollars en 2014-2015. Le solde budgétaire prévu est égal à la différence de 95,9 – 97,0 = -1,1 milliard de dollars. Puisque les revenus sont inférieurs aux dépenses, le résultat est un nombre négatif qui indique la présence d’un déficit. Pour 2015-2016, la prévision du MFQ est de 99,8 milliards de dollars pour les revenus et de 98,1 milliards de dollars pour les dépenses. Le solde budgétaire prévu est de 99,8 – 98,1 = 1,6 milliard de dollars. Cette fois-ci, c’est un surplus qui est attendu.

Les lignes 4, 5 et 6 indiquent ensuite les montants du service de la dette qu’il faut additionner et des transferts fédéraux et des immobilisations qu’il faut soustraire pour s’approcher du solde budgétaire économique.

La ligne 7, elle, vise à éliminer l’influence de la conjoncture économique sur le solde budgétaire. Pour fixer les idées, j’ai supposé qu’en 2014 le potentiel économique du Québec est supérieur de 1 % au PIB effectivement prévu par le MFQ et qu’en 2015, tenant compte de l’optimisme du ministre des Finances quant à la vigueur de la reprise économique, le potentiel ne dépassera le PIB prévu que de 0,6 %. Afin de normaliser le solde budgétaire au potentiel, il faut lui ajouter 800 millions en 2014-2015 et 500 millions en 2015-2016.

La ligne 8, enfin, inscrit le résultat de ces opérations. On constate que le solde budgétaire économique devrait enregistrer une amélioration de 13,5 – 10,2 = 3,3 milliards de dollars en 2015-2016 par rapport à 2014-2015.

Un effet démultiplicateur de 4,1 milliards sur l’économie

Les hausses d’impôts et les compressions de dépenses gouvernementales qui feront ainsi augmenter le solde budgétaire économique de 3,3 milliards de dollars vont constituer un retrait de pouvoir d’achat du circuit économique à court terme. Il est inévitable que cela affaiblisse la croissance économique du Québec, surtout au second semestre de 2015 et en 2016.

De plus, le recul de la croissance sera, comme d’habitude, amplifié par un effet en cascade. Car quand le gouvernement dépense moins, quelqu’un quelque part voit son revenu amoindri et dépense moins à son tour, ce qui réduit le revenu de quelqu’un d’autre, et ainsi de suite. Au total, le repli du PIB québécois qui va s’ensuivre du retrait initial de 3,3 milliards de dollars du circuit économique pourrait ainsi atteindre 1,25 fois ce montant, soit environ 4,1 milliards de dollars.

Le Québec étant une machine économique qui produit un PIB d’environ 385 milliards de dollars par année, ces 4,1 milliards représentent une coupe de 1,1 % dans une croissance économique dont la normale ne dépasse probablement pas 1,5 % par année compte tenu du ralentissement de la démographie. Ce n’est pas rien.

Heureusement, pour l’instant, l’environnement économique extérieur est plutôt favorable à la croissance du Québec : bas taux d’intérêt, allégement fiscal à Ottawa, prix du pétrole en baisse, économie américaine en croissance, dollar canadien sous les 90 cents, etc. Cela explique l’optimisme que manifeste, malgré tout, le ministre des Finances.

On joue avec le feu

Mais attention, la conjoncture économique est toujours pleine d’incertitudes. Chaque année depuis 2011, les prévisionnistes ont fait preuve d’optimisme en janvier, mais ont dû reconnaître en décembre que leurs attentes ont été déçues. Il est impossible de ne pas conclure que l’austérité budgétaire dans laquelle le gouvernement engage le Québec – et qui est parmi les plus intenses de tous les pays riches à l’heure actuelle – met l’économie et l’emploi à risque en 2015-2016. On joue avec le feu.

Il ne faut évidemment pas conclure que toute austérité budgétaire devrait être évitée. Avec le temps qui passe et le ralentissement démographique qui s’installe, il devient impératif que le Québec recommence à observer sa Loi sur l’équilibre budgétaire et à s’acheminer vers la cible de 45 % que sa Loi sur la réduction de la dette commande à son ratio dette/PIB d’atteindre en mars 2026. Les ajustements requis exigent que le solde budgétaire augmente pendant un certain temps.

Il aurait cependant fallu prendre le temps de réfléchir et de former des consensus avant, puis étaler ensuite les réformes nécessaires sur quelques années, plutôt que d’agir à toute vitesse. On aurait pu suivre un plan qui soit à la fois crédible auprès des agences de crédit et respectueux de la capacité d’absorption de l’économie, et tout particulièrement des éléments les plus fragiles comme les régions éloignées, les PME, et les travailleurs vulnérables. Le fast track de Margaret Thatcher en Angleterre, ça a marché au début des années 1980, mais avec 2 millions de chômeurs de plus, et la guerre des Malouines pour s’en sortir.

Comme dirait ma mère : «Il nous reste la prière».

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72 commentaires
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Parce que le Québec est la province la plus endettée du Canada et de loin. Parce que le Québec a une population vieillisante et une population active qui commence à diminuer. Parce que la compétition mondiale est féroce et le Québec avec ses syndicats, son code du travail stricte, son fardeau fiscal lourd qu`il impose aux entreprises et sa réglementation étouffante fait que le Québec est pas concurrentiel. Parce qu`en période de croissance économique, on élimine le déficit et on réduit la dette pour faire face à la prochaine récession qui est pas trop loin en avant. On est en croissance économique partout en occident depuis 2010. Bien qu`en Europe et au Québec à cause surtout de la taxation élevé, des moratoires sur les ressources, de Kyoto(pour l`Europe), de la taxe carbone bientôt installé au Québec, la croissance économique est faible. Mais ça s`est de leur faute.

Bien d’accord avec vous M.jackood.Il faut agir et maintenant. M.Fortin est économiste mais aussi péquiste.L’année dernière il disait qu’un Québec indépendant était viable.Imaginez avec la dette que nous avons il y aurait un peu de turbulence parole de Mme Marois.

Bon…Monsieur procrastination lui-même qui monte aux barricades…

Ça fait déjà 15 ans que le déficit zéro est supposé être atteint (rappellez-vous le gouvernement Bouchard!!!).

Nous traînons une dette de plus de $270 MILLIARDS et vous voudriez que nous retardions encore une fois l’atteinte du déficit zéro? Pas le remboursement de l’épouvantable dette. Non! Seulement le déficit zéro, soit ne pas dépenser plus que nous ne percevons comme tout bon père de famille intelligent le fait.

Admirez ici à quelle vitesse vertigineuse que vous ne voulez pas rembourser cette dette s’accumule:plus de $20 MILLIONS PAR JOUR sacram…!!!

http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

Et

https://www.youtube.com/watch?v=oVszHNywhvw&feature=player_embedded

Monsieur Fortin, je ne comprends pas votre entêtement à nier l’évidence (à part vous, je ne connais aucun autre économiste de renom qui partage cette vision utopique) et à vouloir absolument créer de la richesse à crédit, en nous endettant, alors que vous savez très bien que le tout jouera contre nous très…très bientôt. De plus, vous nous parlez d’austérité alors que le gouvernement ne fait que de réduire le rythme de L’AUGMENTATION de notre déficit et de notre dette. En plus, nous sommes déjà les PLUS ENDETTÉS du Canada.

Combien de temps encore pourrons-nous soutenir cette création de richesse artificielle et factice? Les gens comme vous qui ont régné sur le pauvre Québec depuis trop longtemps nous coûtent la modique somme de $11 MILLIARDS PAR ANNÉE seulement en intérêts sur la dette. $11 MILLIARDS!!! Sans rembourser de capital…

Ce sont $11 MILLIARDS qui ne nous donnent collectivement aucun service de plus et qui ne répondent à aucun besoin de la population.

J’espère que vous gérez mieux vos finances personnelles mieux que vous ne suggérez que le Québec gère les siennes…

Peuple à genoux,
Attends ta délivrance !
Noël ! Noël !
Voici le Rédempteur Philippe, qui viendra effacer le déficit originelle !

En espérant que vous ayez payé vos cadeaux des fêtes en argent comptant ou carte de débit « comme tout bon père de famille intelligent ». Sinon … c’est l’heure solennelle où Visa, Mastercard descendirent jusqu’à vous, pour effacer la facture originelle et de son banquier arrêter le courroux.

Vous devrez admettre qu’au moins, Monsieur Couillard et son trio économique comptent parmi les premiers politiciens québécois qui osent avoir le courage remettre en question le troupeau de vaches sacrées du Québec et qu’ils font un travail primordial pour remettre aux Québécois les yeux en face des trous.

Je crois que nous assistons finalement à la fin du règne du « tout est gratos » au Québec et que les gens prennent lentement conscience que tout a un coût et que nous sommes dans une situation financière catastrophique à cause justement de cette mentalité de « tout m’est dû » qui a pris racine dans terre de la Révolution tranquille et que les gauchistes-interventionnistes ont entretenu de belle façon faisant fi de la logique économique.

On se demande, elle est où la « logique économique » lorsque dans votre commentaire, vous nous déclarer sur un ton catégorique « Seulement le déficit zéro, soit ne pas dépenser plus que nous ne percevons comme tout bon père de famille intelligent le fait. » On apprend de Statistique Canada que les ménages canadiens ont vu leurs taux d’endettement augmenter à un niveau record, soit « pratiquement 1,64 $ pour chaque dollar de revenu disponible qu’ils gagnent en une année. » (R.-C.) Votre « bon père de famille intelligent », c’est aussi rare que la « marde » de François 1er, pas vous, l’autre, le vrai.

Gouverner de façon dogmatique avec de faux dogmes, ce serait avoir les yeux en face des trous ! Quelle farce !

Sur la dette, contrairement à vous et moi, un état ne meurt pas, en conséquence, il peut avoir une dette perpétuelle, tout ce qu’il doit faire, c’est de garantir les intérêts sur ses emprunts.

Parce que Francois, LUI Y CONNAIT CA !!!, la science économique ( avec des maths…) Gérer un État comme un budget familial !!!! Un solution simple pour un esprit…

On croirait entendre un créditiste des années 60… Pourquoi pas une machine à piastres, avec ça….

La gratuité? Vous voulez rire??? On paye 2 fois plus d’impôt qu’en Ontario…et là vous me dites que c’est gratuit??? C’est tout sauf gratuit. Cet argent vient des poches de vous, de moi et de tous les contribuables, via les impôts que l’on paye en double. Maintenant, Couillard nous demande le beurre? Pcq de prendre l’argent du beurre et ne pas nous donner de beurre est correct selon vous? Ben oui, prenons le beurre et l’argent du beurre, de toute façon, le peuple nous suivra…on est tellement bon pour leur chanter la pomme. D’autre part, je suis d’accord avec vous, c’est important d’atteindre au moins le décifit zéro , mais 1- ce n’est pas en tuant notre économie qu’on y arrivera. Oh à court terme ce sera super, à long terme par contre, on s,en va vers le mur et un déficit encore plus grand. 2- Ca fait presque 12 ans que les libéraux sont au pouvoir. Alors qui est à blâmer pour notre dette actuelle? Et pourquoi aller toujours chercher l’argent dans les poches des gens comme vous et moi, qui n’avons plus d’argent à donner? Pourquoi ne pas aller la chercher où elle est: dans les paradis fiscaux, les grandes entreprises et les petites amis du parti (ne me dites pas que vous avez vous aussi déjà oublier la commission Charbonneau? Pas moi.) Si vous êtes d’accord avec leur politique d’austérité, alors c’est que vraisemblablement, vous n’avez pas compris que nous sommes tous perdants en ce moment. Lorsque notre taux de chômage aura atteint des records et que toutes les petites PME qui font rouler l’économie fermeront une après l’autre, vous pourrez vous réjouir d’avoir un déficit de 0…il ne durera pas longtemps face à notre économie en pleine chute libre. Bravo pour votre pensée sans vision. P.S. Nous avons perdus 50% de notre pouvoir d’achat en 30 ans. 50 %!!!! Vous comprenenez ce que ca veut dire? Les salaires n’ont pas suivi l’inflation. Les produits que vendent les compagnies par contre, ah ca oui! Donc les compagnies augmentent leur prix, mais pas les salaires de leur employés. Ils en ont donc de plus en plus dans leur poches pendant que vous et moi peinons de plus en plus à nous en sortir. Et là, bande d’innocents que nous sommes, nous élisons au pouvoir un parti qui souhaite piger davantage dans nos poches dejà bien vides, et laisser celles des entreprises tout aussi pleine. Et parfois même, on leur donne des subvention par dessus le marché. Avec NOS impôts de gens pauvres. Avec nos salaires de misères qui bénéficient déjà à ces entreprises. Une vraie joke. Ils doivent tellement rire de nous.

Les gauchistes interventionnistes dont tu parle sont les Libéraux qui ont mis en place l’état providence….

Pour votre information mr…françois ,c’est bien vos favoris ,les libéraux qui ont été au pouvoir pendant deux mandats consécutifs.Le PQ ne l’a été que 18 mois. Qu’ont fait les libéraux pour diminuer la dette du Québec ? RIEN !

Que Couillard cherche a recuperer les millions qui sont dans la commission Charboneau, Et demande a Bolduc et ses Amis de rembouser a l Etat avec interet les millions. etc au lieu de faire des coupures ,les yeux fermer.

Oui tous ces argents qu’ils n’osent récupérer parce que ce sont leurs profitables petits amis qui en ont bénéficié et toutes les primes de départs inadmissibles, dont LapointeTourisme, Niveau de Loto Quebec qui bien quoccupant un postemoindre est tres grassement paye, oui les Bokduc etc qui DEVRAIENT REMBOURSER LEURS DUS. C’est tout a fait indécent!q

Ce qui me fait pleurer, C’est que beaucoup trop de Québécois n’ont pas eu d’autres choix que de voter pour ce parti avec une culture historique de collusion électoraliste et de magouille ( mais oui, d’autres partis sont coupables aussi. Mais dans quelles proportions ?)

Pas d’autre choix si ils craignaient la souveraineté…. Une polarisation qui donne des envies dictatoriales au parti au pouvoir. Au moins il y a une lumière lointaine…

A lire: LES ORPHELINS POLITIQUES, par Paul St-Pierre Plamondon….

Et aussi parce qu`en plus d`être une province surendettée, les citoyens du Québec sont de plus en plus pauvres à cause des moratoires sur les ressources, de la forte taxation, etc…

http://affaires.lapresse.ca/economie/macro-economie/201412/17/01-4829059-premier-recul-du-pouvoir-dachat-des-quebecois-depuis-1996.php

J’allais y arriver. Merci de l’avoir fait à ma place.

Je trouve que les terroristes Verts commencent à nous coûter très…très cher au Québec.

Les « terroristes verts » comme vous les appelés très péjorativement, sont ceux qui tentent de faire en sorte que la terre, NOTRE TERRE, soit encore un lieu où il soit possible de vivre d’une façon convenable pour vos enfants, vos petits-enfants, vos arrières-petits-enfants, etc. Parce que l’économie N’EST PAS une fin en soi, mais bien un MOYEN de permettre à notre société de vivre… Ne l’oublions pas… Et, soit dit en passant, l’environnement, nous en faisons partie: quand nous prenons des actions pour le protéger, ce n’est pas pour protéger quelque chose d’extérieur à nous, mais nous inclus, que ce soit à court, moyen ou long terme… (Précisons ici que « long terme » ne s’applique pas seulement au vocabulaire entourant la dette de l’État québécois, mais AUSSI à tout ce qui se rattache à la survie, ou à tout le moins le bien-être de la race humaine…)

Et lorsque vous dites ne pas connaître d’économistes qui soutiennent les mêmes propos que M. Fortin, je vous réfère à un texte collectif de professeurs d’économie: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/426209/le-gouvernement-couillard-et-l-economie-pour-que-le-remede-n-acheve-pas-le-patient. Puisse sa lecture vous faire voir les choses autrement.

Profs d’économie à…l’UQUÀM… Voilà…tout est dit! C’est comme poisson et bicyclette. Ça ne va pas trop bien ensemble, D’ailleurs, si vous aviez à employer un économiste, lequel choisiriez-vous? Celui de l’UQUÀM? Ou celui de McGill ou de l’U de M-HEC?

Pour ce qui est de l’environnement, je suis entièrement pour sa protection ÉQUILIBRÉE mais lorsque je vois des gens utiliser ce dossier à des fins purement idéologiques et politiques (voire anticapitalistes), j’ai la nausée. Leur rêve du retour à la terre ancestrale, verte, équitable et tout le tralala est totalement vaseux et s’il était littéralement appliqué, il ne répondrait tout simplement pas à la demande.

Que préconisez-vous mis à part un retour à l’Âge de pierre Madame?

Tout, absolument TOUT geste a un impact sur l’environnement et puisque l’homme a cette particularité de vouloir s’entêter améliorer son sort et sa durée de vie, contrairement aux animaux, et il agit dans ce sens et si la Terre (NOTRE TERRE comme vous l’indiquez) et Lui ont su vivre ensemble jusqu’à maintenant je ne vois absolument rien dans le futur qui puisse changer cet ordre.

Le système capitaliste dans lequel nous avons le privilège de vivre a su s’adapter aux demandes des gens en devenant de plus en plus efficace et productif (donc excellent pour l’environnement) et les gens qui le pratiquent (même Cuba est en train de virer capitaliste, dégoûtés qu’ils sont de voir les radeaux quitter leur île à tous les jours!!!) n’ont absolument aucun intérêt à produire des biens à l’aide d’un système qui ne répondrait pas aux exigences des gens.

@ Cher François 1,

J’aimerais si vous n’y voyez pas d’inconvénient, modérer quelques peu vos propos. À toutes fins pratiques, la formation économique dispensée dans toutes nos universités comprend des matières communes à toutes les universités. Les étudiants sérieux passent tous par des lectures et des enseignements dont les bases sont identiques.

Ce qui est vrai pour la médecine, les sciences naturelles, l’architecture, la musique ou l’ingénierie est également vrai pour l’économie.

Quant au niveau de compétence des enseignants, il est parfois difficile de l’évaluer quand dans certains cas, les enseignements sont dispensés par les assistants et non par le titulaire de la chair. Cette problématique n’est pas seulement le fait de l’UQAM, on la trouve dans toutes les universités nord-américaines, incluant les plus prestigieuses.

Aussi, vous n’êtes pas très avisé de tirer vos boulets sur une seule université en particulier.

Enfin, le capitalisme n’est pas à proprement parler un privilège comme vous l’arguez, c’est un fait de société, relativement récent et moderne dans l’histoire de l’humanité. De plus, ce n’est pas le capitalisme qui soit un problème, c’est plutôt l’usage qui est fait de l’ensemble des capitaux.

Hors rien n’indique que l’ensemble des capitaux et l’usage qui en soit fait sur cette planète relève de de quelque forme de rationalité que ce soit, ni qu’il soit conforme à l’essence du capitalisme qui repose essentiellement sur des valeurs éthiques héritées du dogme luthérien.

Il n’y donc pas besoin d’être intelligent pour comprendre que cela aussi aura une fin. Puisque tous les états humains sont transitoires. Et cela, nous n’y pouvons rien.

Le probléme Francois, c’est ton vieux braquage dépassé, jamais remis à niveau par aucune lecture comtemporaine sérieuse.

Aujourd’hui, il ne reste plus beaucoup de gens sérieux pour parler de communisme ou de marxisme… DÉCROCHES !!!

Les idéologies économiques se partagent entre:

1- le capitalisme Social-Démocrate ( Suède-Finlande-Danemark )
2- le capitalisme Néolibéral ( USA-Canada-Grande-Bretagne )
3- le capitalisme Continental (Allemagne-France)
4- le capitalisme Méditarranéen ( Italie-Espagne )

Misère.. LIS un peu autre chose que l’antagoniste ( titre évocateur…n’est-ce pas…)

Suggestion: SOCIAL-DÉMOCRATIE 2.0: Le Québec comparé aux pays scandinaves, par Stéphane Paquin et Pier-Luc Lévesque ( Préface de Pierre Fortin )

Bonne Lecture !!!

François 1, ce n’est pas l’UQÀM avec son département d’économie qu’il faut viser, ce sont tous les départements d’économie des universités qu’il faut culpabiliser :

« Le public pourrait également se permettre d’ignorer l’économie si la discipline avait la capacité de corriger ses propres excès. Mais elle en est incapable. Malgré les traces de leurs erreurs de prévisions, malgré la preuve que les théories économiques ne sont pas cohérentes et malgré la Grande Récession pour laquelle les économistes n’ont pas d’autre choix que d’admettre qu’ils ne l’ont pas prévue, la discipline ne montre aucune tendance à l’auto-réforme. À l’inverse, des théories peu solides continuent d’être enseignées à des étudiants comme si elles étaient irréfutables. On ne peut faire confiance à l’économie pour réformer sa propre maison. Dès lors, tout comme la politique est trop importante pour être laissée aux politiciens, la discipline économique est trop importante pour être laissée aux économistes » (Steve Keen, l’Imposture Économique, p.51 »

« Si l’on vous conseille ou si vous conseillez un dirigeant du secteur privé ou du secteur public, vous saurez désormais qu’il ne faut pas croire sur parole ce que vous recommandent les économistes. On leur a accordé depuis trop longtemps le grade de capitaine du savoir économique. Posez quelques questions par curiosité, et rendez-vous compte que ce grade est usurpé. Au moment de choisir des conseillers sur des questions économiques, testez vos candidats sur l’ampleur de leur capacité à « penser économiquement », de manière différente, et recherchez des intellectuels hétérodoxes plutôt que de simples économètres. » Ibid p.33

Ce qui n’empêche pas les économistes d’avoir une haute estime d’eux et de leur profession (The Superiority of Economists, Marion Fourcade, Etienne Ollion et Yann Algan http://www.maxpo.eu/pub/maxpo_dp/maxpodp14-3.pdf)

« Tout, absolument TOUT geste a un impact sur l’environnement et puisque l’homme a cette particularité de vouloir s’entêter améliorer son sort et sa durée de vie, contrairement aux animaux, et il agit dans ce sens et si la Terre (NOTRE TERRE comme vous l’indiquez) et Lui ont su vivre ensemble jusqu’à maintenant je ne vois absolument rien dans le futur qui puisse changer cet ordre. » Vous pensez que notre espèce est invincible, les dinosaures et les néandertaliens nous prouvent le contraire.

Le capitalisme « de plus en plus efficace » ! De plus en plus de crises, de plus en plus malade.

@ Serge Drouginsky le 18 décembre 2014 à 13 h 38 :

Toutes les universités se valent-elles? Je crois que non contrairement à ce que vous nous laissez entendre sinon à quoi serviraient tous les sacrifices que s’imposent les parents pour envoyer leurs enfants à Oxford, Harvard ou au MIT je vous le demande? D’ailleurs, il existe un classement des meilleures universités dans le monde et aussi au Canada et qui est pourtant facilement accessible et je suis surpris que vous n’ayez pas pensé à le consulter AVANT d’écrire votre réponse:

http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Classement%20general%20WEB.pdf

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/08/15/001-classement-shangai-universite-toronto.shtml

J’ai bien examiné ce classement des 500 meilleures universités dans le monde et même en commençant par la queue je n’ai pas trouvé l’UQUAM… Cinq cents!!!

Par contre, McGill (67e rang) et l’U de M (dans les premiers 150 au monde) y figurent. Tout comme plusieurs autres universités canadiennes qui œuvrent dans le même Canada que l’UQUÀM.

Le capitalisme (un échange de biens et services LIBRE et VOLONTAIRE entre différentes personnes) existe depuis que le monde existe et n’est pas du tout récent comme vous l’affirmez. ce qui est relativement récent, ce sont les entraves que les gens de la gauche, jaloux et envieux de la réussite que certaines gens ont connu grâce à leur travail acharné et à leurs confiance en eux, ont inventé via l’interventionnisme étatique pour ralentir et même annihiler dans le cas du communisme, les efforts de ces créateurs de richesse. Tiens…Cuba commence à comprendre le concept… Pourquoi pas vous? Car là-bas, le capitalisme semble être un…privilège…non?

@ Réflecteur le 18 décembre 2014 à 15 h 28 min:

Le capitalisme allemand se rapproche beaucoup plus du capitalisme américain que de celui pratiqué en Europe d’où son immense succès. Pour le capitalisme Espagnol, Italien et Français, on n’a qu’à voir les « succès économiques » et l’endettement pharaonique qui caractérise ces pays pour se convaincre qu’ils ne sont aucunement un modèle à imiter. Aucunement!

Le modèle scandinave qui semble passablement bien accepté ne l’est que parce qu’il a été révisé au tournant des années ’90 et SURTOUT parce qu’ils ont (les scandinaves) accepté d’exploiter ses immenses ressources pétrolières, chose que l’Alberta a imité mais…pas le Québec.

De plus, le Québec fait partie de l’Amérique. Pas de la Scandinavie. On peut le comparer à la Scandinavie, à l’Australie (qui considère sérieusement vendre des actifs étatiques pour rembourses ses dettes comme le Québec devrait la faire…) ou à l’Asie si ça vous chante, le fait demeure qu’il lui faudra TOUJOURS adapter ses politiques économiques à sa géographie. TOUJOURS! Et à ce que je sache, le Québec n’est pas près de déménager en Scandinavie…

Francois 1: L’économie de la suède repose en grande partie sur le bois, l’hydroélectricité et le fer. Il est également le premier pays à consommer plus d’énergies renouvelables que d’énergies fossiles, grâce à une importante biomasse (bois, principalement). Bref, le Québec serait en mesure de suivre les traces enviables de la Suède dont l’économie est florissante et bien en avant celle du Québec. Vous pensez que la solution est de vendre des actifs? Et après, il nous restera quoi? Si vous aviez une entreprise et que vous vendiez tous vos meilleurs actifs, il vous restera quoi pour l’exploiter et faire de l’argent à long terme? Vous êtes également de ceux qui pensent qu’on devrait vendre Hydro-Québec je suppose? Ahhh à court terme, c’est merveilleux on recevra un bon montant d’argent, mais à long terme? Qui bénéficiera des retombées économiques d’hydro-électricité? La compagnie privé qui l’aura achetée. Wow, encore une foi, le manque de vision des gens de la droite me dépasse. Vous parlez au gens de la gauche comme s’ils étaient tous des communistes. Sortez la tête de votre nombril un peu et vous verrez que la grande majorité crois plutôt à un modèle capitaliste Social-Démocrate. Comme les pays scandinaves dont l’économie est plus qu’enviable. Pourquoi nous entêtons-nous à suivre un pays comme les États-Unis, qui n’a rien vraiment rien d’enviable ?

Que voici une lettre magistrale sur ce même sujet que je voudrais porter à l’attention de tous les rois de la procrastination:

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201412/16/01-4828854-quelques-reponses-sur-la-dette.php

Extrait:

– Qu’il existe plusieurs façons de calculer la dette est une chose parfaitement normale. Le Vérificateur général inclut lui-même dans son rapport annuel différents calculs afin de nous aider à cerner différentes réalités. Une chose est toutefois certaine, le Québec est, sans l’ombre d’un doute, la province la plus endettée au Canada. Que la dette du Portugal ou de la Grèce soit encore plus imposante que celle du Québec n’est pas très pertinent.

– Il est vrai que l’État québécois est propriétaire de nombreux actifs. Les seuls actifs «liquides» sont cependant les actifs financiers nets, qui se chiffraient à 16,3 milliards$ au 31 mars 2014, ce qui est minime par rapport à la dette totale, peu importe comment on la calcule. Les infrastructures (routes, écoles, parcs nationaux, etc.) peuvent difficilement être évaluées à leur valeur marchande et il est fort peu probable qu’elles soient vendues pour rembourser la dette. C’est d’ailleurs pourquoi ni le gouvernement ni le Vérificateur général n’en tiennent compte lorsqu’ils s’efforcent de peindre un portrait réaliste de la dette. Ces actifs font certes partie du patrimoine, mais ils ne réduisent en rien la facture totale – ni les intérêts croissants – que les contribuables québécois doivent payer chaque année.

– Quant à la question complexe de ce qu’il faudrait faire pour «relancer l’économie», notons une réalité élémentaire: l’argent que dépense l’État provient en fait du labeur des travailleurs et des entrepreneurs. Bref, quand l’État «stimule» l’économie en dépensant des milliards, il faut toujours garder à l’esprit que cette même économie a en fait subi une ponction préalable. Le Québec pourrait favoriser davantage la création de richesses en valorisant le travail, l’épargne et l’investissement, ce qui présuppose notamment un fardeau fiscal compétitif par rapport aux autres régions nord-américaines, et non pas par rapport à la Finlande ou encore la Suède. »

Je n’ai aucun problème à ce que la politique actuelle de coupures budgétaires rapides crée des licenciements, car c’est le cas. Mais il me semble qu’en tant que gouvernement responsable un programme de reclassement ou d’accompagnement des nouveau chômeurs aurait pu être mis en place. Je veux bien qu’on ne fasse que des calculs comptables, mais il y a des humains derrière ses coupures. Si le gouvernement veut agir comme un entrepreneur responsable, qu’il prenne ses responsabilités jusqu’au bout et assure un soutien à ceux qui ont perdu leur emploi à cause de ses réformes. Les employés n’y sont pour rien s’ils occupaient un travail considéré utile par les gouvernements précédents et que ce gouvernement estime que ce travaiil ne sert plus à rien.

Vous trouvez que les économistes de l’UQAM ne sontr pas crédibles, mais vos yeux, l’auteur de cette lettre, un lobbyiste de droite (Michel Kelly-Gagnon) est crédible ! Quelle pirouette !

Michel Kelly-Gagnon:

« Après avoir exercé au cabinet d’avocats Colas & Associates, il s’est lancé en affaires en tant qu’associé de Formatrad, une société spécialisée dans la formation en entreprise des employés. En 1998, il a pris la direction de l’Institut économique de Montréal (IEDM). Le budget annuel, qui était de 15 000 dollars en 1998, a grimpé à 1 800 000 dollars1 en 2011. La charte des droits du donateur de l’IEDM assure que l’Institut conserve son entière intégrité en s’engageant à donner des réponses véridiques et franches2.
En 2006, il est devenu président du Conseil du patronat du Québec, où il a transformé un déficit annuel de 110 196 dollars en un excédent de 205 804 dollars3 après sa première année.
En 2009, il revient à l’IEDM comme président et sort l’organisation d’un déficit de 269 342 dollars4 (en date du 31 décembre 2008), qu’il transforme en excédent de 153 188 dollars5 (en date du 31 décembre 2009) dans un contexte de récession.
De 2006 à 2009, il a siégé au conseil d’administration de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Il est également membre de la Société du Mont Pèlerin, président du Comité consultatif de Global Ressources Humaines, et siège au conseil d’administration de la Fondation Universitaire Pierre Arbour, de la John W. Dobson Foundation et de la Fondation Canadienne des Jeunes Entrepreneurs (FCJE).
Michel Kelly-Gagnon a été l’un des six récipiendaires de la province de Québec du prix Top 40 Under 40 ™ en 2008. »

De plus, il publie régulièrement des textes recherchés à saveur économiques dans le J de M et sur le site de l’IEDM dont voici les coordonnées:

http://www.iedm.org/fr/e

À noter le compteur de la dette québécoise: $20,000,000.00 PAR JOUR sacram…!!!

Autre chose Jôny?

@ Francois 1
M Kelley Gagnon aurait pu être récipiendaire de la médaille en chocolat du Zwizwiland et ça ne changerait rien au fait que c’est un lobbyiste de droite, pas un checheur.
Vous qui connaissez si bien les états financciers de l’IEDM et le CV de son président, travaillez-vous pour cet organisme ?
Car si c’est le cas ça expliquerait le ton de vos interventions sur les blogues de l’actualité depuis belle lurette.

@ François 1 :

Vous faites mention d’un article sensément magistral publié dans La Presse dans lequel Michel Kelly-Gagnon écrit en conclusion :

« Le Québec pourrait favoriser davantage la création de richesses en valorisant le travail, l’épargne et l’investissement, ce qui présuppose notamment un fardeau fiscal compétitif par rapport aux autres régions nord-américaines, et non pas par rapport à la Finlande ou encore la Suède. »

Si je suis en plein accord avec la première partie de la phrase, je dois dire que l’exemple choisi de la Suède en particulier me surprend quelque peu. Après vérification faite, je relève que la Suède bénéficie encore d’un taux d’épargne domestique brute en pourcentage de PIB de près de 25% ce qui sauf erreur de ma part représente un épargne de l’ordre de 135 milliards de dollars. Ce qui n’est pas mal du tout.

Peu de pays dans le monde font beaucoup mieux que la Suède. À ce chapitre, on mentionnera pour mémoire l’épargne brute de la Norvège (plus de 37% du PIB), Australie (plus de 27%), Malaisie (plus de 35%), même la Russie fait bien (avec près de 28%) et la palme revient à Singapour avec un taux enviable de 52%.

Ce qui monsieur Kelly-Gagnon ne précise pas. C’est que la fonction publique suédoise dispose de conditions de travail identiques, de salaires identiques et d’un régime de retraite identique à celui du privé.

Ainsi le facteur d’imposition n’est pas le seul argument qui favorise l’élévation du niveau de vie des gens, car si c’était le cas, partout où l’impôt est bas, devrait alors jaillir la richesse. Lorsque ce sont tous les facteurs qui permettent d’enrichir les gens qui doivent naturellement être pris en compte.

À ce titre, on remarque plutôt que l’avance technologique et le partage de valeurs sociales communes sont plus souvent qu’autrement un facteur supérieur pour favoriser l’enrichissement et l’épargne des gens.

C’est pourquoi, je doute fort que le seul argument fiscal tel que vu par monsieur Kelly-Gagnon puisse avoir le moindrement du monde les effets multiplicateurs et durables escomptés.

**** Addenda :
On me reprochera peut-être de n’avoir mentionné que les données d’épargne brutes qui ne prennent pas en compte seulement les ménages. Voici donc des chiffres sur le taux d’épargne nette des ménages (chiffres 2014) :

— Suède : 15,9%
— Allemagne : 9,2%
— États-Unis : 4,9%
— Canada : 4,7%
— Finlande : 2%

On constate qu’à ce chapitre c’est encore la Suède qui sert de modèle. Donc mauvais exemple de Kelly-Gagnon 🙂

Francois 1: La plupart des gens qui commentent ici sont d’accord avc l’idée de réduire le fardeau de la dette. Personne ne viendra vous dire que d’être endetté de plus en plus est une bonne chose (merci aux libéraux qui nous gouvernent depuis 12 ans et qui nous ont mis dans ce beau pétrin). Le problème, c’est la façon dont c’est fait; les mesures d’austérité qui sont prises. Ce qu’il faudrait c’est que l’on pige dans les poches des plus riches. Et, à moins que vous ne soyez millionnaire, je ne parle pas de vous, ni de moi. Je veux parler des grandes, TRÈS GRANDE entreprises, des paradis fiscaux, de l’argent perdu à cause de la corruption et de la collusion, des bonis offerts au politiciens, des subventions accordées à des grandes entreprises, etc. C’est là que l’argent se trouve. Et c’est là qu’il faut s’attaquer. Mais tant qu’on aura un parti corrompu au pouvoir, on ne récoltera que des politiques d’austérité qui vise à appauvrir le 98% le plus « pauvre » de la population pour mieux enrichir le 2% des plus riches.

Les Libéraux n’ont aucun mandat de la population pour faire ce qu’ils sont en train de faire aux finances publiques. De cette politique d’austérité, jamais il n’en a été question lors de la campagne électorale. Monsieur Couillard a préféré faire peur à la population en criant partout : « Ils veulent détruire le Canadaaaaaaa! » en parlant d’un hypothétique référendum si le parti Québécois était reporté au pouvoir. Or, un référendum, c’est une consultation populaire : le Gouvernement n’est pas lié par l’avis exprimé par le peuple. Mais ça, ils se gardaient bien de le dire.

Quand les gens ont été suffisamment effrayés, il s’est mis à parler du « Gouvernement de l’économie et de l’emploi». Une fois élu, silence radio de 2 semaines. Exit « l’économie et l’emploi », il nous revient avec l’Austérité! Venez donc me faire croire que les Libéraux ignoraient tout de la situation économique du Québec! C’est à peine si le Parti Québécois a fait un court passage – et les péquistes ne s’aident vraiment pas en se tirant constamment dans le pied devant les caméras de télévision, à heure de grande écoute – qu’on ne peut les tenir responsables de la situation du Québec. Le problème, ce sont les 10 ans de Jean Charest au Gouvernement et toutes les magouilles que l’on voyaient à tous les soirs, à plein téléjournal.

Les Libéraux ont été réélus en racontant des fadaises à la population. Comme le Québec est peuplé à 49% d’Illettrés fonctionnels, c’est passé comme du beurre dans la poêle.

En fait le « fast track » de Thatcher n’a pas marché. Elle a été sauvée par le pétrole de la mer du Nord, confisqué aux Écossais.

« …confisqué aux Écossais. » (sic) qui ont récemment décidé très MAJORITAIREMENT par voie de référendum de demeurer dans le giron des « voleurs » de pétrole…

N’importe quoi…

Service de la dette
1997: 15% du budget
2014: 12% du budget

Euh… c’est quoi le problème avec la dette?

Compte tenu que le gouvernement laisse certaines entités telles que les Commisions scolaires, les hôpitaux s’endetter sans que cela soit indiqué à son bilan et qu’elle pelte les dépenses vers les municipalités (ce qui n’est pas non plus dans son bilan), il est facile de manipuler les chiffres lorsque l’on compare une ère (1997) révolue en matière d’économie. Nous en reparlerons lorsque les 100$ milliards nécessaires à la seule réfection de tout ce qui nous tombe sur la tête sera terminé.

Bien que tous les gouvernements se préoccupent d’économie. Leurs actions ne répondent que rarement aux véritables enjeux économiques. C’est plutôt l’agenda politique qui commande l’action. Le gouvernement actuel estime qu’il aura une marge de manœuvre accrue pour investir dans l’économie dès l’année 2016. Il lui restera par conséquent environ deux ans ensuite pour démontrer que sa politique était la bonne.

Aussi, comme c’est un peu le cas en médecine. Quand ça fait mal au début. Après, comme cela fait moins mal, on éprouve un sentiment de soulagement. La médecine occidentale, ne guérit pas nécessairement les maux. Elle les soulage pour les rendre tolérables.

Il n’en reste pas moins que l’activité économique reste encore anémique pour bien des citoyens de cette province, quand la pauvreté frappe à la porte de nombreux foyers. Les gens ne s’arment plus de patience. Ils se résignent…. Lorsque c’est la résignation qui prend le dessus, c’est très mauvais pour bénéficier d’une économie florissante. Il faudrait travailler en priorité à restaurer la confiance.

Personnellement, j’ai toujours été en faveur de l’équilibre budgétaire, si ce n’est que pour moi, l’équilibre s’atteint de trois façons :

1 — Par l’augmentation de l’assiette fiscale (nombre et qualité des contribuables).
2 — Par un recentrage des missions qui incombent à l’État (retour à sa mission première).
3 — Par une réforme en profondeur de la fiscalité (des prélèvements prévisibles, simples à calculer, sur une base progressive).

Il est évident que pour parvenir à compléter de tels objectifs — il faut donner du temps au temps (pour en quelques sortes paraphraser Robert Bourassa) — ; cela prendrait à tout le moins dix ans. Puisque l’objectif recherché est sur le long terme et non celui d’un bon bilan à présenter pour la prochaine élection.

On ne saurait s’engager à modifier les structures, sans avoir un plan au préalable détaillé, assorti du soutien de la population. Ni sans engager le dialogue avec l’ensemble des forces vives qui composent cette population.

Avec ou sans rigueur, le gouvernement va devoir continuer à jongler avec les chiffres, pour encore des années. S’il se produit une embellie, ce sera probablement parce que l’économie mondiale se porte dans les années à venir, beaucoup mieux.

Pour conclure : Je conçois que la priorité à régler au Québec, n’est pas économique. C’est à « l’égocentrisme » auquel je fais allusion. C’est un peu comme si en dehors de l’enclot, il n’avait jamais existé rien d’autre de mieux… que ce qui se fait pour nous et « chez nous ». J’aimerais tant que la chose soit vraie. Conjuguons nos efforts. Le reste viendra sans doute subséquemment.

«On sera alors passé d’un déficit de 1,7 milliard de dollars en 2013-2014 à un surplus de 4,2 milliards en 2018-2019.»

Ben oui c’est sûr!!!!

Et moi en 2018 je serai marié avec Scarlett Johansson et nous aurons 3 enfants 🙂

Dehors la corruption!
Dehors les voleurs!
Dehors l’incompétence!
Dehors les mensonges!
Dehors les libéraux!

Qui a parlé du PQ ici? Vouloir les libéraux dehors n’est pas égal à vouloir le PQ au pouvoir. Quand est-ce que les gens cesseront de ne considérer que ces deux seuls partis trop vieux et trop enracinés dans leur corruption et leur collusion pour gouverner de façon honnête? Pourquoi avons-nous si peur de la nouveauté et du changement? Nous ne sommes qu’une bande de peureux. Un peu de fierté ne nous ferait pas de tord!

Je constate que l’escouade internet libérale est sur l’affaire. Elle sort même des extraits provenant d’un texte de l’Institut économique de Montréal publié dans la Presse. (cf extraits publiés par François 1ier) WOW! Hélène Desmarais, épouse de Paul Desmarais,fils … est présidente de l’Institut économique de Montréal. Paul Desmarais, fils … est propriétaire de La Presse. WOW! Et les Desmarais, de grands amis $$$ du PLQ et du PLC! On tourne en rond, ne croyez-vous pas?
Changeons de sujet. Suggestion: ce serait intéressant si les gens laissaient leur vrai nom, au complet, lorsqu’ils font un commentaire …

J’essaie de comprendre ce tableau de M. Fortin. Si je comprends bien, lorsque le gouvernement québécois a des revenus (chiffre positif dans le budget), il retire de l’argent de l’économie. Lorsqu’il dépense (chiffre négatif), il ajoute de l’argent dans l’économie. D’où les programmes de dépenses en infrastructures, lors de récessions. Un déficit budgétaire (chiffre négatif) ou le solde budgétaire négatif signifie qu’on ajoute plus d’argent dans l’économie, mais c’est au prix de l’augmentation de la dette et des frais d’intérêts par la suite. C’est très keynésien.

Dans le tableau de M Fortin, comme les dépenses du service de la dette ne sont pas dépensées au Québec (si l’on excepte les intérêts sur les obligations d’épargne du Québec et quelques autres emprunts), ce ne sont pas des fonds qu’on ajoute à l’économie du Québec. C’est donc normal d’enlever le compte «service de la dette» des dépenses (chiffre négatif), i.e. de l’additionner (chiffre positif) pour l’enlever des dépenses, puisqu’il est déjà comptabilisé dans les dépenses du budget du gouvernement du Québec.

Pour ce qui est des «Transferts fédéraux prévus», ils apparaissent dans les Revenus (chiffres positif) du budget du gouvernement du Québec. Mais ce ne sont pas des sommes retirées de l’économie du Québec par le gouvernement, comme les autres revenus. En fait, ces sommes sont retirées en partie ou en totalité … de l’économie du Québec, par le gouvernement du Canada. Pour calculer le «solde budgétaire économique» ou l’apport du gouvernement du Québec sur son économie, toujours dans le tableau de M Fortin, on ne doit donc pas les comptabiliser. D’où la soustraction que l’on opère avec ce montant.

Enfin de comprendre la soustraction des dépenses en immobilisations dans le tableau de M. Fortin, puisque ces sommes n’apparaissent pas dans le «Cadre financier sommaire consolidé »., on doit augmenter le montant des dépenses (chiffre négatif), d’où la soustraction que l’on fait. Ces sommes vont être injectées dans l’économie du Québec, comme les autres dépenses.

Quant à « l’influence de la conjoncture économique» dans le tableau, M Fortin a été optimiste en supposant un PIB plus important que celui prévu par le MFQ, pour chaque année. Cela procure des revenus supplémentaires au gouvernement, mais cette augmentation est en baisse en 2015-2016. Elle pourrait l’être encore davantage si les prévisions de M Fortin concernant les effets de l’austérité se confirment.

Selon cette logique, un surplus budgétaire (prévu par le MFQ en 2015-2016), c’est un montant que l’on retire de l’économie, les revenus excédant les dépenses. Mais le «solde budgétaire économique » de M Fortin est négatif en 2014-2015 et en 2015-2016. Ce sont donc des sommes que l’on ajoute à l’économie du Québec, financées par des emprunts réalisés en majorité à l’extérieur du Québec. Mais l’ajout est moins élevé en 2015-2016 qu’en 2014-2015. C’est donc dire que le gouvernement du Québec va injecter moins d’argent dans l’économie, d’où le risque de récession.

Déjà en considérant simplement les contractions aux dépenses du gouvernement du Québec, telles que prévues par le MFQ, on pouvait déjà lancer l’alarme. Mais avec cette notion de «solde budgétaire économique» de M Fortin, on plus près de la réalité. Par ailleurs, le seul élément (parmi tous ceux qui peuvent donner espoir au MFQ) qui peut devenir une arme à double tranchant, c’est la la baisse (peut-être passagère) du prix du pétrole. Cela signifie des des pertes de revenus pour tous les paliers de gouvernement au Canada. On n’est peut-être pas sorti de la spirale déficitaire …!!!

Pourquoi être si pressé vous demandez-vous?

Voici pourquoi:

http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201412/19/01-4829810-fitch-abaisse-la-note-de-lontario.php

Extrait:

« L’agence de notation de crédit Fitch a abaissé vendredi la note à long terme de l’Ontario, évoquant les «risques» associés à la cible d’un équilibre budgétaire d’ici 2017-18 qu’a choisie le gouvernement libéral de la province. »

I rest my case!

« L’État a vécu au-dessus de ses moyens pendant des décennies et nous avons décidé d’y mettre un terme. Nous avons cessé de vivre à crédit, car nous pensons à nos enfants et petits-enfants. »

– Angela Merkel. Taux d’approbation en Allemagne? 67%!!!

Comparativement à ses pairs? Très bien merci.

Que pensez-vous de la citation de Madame Merkel Marc?

Intelligente non?

Elle ne semble pas embarquer dans les névroses gauchistes de la dette nette, dette brute, dette VS PIB, et tutti quanti.

Pour les personnes éveillées et intelligentes, une dette est une dette et elle doit être remboursée le plus vite que possible pour ainsi éviter de payer des intérêts qui, à la longue, coûtent très cher et ne rapportent rien à l’emprunteur.

Mais…bon…faut avoir un minimum de cohérence et de bon sens pour comprendre ce qui apparaît à tout bon diplômé en sciences molles pas de maths comme un phénomène insondable…

En ce qui touche l’Allemagne, vous prenez vos désirs pour la réalité. Voici le vrai portrait de l’Allemagne :

« En Europe, on s’extasie généralement sur les performances économiques allemandes dans la crise. Pourtant depuis 2008, au-delà même de cette seule très mauvaise année 2013, ces performances n’ont absolument rien eu d’extraordinaire : fin 2013, le PIB allemand ne sera supérieur que de 3 % à ce qu’il était en 2008, alors que celui des Etats-Unis aura gagné 5,9 %. Autrement dit : nos fameux champions allemands ont fait deux fois moins bien que les Américains, pourtant handicapés par les fanatiques du Tea Party, pour se redresser après la crise. Rien de bien glorieux. Ils s’en sortent certes nettement moins mal que l’Italie, l’Espagne la Grèce ou le Portugal et un peu moins mal que nous [France], mais si on admire tant les performances économiques allemandes en Europe c’est surtout parce que, comme on dit, « au pays des aveugles les borgnes sont rois »… » Guillaume Duval, Alternatives Économiques

Quant à la citation d’Angela Merkel, c’est à cause d’une déclaration comme celle-là que l’économie allemande plombe.

Comme vous êtes très savant sur la dette, trouvez-nous donc un seul pays qui a remboursé complètement sa dette, juste un ?

L’économie d’un Etat ne peut pas être analysée que par un seul des nombreux paramètres qu’elle comporte pour sa compréhension. Les États-Unis ont un meilleur PIB parce qu’ils vivent des produits de la Guerre, nous verrons d’ailleurs les résultats des coupes effectuées il y a trois ans dans le budget de la Défense Nationale, dès l’année prochaine puisque les sommes engagées jusqu’au moment des coupes sont redevables sur quatre ans.

C’est la raison principale de la poursuite de l’augmentation des déficits des USA depuis la loi sur le budget qui fut adoptée en novembre 2012 exige un retour au déficit zéro en dix ans soit (à ce moment) 100$ milliards par année. Dans les faits, depuis ce temps, les sommes engagées par les guerres d’Irak et d’Afghanistan sont venus ajouter près de 600$ milliards sur le fardeau des dettes des trois dernières années. Les USA ont donc que sept années pour atteindre le déficit zéro mais avec une moyenne de 130$ milliards par année.

Les 170,000 soldats qui ont été rapatriés sont laissés lentement à la dérive pour ne pas créer une trop grande débâcle économique. Ils retourneront rapidement dans la dèche car le consensus social veut que “c’est finit les guerres pour les USA où ils en auront toute une sans quitter le pays”. Nous pouvons conséquemment prévoir que le PIB des États-Unis sera en baisse durant plusieurs années et leurs dettes ne semblent pas avoir la même courbe. Surtout lorsque l’on sait que près de six employés de différents secteurs de l’économie (armement, vêtement, nourriture, véhicules, pétrole etc) sont rattachés à chaque soldat (calculé sur 2000 heures/année) dont près de deux pour le seul ravitaillement des troupes.

La dette per capita des Allemands est de 43,300$ alors que celle des Américains est de 55,700$ au 31 mars 2014 selon l’IMF.

À polemiser à répétition comme vous le faites, Francois 1er , ne serait-il pas temps de vous identifier? Ou est-ce que ce serait trop compromettant pour le personnage public que vous êtes? Pourrait-on appeler cela de la lâcheté?

Vivement l’élimination (à tout le moins la domestication) de la «haute nomenclature» du fonctionnarisme sauvage et sans foi ni lois qui règne sur toutes, je dis bien toutes, les instances publiques et parapubliques du Québec au municipal, au provincial et au fédéral, comme si notre assiette au beurre appartenait à cette «gangrène d’apparatchiks vampires» et qu’il était normal, puisque d’autres le font, de se servir à pleines mains quand l’occasion se fait jour. Salaires faramineux, retraites platinées, comptes de dépenses vertigineux, primes de séparation astronomiques versées même en cas de congédiement ou de démission, pouvoir illimité de dépenser au delà des budgets alloués (surtout en informatique et santé), cécité totale devant l’incompétence et la non-productivité de leurs subalternes pour acheter la paix, imputabilité et obligation strictement théoriques de rembourser les sommes dilapidées et, ultime niveau du népotisme absolu, capacité « négociée par contrat » de refiler aux contribuables floués les services des défenseurs dont ils et elles ont besoin pour se sortir d’embarras lorsque pris la main dans le sac… Ce cancer administratif né sous Maurice Duplessis, couvé sous Jean Lesage et vraiment éclos sous Jean Drapeau et ses Olympiques pharaonesques a depuis connu une croissance et un raffinement sans cesse exponentiels jusqu’à ce jour. ET ce ne sont pas les comédies de «commissions d’enquête» qui se succèdent à un rythme insoutenable qui y changeront quoi que ce soit. La gang à Jean Chrétien a toujours droit de cité et ne s’en porte pas plus mal

Le vrai problème, c’est le pouvoir des «ÉLUS QUAND ILS SONT MAJORITAIRES» de «flusher» les hauts fonctionnaires en place sous l’administration précédente à chaque nouvelle prise de pouvoir et de les remplacer par «leurs petits amis du parti» avant de leur céder des pouvoirs réservés à l’ENSEMBLE des représentants du peuple (sans distinction de partis) puis de protéger cette nouvelle couvée de mandarins à leur solde par la suite. Comme racket, on ne peut pas faire mieux. Et nous les ti-québécois, en bons hommes de paille naturels comme notre histoire le confirme sous tous les régimes, on se dit que, un jour, peut-être, ce sera notre tour de piger dans l’assiette au beurre et qu’il vaut mieux ne rien dire pour ne pas s’éliminer d’avance, comme à la loterie… Une belle gang de faux-culs! Et on paye. On paye pour du vent et on le sait. Même si tout l’argent qu’on nous subtilise de gauche et de droite ne va pas en services, on continue de payer. Et on ne veut ni réduire les services, ni payer plus cher pour les maintenir. On veut le beurre et l’argent du beurre. Une vraie communauté de BS, à la mentalité collective, bien ancrée, indécrottable et stupide qui s’accorde pour tout partager sans mot-dire, et la richesse collective et la dépendance qui va avec le surendettement, en autant que le skidoo, le pickup et la fifth wheel continuent de trôner dans l’entrée de garage. Et fuck la génération qui ramassera la facture! Le Crotec aux Crotéquois!

« Il ne faut évidemment pas conclure que toute austérité budgétaire devrait être évitée » dites-vous. En effet. Mais il faut quant à moi garder le pied sur l’accélérateur, pour les raisons suivantes:
-Quand on arrache une dent, il faut agir vite.
-Tous les groupes accrochés aux mamelles de l’État-Providence du type « années soixante » vont se rebeller; autant ne pas leur permettre de mobiliser l’ensemble de la société, à force d’appels alarmistes et de recours à l’hyperbole. Ils s’y efforcent déjà. Les casseroles sont à nos portes. Ralentir le rythme n’y changera rien.
-La prochaine récession n’est pas en vue, mais elle viendra, et la province sera alors plus anémique que jamais, avec une croissance démographique à peu près nulle et une productivité insuffisante, qui ne croîtra qu’avec des efforts à long terme (innovation, éducation, sciences et techniques).
-Il faut dès maintenant constituer une marge de manoeuvre puisqu’il faudra alors multiplier les interventions de l’État, notamment pour les infrastructures.

Enfin, le contexte est plus favorable qu’il ne sera jamais, ce qui n’était pas prévu. Autant saisir cette chance:
-La croissance américaine est à son plus haut depuis 2003.
-Le dollar canadien est faible.
-Le bas prix de l’énergie va favoriser la consommation interne.

Tout cela va aider le secteur privé à prendre le relais durant les prochains mois. En avant, toutes!

Oui il faut garder le CAP et ne pas enlever le pied sur l, accélérateur!! Il fallait s, y attendre que les progressistes syndicaux allaient nous parler des services aux contribuables diminués et de l, indispensable statu quo des générations de syndicalistes peu soucieux de la santé financière de l, état mais très soucieux de leurs cotisations syndicales et de la santé de leur lobby auprès des organismes gouvernementaux!!

Donnons plus d, air pur a l, entrepreneurship et laissons la chance a des gens moins terre a terre qui ne pensent pas seulement a leur conditions de travail et a leurs congés fériés adittionner a cela de leur congés maladies et l, âge de la retraite acquis par automatisme!! Laissons la chance aux jeunes entrepreneurs québecois qui ne demande pas mieux que de perfomer en économie et qui veulent devenir riches, riches !! Disons-le sans détours car devenir riche ça crée de la richesse et c, est virus qui se propage parmi la population!!

Oui ça existe des jeunes gens qui ne veulent plus d, un système économique qui ne pense qu, au bien être de la masse ; mais qui a chaque année se demande s , ils vont réussir a payer au moins les intérêts de la dette! Que leur principal objectif c, est de faire des profits et non pas un déficit!!
Que les professeurs qui enseignent a leur enfants ne descendent plus dans la rue pour frappper sur des casseroles et que ses mêmes professeurs leur montrent le chemin de la richesse et le succès!

Oui bien sûr des syndicats , des environnementalistes etc… C, est important dans le partage d, opinions mais quand c, est rendu qu, ils nous empoisonnent la vie et qu, ils violent notre liberté et qu, ils nous dictent leur agendas!! Quand cela arrive a tout les jours que tu te lèves tu as le goût de leur dire de prendre un BREAK et que je reprend en main ma destinée.!!!!!!!!!!!!!

Vous avez tantôt raison et tantôt tort. Vous jouer avec deux tableaux forts différents, le premier étant “le bilan” alors que le deuxième consiste en un “état des résultats” quoique partiel compte tenu des ce qui est imprévisible.

Vous dites que les dépenses en immobilisations et les transferts fédéraux ne sont pas incluses au premier graphique, c’est normal puisqu’il s’agit du “bilan” et relève justement de “l’état des résultats” où elles sont clairement indiquées comme étant de plus de 4$ milliards, ce que le gouvernement devra dépenser pour chacune des 10 prochaines années.

Notez que le Québec n’est pas seul qui fait face à ce problème, il y a aussi les États-Unis dont les ponts ne seront réparés que lorsqu’ils tomberont mais en comparaison avec les autres provinces, le Québec vient en bas de la liste encore une fois.

Je ne suis pas certain que les transferts fédéraux seront aussi élevés car la guerre actuelle du prix du baril de pétrole viendra changer de beaucoup les transferts. Au prix actuel, les projets d’oléoducs vers l’Est du Canada, le Pacifique ainsi que vers les États-Unis sont moins reluisantes.

Pour ce qui est de l’empressement, il est facile à comprendre.

La première raison est liée à la vague incontournable de la spirale de l’inflation que déferlera sur l’ensemble de la planète pour plusieurs années à venir. Qui dit inflation dit augmentation des taux d’intérêt qui siphonnent déjà beaucoup d’argent au budget de la province.

La deuxième raison est liée aux transferts fédéraux qui somme toute, seront en baisse pour plusieurs années tant que le prix du pétrole demeurera à un niveau dérisoire. C’est la crise de 80 qui revient nous hanter et mise le projet des sables bitumineux en veille durant près d’une décennie.

Non seulement cette baisse a des répercussions désastreuses pour l’Alberta mais encore plus pour les États-Unis pour laquelle les pays de l’OPEP ont décidé de détruire la production de pétrole de chiste qui a déjà commencé à dépérir puisque les coûts de production sont beaucoup trop élevés sans compter les provisions de pétrole du Golf du Mexique dorénavant en eau très profonde ce qui augmente les coûts d’exploration et d’opération.

Le Québec, grâce notamment à Brian Malronné n’a presque un seul client, les États-Unis qui se dirige rapidement vers un deuxième précipice économique du type 2007-8.

Reste à savoir quelles seront les répercussions des impondérables sur le bilan. Hors si le gouvernement avait continué à ne viser que le déficit zéro qui n’y est jamais parvenu avec les méthodes préconisées des deux dernières décennies, il aura beaucoup plus de manoeuvre pour l’atteindre et pourra parvenir à avoir entre les mains toutes les données sur les répercussions de ses décisions antérieures pour y apporter des correctifs avec de l’argent qu’il n’aura pas à emprunter encore une fois. Hors si tout se passe bien, il pourra aussi diminuer les impôts et commencer à diminuer la dette.

Monsieur Fortin,

En lisant les autres commentaires, je crois que vous en êtes rendu à prêcher dans le désert, désert que vous avez vous-même créer par vos propos qui paraissent aujourd’hui tout à fait déconnectés. Quand je vous lisais et vous écoutais lors de conférences au cours des 20 dernères années, je mettais mes connaissances en doute puisque je n’étais pas économiste, mais seulement gérontologue. Je vous entends encore dire qu’il n’y a aucun danger pour l’économie liée au vieillissement de la population, que l’âge de la retraite serait relevé et que conjugué à l’augmentation du PIB. il n’y aurait aucun problème pour l’économie du Québec qui serait en mesure de contrôler sa dette. Un de vos émules, M. François Béland, abondait également dans votre sens. Force est de constater que la situation économique du Québec n’a cessé de se détériorer et que la dette du Québec (oublions la dette canadienne à laquelle nous participons) est hors de contrôle depuis longtemps. M. Bouchard a fait de gros efforts pour annuler notre déficit annuel et, bien qu’il aie pu commenttre certaines erreurs, il a tout de même prouver que c’était faisable, mais non sans mal. Malheureusement, son successeur, Bernard Landry, qui croyait probablement à des prophètes de bonheur tel que vous, a repris sans vergogne nos anciennes habitudes de dépenses souvent injustifiées, ce qui a mené à ce que nous visons présentement. Oui l’austérité est plus souffrante que la dépenses irresponsable, oui nous allons connaître un chemin de Damas qui sera difficile pour plusieurs et je souhaite pour tous, mais si c’est le prix à payer pour retrouver une certaine stabilité, à mon avis, le eju en vaut la chandelle. Donc de grâce, enlevez la vaseline sur vos lunettes et cessez de défendre l’indéfendable. Une fois pour toutes foutez nous la paix et taisez vous!

Daniel Gagnon

L’on peut respecter votre analyse M. Fortin mais sans toute fois la partager et l’accepter comme vérité. Seul un péquiste peut faire une telle analyse de la situation économique au Québec. C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui dans une telle situation. À qui la faute ? Aux gouvernements qui se sont succédés depuis des années ( PQ et PLQ ). Présentement nous avons un gouvernement qui semble prendre la bonne direction pour remettre la Province sur le bon chemin. Bien sûr il faudra faire des sacrifices et se serrer la ceinture et chaque citoyen devrait mettre sa contribution sans oublier ceux et celles qui sont choyées en travaillant pour des sociétées telles que HQ, SAQ, SAAQ, etc.,. En terminant, on ne devrait pas demander pourquoi monsieur Couillard est si pressé de faire un peu de ménage dans les finances publiques mais plutôt de lui dire que nous le supportons et que nous sommes tout simplement tannés de se faire voler.

Personne a compris que le systeme actuelle repose uniquement sur du vent.On est assie sur une montagne de dettes qui ne sera jamais payée car la croissance n est plus au rendex-vous depuis des lustres.On est incapable de payer les interets de la dettes( fameux beau service) car insolvable.
On ne fait que pelleter en avant le desastre qui nous frappera tous en pleine visage.Nous sommes a la croissée des chemins ou est-ce que le capital n arrive plus a se revaloriser faute de marcher a exploiter.Tous les les pays sont au bord de la faillite ou insolvable.