L’austérité et la croissance

Combien de fois avons-nous entendu cet argument, qui se veut définitif : l’austérité tue la croissance et s’avère du coup contre-productrice pour réduire le déficit public ?

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Au premier jour, Dieu créa le soleil. Et le Diable créa les coups de soleil. Au second jour, Dieu créa le sexe. Et le Diable créa le mariage. Au troisième jour, Dieu créa un économiste. Le Diable était plutôt ennuyé. Il réfléchit un moment et créa… un second économiste.

Combien de fois avons-nous entendu cet argument, qui se veut définitif : l’austérité tue la croissance et s’avère du coup contre-productrice pour réduire le déficit public ?

Il y a deux logiques derrière cet argument. La première est arithmétique : puisque les dépenses gouvernementales sont des transactions économiques qui comptent dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), une décroissance trop forte de celles-ci entraîne des pertes d’emploi, ce qui ralentit la croissance et pourrait même causer une récession.

Le deuxième raisonnement poursuit sur cette lancée. Quand l’économie tourne au ralenti, le gouvernement doit soutenir ou même accroître ses dépenses et abaisser les impôts pour compenser le manque de dynamisme du secteur privé. L’État doit encourager la demande et favoriser ainsi la création d’emplois pour sortir l’économie de la récession.

C’est, très sommairement résumée, la théorie de l’économiste britannique John Maynard Keynes — sans doute la théorie économique la plus populaire du XXe siècle. Cela reste une théorie séduisante et très populaire auprès des politiciens, qui doivent montrer qu’ils «agissent» pour contrer les effets de la conjoncture économique.

Pourtant, l’actualité économique nous montre que tout n’est pas si simple.

Le déficit budgétaire américain a fondu de près de 30 % cette année, soit la plus forte baisse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Leur déficit est le plus bas depuis 2008, et on a même diminué le budget du gigantesque Département de la défense de près de 5 %, ce qui a forcément eu des répercussions sur des milliers de sous-traitants et d’emplois.

L’austérité a-t-elle tué l’économie américaine ou empêché sa relance ? La récession sonne-t-elle à la porte ? Bien au contraire, le taux de croissance de l’économie américaine est plus élevé que celui de tous les autres pays développés.

Le PIB américain a enregistré une hausse annualisée de 3,9 % en juin et septembre. Depuis neuf mois, l’économie de nos voisins ajoute mensuellement plus de 200 000 emplois. La croissance des revenus personnels est de plus de 3 % et celle des heures travaillées, de 5 % par rapport à l’année précédente.

On a accusé le gouvernement de David Cameron d’avoir tué la croissance en Grande-Bretagne avec sa sévère cure d’austérité. Surprise ! L’économie devrait croître de plus de 3 % cette année, un sommet dans les grands pays européens.

Dans ce cas, il y a méprise fondamentale sur la performance budgétaire des Britanniques, dont le déficit devrait dépasser les 5 % du PIB — un niveau plus élevé que celui de la France, et l’un des pires en Europe.

Contrairement à la reprise américaine — qui a accru considérablement les revenus de l’État —, celle de la Grande-Bretagne a eu un effet médiocre sur les recettes fiscales. Avec un déficit proportionnellement plus faible (mais néanmoins considérable) de 88 milliards d’euros cette année, l’économie française a connu une croissance nulle de son PIB depuis le début de 2014.

Le Japon est aussi un beau cas d’espèce. Le pays est en profonde stagnation depuis plus de 20 ans, malgré une dépense publique qui a poussé l’endettement à un niveau stratosphérique de 230 % du PIB.

Le premier ministre Abe s’est fait élire en 2012 pour secouer ce géant léthargique. Il a joué sur tous les fronts, en faisant adopter un gigantesque plan de relance de plus de 225 milliards de dollars canadiens (2 % du PIB japonais), en obligeant la Banque du Japon à acheter les titres d’emprunt de l’État pour accélérer la création de monnaie et en promettant de grandes réformes structurelles pour libéraliser l’économie.

Résultat ? L’économie japonaise connaît sa quatrième récession (deux trimestres consécutifs de recul du PIB) depuis 2008. Les résultats désastreux du deuxième trimestre (-7,1 % du PIB) sont attribués à la hausse importante de la taxe de vente, mais rien ne prouve que l’hyperactivité gouvernementale va produire les résultats attendus.

Des milliers d’économistes et d’éminents prix Nobel divergent sur l’économie keynésienne et ses effets. Il existe plusieurs théories économiques — classique, mercantiliste, néo-classique, libertarienne, marxiste, monétariste, etc. —, et elles ont toutes leur interprétation de l’histoire et de l’actualité.

Pour certains économistes, nous sommes en période d’austérité, alors que pour d’autres, l’État est plus puissant et actif que jamais, et ses interventions sont en train de nous conduire vers une récession encore pire que celle de 2008-2009.

Il est difficile de départager les différents éléments qui ont des répercussions sur l’économie. L’économie québécoise pourrait très bien digérer les compressions budgétaires à venir si les exportations continuaient sur leur lancée des derniers mois. Plusieurs facteurs interviennent, et il m’apparaît difficile de faire reposer sur les seules dépenses gouvernementales le sort d’une économie diversifiée.

La population japonaise est en pleine décroissance, et son potentiel économique est bien moindre que dans les années 1950 à 1980. L’économie britannique surfe sur l’extraordinaire poussée de Londres, de son statut de grande place financière internationale et de son boom immobilier alimenté par tous les nababs de la Terre qui y ont une résidence secondaire. La France est piégée par sa rigidité bureaucratique, alors que l’économie américaine s’appuie sur les entrepreneurs les plus innovants et un grand marché intérieur qui reste très riche quand on le compare à celui d’autres pays.

Voilà pourquoi je me méfie des recettes économiques universelles ou des prévisions apocalyptiques si les déficits publics diminuaient, et que je suis davantage tenté, ces temps-ci, d’avoir des réflexions de comptable. Balançons donc les livres et équilibrons le budget de l’État, des choses sur lesquelles nous avons un véritable pouvoir.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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14 commentaires
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« We really need to see structural reforms in order to allow the fiscal and monetary policy levers to work effectively » — Catherine L. Mann, économiste en chef de l’OCDE

L’un des paramètres fondamentaux du keynésianisme, c’est aussi ce en quoi il diffère des concepts libertaires avancés notamment par Hayek, c’est précisément au niveau de la monnaie. J’entends par monnaie : les liquidités et aussi l’ensemble des leviers permettant d’avoir accès au crédit. Ce qui importe pour faire tourner une économie, c’est de pouvoir avoir accès d’une façon ou d’une autre à l’argent. Ce qui est corollaire de cette question de l’argent, c’est bien sûr le loyer de l’argent.

Ce qui différentie le keynésianisme, des systèmes plus proches des modèles libertaires, c’est précisément de savoir qui peut être un émetteur de monnaie. Pour Keynes, c’est le rôle naturel de l’État, encore que Keynes rêvait d’une sorte de monnaie mondiale unique, ce qui aurait impliqué une banque mondiale unique. Tandis que Hayek estime que cette création de monnaie pourrait très bien être le fait de banques de dépôts. En d’autres termes, les banques sont capitalisées de telle sorte qu’elles peuvent émettre une certaine quantité de monnaie sur la base de ses capitaux, elles reçoivent l’épargne des uns et des autres et versent un intérêt élevé sur cet épargne, tout en donnant accès au crédit pour les épargnants.

Quelque soit le système envisagé, ce qui produit un ralentissement au niveau de l’économie et toutes formes de récession, c’est lorsque l’argent d’une certaine façon vient à manquer. La crise de 2007-08 en est assez emblématique.

Vous ne pouvez pas rembourser sur le champ deux ou trois fois le prix de tous les biens immobiliers lorsque la valeur créancière de ces biens — et non les biens comme tels -, se trouve être convertie sous forme de titres. Si tous les émetteurs de ces titres avaient eu assez de fonds propres pour pouvoir pallier à toutes formes de remboursement, la crise n’aurait pas eu lieu.

Le rôle de l’État n’est pas spécifiquement de dépenser plus pour pallier au ralentissement économique, son rôle consiste à injecter plus d’argent dans l’économie réelle en temps opportun. Cela n’a donc rien à voir avec les mesures d’austérités. Pas plus que cela n’a à voir avec à proprement parler la formation du déficit public. Aux États-Unis, c’est la Fed qui a joué le rôle qu’il fallait, soit racheter tous les titres pourris pour un prix équitable des années 2008 pour les remplacer par des bons du Trésor.

En d’autres termes des espèces sonnantes et trébuchantes. Cet argent a pu être ainsi « ré-transféré » dans l’économie réelle, ce qui permet précisément de faire tourner la roue de l’économie. Ce qui donc propulse l’économie vers l’avant, ce n’est pas l’accumulation de déficit public, c’est la facilitation monétaire : argent ou crédit pour rendre possibles les conditions de l’investissement.

Plus d’argent disponible partout implique une reprise solide dans tous les secteurs.

En Grande-Bretagne, la cure d’austérité n’a justement pas permis de réduire le déficit public. Pas plus que l’austérité initiée par les socialistes en France n’a permis de réduire le fardeau du remboursement de la dette et non le niveau de la dette comme telle. Actuellement, le gouvernement Couillard est en train de commettre exactement la même erreur après tout le monde, à un moment où ce sont les mesures de relance qui priment.

La problématique n’est pas celle de la dette, c’est celle de ne pas savoir comment financer ses paiements sur la dette autrement qu’en coupant. L’élimination du déficit n’est pas la clef pour éliminer le passif. C’est ce passif mal financé qui grève actuellement l’ensemble des finances publiques.

Si la rigueur budgétaire est certes de mise, c’est l’adoption d’une imposition progressive allégée et simplifiée pour tous, tout comme un accès plus facile au financement pour les entreprises qui sont parmi les principaux leviers qui vont permettre de ramener les économies, tout comme l’économie québécoise sur la voie royale qui conduit à toutes formes utiles, l’accessibilité à toutes valeurs d’usages sur lesquelles se fondent toute prospérité.

Pourrait-on dire autrement? Comme le faisait remarquer un employé de GM sur la sous-traitance : trois employés à 20 000$/an ne remplaceront pas leur automobile tous les 3 ans, ce que fera un employé à 60 000$. Que notre système économique est basé sur la consommation, les emplois à bas salaire créés aux US ne peuvent participer à une solide relance de l’économie.
On ne cherche qu’à abaisser les conditions de travail et les salaires alors que la plus grande part de l’économie est basée sur la consommation de la population. C’est la récession assurée.

Votre employé de GM doit ignorer le crédit. C’est le crédit qui aide à la consommation. Sans crédit, l’économie capitaliste ne serait pas viable.

@ Mario Tremblay,

Merci pour votre observation. Sur ce point je dirais que Marc Sauvageau, vous répond clairement en court, ce que quant à moi, je vous aurais peut-être exprimé plus obscurément en long 🙂

Les USA ont supposément une économie qui tourne à plein régime sauf qu`ils ont encore un déficit qui tourne autour du 500 milliards par année avec une dette très proche ou dépassée les 18 milles milliards. Et le taux d`emploi aux USA est jamais revenu au niveau de 2008. Et rappelons que les crises économiques mondiales ont partis souvent des USA. Taux d`emploi US :

http://data.bls.gov/timeseries/LNS11300000

Endetter l’état pour contrer la récession peut fonctionner à court et moyen terme, mais pas à long terme. C’est de seulement repousser l’inévitable.
Je crois que les hausses de taxes et d’impôts sont bien nuisibles comparativement à la véritable austérité. Je dis véritable, car vous en conviendrez, ce n’est pas ce que l’on vit en ce moment au Québec.

Pure Démagogie….

Il y a des solutions ADAPTÉES pour chaque situation. Donner en exemple le cas américain (Monnaie refuge mondiale) comme justification à une idéologie néo-libérale d’austérité est une preuve de dogmatisme et de partisannerie de bas étage….

Le système économique quasi-mondiale étant basé sur la croissance, les méthodes qui étaient efficaces pour équilibrer l’économie d’un pays ou pour la relancer dans un contexte passéiste de croissance deviennent désuète aujourd’hui… Malheureusement nos pseudo-économistes se réfèrent ENCORE à des théories du passé… (Keynesianiste ou Autrichienne)…

En période de quasi-stagnation comme actuellement, le coussin n’existe pas, c’est immédiatement les taux d’intérêt négatifs et le chômage… Si la consommation ne repart pas… la roue part vers l’arrièrre. Peu importe si on s’excite localement pour une valeur relative de la monnaie qui augmente ou pour la production d’UNE richesse particulière (sable noir) qui se trouve favorisée…

Pour le néo-libérale décalé dans le temps, l’austérité, PROPOSÉE comme panacée à travers le monde, par une élite financière américaine voulant s’assurer de la capacité des pays appauvris par les crises de rembourser leurs dettes…. apparait comme une RÉVÉLATION dogmatique !!!

Ici, une trop grande appréciation du $ Can., nuit à nos exportations, le prix élevé du baril de pétrole favorise l’Alberta, donc le Canada ( ou est la différence avec Harper!). Les VALETS pro-Austères vantent les vertues du serrage de ceintures surtout pour la classe moyenne, évidemment….

MÊME les producteurs de pétrole du Moyen-Orient se rendent compte que le coût trop élevé du baril est une cause importante de la stagnation mondiale de la croissance et de la baisse de la consommation dans les pays développés. Seul avantage pour l’Humanité, il favorise une recherche accélérée d’énergie renouvelable..

Donc, OUI à l’efficience de L’État mais NON aux coupures draconniennes et précipitées. ET OUI, à l’investissement de mesure contribuant à la remontée du pouvoir d’achat des consommateurs de l’ensemble de la population et à la création d’emploi. Un $ de plus disponible pour la majorité des citoyens sera dépensé immédiatement, contrairement à celui de la classe très aisé qui l’investira dans les marchés émergents, si ce n’est pas dans un paradis fiscal…

Devant la morosité économique, les entreprises (qui ne font pas dans la » conscience collective » ! ) engrangent les subventions et les crédits d’impôt sans les ré-investir… Elles attendent de voir…

Alors, il ne reste que les Etats pour agir… N’en déplaise à nos PERROQUETS bon chics, bons genres.

.

« On a accusé le gouvernement de David Cameron d’avoir tué la croissance en Grande-Bretagne avec sa sévère cure d’austérité. Surprise ! L’économie devrait croître de plus de 3 % cette année … »

Surprise en effet, mais pas pour les mêmes raisons : « Un mythe tenace voudrait ensuite que le Royaume-Uni touche les dividendes de la rigueur. C’est l’inverse qui est vrai : elle bénéficie au contraire de l’arrêt de l’austérité. » (Sandra Moatti, Alternatives Economiques n° 338 – septembre 2014 )

« Le Royaume-Uni renoue avec la croissance. Une embellie due à la bonne tenue de la consommation des ménages… encouragée par l’arrêt de la politique d’austérité. » (Jacques Adda, Alternatives Economiques n° 329 – novembre 2013)

I really should say something about his comments on the UK. The basic facts are very simple. We had significant fiscal contraction in financial years 2010/11 and 2011/12, which then stopped or at least slowed significantly. The UK recovery was erratic from 2010 to 2012, and only reached a steady pace in 2013. That is entirely consistent with the importance of fiscal policy in a liquidity trap. (The OBR calculate that austerity reduced GDP growth by 1% in 2010/11, and by 1% in 2011/12, with little impact thereafter.)

http://mainlymacro.blogspot.ca/2014/11/understanding-anti-keynesians.html

Boom canadien malgré l’austérité? Non. Boom des exportations.
Boom Cameron? Non. Efforts désespérés de la Bank of England pour contrecarrer les politiques du gouvernement. Le PIB/hab est à peine revenu au niveau de 2007 et au rythme actuel,ne rejoindra jamais sa tendance de l’époque. Les Anglais sont apauvris à jamais.
J’interdis à mes étudiants de citer L’Actualité et M. Duhamel dans leurs travaux puisque je les place au même plan qu’une publication cubaine ou nord-coréenne.

Complètement d’accord avec Vous… Il faut reconnaitre la PROPAGANDE, surtout lorsque elle n’est même plus subtile… De toutes façons, chez les libertariens ou les néolibéraux, les techniques de campagne de relation publique ou les campagnes d’information ( désinformation ) sont tout à fait normales et avouables. (:-)

« …le taux de croissance de l’économie américaine est plus élevé que celui de tous les autres pays développés. » (Duhamel)

Vous voulez dire que le taux de croissance des USA est plus élevé que celui de la chine à 7,3%? À moins que vous considérez que la première économie du monde, la Chine, n’est pas un pays développé.

**************

« En utilisant la méthode de calcul de la dette de l’OCDE avec les données les plus récentes, le Québec se retrouve dans une situation avantageuse. « En 2013, lorsque l’on tient compte de ses importants actifs financiers, le Québec est parmi les États les moins endettés de l’OCDE. Par exemple, il est moins endetté que les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Même en attribuant au Québec une part de la dette fédérale, notre niveau d’endettement est plus bas que la moyenne de l’OCDE. L’alarmisme sur la situation économique au Québec à ce propos est injustifié », soutient Francis Fortier, chercheur à l’IRIS et auteur de la brochure. »

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=5664

Donc les USA qui sont plus endettés que le Québec devraient avoir une croissance moins élevé que le Québec.

« Nous n’avons pas contracté notre dette pour payer l’épicerie », explique M. Tremblay-Pepin. »

Ça n’est pas du journalisme que vous faites M. Duhamel, mais l’administration commandée d’un dogme.

Cher Pierre,
Si les gouvernements n’avaient pas massivement investi pour « sauver » les banques en 2008-2009, vous seriez sans doute monté au front pour réclamer ces aides…
Et je veux bien croire que l’immobilier se porte bien à Londres, mais je me demande *vraiment* à qui cela beneficie le plus: aux riches qui peuvent investir dans l’immobilier ou à l’Anglais moyen qui cherche à aimerait envoyer ses enfants dans une bonne école publique.

Ah…les « riches »… Comme ils ont été chanceux!

Ils n’ont jamais fait d’études ardues, n’ont jamais travaillé à des heures longues et indues, n’ont jamais fait deux jobs, n’ont jamais sacrifié leur vie familiale et sociale, n’ont jamais pris de risques avec LEUR argent et même LEUR santé, n’ont jamais voyagé et trimé hors du 9 à 5, ont une job ultra sécurisée et permanente pleine « d’acquis », etc…

bref, ils se sont levés tout bonnement, comme ça un beau matin et ils ont trouvé des tonnes d’argent dans leur cour et ils n’ont eu qu’à se pencher pour ramasser leur trésor. Ah…si j’avais leur « chance »…

N’importe quoi.