L’avion, nouvel espace de vie sociale

De plus en plus de transporteurs profitent désormais du confinement des passagers pour faciliter les rencontres entre eux… ou joindre l’utile du déplacement à l’agréable d’une prestation ou d’un spectacle.

Photo : Cultura RM / Antonio Saba / Getty Images
Photo : Cultura RM / Antonio Saba / Getty Images

Terminée, l’époque où on ne prenait l’avion que pour aller du point A au point B, en ne se souciant que de son repas, des produits hors taxes et des films disponibles à bord. De plus en plus de transporteurs profitent désormais du confinement des passagers pour faciliter les rencontres entre eux ou joindre l’utile du déplacement à l’agréable d’une prestation ou d’un spectacle, rapporte PSFK.

Depuis peu, Virgin America permet ainsi d’utiliser LinkedIn pour échanger, avant l’embarquement ou à bord d’un avion, grâce à l’application Here On Biz. En utilisant ce service couplé au WiFi, il est même possible de contacter des passagers d’autres appareils du même transporteur, alors qu’ils sont eux aussi en plein vol.

Ce n’est pas tout. Après Planely, qui vise à choisir son voisin de siège, et Tinder, qui facilite les rencontres entre les personnes situées dans un proche rayon l’une de l’autre, voici l’application Wingman. Celle-ci met en contact les passagers d’un même vol, dès que le WiFi est disponible à bord… dans le but avoué de faire des rencontres intéressées.

Du reste, tant qu’à disposer de tant de mètres de couloirs, pourquoi ne pas en profiter pour organiser un défilé de mode ? C’est ce qu’ont récemment fait les magasins Harrods et le transporteur British Airways, à bord d’un A380, en y présentant les collections de Stella McCartney et de Victoria Beckham, entre autres designers.

De son côté, Virgin (Atlantic, cette fois) a bien fait parler d’elle en présentant des prestations de comédiens et de musiciens «live» sur certains vols, l’été dernier, mais aussi en mettant en place un système de rencontres entre inconnus, le In-Flight Dating Service. En plus de permettre à un passager d’envoyer un verre à un autre passager — et ce, en tout anonymat —, ce service donne également la possibilité de s’échanger des textos grâce à une messagerie interne, d’un siège à l’autre.

Dans un proche registre, rappelons que d’autres initiatives du genre ont vu le jour, ces dernières années. Il y a deux ans, un Australien qui a rencontré l’âme sœur à 11 000 mètres d’altitude lançait ainsi WeMetOnAPlane, un site visant à remettre en contact des gens qui s’étaient croisés en avion sans se laisser mutuellement leurs coordonnées.

L’an dernier, un «tweetathon» était aussi organisé entre les passagers de six avions commerciaux qui volaient simultanément au-dessus de cinq continents, alors qu’en 2011, KLM et Malaysia Airlines y allaient de leurs propres système de réseautage, tantôt par affaires, tantôt à d’autres fins, entre leurs passagers.

Enfin, c’est en 2010 qu’était célébré le premier mariage gai à bord d’un avion — lequel n’était évidemment pas en route pour l’Arizona, l’Ouganda ou la Russie.

Pour lire l’article de PSFK, cliquez ici.

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