Le bing-bang de Daniel Audet

Deux ans après le manifeste des lucides, un an après la déclaration de Lucien Bouchard sur les heures travaillées par les Québécois, c’est au tour de Daniel Audet, ancienne éminence grise de Bernard Landry et d’André Boisclair, de brasser la cage. Que vous soyez d’accord ou pas, il faut lire les «15 idées pour un Québec fort » publiées dans l’édition courante de L’actualité.

Je ne crois pas que toutes les idées de Daniel Audet ont la même valeur et qu’elles pourraient avoir le même impact sur l’économie du Québec. Par exemple, on peut légitimement s’interroger sur la place de l’État dans la vente d’alcool, mais je ne pense pas que la privatisation de la SAQ ferait une grande différence sur le PIB du Québec. Mais ses 15 idées ont beaucoup de mérite et leur adoption, en bloc ou en partie, marquerait une grande révolution pour bâtir un Québec plus entrepreneurial, plus responsable et plus riche.

Je retiens deux extraits du texte de Daniel Audet.

« Le Québec peut et doit réaliser son miracle économique. Il en a le génie et les ressources.»

«Personne ne propose de dénaturer notre culture nationale. Toutefois, le Québec a besoin de grandes entreprises mobilisatrices et de réformes qui le rendront plus productif et plus attractif à l’échelle mondiale.».

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Maintenant qu’on approche du plein emploi, un beau cadeau du vieillissement de la population, la prochaine étape va être de créer de la richesse. Comment?

D’abord, en exploitant au maximum ce que la nature a donné à notre terre de Cain. S’il y a un pays bien placé pour profiter du réchauffement de la planète, c’est bien nous autre. Quand je vois le discours catastrophique autour du réchauffement, je me dis qu’encore une fois ils (ceux qu’on voit toujours à la télé) sont complètement dans le champ (comme dans la démographie…) L’eau va être le pétrole du milieu du siècle. Les États du sud des USA, où déménagent des millions d’Américains, vont avoir soif. On est dans le siège du conducteur.

Ensuite faut augmenter la productivité de nos entreprises (avec des machines plus productives) et augmenter la qualité de la main-d’oeuvre (par une formation plus pointue et une immigration plus pointue aussi!)

Enfin il faut focuser, i.e. se concentrer dans quelques créneaux. Dans l’économie mondiale, pas besoin d’être bons dans toute. Juste être bons là où c’est payant. Ce midi à Maisonneuve, on parlait vin québécois. Il y a quelques années encore, c’était de la piquette. Le rouge qu’on fait n’est pas bon et le blanc passable. Parcontre le vin glacé est tres bon et a beaucoup de potentiel. La bouteille est à 50 piasses et les pays chauds ne peuvent pas nous compétionner. Pourquoi perdre son temps à faire autre chose????

Quand on est assez tarla pour suggérer que les agriculteurs voisins des USA se débrouilleront mieux sans subventions, comme en Nouvelle-Zélande on est tarla pour tout le reste.

Tant et aussi longtemps que l’on pensera que la solution pour payer la dette du Québec est la vente d’Hydro, de la SAQ ou augmenter le nombre d’heures travaillées, le Québec n’avancera pas. C’est la solution facile, la solution s’asseoir sur notre cul.

La meilleure solution pour payer une dette est de faire plus d’argent que cette dette.
Pour faire plus d’argent, le premier pas est augmenter la productivité. Cela créera du chômage, donc disponibilité de travailleurs déjà formés pour faire autre chose de payant.

«Personne ne propose de dénaturer notre culture nationale » (Daniel Audet)
Mais il va falloir la changer. La productivité est d’abord et avant tout une vision, une culture autant pour les patrons que pour les travailleurs qui eux souvent ne demandent pas mieux.

« Toutefois, le Québec a besoin de grandes entreprises mobilisatrices et de réformes qui le rendront plus productif et plus attractif » (Audet)

Encore la solution facile, faire régler notre problème de productivité et de revenus par les autres. Bonne vieille vision du Canadienne qui nous a toujours mis dans la marde.

« Investir massivement dans l’éducation et le développement des Québécois, de la petite enfance au troisième âge. » (Audet)

C’est ce que nos parents ont fait. Nous n’avons pas donné suite. Oui, investir MASSIVEMENT et pas seulement dans l’éducation. C’est ça aussi un changement de culture.

À mon avis il existe une cinquantaine de petits moyens d’autres plus grands, mais il faut faire plus et en parler moins.

Il faut pousser les jeunes dans cette direction. Ils ne demandent pas mieux que de faire cette révolution.

Dans lea années 60 à 76, le Québec a été un chantier. Depuis il n’y en a eu que pour la social-démocratie. Bravo. Maintenant il serait temps de retourner au grand chantier et recréer la richesse.
Idéalement, il faudrait faire fonctionner les deux simultanement.

En 1960, il fallait nationaliser l’électricité pour être maitres chez nous. Ce fut un coup de génie. Puis maintenant, il faudrait retourner au privé. À ce chapitre, je préfère la formule André Caillé de hausser le prix de l’électricité et baisser d’autant les impöts avec une meilleure répartition.
Pour la SAQ, d’accord avec vous, car ce serait changer 4 trentes sous pour une piasse, et au profit de qui? des étrangers?
Oui Audet a fait un beau papier. Je ne comprends pas que les idées de ceux qui proposent des pistes écononmiques intelligentes ne soulèvent pas de débats mobilisateurs. Où sont nos leaders?

Dans sa première suggestion, sur la santé, il dit qu’il faudra demander la permission d’Ottawa pour changer la loi sur la santé.

Demander à un autre gouvernement, dit supérieur, de modifier sa loi. Quémander à un autre gouvernement le droit de faire qqc.

Vous êtes pas tanné de quémander Québécois? Après, on viendra dire que l’on peut tout faire à l’intérieur du Canadéa.

C’est drôle, mais dans ces 15 suggestions, il ne parle pas de récupérer tout nos pouvoirs et tout notre argent (taxes et impôts). Bizarre

Tant pis pour le reste…Léandre

D’accord avec l’ensemble des suggestions de M. Audet. Le Québec vit à crédit et doit rattraper ses retards économiques, dans une culture qui n’a jamais valorisé la richesse ni l’entreprise.

Le plus grand obstacle: le manque de courage politique. Il me semble qu’un politicien charismatique, bon communicateur et non carriériste de la politique, qui serait capable de vulgariser et de mettre les Québécois devant les choix très difficiles qu’ils ont à faire, gagnerait bon nombre de votes. La majorité silencieuse est consciente plus qu’on ne le pense que nous sommes à la croisée des chemins.

» Le Québec vit à crédit (…) » (MB)

L’État ou les citoyens…ou les deux?

Les citoyens ont le crédit comme assise économique. Et le crédit consiste essentiellement à pouvoir reporter ses responsabilités dans l’avenir.

S’il fallait que les citoyens doivent rembourser leurs dettes immédiatement, tout le système s’écroulerait.

C’est pour ça que les cartes de crédit sont offertes à des jeunes, des moins jeunes, des vieux confus, des enfants etc.

En effet, on fait ce qu’on veut avec ceux qu’on tient à la gorge…

Donc, il nous faut donc, en toute logique, promouvoir la responsabilité individuelle, et l’indépendance du Québec.

Vous avez raison.

Les choix économiques.

L’Amérique au complet, pour s’en tenir qu’à celle-ci, vit à crédit. Le crédit est une très bonne chose à la condition de savoir s’en servir.

À propos du commentaire de M. MB

« …dans une culture qui n’a jamais valorisé la richesse ni l’entreprise. » (MB)
Oui c’est très vrai, cette culture encore présente nous viens du clergé Québécois ou il était très mal vu de faire de l’argent excepté si on était médecin, notaire, avocat, marchand général ou industriel étranger. Les autres devaient se soumettre et être pauvres.

Le manque de courage politique est le reflet de celui de la population. Oui, un bon ou des bons politiciens charismatiques seraient capables de mettre les Québécois devant des choix. Mais ces choix contrairement à ce que dit M. MB ne sont pas difficiles. Au contraire ces choix pourraient êtres agréables et très valorisants.

Le Québec et le Canada ont tout en main pour rejoindre une meilleure prospérité dans des délais bien plus courts qu’on ne le pense.

Ne reste qu’à changer cette vision de vaincus et de perdants, qui est devenue fausse, il y a plus de100 ans.

Malheureusement l’affrontement continuel entre le fédéral et les provinces rendent ces choix très difficiles voir impossibles.

Il y a là très certainement là décision la plus difficile à prendre.

« Il est plus que temps de revoir le modèle québécois de fond en comble. » (D. Gagnon)

Qu’attend le fédéraliste Charest, lui qui est venu pour changer le Québec?

M. Campagna: s’il y a un endroit où la responsabilité individuelle est à l’arrière-plan, c’est bien au Québec, où le «gouverne-maman» s’occupe de tout pour le citoyen et gère une grosse partie de son argent à sa place. Et non, ce n’est pas la faute du fédéral.

M. Gagnon a raison: le Québec, contrairement aux autres social-démocraties, n’a pas encore dépoussiéré son modèle, et il est plus que temps de le faire. Et non, ce n’est pas la faute du fédéral; l’Alberta a une modèle bien différent au sein du même pays.

Exemples de choix difficiles: voulons-nous réformer notre système de santé ? Voulons-nous arrêter de subventionner tout ce qui bouge ? Voulons-nous arrêter de subventionner des entreprises en régions éloignées au détriment de celles des régions centrales ? Voulons-nous revoir les très généreuses conditions des employés de l’état ?

Outre le manque de courage politique, notre autre gros problème est le nombre de gens qui sont dépendants du système actuel, vu la grosseur de l’état dans l’économie québécoise.

à MB

Il serait quoi ce bon politicien charismatique? Fédéraliste ou souverainiste? Bonne question MB.

à Gagnon

Comme tout bon fédéraliste vous comparez toujours le Québec avec des pays souverains. Cette fois-ci c’est les Suédois.

Quant allez vous souhaiter pour le Québec sa souveraineté? Vous pourrez alors comparer avec des comparables. Des pays qui votent toutes leur lois, qui administrent tout leurs avoirs. Qui sont de fiers citoyens de leur nation.

Question de feeling…Cocciante

« (…)au Québec, où le «gouverne-maman» s’occupe de tout pour le citoyen et gère une grosse partie de son argent à sa place. » (MB)

Quelle est la grosse partie de votre argent que Charest gère à votre place?

@ C. Perron:

Pourquoi ne pas comparer le Québec à la suède ?

Il y a un paquet de juridiction 100% québécoise que le Québec refuse de réformer alors que la Suède n’a pas eu peur du changement.

Par exemple, la privatisation du transport en commun.

Pas besoin de se séparer pour privatiser la STM.

« Mes impôts et taxes, qui sont plus élevés que presque partout ailleurs. » (MB)

Il y en a qui ont le sens du ridicule!

Comme si nulle part ailleurs au monde, personne ne payait d’impôts ni taxes gérés par les gouvernements.

Où est donc cet Eldorado sans impôts ni taxes auquel rêve MB?
Vite, le monde veut le savoir.

Vous signez David, êtes-vous David Lépine cet éternel éteignoir qui sévit aussi sur le site de M. Vaste?

Vous pouvez bien comparer le Québec avec tout les pays souverain du monde si ça vous chante, mais je persiste à dire que seule la souveraineté permettra une réelle comparaison avec ces pays souverains. Tout le reste demeure de la rhétorique.

Quant aux juridictions 100% québécoise, vous parliez sans doute de la santé, l’éducation et le transport. Puis-je m’éclater de rire maintenant. Comme si le fédéral n’empiètait pas dans ces juridictions avec son pouvoir de dépenser. Pauvre de vous, vous êtes d’une grande naïveté.

MON PÈRE, MON PÈRE, POURQUOI NE COMPRENNENT-ILS PAS.

Circle…Barbara Streisand

M. Campagna, hello ? Est-ce qu’il faut vraiment que je spécifie que je ne rêve pas à un monde sans impôts, mais que j’aimerais beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP que le gouvernement du Québec en laisse davantage sur mon chèque de paye pour que je décide moi-même ce que je fais avec mon argent, plutôt que de le laisser décider pour moi ?

Il est presque impossible que vous ne sachiez pas que les Québécois sont plus imposés et taxés que leurs concitoyens d’Amérique ?

Vous n’êtes pas découragés parfois de voir où votre argent de contribuable s’en va ? Le Québec est le royaume de la subvention, du BS à vie et du programme mur à mur.

à MB,

Déménagez alors. À vous lire depuis le début, on se croirait au goulag. C’est…

La complainte du phoque en Alaska…Beau dommage

Le racisme « canadian » s’est encore manifesté.

En effet, Toronto refuse qu’un Québécois francophone soit à la tête des Bourses fusionnées:

« Or, selon les informations obtenues par Radio-Canada, le fait d’avoir un patron québécois aurait suscité «un certain malaise» chez les dirigeants de la Bourse de Toronto, notamment chez son président du conseil, Wayne Fox. »

Donc, rejet du projet.

Vive la coopération naïve et les voeux pieux!

Nos colonisés de service vont trouver de bonnes raisons pour justifier le rejet d’un Québécois par la Bourse de Toronto.

Ils aiment ça des coup de pied au c… Ils ne peuvent s’en passer. Pour eux c’est comme une drogue.

Teardrops…Elton John

Le rêve de M. MB, moins d’impôts.

Comme Elvis graton le dit, faut se débarrasser des hospices pour les vieux et les hôpitaux, c’est pas rentable. Et les routes, on met ça à « payage », pis les ponts, on vend ça au privé pour payer des dettes, le bs oui le maudit bs, on coupe ça y auront qu’à travailler, pis les universités, on a pas besoin de les subventionner, les étudiants qui fassent autre chose si y veulent pas payer.

Les garderies, oui un vrai gaspillage, ceux qui ont voulu faire des enfants, ben qui payent pour leurs petits plaisirs passagers, y avaient qu’à se retenir.

À partir de là M. MB pour gérer son argent lui-même pourrait décider s’il veut payer pour se faire soigner et s’il n’a pas d’argent, ben y fera comme les 40 millions dans le même cas aux USA, et payer s’il veut que ses enfants aillent à l’école, son père pis sa mère et son grand-père qui s’arrange avec l’argent qu’ils ont les vieux.

Pis les maudit députés oui les ceuzes qui s’emplisent les poches avec notre argent, on leurs donne le salaire minimum pis c’est encore trop. Ouais, main ben, c’est ça là, c’est eux qui décident.

Maudite société de fou!

David.

M. C. Perron, Boisbriand,

Vous faites erreur sur la personne, il s’agit de David Gagnon.

Un nouveau look simplement.