Le bonheur est dans les algues

Déjà réputé pour son sirop d’érable, le Québec pourrait se tailler une place enviable dans la production mondiale… d’algues ! C’est le pari du Centre d’étude et de valorisation des algues marines du Québec (CEVAM), fondé il y a quelques mois par des chercheurs du cégep de la Gaspésie et des Îles ainsi que de l’Université Laval.

Le bonheur est dans les algues
Photo : CEVAM Québec

L’estuaire du Saint-Laurent regorge de ces plantes aux noms impossibles, comme la laminaire à long stipe, qui sert d’épaississant pour certains aliments et les shampoings. On pourrait en récolter 25 000 tonnes dans la seule région de la baie des Chaleurs, selon le biologiste Eric Tamigneaux, du CEVAM.

Subventionnés par le ministère de l’Éducation du Québec, les chercheurs visent entre autres à augmenter le nombre de récoltes annuelles de la laminaire. Ils mènent aussi une étude sur la culture des algues rouges, qui, une fois séchées, se consomment comme des croustilles dans les Maritimes.

Le marché mondial de l’algue s’élève à sept milliards de dollars. Au Québec, il n’existe aucune donnée sur les retombées économiques de la quinzaine de PME qui transforment les algues en engrais ou en moulée pour les animaux. Or, si on veut brasser de grosses affaires, c’est vers les industries alimentaire et cosmétique qu’il faut se tourner. Par exemple, le flacon de 40 g (trois cuillères à soupe) de poudre d’algue – un condiment – peut coûter jusqu’à dix dollars. Six litres d’engrais ne valent que huit dollars.

 

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