Le Brexit lui a fait perdre 700 millions $

Peter Hargreaves est un milliardaire qui a fait activement campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Son vœu a été exaucé, mais il en a payé le prix.

AP Photo/jo Kearney
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La victoire peut coûter très cher. Parlez-en à Peter Hargreaves, un milliardaire qui a fait activement campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Son vœu a été exaucé, mais il en a payé le prix. L’effondrement des marchés financiers lui a fait perdre environ 700 millions de dollars, lorsque la valeur de son entreprise de services financiers a chuté de 24%.

L’homme d’affaires a versé plus de 5,5 millions de dollars à la campagne en faveur du Brexit. Peu importe, a-t-il dit au Guardian, il n’a aucun regret: « Je ne l’ai pas fait pour ma fortune personnelle. Je l’ai fait d’abord et avant tout pour le bien du Royaume-Uni. »

Dans les heures suivant le Brexit, environ 2100 milliards de dollars se sont envolés avec la chute des marchés. La valeur de la livre sterling a chuté à son plus bas niveau en 31 ans devant le dollar américain.

Selon Hargreaves, les entreprises britanniques qui brassent des affaires à l’étranger profiteront de ce recul, puisque leurs revenus en devises étrangères vaudront davantage une fois les fonds convertis en livres sterling.

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Peter Hargreaves est l’un des investisseurs les plus colorés du Royaume-Uni. Il a été l’un des plus féroces critiques des règles européennes. À l’image du chef du parti d’extrême droite UKIP, il a toujours martelé que Londres n’aurait aucun mal à conclure un accord de libre-échange avec l’UE une fois le référendum passé, puisque le pays importe davantage qu’il n’exporte.

Son nationalisme est cohérent : contrairement à plusieurs de ses confrères, il a toujours payé ses impôts en Grande-Bretagne et a refusé de s’adonner à l’évitement fiscal.

D’autres financiers britanniques ont essuyé des pertes importantes à la suite du vote. Le milliardaire Richard Branson estime que son conglomérat Virgin a perdu le tiers de sa valeur.

Dans les faits, les indicateurs financiers pointent vers un recul de la croissance du Royaume-Uni au deuxième trimestre, et une entrée en récession. Et outre l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE, plusieurs projets sont en péril, dont celui de la fusion des bourses de Londres et de Francfort.

De son côté, le transporteur à rabais Ryanair a annoncé que ses nouvelles lignes aériennes seront inaugurées en Europe, mais pas au Royaume-Uni. Et après la Banque HSBC et son millier d’emplois, le géant britannique des télécommunications Vodafone menace à son tour de déménager ses bureaux ailleurs.

De quoi mettre davantage de pression sur Londres afin que le gouvernement clarifie rapidement la suite des choses.

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La semaine passée, j’évoquais que selon moi, le référendum britannique ne devrait pas trop affecter la signature définitive de l’Accord économique et commercial global (AECG), les seuls retards qui pouvaient être pris en compte étant au niveau de la traduction de la version originale en anglais de l’acte dans les 21 langues qui composent l’Union, cet ouvrage titanesque devant être complété d’ici peu.

À la base de mon argumentation, il y avait le niveau de compétence de l’UE sur le plan des accords commerciaux. C’était jusqu’à très récemment l’avis des services juridiques de la Commission Européenne qui réaffirmaient que l’AECG n’était pas une compétence mixte.

Y’a-t-il un effet Brexit ou plus pragmatiquement cela est-il dû au Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PCTI) entre les USA et l’UE qui à ce stade encore des négociations ne fait pas que des heureux ? Les « noix de Grenoble » cultivées en Californie pourraient-elles être vendues comme des « noix de Grenoble » sur le marché européen ?

Toujours est-il que désormais la Commission estime que cet accord de libre échange est mixte, de telle sorte que pour être officiellement ratifié, l’AECG doit retourner l’entente (principe de subsidiarité) vers les 28 parlements de l’Union.

Il est très clair que L’UE n’a aucun intérêt à s’adonner au « dénie » de démocratie en ce moment….

Quoiqu’il en soit, l’AECG peut s’appliquer provisoirement en attendant la finale ratification. Ce qui signifie que l’Accord devrait quand même bel et bien commencer à entrer en vigueur dès le début de l’année 2017… progressivement.

Une autre question posée par cet article est de savoir si le gouvernement britannique va clarifier rapidement sa position quant aux suites qu’il doit donner à « sa » consultation populaire. Sur ce point mon opinion est « purement » subjective : j’ai bien l’impression que les experts qui seront probablement conviés à participer aux travaux du futur gouvernement de sa Majesté, sont plutôt actuellement à chercher un « Brexit pas Brexit » ; en d’autres termes un moyen de sortir de l’Union sans en sortir complètement tout en évitant si possible de passer par les affres de l’article 50 du Traité de Lisbonne.

Ici encore, on va voir comment s’y prendre… progressivement.

Comme nous savons que nos amis britanniques ont ouvert une sorte de « boîte de Pandore », il nous faut retourner à la mythologie. Au fond de la boîte se trouve la vertu suprême : la patience.

Comme l’écrivit Jean de la Fontaine dans la fable du lièvre et la tortue : « Rien ne sert de courir, mieux vaut partir à point ».

Les Britanniques devront attendre l’arrivée du successeur de monsieur Cameron en octobre 2016. Hors le dépôt de demande de sortie de l’UE selon l’article 50 s’effectuera en même temps. Il est aussi fort possible que le Parti conservateur de monsieur Cameron en profite pour aller en élection du même coup.

Vous pouvez écouter les débats (en anglais) entourant le Brexit à l’adresse suivante https://www.youtube.com/watch?v=aPkX9iuYK0M où il est clair qu’il ne fera pas partie d’une administration de droite telle que celle de l’UKIP de Nigel Farage qui tente d’esseuler l’Angleterre de la Grande Bretagne.

Avec la présence d’un deuxième référendum en Écosse pour se dissocier de la Grande Bretagne pour demeurer dans l’UE ainsi que le même désir de l’Irlande tend à suivre d’emblée la position de l’Écosse, l’Angleterre est dans de beaux draps.

Bank of Scotland ainsi que la Lloyds Banking Group pourrait dès lors exiger les 17% de participation auprès de la Banque d’Angleterre et retirer sa participation dans la Lloyds et des propres deniers de la Royal Bank of Scotland Group, représentant 31% de l’actif bancaire en Angleterre demeure fort probable.

Avec le départ de la HSBC qui détient 42% de l’actif bancaire en Angleterre, cette Angleterre croulera sous les dettes et devra emprunter sur le marché monétaire international à des taux beaucoup plus élevés. N’oublions pas que la banque d’Angleterre est cotée AA suite aux résultats du référendum alors qu’elle était cotée AAA. Pendant ce temps, l’UE fut décotée de AAA à AA+

Vive la séparation, ah oui, ah bon !

Heureusement, grâce à notre loi fédérale sur la clarté référendaire, la situation loufoque à laquelle font face nos cousins britanniques (le 50% + 1 a gagné!) ne risque pas de se produire au Québec. Merci à Monsieur Dion.
Les péquistes, tous CONTRE la CLARTÉ mais pour le Brexit (tout ce qui se sépare semble les faire baver…), se retrouvent maintenant dans le même camp que les Trump et Le Pen de ce monde… BRAVO!
Écoutez-les tenter de se dépêtrer du Quéxit durant leur course à la chefferie. Du bonbon pour les fédéralistes.

Confusion, confusion, confusion. sans compter les jugements de valeur et les a priori. Pas fort ce commentaire!

Confusion???

Ce sont plutôt les 2 questions référendaires séparatistes qui étaient confuses. À tel point que près de 25% de ceux qui ont voté « oui » au dernier référendum croyaient que le Québec demeurerait toujours dans le Canada (rappelez-vous, passeport Canadien, monnaie Canadienne, frontières Canadiennes, institutions Canadiennes, Commonwealth, et même fonctionnaires canadiens!).

La question posée aux Britanniques (et celle aux Écossais l’année dernière) était claire, nette et limpide, contrairement aux questions fleuves des péquistes.

MERCI encore une fois à notre gouvernement fédéral Canadien d’avoir eu la sagesse d’adopter la loi sur la clarté référendaire, ce qui nous évitera tous de vivre une catastrophe semblable à celle présentement vécue par les Britanniques (25% de ceux qui ont voté pour le Brexit le regrettent amèrement). Imaginez la même chose lors d’une Quéxit…

Vous trouvez que $700 Millions c’est beaucoup? Attendez de vois ce que le Quéxit coûterait au Québec…

Ben weyon don Francois 1, le Quouaibéc deviendra le 51 état des États-Unis à condition de payer leur dette nationale et de leur servir de tapis.

Ironie j’imagine???

Les USA, pas fous, ne voudraient pas de nous. Trop de pauvreté, trop de dettes, trop de déficit, trop de problèmes reliés directement au socialisme et aux syndicats, etc…

Le Québec serait laissé à lui-même et s’enfoncerait inéluctablement dans les emmerdes économiques et sociales que notre appartenance actuelle au beau et grand Canada nous évite très heureusement.

La Républik du Québek indépendante viendrait allonger la liste des pays du tiers-monde.