Le Canada en récession et pas le Québec ?

C’est, du moins, ce que croit une économiste du Mouvement Desjardins. Si cela s’avérait, ce serait la première fois depuis longtemps que l’économie québécoise ferait mieux que celle du Canada.

 

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Photo : Sharon Drummond/Flickr

Le Canada pourrait être en récession et le Québec pourrait y échapper. C’est du moins ce que croit l’économiste Hélène Bégin, du Mouvement Desjardins, dans une publication récente. Si cela s’avérait, ce serait la première fois depuis longtemps que l’économie québécoise ferait mieux que celle du Canada.
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L’économiste du Mouvement Desjardins commentait une baisse de 0,4 % de l’activité économique au Québec en avril dernier. L’économie du Québec avait aussi accusé un très léger recul de 0,1 % en mars.

Cela est néanmoins mieux que la performance du Canada dans son ensemble. La semaine dernière, Stephen Poloz, le gouverneur de la Banque du Canada, a parlé d’une légère contraction de l’économie canadienne — un repli qui a justifié la baisse du taux directeur de la banque centrale de 0,75 % à 0,50 %.

«Récession» : c’est le mot qu’il n’a pas voulu prononcer, même si, techniquement, le Canada subit une légère récession technique après avoir connu deux trimestres consécutifs de décroissance.

Stephen Poloz n’avait pas nécessairement tort. Si récession il y a, elle est légère, avec des replis de 0,6 % au premier trimestre et de 0,5 % au second. Elle devrait aussi être courte, puisque la banque centrale prévoit malgré tout une hausse de 1 % du PIB pour l’année.

Surtout, elle touche certaines provinces, celles qui dépendent du pétrole. Le prix du pétrole a en effet perdu 46 % de sa valeur depuis un an, ce qui a causé une forte baisse des investissements dans les provinces productrices.

L’économie du Québec n’est pas particulièrement dynamique et elle se confronte à une conjoncture internationale peu favorable. Elle a néanmoins affiché une croissance du PIB réel de 1,6 % au premier trimestre. Ce qui fait dire ceci à l’économiste du Mouvement Desjardins :

Une légère récession technique sera vraisemblablement inévitable au pays. Cependant, cette situation ne devrait pas survenir au Québec, qui se démarque par plusieurs points positifs. Les statistiques sur les investissements sont plus favorables qu’au Canada, et la tendance haussière des exportations de la province semble se maintenir.

Je veux partager son optimisme, et il est évident que le Québec ne subit pas de plein fouet les conséquences de la baisse du prix du pétrole. Nous profitons même de la baisse du dollar canadien, qui est passé de 92 cents à 77 cents américains depuis le début de l’année. Les embûches sont néanmoins nombreuses.

Tout ce ce qui touche aux matières premières est déprimé et déprimant. Leur prix est à leur plus bas depuis 2002. Le minerai de fer a perdu les deux tiers de sa valeur depuis son sommet de février 2011 et l’or, pourtant une valeur refuge, est à son plus bas depuis 2010.

L’évolution du marché de l’emploi est moins spectaculaire après la perte de 33 000 emplois en juin. La construction domiciliaire accuse une diminution de 7 % du nombre de mises en chantier au deuxième trimestre de 2014.

En revanche, le volume des exportations québécoises s’est accru de 8,9 % au cours des quatre premiers mois de l’année. Le cabinet E&B Data observe que les exportations de produits manufacturiers canadiens ont presque réussi à rattraper les niveaux d’exportations d’avant la crise financière.

Il y a cependant quelque chose qui cloche — et qui empêche le Canada et le Québec de profiter davantage de la dépréciation de leur monnaie et d’accroître leurs exportations.

E&B Data constate que les entreprises canadiennes ont malheureusement perdu des parts de marché aux États-Unis, aux dépens du Mexique, notamment. Deuxièmement, les monnaies des autres pays se sont elles aussi dépréciées face au billet vert, effaçant du coup ce que l’on percevait comme un avantage unique.

Enfin, malgré une croissance plus forte de leur économie et une amélioration du marché du travail, les consommateurs américains restent prudents et préfèrent rembourser leurs dettes. Les ventes au détail ont même baissé de 0,3 % en juin.

Pour toutes ces raisons, l’année 2015 sera une année plus difficile que prévu, avec de puissants vents de face. Mais le Québec devrait cette fois s’en tirer mieux que la moyenne canadienne, plombée par une légère récession en Alberta et à Terre-Neuve-et-Labrador.

 

 

 

 

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24 commentaires
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Hey les séparatistes…il n’y a pas si longtemps, selon vous, le Québec devait sortir du Canada because la force du dollar Canadien (i.e.: la maladie du hollandais!)…

Et maintenant? C’est quoi la maladie?

Si on se sépare, quelle monnaie prendrons-nous? L’Américaine comme vous vouliez le faire il y a 15 ans (i.e.: revenir à la maladie du hollandais!)? La Canadienne (dans ce cas, pourquoi se séparer?)?

Pas facile la vie de séparatiste ces temps-ci. D’abord Duceppe puis ceci…

Dans ma vie j’ai connu la piasse à 92 cennes (années 70) puis à 1,04 (à la v eille de l’élection du PQ), puis à 61 cennes en 2001 sous Chrétien, puis à 1,10$ pendant la crise de 2008. La ca déboule à 77 cennes.
Assez c’est assez. JE VEUX en finir et adopter le US pour ne plus jouer au yoyo le reste de mes jours

« Hey les séparatistes…il n’y a pas si longtemps, selon vous, le Québec devait sortir du Canada because la force du dollar Canadien (i.e.: la maladie du hollandais!)…

Et maintenant? C’est quoi la maladie? »

Je vais sans doute vous apprendre quelque chose : le mal hollandais est aussi cyclique que le prix des ressources naturelles qui le provoquent.

Tient, je me sens généreux, je vais vous partager une autre conclusion économique qui vous échappe : les entreprises exportatrices bénéficient énormément de la stabilité du taux de change. Ça va prendre des années avant que ces entreprises atteignent leur plein potentiel lié au taux de change actuel, mais entre-temps le dollar canadien va repartir à la hausse parce que le prix du pétrole brut fera de même.

« Si on se sépare, quelle monnaie prendrons-nous? L’Américaine comme vous vouliez le faire il y a 15 ans (i.e.: revenir à la maladie du hollandais!)? »

Le seul rapport publié (et mis à jour en 2002) par les forces souverainistes concernant l’option monétaire du Québec au lendemain de la souveraineté suggérait de conserver le dollar canadien. Question de stabilité (une notion qui ne devrait pas échapper à un conservateur). À moyen terme, disons 10 ans suivant l’indépendance, il n’y aurait plus aucune raison de garder le dollar canadien ou américain.

Ce message s’adressait à François I, non pas à jack2. Vivement la possibilité d’effacer ses messages.

« Et maintenant? C’est quoi la maladie? »

Le mal hollandais qui est moins pire.
////
« Si on se sépare, quelle monnaie prendrons-nous? »

La monnaie du Québec.
/////

« …pourquoi se séparer… »

Pour ne plus avoir Tawa dans les pattes qui nuit énormément à l’économie du Québec.
///////

» D’abord Duceppe puis ceci… »

Duceppe à bien à voir la dedans.

Comme disait les jeunes, t’as pas rapp.

Continue ta tite- politique anti-Québec et continue de lire le hournal à pédalo et TIVIÀ.

Peut-être pas de récession mais avril a été négatif et compte tenu des chiffres quasiment catastrophique de l’emploi pour juin il ne serait pas étonnant que le second trimestre soit négatif même au Québec. Ce qui serait particulièrement médiocre vue les circonstances (CAD faible, reprise US, taux d’intérêt au plancher…). De toute façon il est normal que l’économie du Québec ne soit pas affectée à la baisse par la chute du pétrole, en fait c’est plutôt l’inverse qui devrait être vrai pourtant l’effet semble pratiquement nul.

On comprend tous ce qui arrive à l’Alberta où tout est relié au pétrole, et ce n’est pas qu’une légère récession quand vos chiffres passent d’une croissance de 4.4% à moins de zéro. C’est un revirement majeur qui affectera beaucoup la province mais aussi tout le pays. Une très large part des emplois créés au Canada provenaient d’Alberta ces dernières années et quand on sait la quantité énorme de richesse transférée de l’Alberta vers d’autres régions du pays il faut s’attendre à des répercutions. Il faut quand même rappeler que le Québec est le principal bénéficiaire de ces transferts, si la Grèce avait reçu un cadeau de 10G par année on en parlerait sans doute beaucoup moins…

Pendant ce temps au Québec le bassin de main d’œuvre active diminue de 5000 personnes par année mais on continue de construire 38,000 maisons par année, pour combien de temps encore? Le «tigre québécois»? Désolé mais ce chat-là est mort depuis longtemps!

C’est intéressant que vous faites un parallèle avec la Grèce, dans les deux cas il y a une entité politique qui n’a aucun contrôle sur la politique monétaire qui l’affecte et tous les deux se retrouvent dans une zone monétaire avec des économies plus fortes (dans le cas du Canada c’est en raison principalement des ressources naturelles, une situation qui n’est pas du ressort politique) qui profitent d’une politique expansionniste alors qu’elle ne devrait pas l’être.

La solution à la fois pour la Grèce et pour le Québec, c’est de quitter cette zone, d’avoir sa propre monnaie (dévaluée évidemment) qui épongera largement le manque à gagner de 5,5 milliards en péréquation.

Quand vous citez le chiffre de 10G$, vous omettez la participation du Québec aux finances fédérales (à hauteur de 20% du programme de péréquation, soit ~4G$), honte à vous.

« C’est intéressant que vous faites un parallèle avec la Grèce, dans les deux cas il y a une entité politique qui n’a aucun contrôle sur la politique monétaire qui l’affecte et tous les deux se retrouvent dans une zone monétaire avec des économies plus fortes (dans le cas du Canada c’est en raison principalement des ressources naturelles, une situation qui n’est pas du ressort politique) qui profitent d’une politique expansionniste alors qu’elle ne devrait pas l’être. » (sic)

Euh…c’est parce que le Québec EST une province qui a beaucoup, mais alors BEAUCOUP de ressources naturelles au cas où ça vous aurait échappé…MAIS le Québec, sous l’emprise des écolos gauchistes REFUSE de les exploiter.

De par sa solide appartenance à notre beau et grand pays envié de tous, Le Canada, la province de Québec a une influence notable sur les décisions de la Banque du Canada et sa politique monétaire. Par contre, une fois séparée, la pauvre Républik du Québek ne sera plus qu’une petite mouche du coche sans influence véritable sur la monnaie Canadienne ou PIRE, même sur sa « piasse à Lévesque » de sinistre mémoire.

« Euh…c’est parce que le Québec EST une province qui a beaucoup, mais alors BEAUCOUP de ressources naturelles au cas où ça vous aurait échappé…MAIS le Québec, sous l’emprise des écolos gauchistes REFUSE de les exploiter. »

Comme les mines de la Côte-Nord et de l’Abitibi là? Qui sont déjà en exploitation… Même chose pour les ressources productrices d’électricité qui sont déjà exploitées (malgré l’opposition de la gauche écologiste!) ou bien non rentables. Ah non, vous parlez des centaines de millions de dollars en gaz de schiste! Oui, bien sûr, ça se compare avec le milliard de barils de pétrole qui sort de l’Alberta chaque année…

Parce qu’il semble que vous n’ayez pas remarqué que j’ai fait une comparaison entre le Québec et l’Ouest – ce n’est pas pertinent au débat que le Québec ait plus de ressources naturelles que la Belgique ou la Bulgarie…

« De par sa solide appartenance à notre beau et grand pays envié de tous, Le Canada, la province de Québec a une influence notable sur les décisions de la Banque du Canada et sa politique monétaire. Par contre, une fois séparée, la pauvre Républik du Québek ne sera plus qu’une petite mouche du coche sans influence véritable sur la monnaie Canadienne ou PIRE, même sur sa « piasse à Lévesque » de sinistre mémoire. »

Si j’avais besoin de leçons sur l’étalement de l’ignorance, je vous en demanderais M. François I.

En l’occurrence, la seule influence du Québec sur la politique monétaire est d’éviter qu’elle ne soit trop contractionniste, c’est une influence déflationniste. On dirait que vous vous imaginez que les provinces ont un siège à la Banque du Canada, ou une influence équivalent, faudrait arriver dans la réalité…

« Mais le Québec devrait cette fois s’en tirer mieux … » Tant mieux si le Québec s’en tirait bien, mais le mot clé que je retiens, c’est « devrait ». Ce conditionnel, ces possibles éventualités, toutes ces prédictions des uns et des autres et que personne ne valide. Ce serait intéressant qu’un économiste ou un journaliste économique passent le balais derrière ces prédictions. Cela s’est fait, du moins en France et tous les pronostics étaient, sans surprise, nettement surévalués. Je n’ai aucune difficulté à croire que ce serait identique au Québec.

L’économie du Canada c’est du pétrole (sale), des autos américaines pis de l’immigration qui aliment l’immobilier.
Alors, quand le prix du baril baisse et que les Zaméricains décident de faire assembler leurs autos au Mexique, reste plus que l’immobilier que l’on maintient avec 300,000 immigrants par année et des taux d’intérêt à ,50%!!

Il y en a si on arrête d’être omnubilé par le pétrole et l’automobile et qu’on commence à investir le même genre de montants dans d’autres industries. Ceci ne se produira pas au fédéral avec le parti conservateur.

«et des taux d’intérêt à ,50%!!»

Je ferai rappeler que le taux directeur de la FED est entre 0 et .25% depuis maintenant 6 ans…

Une fausse victoire puisque ce serait par défaut, en raison de la dégringolade des prix du pétrole et des dommages encourus dans les provinces de l’Ouest. Le Québec ne fait pas mieux puisqu’il ne parvient pas à accroître sensiblement ses exportations, malgré un dollar qui s’achemine vers les 75 cents. Productivité faible, incapacité à développer de nouveaux marchés, retards technologiques: il n’y a pas de quoi se péter les bretelles.

M. Duhamel
On tue la une: Bombardier vient de connaitre son plancher en 20 ans!
Il aura perdu 94% de sa valeur depuis son sommet de 2000
Est-ce le pire titre québécois du 21e siècle? (ceux qui m’ont lu ici savent à quel point je n’ai cessé de dénoncer cette cie de BS qui n’a jamais cessé de vivre sur le chantage et les subventions gouvernementales.)

Justement BOING ET AIRBUS sont des compagnies qui ont un soutien énorme de la part de leur gouvernement respectif !! Bombardier est un petit joueur si on le compare a ces grands et devrait avoir un soutien suplémentaire des 2 paliers de gouvernement pour le rendre compétitif au niveau des grands! N’ oubliez pas jack2, quand on veut jouer avec les grands , il faut agir de façon compétitive et créer de l’ économie en embauchant plusieurs travailleurs de haute technologie!

« Dans ma vie j’ai connu la piasse à 92 cennes (années 70)… »

En 73 j’exploitais une entreprise et les clients essayaient de me passer leurs dix Américains. Le dollar canadien valait 1,10$ US.

« …en finir et adopter le US… » (jack2)

En adoptant le dollar us, plutôt que de jouer au yoyo nous risquons d’avoir des cauchemars. C’est d’être à la merci des USA. Demandez à l’industrie du bois québécoise. Demandez à l’Italie, à l’Islande, l’Autriche, Finlande, la Grèce, etc qui veulent sortir de l’Euro. Ne vous demandez pas pourquoi Le Royaume-Uni n’a jamais rien voulu rien savoir de l’Euro.

Ensuite, le Québec fait de moins en moins affaires au Canada et aux USA et bien plus dans le monde, ce qui explique probablement l’exception canadienne.

En adoptant l’us nous serons vulnérables pour faire des affaires dans le monde avec la fluctuation du dollar us. Il faut compter que les pays des BRICS et bien d’autres ont commencés à se débarrasser eu dollar US; lentement pour ne pas provoquer une crise. Nous faisons affaires avec ces pays et bien d’autres qui se débarrassent du dollar US.

Finalement « la piasse à Lévesque » est la plus sure.

Si l’économie du Québec est prospère et surchauffe, « la piasse à Lévesque » prendra de la valeur et encouragera l’importation mais les produits fabriqués au Québec resteront à la même valeur.

Par contre si l’économie faiblit la « la piasse à Lévesque » perdra de la valeur et encouragera les produits fabriqués au Québec. Mais les produits fabriqués au Québec garderont la même valeur.

La stabilité est dans sa propre monnaie que l’on peut contrôler.

Feriez bien de parler aux Grecs parce qu’eux, ils ne veulent pas du tout revoir leur « piasse a Lévesque » (i.e.: le drachme) et sont prêts à tout pour continuer à utiliser la monnaie fédérale (l’euro).

Qui a raison: la Grèce ou Youlle?

Des références; au moins trois que la population le veux.

Et de l’Italie, l’Islande, l’Autriche, Finlande aussi.

49% des Italiens souhaitent revenir à la lire. Un sondage publié le 2 janvier 2014 dans le quotidien italien Il Messagero.

Et pourquoi l’Angleterre et la Suisse n’en veulent pas?

Les apprentis sorciers contrariens de l’économie ne savent pas de quoi ils parlent.

En bonus.

« La majorité des Allemands doutent que la Grèce mettra effectivement en œuvre les mesures de réforme qu’elle a promis de prendre en échange du nouveau plan de sauvetage, indique un sondage publié vendredi. »

…73% des Allemands ne s’attendent pas à ce que la Grèce mette en œuvre les réformes difficiles et les mesures d’austérité…

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schaeuble a insisté sur le fait qu’une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro était la meilleure solution pour résoudre sa crise. » (BERLIN, 24 juillet (Xinhua)

Qui a raison; 73% des Allemands ou Sa Majesté 1?

http://french.xinhuanet.com/2015-07/25/c_134445181.htm

Les Grecs croient que d’abandonner l’euro signifie ne plus faire partie de l’Europe (ce qui est faux à mon avis, mais cette idée est très engrainée), voilà la principale raison pourquoi ils ne veulent pas abandonner l’euro.

Mais la Grèce n’a en ce moment aucune porte de sortie, ils ont tout gratté les fonds disponibles pour payer le dernier prêt au FMI et la croissance actuelle ne permettra pas de devenir solvable avant une décennie. Entre-temps il y aura d’autres défauts de paiements et les seules solutions possibles sont la radiation d’une partie des prêts, ou à tout le moins des intérêts, ou encore quitter la zone euro.

En raison de l’intransigeance de l’Allemagne et de la France pour ce qui est du remboursement des prêts, je crois que cette dernière option est la seule solution possible. Aucun doute que le drachme sera très faible et qu’il y aura quand même défaut de paiement pendant quelques années, mais ça devrait normalement permettre de relancer le secteur manufacturier et aller chercher 5 à 6% de croissance. Sur un horizon de 5 ou 6 ans on aurait ramené le PIB au niveau pré-crise et la Grèce devrait être à nouveau solvable.

Donc tu n’as pas de références et cela veut dire que c’est de la pure invention de la part d’un contrarien libéraliste qui compare le Québec à la Grèce pour décourager ses propres concitoyens avec son grand clapet .

Travailler pour décourager ses propres concitoyens ça porte un nom. Je ne l’écrirais pas au risque d’être censuré.

Le Québec n’est pas en récession parce qu’il a su faire affaire.

Les faux libertariens conservateurs, fédéralistes, néo-libéralistes ont un orgasme intellectuel quand le Québec va mal, et ils deviennent violents et agressifs quand le Québec s’en sort bien et performe. Ce sont des ennemis du Québec.